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Accueil du site > Livres > Les moteurs diesel de Michel Ceccaldi

Rubrique : Livres

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Les moteurs diesel de Michel CeccaldiVersion imprimable de cet article Version imprimable

Publié Mars 2012, (màj Mars 2012) par : gadloo   

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Mots-clés secondaires: moteur

La mécanique et moi ...

Si vous ne le saviez pas déjà, ou si vous ne vous en doutiez pas, sachez que je suis nul en mécanique. :-)

Quelques faits d’arme à mon actif pour vous impressionner :

Bien sûr, j’ai su entretenir mon vélo mais ça a commencé à se compliquer très rapidement avec la mobylette. Le professionnel qui me l’avait vendue a eu le plaisir de me voir débarquer à deux reprises en train de pousser l’engin sur le siège duquel était attachée solidement une caisse en bois qui contenait tout ou partie des pièces du moteur que j’avais été infoutu de remonter alors que je m’étais promis de faire de ce 49.9cc le plus rapide d’un petit lieu-dit perdu au-dessus de Coulommiers. Je n’oublierai jamais son cruel sourire narquois.

C’est aussi à cette occasion que j’ai pris conscience du ridicule. Mais je me suis consolé en pensant que j’avais très certainement donné un coup de main au professionnel en vue d’une amélioration de son niveau de vie.

Parallèlement, durant cette période, 1965-1970, je passais tout le temps que je pouvais dans une ferme qui était équipée de 5 solides tracteurs, dont trois mono-cylindre qu’il fallait chauffer au gaz avant de les démarrer à l’aide d’une poignée fixée sur la roue à inertie : Lanz, Société Française de Vierzon, Bolinder Munktell, mais aussi Someca, Massey Ferguson, …
Pour les 3 premiers il fallait faire gaffe à ce que le moteur démarre à l’endroit.

Je participais volontiers à l’entretien de ces machines que j’adorais avoir entre les mains durant des heures. J’aimais leur musique sourde et leurs secousses rythmées. J’avoue aussi qu’il m’est arrivé de humer de près leur échappement. Et rien ne me faisait plus plaisir que de passer un week-end entier à déchaumer dans la bruine du mois de septembre au volant de ces engins sans cabine. Pour pas un rond ! L’agriculteur avait vite compris que le bonheur que j’en tirais suffisait largement à me récompenser.

L’été c’était le bonheur parce qu’on sortait enfin la moissonneuse-batteuse Class stationnée dans le hangar à paille et que j’avais regardée avec envie tout l’hiver. Je rêvais d’avoir le volant un jour entre les mains. Là aussi, j’ai été récompensé. Pour le même tarif. Avant de partir couper l’orge, le blé ou le maïs je ne manquais pas le premier rendez-vous du matin : le graissage, la vérification et la rectification de tension des multiples courroies et chaînes de cette merveilleuse usine mécanique. J’aimais l’odeur de la graisse chaude et celle du gaz-oil.

Sur ces machines, il n’y avait pas encore de graissage centralisé ou automatique. Je connaissais donc tous les graisseurs, je donnais un coup de main pour changer des pièces et je dois reconnaître que j’adorais quand l’engin tombait en panne dans le champ. Ne le dites à personne mais plus la panne était grave plus j’étais ravi. On attendait alors le mécano de service qui débarquait avec sa camionnette et son outillage conséquent. Je ne manquais rien de ses moindres gestes. De son habileté.

Puis j’ai appris à intervenir sur ma 2cv pour l’entretien courant ou des petites réparations. Basiques. Plus tard j’ai fait l’acquisition d’une péniche Freycinet de 38 mètres. Elle était équipée d’un moteur GM M671, 6 cylindres en ligne, 6 litres de cylindrée, 165cv. Un moteur d‘excellente réputation qui avait été monté sur les barges et les chars américains pour le débarquement sur les côtes normandes. Là aussi, j’ai appris à faire le petit entretien courant mais je n’en menais pas large.
Surtout qu’il me fallait un outillage en pouce.

Et quelle ne fut pas ma stupéfaction d’apprendre un jour que c’était un moteur 2 temps. Pour moi cette caractéristique était réservée aux mobylettes ou aux tondeuses à gazon et donc pour de faibles puissances. Je suis donc parti à la recherche d’un bon bouquin technique pour en savoir plus.

« Diesels marins, description et fonctionnement » par Jean Briand


C’est ainsi que je me suis offert « Diesels marins, description et fonctionnement » qui traite des moteurs 2 et 4 temps, rédigé par Jean Briand, à l’époque Professeur en chef de 1ère classe de l’Enseignement Maritime. http://www.chapitre.com/CHAPITRE/fr...

