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Accueil du site > Grand Voyage > Turquie et Grèce > Options d’hivernage et de navigation dans le Dodécanese

Rubrique : Turquie et Grèce

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Options d’hivernage et de navigation dans le DodécaneseVersion imprimable de cet article Version imprimable

Publié Novembre 2016, (màj Novembre 2016) par : yoruk   

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Mots-clés secondaires: cartographie , mouillage Cet article est géolocalisé.

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Ormos Posidonia, en Samos

 
Finike, Kas, Fethiye, Goçek, Marmaris, Orhaniye, Bodrum, Turgut Reis, Didim, Kusadasi, Sigaçik, Cesme, Ayvalik... Des dizaines de marinas très professionnelles, bien tenues, accueillante, sécurisées... Ajouter à celà plusieurs dizaines de petits ports gérés par les coopératives de pêcheurs, tout aussi sécurisées avec un peu moins de confort... et des centaines de mouillages enchanteurs parsemés de pontons restaurants... le tout sous les pins, aux pieds de la tombée des monts du Taurus... C’était un paradis, c’était la Turquie que nous avons connu il y a encore si peu...

L’évolution politique, les raidissements sectaires, une administration tatillonne, la misère des peuples migrants ont changé la donne. Alors, que la règle dans le Dodecanese voulait que nous hivernions en Turquie, et que nous passions la belle saison entre les ports et mouillages turcs et grecs, en totale liberté, les seules démarches administratives se bornant à changer consciencieusement le pavillon de courtoisie, le totalitarisme s’est abattu sur la Turquie. C’est devenu invivable et la quasi majorité des bateaux européens hivernant en Turquie ont migré. Beaucoup vers la Grèce, aux possibilités d’accueil limitées, d’autres vers l’Italie et la Sicile... Tous pleurent les eaux turquoise...

 
 

Les solutions alternatives en Mer Égée orientale

Critères de choix

  • Proximité des mouillages turcs.
    • En bénéficiant des conditions d’un visa touristique pour l’équipage. Ports d’entrée et de sortie en Turquie, pour cette zone : Datça, Bodrum, Turgutreis, Kusadasi, Cesme, Izmir, Dikili et Ayvalik
  • Proximité d’un port d’entrée et de sortie de l’Espace Schengen :
    • Rhodes, Kos, Pythagorion , Chios, Mythilène
  • Liaisons aérienne et/ou maritimes :
    • seul Rhodes offre des liaisons régulières été/hiver, soit avec Athènes, soit avec les grandes capitales européennes. Mithilène, Samos, Leros et Kos proposent des liaisons en haute saison. En hiver, il faudra compter sur les liaisons maritimes (fréquentes et régulières) vers Rhodes ou Athènes.
  • Possibilités d’entretien et de réparation
    • Sur la côtes turque : partout et de qualité, très professionnel et les prix, qui hélas, vont avec...
    • Sur les îles grecques : Rhodes, Kos, Leros, Patmos, Pythagorion, Chios, Mythilene, tous de qualité très inégale.
  • Les possibilités d’hivernage,
    • sur les îles grecques dépendront de vos habitudes : bateaux sur l’eau ou au sec, vivant à bord en hiver, famille à loger à l’hôtel, etc...

Les règles administratives douanière

  • Si vous faites parti de l’espace Schengen
    • Sortie : bien qu’à priori ce ne soit pas obligatoire, il faudrait faire une sortie dans un des ports grecs autorisés. Par tolérance, on admet qu’un yacht puisse quitter l’espace Schengen sans contrôle. Cependant, sur cette frontière sujette à des tensions migratoires, et aux contrôles qui les accompagnent, il convient de rester prudent. Voir la liste des ports grecs plus haut
    • Il faudrait aussi annuler et rendre le DEPKA. Cependant l’expérience montre qu’il est rarement contrôlé, on peut faire semblant d’avoir oublié
    • Retour en Grèce : venant de Turquie, dans la plus part des ports grecs, on ne vous demandera rien, mais pas partout (à Mytilene en particulier). Là il faudra que vos documents de sortie de Turquie soient à jour. Si on vous demande de présenter le DEPKA, deux options
      • 1) il est à jours, vous aviez fait une sortie sur le DEPKA, ce sera sans problème
      • 2) Vous n’aviez pas fait de sortie DEPKA, là mieux vaut ne pas le montrer, et indiquer que vous un souhaitez un... Cà vous coûtera une cinquantaine d’euros. Pensez à détruire l’ancien, présenter deux DEPKA, dont un non finalisé, pourrait faire désordre.
    • Faire une entrée en Turquie, là aussi dans des ports autorisés, avec un visa touristique, gratuit et automatique (pour les français) de 90 jours. Pour le bateau, il faudra obtenir un transit-log. tout çà est payant, compter environ une centaine d’euros pour le bateau et l’équipage. Le bateau est autorisé à rester un an. Vous pouvez donc quitter la Turquie par avion, et laissant le bateau un an
    • Les démarches peuvent être longues en Turquie, vous avez intérêt à prendre une agence en douane.
    • Pour la sortie, démarche obligatoire, en particulier pour les documents d’identité. Pour les bateaux , c’est moins grave, mais, pensez que le turcs sont des archivistes redoutables et très bien équipés en informatique, ils ne vous oublieront jamais. On fait les mêmes démarches en sens inverse
  • Si vous ne faites pas parti de l’espace Schengen... Voyez votre consulat...

Les différentes options seront étudiées en fonction de ces critères

Rhodes

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Nouvelle marina de Rhodes
  • Lien vers les mouillages/PTP : http://www.plaisance-pratique.com/D...
  • Potentiel d’hivernage sur l’eau : limité sur Mandraki, exposé au vent de secteur Nord. La nouvelle marine est en phase d’achèvement, mais on manque d’information à ce jour (nov 2016). On y trouve le minimum : eau et électricité, toilettes sommaires. Achevée elle offrira une solution, mais limitée à son exposition NE. voir le lien Rhodes Marina
  • Potentiel de stockage au sec, réparation et entretien :
    • pour Mandraki, un chantier : Nereus BoatYard
    • pour la nouvelle marina : rien de finalisé aujourd’hui
  • Bassin de croisière
    • Dans les eaux grecques : Simi (ou Symi, Sîmi,Simis, Syme), Nissiros, Tilos, et le tour de l’île de Rhodes (voir le lien PTP plus haut), mais limité par les conditions météo sur la côte au vent dominant : Chalki, et Alimia. Joindre Astipalaia est un fantasme dès que le meltem monte un peu (ndlr : nous avons déjà payé).
    • Evidemment très vaste sur la côte turque, de Kas à Bodrum, des centaines de mouillage et des dizaines de ports et marina
      • ports d’entrée en Turquie : Bodrum, Marmaris, Datça, Fethiye, Kas
      • port de sortie en Grèce ; Rhodes, Kos
  • Ambiance : Rhodes est à visiter et à vivre, dommage que jusqu’à présent l’accueil sur Mandraki soit aussi désagréable. mais il faut peut être voir ce qu’il en est hors saison
  • Liaisons : aussi bien maritimes qu’aériennes, de très larges possibilité, y compris à l’international.
  • Liaisons maritimes vers la Turquie :
    • multi-quotidiennes vers Marmaris en été, quotidiennes en hiver
    • fréquentes vers Fethiye

Kos

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Marina de Kos
  • Lien vers les mouillages/PTP : Marina de Kos
  • Potentiel d’hivernage sur l’eau ; excellent et sécurisé, de la mer comme de la terre. tous le confort d’une marina moderne, y compris une station service efficace à l’extérieur du port.
    • Accessoirement, on peut trouver une place dans le vieux port, géré lui aussi par la marina. Aux pieds de la forteresse dans un cadre superbe, mais... diablement bruyant. Eau et électricité sous la forteresse, mais salade d’ancres garantie (5 m d’eau). Voir le lien PTP donné plus haut.
  • Potentiel de stockage au sec ; excellent, vaste terre plein, lift, et savoir faire. On peut travailler sur les bateaux et vivre à bord. voir le lien : Kos marina
    • Bon potentiel d’entreprise de réparation et d’entretien, avec la présence de nombreux bateaux de location
  • Bassin de croisière :
    • peu de choses autour de Kos, exposé aux vents et mal protégée. Arrivant sur Cos depuis les Cyclades, on trouera un abri au SW de Kos, à Ormos kamares, le petit port n’offre pas de place et la baie est sursaturée d’engins de plage en été. , sinon, au sud Nisiros et au NW Pserimos, Kalimnos, voire Leros. Comme pour Rhodes, vouloir remonter sur Astipalaia exigera une météo sans vent, les courants s’opposant au meltem, et même aux brise de mer, levant une mer très dure.
    • Pour la côte turque : le golfe de Gokova, de Bodrum à Knidos... il y a largement de quoi faire
      • ports d’entrée en Turquie : Bodrum, Turgutreis
      • port de sortie en Grèce ; Kos et Rhodes
  • Ambiance:touristique en diable, en été, la ville est invivable pour les plus de 18 ans, non alcoolisés !!!
    • à découvrir l’hiver, avec tous ses trésors historiques
  • Liaisons : aussi bien maritimes qu’aériennes, de très larges possibilité, y compris à l’international.en été, limité en hiver
  • Liaisons maritimes vers la Turquie :
    • multi-quotidiennes vers Bodrum à une heure de navigation en été, quotidiennes en hiver
    • fréquentes vers Turgutreis

Leros

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Leros et ses mouillages
  • Plusieurs possibilités d’hivernage sur Leros : Marinas de Leros
    • Sur Lakki : Evros Lakki Marina, Agmar Marine
    • Sur Partheni : Artemis Boatyard et Agmar Boatyard

Ce qu’elles ont en commun ;

  • Lien vers les mouillages/PTP : les marinas de Leros
  • Bassin de croisière : au cœur, d’un des plus beaux site méditerranéen :
    • Pour les îles grecques :
    • Patmos, Lipso, Arki, Kalimnos, le tour de Leros et ses très nombreux mouillages, mais aussi la porte ouverte vers la mer Égée occidentale, grâce à la halte providentielle de Levitha.
    • Pour la côte turque : moins fournie, de Didim à Güllük
      • Port d’entrée en Turquie : Didim et Güllük (mais pas simple pour cette dernière)
      • port de sortie en Grèce ; Kos et Pythagorion
  • Liaisons maritimes : à partir de Lakki, régulières été comme hiver vers Athènes et Rhodes. Aériennes, depuis Partheni vers Athènes
  • Liaisons maritimes vers la Turquie : il existait en été une liaison vers Turgutreis depuis Aghia Marina (sur la côte Est de Leros). A vérifier voir ce lien
  • Ambiance : sur Lakki, qui émerge au tourisme après une longue période d’obscurantisme à la fin du XXem siècle, lié à la réputation sulfureuse de son asile psychiatrique, on trouvera un accueil chaleureux en ville comme dans les ports. La présence récente de la misère des migrant sera à respecter. Sur Partheni, on est loin de tout. Il faut visiter l’île à terre comme en mer.
Evros Marina
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Evros Marina Lakki
  • Potentiel d’hivernage sur l’eau ; excellent et sécurisé, de la mer comme de la terre. tous le confort d’une marina moderne,
    • Mais, pas de station de carburant
    • Services techniques centralisés par la marina, de qualité très inégale. on peut effectuer soi même son carénage.
    • Le tarmac n’est pas bétonné, très boueux l’hiver
    • Qualité de l’eau discutable
  • Potentiel de stockage au sec ; excellent, vaste terre plein, lift, et savoir faire. Leur travel-lift peut en particulier sortir des bateaux très larges, c’est même leur spécialité On peut travailler sur les bateaux et vivre à bord, mais le sol n’est pas bétonné. voir le lien : Leros marina evros
  • Ambiance spécifique ici :
    • marina francophone et francophile, très prisée par les français, dans une ambiance un peu franchouillarde : évaluations STW
    • Le centre ville est un peu éloigné 3 km AR, mais on peut raccourcir le trajet avec l’annexe. Ambiance en ville très conviviale
Agmar Marine
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Agmar Marine Lakki
  • Potentiel d’hivernage sur l’eau : voir le lien Agmar marine
    • extrêmement limité, mal protégé par l’épi du port des ferries, le fetch de SW vient de plus de 1,5 nm et plus suivant l’angle du vent, et celui de SE de 0,5 nm.
    • Double jeu de pendille et accueil au quai efficace
    • Probablement intenable l’hiver, Mieux vaut mettre le bateau au sec sur le boatyard de la société à Partheni.
  • Confort :
    • eau, électricité, wifi, toilettes et douches, à l’office de la marina, de l’autre côté de la rue
    • Personnel attentionné et expert
    • Services techniques réputés efficaces, mais ce sont ceux du boatyard, qui se déplacent, et ça a un coût.
    • Ship chandler bien approvisionné en ville
  • Ambiance spécifique ici
    • Plus détendu et plus professionnel qu’’à Evros, en face
    • La ville est aussi beaucoup plus proche
    • Mais... bruyant, avec la route d’accès aux ferries qui passe juste derrière
Agmar Boatyard
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Partheni Agmar Boatyard
  • