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Accueil du site > Articles > En navigation > Performances et météo > Le routage Météo SailGrib

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Le routage météoVersion imprimable de cet article Version imprimable

Publié Mai 2013, (màj Janvier 2016) par : Henri L   

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Mots-clés secondaires: météo , organisation_voyage , logiciels

Le routage météo

  • Principe
     
    Les applications de routage météo utilisent la méthode des isochrones. Un isochrone est une courbe représentant les points qu’un voilier peut atteindre en un temps donné. Cette courbe dépend principalement du vent prévu et de la vitesse du bateau pour la force et l’angle de vent. La vitesse du bateau est calculée à partir de courbes appelées polaires de vitesse qui donnent la vitesse du bateau pour une force de vent et un angle donné.
     
  • Historique
     
    De tous temps, les navigateurs ont cherché à exploiter les vents et courants
    favorables pour optimiser leur route. En 1857, Matthew Fontaine Maury, officier de l’US Navy, publie le premier « pilot chart » de l’Atlantique nord et donne des
    recommandations de route en fonction des saisons pour les voiliers et les bateaux à vapeur.
     
  • En 1957, RW James de l’US Navy présente la première méthode pratique pour déterminer la route optimale dans un article intitulé « application des prévisions de vagues à la navigation maritime ». Il y introduit la méthode des isochrones. Les services de routage météo se développent alors partout dans le monde afin de router les cargos.
     
    En 1984, pour la première fois, Brice Pryszo, fondateur de Maxsea utilise la méthode des isochrones pour router Philippe Jeantot pendant la Route de la Découverte.
     
    Aujourd’hui, les logiciels de routage, d’abord réservés à la course, se sont démocratisés et commencent à être utilisés en croisière. On peut citer Maxsea, le précurseur qui tourne sur Mac et PC ; Adrena, logiciel très puissant utilisé par la grande majorité des régatiers qui tourne sur PC ; Et pour des budgets beaucoup plus abordables, Weather 4D Pro pour Ipod et Ipad, et SailGrib WR (weather routing) pour téléphones et tablettes Android . Ces applications sont moins puissantes mais devraient satisfaire la grande majorité des plaisanciers.
JPEG - 34.8 ko
Pilot Chart de Matthew Fontaine Maury
  • Algorithme de routage météo
     
    Le principe général des logiciels de routage est assez simple :
    • On connait la vitesse du bateau en fonction de la force et de la direction du vent. On dispose de prévisions météo le long du parcours.
    • On part d’un point donné à une certaine heure et on calcule les points que le bateau peut rejoindre en un temps donné. Ceci nous donne le premier isochrone.
    • En partant de chacun des points du premier isochrone, on calcule les points que l’on peut atteindre en un nouveau pas de temps. Parmi tous les points calculés, on choisit les « meilleurs » pour définir le nouvel isochrone.
    • Tant qu’on n’a pas atteint la destination, on réitère le calcul à partir des points
      définissant le dernier isochrone calculé.
       
      A partir de cet algorithme simple, on peut ajouter des tests pour ne garder que les points qui satisfont certaines conditions : ne conserver que les points en mer, limiter la vitesse et l’angle du vent, limiter la hauteur des vagues, limiter la zone de navigation. On peut aussi modifier à la volée les polaires du bateau pour introduire une notion de routage mixte à la voile et au moteur.
  • La précision du calcul dépend avant tout de la qualité des prévisions météo et des polaires de vitesse. Pour des questions de temps de calcul, on peut aussi jouer sur des paramètres propres à l’algorithme comme le pas de temps entre chaque isochrone, l’angle de balayage des routes à calculer, le pas angulaire entre chaque segment de route.
     
    Par exemple, si on fait un routage entre Toulon et Ajaccio, la route orthodromique fait environ 140 nautiques. Admettons que la traversée se fasse à 6 noeuds, on calculera 23 isochrones plus le dernier point. Le tableau suivant donne le nombre de points à calculer en fonction des paramètres : pas de temps, angle de balayage et pas angulaire. On s’aperçoit que le nombre de points à calculer et donc le temps de calcul dépend très fortement de ces paramètres. Il est souvent illusoire de vouloir faire des calculs très précis avec des données initiales qui ne le sont pas.
  • Fichiers Grib
    Je ne décrirai pas ici en détail ce que sont les fichiers grib et comment les obtenir . Sachez que les fichiers les plus couramment utilisés sont issus du modèle GFS calculé par la NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration) américaine.
    Il s’agit d’un modèle global qui couvre l’ensemble du globe. Les données sont disponibles sur une grille de 0,5 ° x 0,5 ° toutes les 3 heures, de 0 à 192 heures, puis sur une grille de 2,5° au-delà jusqu’à 384 heures (16 jours). Les données sont calculées pour 00h00, 06h00, 12h00 et 18h00 GMT. Elles sont disponibles en HH +05h00. Les paramètres disponibles sont entre autres : le vent, la pression, les précipitations, la couverture nuageuse, la température de l’air, la hauteur significative des vagues.
     
    Attention, les fichiers Grib sont des fichiers de prévisions générées par ordinateur qui sont envoyés sans contrôle humain. Rien ne garantit que les données soient exactes ou inexactes !
  • Polaires de vitesse
    Les courbes polaires représentent la vitesse fond du bateau en fonction d’une vitesse de vent réel (TWS) et de son angle d’incidence (TWA) sans présence de courant ou de dérive. Les logiciels Maxsea, Adrena et SailGrib WR utilisent le même format de fichier avec une extension en « .pol ». Un fichier polaire est un fichier texte dont les données sont séparées par un blanc (ou une tabulation) et où chaque ligne représente les vitesses du bateau pour un angle de vent réel et chaque colonne représente une vitesse de vent.
     
    On définit souvent 2 types de polaires pour chaque bateau. Des polaires dites de performance et des polaires de routage. Les polaires de performance représentent les vitesses cibles à atteindre en fonction de la force et de l’angle du vent. Si vous enregistrez vos données de navigation, les vitesses cibles sont définies par l’enveloppe des enregistrements après filtrage. Les polaires de routage sont en général définies par la moyenne des enregistrements après filtrage.
     
  • Il est en pratique très difficile d’obtenir des polaires de bonne qualité par enregistrement des performances du bateau. Il nous faut une centrale parfaitement étalonnée, des conditions de navigation variées,… La méthode que je préconise est de partir de polaires données par les architectes et de les ajuster en fonction des enregistrements réalisés. On obtiendra alors de « jolies » polaires assez proches de la réalité.
     
    Cet exercice prend cependant beaucoup de temps. D’une façon pratique, les logiciels de routage proposent de modifier les polaires par un coefficient de performance. On ajuste ce coefficient en comparant pour un point donné la vitesse donnée par la polaire à la vitesse réelle du bateau. Cet ajustement permet de tenir compte des performances réelles du bateau et de passer de polaires de performances à des polaires de routage.
     
    Le logiciel SailGrib WR va un peu plus loin en ayant deux coefficients de performance : un pour les vents faibles, 10 nœuds et en dessous, et un autre pour les vents plus élevés, 20 nœuds et au-dessus. Il interpole entre les deux. On constate en effet qu’il y a souvent un écart plus important entre les performances réelles du bateau et la polaire théorique par vent faible. Un coefficient de performance autour de 70% est souvent raisonnable par vent faible. Pour des vents plus élevés, on peut approcher 80% à 90% d’efficacité plus facilement.
Un exemple de fichier polaire « .pol »

Cas pratique avec le logiciel SailGrib WR [1]

  • Reprenons notre traversée en croisière entre Toulon et la Corse à bord d’un Oceanis 37. Le départ est prévu pour le Vendredi 31 mai 2013 vers 20h00. Dans un premier temps, il nous faut récupérer un fichier Grib pour la zone concernée et le charger. Je ne reviendrai pas en détail sur cette étape. Le logiciel vous permet d’ajuster les paramètres de la requête Grib et de récupérer un fichier. Faites la requête et ouvrir le grib. Dans notre exemple, j’ai chargé un fichier issu du modèle GFS avec une maille de 0.5° et un pas de temps de 3 heures.
     
    Une fois le grib ouvert, on peut regarder les cartes de prévision.
Vendredi 31 mai - 18H00 TU Samedi 1er Juin – 06H00 TU
  • Nous sommes dans une situation où le Mistral et Tramontane se lèvent. Notre route semble être en bordure des vents forts. Ça ne va pas être simple à gérer… Saisissons les points de départ et de destination. Le plus simple est de faire un « appui long » sur la carte au niveau du point de départ et de choisir « Définir la position de départ ici ». Il est préférable de prendre un point à la sortie de la rade de Toulon. Faire de même pour l’arrivée en choisissant votre point d’atterrissage à l’entrée de la baie d’Ajaccio.
     
    Une fois les points de départ et destination entrés, le logiciel dessinera l’orthodromie entre ces deux points et affichera la distance orthodromique (139 NM) ainsi que le cap loxodromique (122°).
     
     
  • Définissons maintenant, notre date et heure de départ. Depuis le menu « paramètres de routage", cliquez sur Date du départ et choisissez votre date dans le calendrier, cliquez ensuite sur Heure de départ et choisissez votre heure. Attention, l’heure de départ est exprimée en heure UTC, pas en heure locale. Soyez certains que l’heure de départ soit dans les limites de votre fichier grib.
  • Il nous faut maintenant choisir la polaire et l’ajuster par les coefficients de performance. Dans un souci de simplicité d’utilisation, le logiciel propose une liste de plus de 80 polaires. Ces polaires ont été compilées à partir de différentes sources : chantiers et architectes navals, certificats ORC,... Ce sont des polaires de performances. Elles doivent être considérées comme un point de départ et vous devez les ajuster en fonction des performances réelles de votre bateau.
     
    Choisissons la polaire de l’Océanis 37 dont la source est le site internet de l’architecte naval Finot-Conq. Dans SailGrib WR, la polaire est reformatée et « complétée » pour des vents plus élevés.
     
    A la lecture de cette polaire de performance, on voit par exemple que la vitesse cible à un angle de 52° pour un vent de 10 nœuds est de 6.68 nœuds, vitesse qu’il nous sera impossible de réaliser. Le bateau marchera plutôt aux alentours de 4.5 nœuds soit un coefficient de performance d’environ 70% pour des vents faibles. Pour le même angle et pour 20 nœuds de vent, la vitesse cible est de 7.5 nœuds, on peut tabler sur une vitesse de 6 nœuds soit un coefficient de 80%.
  • On choisit donc la polaire de l’Oceanis 37 que l’on ajuste avec les 2 coefficients d’efficacité, 70% pour les vents inférieurs 20 noeuds et 80% pour les vents supérieurs à 20 nœuds.
  • On peut « s’amuser » avec les paramètres spécifiques du routage, mais là encore, pour plus de simplicité, on laissera l’option paramètre auto coché. Le logiciel choisira des paramètres raisonnables en fonction du routage à calculer. Tous les autres paramètres seront laissés dans un premier temps à leur valeur par défaut.

 

  • Revenons simplement sur le paramètre « Eviter la terre » qui semble étrange. Evidemment, on ne veut pas s’échouer ! L’option est là car une bonne partie des calculs consiste à savoir si les points et les segments de route calculés passent sur terre. Un routage pour une traversée océanique sera beaucoup plus rapide avec cette option décochée. Notez aussi que le logiciel utilise les cartes raster d’OpenStreetMap qui ne contiennent pas de donnée pour savoir si un point est sur terre ou en mer. Le logiciel utilise donc un fichier de trait de côte mondial qui permet de calculer cette information. Ces calculs sont assez lourds et, afin de maintenir des performances acceptables, le trait de côte est très simplifié. Il ne contient par exemple pas toutes les iles.
    Voici le trait de côte utilisé pour l’Europe.
  • Faisons maintenant tourner le routage. Lancez le calcul avec le menu [Lancer le routage]. Après chaque calcul d’un isochrone, le logiciel affichera les résultats intermédiaires sur la carte avec le les données suivantes :
    • Heure de l’isochrone,
    • distance restante vers la destination,
    • meilleure route intermédiaire ; c’est la route la plus proche de la destination à la fin ce cet isochrone. Cette route peut varier du tout au tout d’un isochrone à l’autre. Elle est dessinée pour donner une idée de la stabilité de la route au cours du temps.
  • SailGrib WR nous indique que le temps de navigation sur la route la plus rapide sera aux alentours de 23 heures. Il nous propose de faire une « cuillère » en partant au portant dans le Mistral qui montera tout de même à 32 nœuds fichiers. L’arrivée sur Ajaccio se faisant par l’ouest dans des vents inférieurs à 10 nœuds. Le tableau de marche nous indique aussi que la distance parcourue est de 167 NM à 7.3 nœuds de moyenne.

 

  • Est-ce vraiment ce que nous souhaitons faire ? J’en doute… L’équipage préférera certainement une route moins ventée quitte à mettre un peu plus de temps
  • Revenons donc à nos options de routage. Saisissons une limite supérieure pour les vents au près et au portant à 25 nœuds et regardons ce que ça donne.
  • Le routage nous indique un temps de traversée de près de 27 heures, soit 4 heures de plus que le premier routage. On arrive à Ajaccio avant la nuit dans un vent mollissant. Ça semble plus raisonnable mais on peut peut-être faire mieux ! Et si on mettait le moteur sur la fin quand notre vitesse tombe sous 4 nœuds ?
  • Revenons à nouveau à nos options de routage, cochons l’option routage mixte, entrons notre vitesse limite de 4 nœuds et notre vitesse au moteur à 7 nœuds. Faisons tourner le routage.
    Il nous propose maintenant une route avec un temps de traversée d’environ 21 heures mais avec plus de 10 heures de moteur. Pas vraiment ce que l’on cherche.
  • Soyons un peu plus tolérant avec notre limite pour démarrer le moteur, descendons la limite à 3 nœuds.

 
La route proposée parait satisfaisante ! Le temps de traversée est de 25 heures, on fait une heure de moteur sur la fin pour arriver à Ajaccio largement avant la nuit. La stratégie semble donc se dessiner ainsi : partir de Toulon au cap 140, si le vent monte à plus de 25 nœuds mettre de l’est dans le cap puis repartir au cap proposé par le routage dès que le vent passe sous 25 nœuds. Quand on arrive vers la latitude d’Ajaccio faire une route directe. On mettra le moteur si la vitesse du bateau tombe sous 3 nœuds.

  • Si l’équipage rechigne à partir le vendredi soir, on peut regarder ce que donnerait un routage avec un départ le samedi matin à 08h00 (06h00 TU). Avec les mêmes conditions, nous faisons 17 heures de moteur…Si nous faisons tout à la voile, la traversée prend 36 heures.
     
    C’est maintenant clair, nous partons le vendredi soir et restons vigilant !

Si vous voulez en savoir plus sur SailGrib WR, rendez-vous :

En conclusion

On a vu que les logiciels de routage météo se sont largement démocratisés au cours des dernières années. L’essor des smartphones et tablettes devrait accentuer ce phénomène dans les prochaines années. Il serait dommage de ne pas se servir de ces outils bien évidemment en course mais aussi en croisière pour essayer de mieux anticiper et d’améliorer la route à suivre lors de nos traversées.


UP


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34 Messages de forum

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  • 2 juin 2013 04:30, par Robert écrire     UP

    Deux questions :

    • Androïd est souvent installé sur des terminaux qui ont des écrans réduits : le mien (smartphone) fait 4 pouces de diagonale et 800 pixels de large. A partir de quelle taille et quelle résolution en pixels peut-on raisonnablement utiliser SailGrib en routage ?
       
    • Sur des trajets comme celui de Continent - Corse donné en exemple, on sait bien que les Gribs sont peu fiables à cause des interactions avec les reliefs locaux et de l’étroitesse du bassin. Qu’est-ce que cela donne avec des Gribs à maille fine comme ceux « d’Arôme » (ou Arpège) permettant de tenir compte des particularités locales avec des mailles fines jusqu’à 0.025° soit à peine plus d’un mille ?
       
      Le logiciel arrive-t-il encore à faire un calcul en un temps raisonnable sans planter ?
    • A ce propos, on sait qu’il y a deux codages différents des Gribs (Grib1 et Grib2) et que certains logiciels comme Ugrib ou Zygrib ne savent pas lire les deux. Qu’en est-il de SailGrib ?
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    • 3 juin 2013 09:14, par Henri L écrire     UP     Ce message répond à ...

      résolution  : j’utilise le téléphone étanche Motorola Defy (480 x 854 pixels, 3.7 inches ). L’application marche parfaitement et est raisonnablement lisible. Il est cependant beaucoup plus « agréable » de s’en servir sur une tablette du style Nexus 7. Une des grandes difficultés du développement pour Android réside dans la multitude d’appareils aux caractéristiques physiques et logicielles différentes. On ne peut pas tester pour tous ces appareils : plus de 2000 !

      Maille fine : l’application peut lire les fichiers Arome et Arpège. En revanche, je n’ai pas testé le routage avec ces fichiers. Notez que si on utilise Arôme dans sa maille la plus fine, environ 1 mille, il me semble logique d’adapter le pas de temps de calcul à environ 10 minutes : il va falloir être patient... Si vous avez un fichier, vous pouvez me le faire passer et je testerai.

      Grib1 et Grib2  : Sailgrib ne lit que les fichiers au format Grib1 qui sont encore les plus courants. Le format Grib2 utilise des méthodes de compression très efficaces (type JPEG) mais qui compliquent la lecture des fichiers... SailGrib sait lire les fichiers Grib1 issus de Ugrib, saildocs, Metéo France, NOA pour la Grèce ( http://cirrus.meteo.noa.gr/forecast...).

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  • 2 juin 2013 10:06, par Piou écrire     UP

    Bonjour,
    Bel article, comme toujours sur PtP.... Ça donne vraiment envie d’acheter un tablette sous Android ! J’ attend avec impatience que tout ça fonctionne sous Linux ou qu’OpenCpn sorte l’équivalent.
    Je serais moins sévère que Robert pour les GRIB en Méditerrannée, autant près des côtes il faut drôlement les « interpréter », autant, dès qu’on s’en éloigne à plus de 15-20Nm je n’ai jamais eu à m’en plaindre. Mais je ne vais qu’une fois par an en Corse, je l’avoue...
    Et je trouve très sévère de réduire de 30% les perfos par 10Kts de vent, ou alors avec une carène très sale ( ç’est vrai que j’aime la passer à l’éponge toute les semaines ) et des voiles défoncées. Moi, c’est plutôt au dessus de 20Kts que je mets « pédale douce » pour le confort de l’équipage. Avec 10kts de vent à 50°, je compte plutôt sur 6Kts mini ( 13-14Kts apparents quand même !) surtout sur mer plate, mais avec 25Kts, un génois un peu roulé et 2 ris, 6Kts sont un max ! Et mon Dufour 385 est très semblable à l’Océanis.
    ET j’ai tendance à éviter les vents GRIB supérieurs à 15Kts au près et 20 au portant.... j’ai souvent eu 10Kts de plus que les GRIB ! :-)
    Comme quoi, chacun navigue à sa main...
    Merci encore et bravo !
    Cordialement

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    • 2 juin 2013 10:31, par Robert écrire     UP     Ce message répond à ...

      A propos de la fiabilité des grib en Méd, bien sûr les grandes lignes sont correctes. Ce qui est souvent approximatif, c’est jusqu’où le mistral s’étend à l’est, et jusqu’où les vents d’est forts s’étendent vers l’ouest. C’est en cela que je me demandais si une prévision Arome à maille fine peut être intéressante. Si on navigue à la marge de la veine de vent fort, le routage peut-être très erroné si la veine se déplace de quelques dizaines de milles. En pratique, surtout pour les retours vers le continent on navigue babord à la marge à l’est de la veine de vent du nord-ouest ... avec éventuellement un atterrissage imprévu à Nice au lieu de Toulon :-P

      Pour la dépréciation à appliquer sur la polaire de son bateau, je crois que la raison principale c’est l’habileté de l’équipage et surtout son aptitude à maintenir ses compétences de réglages sur une longue période et la nuit par exemple.

      A ce sujet, une petite amélioration logicielle serait de prévoir également une dépréciation réglable pour la partie nocturne de la navigation, disons entre 20h et 8h pour faire simple ?

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      • 2 juin 2013 12:31, par Piou écrire     UP     Ce message répond à ...

        Tout à fait d’accord avec toi pour le placement de la veine de mistral... ou du vent d’est. Et il faut savoir empanner pour aller chercher la force de vent que l’on désire... ne pas dépasser ! l’article le dit bien d’ailleurs. Mais est-ce du à la trame trop large ou aux limites de la prévision météo ? Ce printemps, dans le midi, ils avaient faux plus d’une fois sur 2, et pourtant la météo n’a pas régressé en 6 mois. Certaines situations sont simplement trop dures à prévoir précisément. C’est taquin ces bêtes là ! :-)
        Bonne idée que la dégradation des vitesses de nuit. Mauvaise vue des voiles, somnolence... sans oublier le ris par précaution (ou l’affalage du spi pour les « bons ») en grande traversée...
        Et c’est vrai que par petit temps, faut savoir faire, mais je dirais plutôt en dessous de 5-6Kts au près, si je suis d’accord pour une dizaine de nœuds au portant. Peut-être que mon ex-Dufour marche bien par petit temps...
        Bons vents, mais pas trop !
        Cordialement, Piou

        Répondre à ce message

      • 2 juin 2013 14:55, par yvesD écrire     UP     Ce message répond à ... Animateur

        Ce qui est souvent approximatif, c’est jusqu’où le mistral s’étend à l’est

        Ca c’est sans grand danger, il suffit de s’écarter de la bordure de cette veine plus ou moins vers le nord-est en fonction de force acceptable/acceptée, pour atterrir plus ou moins à San Remo ou à Antibes.

        C’est la bordure W de Provence qui m’inquiète, la bordure de la veine centrale, qui, au débouché du delta du Rhone, est orienté vers le 160-170° puis s’incurvant assez au large vers le SE veine central tout à fait catastrophique, large d’une petite cinquantaine de mille.

        Question : Est-il possible, dans ces routages météo d’imposer des zones à exclure, où on ne veut absolument pas mettre les pieds (quite à prétendre que c’est la terre ou un champs de tir ;-) ), et ce même si les grib n’alarment pas

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      • 3 juin 2013 09:20, par Henri L écrire     UP     Ce message répond à ...

        efficacité de nuit : bonne idée ! Je l’ajoute à ma « to do list » : si coché, calcul des heures de lever et coucher du soleil en fonction de la position puis application d’un taux d’efficacité de nuit « au dessus » du taux déjà appliqué.

        Répondre à ce message

    • 2 juin 2013 12:27, par yvesD écrire     UP     Ce message répond à ... Animateur

      éviter les vents GRIB supérieurs à 15Kts au près et 20 au portant.... j’ai souvent eu 10Kts de plus que les GRIB !

      Rien de bien anormal la dedans, les vitesses diffusées par les grib sont moyennées sur 10 minutes (de mémoire) donc, même sans tenir compte d’éventuelles rafales tu trouvera des bouffées d’une minute sensiblement plus rapides.
      Si en plus tu t’autorise des rafales (air instable, c’est le cas avec le mistral) tu va observer des vitesses courrement supérieures de 50%, plus c’est quand c’est très instable (ligne de front orageux, sqall line)

      On ne répètera jamais assez que les grib sont des données brutes de décoffrage, il n’y a pas l’expertise du prévisionniste pour tempérer/aggraver/commenter et produire des cartes ... expertisées.
      Avec des grib, à toi de faire ce boulot, si !

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      • 2 juin 2013 12:38, par Piou écrire     UP     Ce message répond à ...

        Sans compter 10kts de + au passage de Sicier et autres.
        Les GRIB ça donne juste une idée, mais comment s’en passer quand on y a goûté !
        Cdlt

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        • 2 juin 2013 15:10, par yvesD écrire     UP     Ce message répond à ... Animateur

          Sans compter 10kts de + au passage de Sicier et autres.

          Pour çà les prévisions meso-NH (Arome pour Météo-France, Poseidon en Grèce) donnent des résultats bluffants, tout à fait adaptés pour se souvenir de ces zones et limites de très forts vents que sont les caps de PACA et de Corse : avoir à escalader 400 m ou contourner 10km , ça crée un sacré goulet, et des fois on escalade et des fois on contourne et c’est parti pour une valse.

          Le document joint précédemment illustre bien la distinction à faire entre cote et large ; souvent au large (20 M) on trouve une zone de vent encore plus fort, et qui ne faiblit pas la nuit, lui.

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  • 8 juin 2013 15:33, par Sergio écrire     UP

    Superbe article, Bravo !

    Répondre à ce message

  • Suite aux discussions dans le fil, SailGrib a ajouté diverses améliorations dans une nouvelle version :

    • intégration de la notion de perte d’efficacité la nuit suggérée dans la discussion.
    • choix entre différents traits de cote plus précis,
    • format plus souple pour les polaires,
    • angle minimum de remontée au vent pour le confort en croisière,
    • position du bateau en temps réel
    • verrouillage possible de l’orientation de l’écran
    • nouveau logo

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  • 10 septembre 2014 12:40, par fleurdenav écrire     UP  image

    Bonjour,

    Excellent article, comme toujours sur PTP.
    Il existe un « nouveau » logiciel de routage météo, open source ce qui ne gâte rien.
    Téléchargement et documentation :
    https://simsail.codeplex.com/
    P.S. : Je n’ai pas d’actions chez SimSail, mais je trouve ce programme vraiment génial, simple d’utilisation, léger, et les informations fournies sont pertinentes.

    Export des résultats possible et simple vers OpenCpn.
    A essayer !

    Répondre à ce message

  • Bonjour
    SailGrib est mis à jour avec la version 1.9.1
    Après avoir mis à jour la version Androïd pour OpenCPN, l’idée m’est venue d’aller voir à quoi ressemblait SailGrib. Jusqu’à présent obnubilé par W7 et OpenCPN, je ne m’en étais pas soucié.
    Le test est bluffant. D’abord parce que la prise en main intuitive est facile et ensuite parce qu’il est d’une efficacité remarquable.
    Pour 40 euro (vous pouvez aussi vous contenter de la version free, gratuite), vous pouvez du moins pour la méditerranée bénéficier des fichiers Grib de Skiron, que nous connaissions bien sous ZyGrib, avec une définition de 0.1°. Sur les côtes françaises vous pourrez utiliser les meilleurs gribs de Météo France, entre autres.
    Il y a de nombreuses autres évolutions... A découvrir un peu plus tard. A titre d’exemple, le test que je viens de faire sur le parcours Licata (SE Sicile)/Messine, m’a demandé deux heures d’apprentissage... Et cerise sur le gâteau, je suis pratiquement certain de sa qualité : sur 34 H de route prévues, il m’en donne 22 au moteur... On est bien en Méditerranée !!!
    Michel

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    Répondre à ce message

    • Bonsoir
      Sur la photo du post précédent, la question m’a été posée en MP : comment ne pas monter sur la terre quand on lance un routage. J’en saurai un peu plus les jours qui viennent. Mais, ce qui est certain :

      • le Programme sait gérer les terres sur sa base cartographique OpenSeaMap, dont on sait qu’elle manque de précision, mais... elle offre l’avantage de sa légèreté et de sa portabilité
      • Le programme offre des solutions pour se couvrir de ce risque, en particulier
        • On peut définir des zones interdites couvrant les zones à risque
        • On peut définir des WP en traçant la route, qui se comporteront en véritables points tournants

      C’est ce qui est montré sur la copie d’écran jointe. Par ailleurs, un programme de routage n’est pas formellement destiné à de la navigation côtière, et de toute façon on est loin du pré mâché qui se négocie à un autre tarif...
      Michel

      JPEG

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  • 23 janvier 2016 23:10, par Nevermind écrire     UP Animateur

    Bonjour,
    Je n’ai toujours pas trouver un site pour charger le programme sous W8 ou Mac......

    Pour le moment j’utilise QTVLM.

    Jean Paul

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    • Bonjour Jean Paul, j’étais en train de t’écrire en MP. Je me doutais bien que le sujet t’intéresserais
      Planplan/pépère avec mes habitudes windowsiennes, je répugnais à mettre le nez dans la soupe Androïd. Par ailleurs QTVLM, me posait un problème d’accès, pas assez intuitif à mon goût... C’est en travaillant sur la version Androïd d’OpenCPN, que je suis tombé sur une recherche traitant de SailGrib/androïd, et trouvé un lien ramenant vers SailGrib sur PTP. Je me suis dit que je méritais de manger mon chapeau, et je m’y suis mis.

      J’aime bien la façon dont Henri L traite le dossier ici, j’aime bien sa façon de présenter l’historique des programmes de routage, enfin, j’aime bien son passé maritime, c’est un marin...

      Je m’y suis donc collé, bénéficiant de ma belle tablette Samsung note 10.1 et de son stylet... Et là j’en suis un peu tombé sur le cul, en deux heures j’avais saisi les rudiments du programme, et j’avais pondu un routage crédible, entre Licata et Messine...

      Du coup, je me suis mis dans le tête de développer un tuto simple et efficace, adaptés aux besoins d’un marin, comme je commence à en avoir l’habitude... Et j’ai vu tout de suite que l’on pouvait développer le même concept que celui du tuto OpenCPN : deux axes bien séparés, un pour les questions de base (il y aura 9 chapitres) et un deuxième pour les question plus avancées, dites High-Techs (il y aura 14 chapitres et une annexe).

      La question de la portabilité du programme sous d’autres OS qu’Androïd sera abordée dans les dossiers avancés... ce qui est très limitatif, tant que je n’ai pas composé les articles. J’attends le début de la semaine prochaine, on devrait avoir des infos sur la versions v 2.0, et il est possible que j’ouvre un fil de forum sur Remix OS qui devrait permettre d’émuler Androïd, depuis un PC sous Windows ou Mac OS, voir ce lien :
      http://www.frandroid.com/comment-fa...

      Voilà... la luge sur la quelle je vous embarque... faudra aller au bout... Pardon de mon bavardage matinal, mais le breton expatrié est bavard, il a le besoin puissant de s’exprimer dans sa langue

      Michel

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  • 24 janvier 2016 10:00, par Nevermind écrire     UP Animateur

    Bonjour Michel,
    Merci pour ta réponse.
    Tu avais les polaires de ton bateau ?
    Pour le cata, je les ai faite avec Polar et corrigé après.

    QTVLM n’est pas si compliqué à utiliser et relativement juste. J’ai fait mes routes l’été dernier pour aller à Corfou avec ce programme.

    Merci pour le lien

    Je retourne en Sicile l’été prochain !
    Jean Paul

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  • 28 janvier 2016 07:51, par yoruk écrire     UP Animateur

    NDLR : sur les indications de l’auteur, l’article vient d’être mis à jour avec quelques modifications du texte et la refonte de beaucoup d’images, pour rester pertinent avec la dernière version v 2.0
    Merci d’avance de vos remarques... On corrigera
    michel

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  • 13 février 2016 15:32, par DOUG LE écrire     UP  image

    Bonjour,
    Sur ma tablette (Samsung) avec Sail Grib WR free, impossible de déplacer tactilement les marques d’arrivée ou de départ d’une route pour la modifier ; c’est toujours la carte qui se déplace lorsque j’essaye de les faire glisser. A noter que sur les autres logiciels (Navionics par exemple) je n’ai jamais ce problème. Ai-je raté un épisode ?
    De même si je veux « supprimer une marque » il m’indique à chaque fois qu’il n’y a pas de marque à l’endroit sélectionné. (Idem, ça ne m’arrive pas avec les autres logiciels)
    Quelqu’un a-t-il déjà eu ce problème et sait-il comment le résoudre ?

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    • 13 février 2016 16:08, par yoruk écrire     UP     Ce message répond à ... Animateur

      Ok je vois çà il faut que je monte la version Free... tu me donnes un peu de temps STP... et si j’oublie tu me klaxonne bien fort ici ;-)

      Michel

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    • 13 février 2016 17:05, par yoruk écrire     UP     Ce message répond à ... Animateur

      Ok me voici... je viens de sortir le dernier chap du module Apprentissage super... enfin je trouve
      Pour ton problème, je n’arrive pas à activer la version Free. Probablment parce que j’ai chargé la version payante. Mais je pense connaître l’origine de ton problème... j’y reviens de suite
      Michel

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    • 13 février 2016 17:29, par yoruk écrire     UP     Ce message répond à ... Animateur

      Il faut que tu es chargé la route sur la carte, puis :

      « Tap long » sur la carte => « Gérer les routes » => « Mode édition de route » => Rester à ce stade , sans chercher à modifier la route dans le fenêtre de dialogue.
      « Tap long » sur le WP sur la carte, et on le fait glisser à l’endroit voulu => relâcher => valider par « Terminer »

      Tu nous tiens au courant ???
      Michel

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      • 13 février 2016 18:25, par DOUG LE écrire     UP     Ce message répond à ...  image

        Je peux charger une route, créer une route, lancer le routage (qui fonctionne très bien), mais lorsque la trace de route rouge est sur la carte, je peux taper court, long, doucement, fort, sur la route, à côté ou sur les marques de départ ou d’arrivée, j’ai toujours la même fenêtre :
        Déplacer la marque
        Editer la marque
        Supprimer la marque
        Etc.
        et lorsque je tape sur une de ces lignes, j’ai invariablement :
        « Aucune marque trouvée à côté du point choisi. »

        Pour modifier la route je passe par le menu et je crée une nouvelle route
        L’outil mesure (compas pointes sèches) répond aux sollicitations de déplacements sans problème
        Je vais donc supprimer Sail Grib (je ne sais pas désinstaller proprement sous Android) et retélécharger.. On verra bien.

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        • 13 février 2016 18:35, par yoruk écrire     UP     Ce message répond à ... Animateur

          Il est possible que tu sois sous le routage et que ca bloque ma manip
          Ne démontes pas SaijGrib tout de suite... Essaie d’abord de dés-initialiser tout (route comme routage, de toute façon tu les retrouveras plus tard si tu veux)
          Puis retrace une route sans faire de rouage et tente ma manip décrite sur l’autre post
          Michel

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        • 13 février 2016 19:01, par DOUG LE écrire     UP     Ce message répond à ...  image

          Ça y est, ça marche...
          Je pense que comme je n’avais pas lu attentivement le mode d’emploi et que j’ai essayé par essai erreur, le logiciel avait dû se planter quelque part sur la gestion des marques et ne voulait plus rien savoir.

          Et assez curieusement alors que je l’avais mis dans la poubelle, toutes les options, les routes, les polaires se retrouvent en place sans rien avoir à demander.

          Mes excuses pour le dérangement et merci encore.

          J.C.

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          • 13 février 2016 19:05, par yoruk écrire     UP     Ce message répond à ... Animateur

            Mes excuses pour le dérangement et merci encore.

            Hé... il n’y a pas de quoi... Le logiciel est étonnamment intuitif, et on a naturellement tendance à compliquer les choses... Tu fais vivre le dossier, ca c’est super !!! en fait c’est tout simplement PTP B-)

            Michel

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  • 21 février 21:12, par yoruk écrire     UP Animateur

    Henri Laurent nous communique :

    SailGrib a rejoint la French Tech
    Nous avons besoin de votre aide !
    Merci de voter pour SailGrib en suivant ce lien. SailGrib et la FrenchTech

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