J’allais enfin devenir un grand spécialiste. Un expert. Mais j’ai vite décroché. Une vie professionnelle en pleine mutation, la famille … mais aussi parce que c’est un livre qui est fait pour un public déjà très avisé. Ma carrière d’expert en mécanique diesel s’est donc interrompue sèchement. Mais c’est comme ça que j’ai appris que les moteurs monstrueux installés sur les gros porte-conteneurs sont des moteurs 2 temps.

Tout ça pour vous dire que si un jour vous lisez une critique relative à un ouvrage de mécanique, sous ma signature, méfiez-vous, je ne suis pas crédible !

« Les moteurs diesel » par Michel Ceccaldi

JPEG - 42.7 ko

A ce propos, je suis tombé l’autre jour sur un très beau livre ! La couleur jaune vif de la couverture m’a arrêté net. La photo rend très mal cette couleur.

  • http://cec-formation.fr/commander.php
  • Format 20,5 X 29,5, 174 pages.
  • Son titre très sobre : « Les moteurs diesel ».
  • 29€50 frais de port inclus, le prix d’une vidange.
  • Mais attention : le CD ne fonctionne que sur PC.

Je le feuillette en me disant que ce n’est pas pour moi et pourtant je m’arrête sur plusieurs pages. Il est très riche d’illustrations, je m’attarde sur quelques chapitres et je découvre qu’il se lit très facilement. Au point de m’y intéresser de près. Celui-ci n’est pas fait pour ceux qui en connaissent déjà un rayon ou pour des esprits brillants.
Une table des matières très progressive, un « lexique des termes utilisés en mécanique navale » qui m’a permis d’apprendre ce qu’est une « boîte égyptienne » ou comprendre l’expression « balancer un moteur ».

Puis j’ai dévoré le chapitre sur les matériaux qui sont utilisés pour la construction d’un moteur, celui sur les chemises sèches, humides, sur l’épure circulaire, sur les circuits de graissage, de combustible, de refroidissement, d’air.

Mais le détail qui fait tout le charme c’est le CD qui accompagne l’ouvrage.

L’auteur, Michel Ceccaldi, a été Officier Mécanicien de la Marine Marchande mais aujourd’hui il enseigne la mécanique au Lycée Professionnel Maritime de Bastia aux élèves en BEP, en Bac Pro et aux adultes en formation continue. Contrairement à l’ouvrage de Jean Briand, ce livre s’adresse donc à des élèves qui n’ont pas reçu une formation supérieure.

Et ce CD dont M. Ceccaldi est vraisemblablement le concepteur est très ingénieux. C’est de la pédagogie en barre et c’est ludique.

Ce support suit en séquence la table des matières du livre et permet de très bien comprendre par des photos, des rotations à 360°, des zooms et surtout des animations extrêmement bien faites ce qui est expliqué sur papier. Sur presque chaque page des liens renvoient à des photos, à des animations, à des infos complémentaires, à des définitions. Le choix des couleurs pour distinguer les éléments présentés sur les dessins est judicieux.

Ces images sont tirées de l’ouvrage de Michel Ceccaldi


Il y a aussi de très nombreux tests et exercices qui permettent au lecteur de s’assurer de la bonne assimilation des connaissances au travers de jeux entre mots croisés et mots fléchés, des mots à compléter, mais aussi une mine de photos dont certaines impressionnantes comme celle d’un énorme bloc moteur mis au rebut et détruit.

Grâce à ce CD l’apprentissage devient très vite un plaisir. On se pique au jeu des questions-réponses. Si vous avez un fils, un père ou un copain qui s’intéresse au sujet, avancez dans l’apprentissage avec lui. On peut parler sans exagérer d’un apprentissage convivial.

Enfin, vous trouverez des paragraphes consacrés à la « préparation de mise en marche », à la « surveillance pendant la marche », au « renversement de marche » mais aussi aux « incidents de fonctionnement », aux rapports d’avarie et à leur rédaction et à de très nombreux conseils.

Que vous soyez profane en la matière ou amateur très éclairé, ce bouquin est pour vous.
De plus il trouvera facilement sa place dans la bibliothèque du bord : son format est celui d’une carte du SHOM pliée.

Dans l’ouvrage que j’ai reçu, il y a une inversion des pages 25 et 26. Vérifiez le vôtre.

Yves

UP


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2 Messages de forum

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  • 13 mars 2012 19:18, par yoruk écrire     UP Animateur

    Mon cher Gadloo

    Permettez-moi de vous dire que je suis également nul en mécanique, vraiment nul… Normalement, un dossier s’intitulant : La mécanique et moi ... aurait dû me faire fuir… mais, mais, je suis tombé sous le charme de votre plume. Vraiment, vraiment, j’aime bien… J’aime bien le style, et cette façon désinvolte de traiter des problèmes fondamentaux, qui nous interpellent, sur un bateau : mais pourquoi ne veut-elle pas cette salope ??? Je parle de la batterie moteur, là bien sûr… J’extrapole un peu là, mais je suis certain, que beaucoup nous comprennent.
    Du coup, l’envie furieuse, moi aussi de prendre la plume m’est venue. Pour vous remercier tout d’abord des souvenirs émus que vous avez fait remonter en surface :

    • La bicyclette de mes vacances scolaires, dans les montagnes rugueuse de Morvan familial (nous sommes des bretons très complexes), et son dérailleur ‘’simplex’’, pas vraiment simple, et tenu miraculeusement par des brins de fil de fer barbelés arrachés à la clôture proche du phénoménal gadin que vous venez de prendre… Sans savoir si la gadin est du à ce ‘’p*taing’’ de dérailleur, ou si ce dernier n’est pas la victime collatérale d’une inattention, causée par la jupette de la fille du facteur, qui passait par là, à bicyclette… bien sûr…
    • Par contre, mon époque ‘’mobylette’’ me laisse un souvenir amer, probable prélude à mon divorce avec la mécanique. Peut être vous en souvenez vous, mais… est il normal que ce ‘’p*taing’’ de volant magnétique quand il prend l’humidité, c’est toujours sous une pluie battante… les éléments sont souvent hostiles n’est ce pas ??? Mais encore bien plus hostiles à mobylette et … sous la pluie… Une petite variante là… Ce n’était pas toujours le volant magnétique… il y avait aussi la bougie et son décalaminage sporadique… Sporadique, mais étonnamment ponctuel par temps de pluie…
    • J’ai bien aimé par contre mon époque 2 cv… Peut être, parce que la mécanique était réduite à son strict minimum… Une épingle à cheveux, deux élastiques, et.. Hop… réparé le ressort d’accélération… Ha… la belle mécanique… Fidèle à Citroën, nous nous sommes équipés d’une Méhari, vénérable 2x2 poussive… mais… décapotable, et son joli petit moteur en fonte d’aluminium, high-tech pour l’époque. High-tech, mais fort malléable, surtout quand on foire le pas de vis d’une bougie, que l’on tentait de nettoyer… sous la pluie ???? Oui… bien sûr, et pour faire fort, à 3 heure du matin, avenue de la république à St Nazaire, à la sortie d’une boite de nuit, où vous n’aviez rien à faire, à 40 km de la maison où vous attend votre épouse… C’est dur la mécanique… Non ???
    • Du coup, côté voiture, on est passé sur le diesel, ce qui a réglé le problème des bougies… Une des premières Golf diésel, qui nous emmenait chaque weekend, dans le Golfe de Morbihan, ou notre Cognac nous attendait, dans l’anse de Berder, face à la jument… Le diesel et la Golf, ça allait… Mais à votre avis, le moteur auxiliaire Johnson, du Cognac, qu’est ce qui coinçait à chaque prise en main, hein ??? Hé bah… les bougies bien sûr… les bougies, parce que bicylindre le 6cv Johnson, ce qui permettait de le démarrer sur un cylindre… après on faisait comme on pouvait… avec les courants du Golfe, de toute façon on ne contrôle rien. A noter tout de même, qu’il pleut rarement en Bretagne Sud… du moins beaucoup moins qu’en Bretagne Nord…
    • Evidemment, quand la soixantaine tonique et la retraite qui va bien avec est arrivée, et que nous ayons opté pour une vie à bord en méditerranée orientale, il a bien fallu nous mettre à la mécanique et à l’électricité basse tension… Et bien, le monde est petit, à l’époque, un modérateur de STW (en 2000) nous a formé patiemment sur les forums de l’époque… Il s’appelait Robert… Si, si… c’est bien le même
    • Et du coup me voici 12 ans plus tard, en train de délirer, sur PTP, où Robert m’a embauché, le monde est petit, et vous voyez bien que la mécanique mène à tout !!!

    Je vais donc très rapidement m’équiper du ‘’Les moteurs diesel’’ par Michel Ceccaldi, maintenant que je me suis libéré de 50 ans de haine mécanique… cependant une question me taraude, sur ces moteurs diésels… Sont-ils tous équipés sans bougie de pré chauffage ??? Cà m’ennuierait de recommencer un cycle ‘’bougies’’

    Merci Yves
    Cordialement, Michel

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  • 14 mars 2012 11:13, par jp écrire     UP

    Bonjour,

    J’ai acheté cet ouvrage ( nul n’est parfait)....

    Je ne suis pas vraiment novice, donc j’ai pratiquement tout compris, mais...... car il y a un mais, ce livre théorique traite principalement de moteurs et de procédures qu’on ne verra jamais sur nos bateaux

    A voir surtout pour la culture générale, mais pas pour se passer de son mécano favori

    cordialement

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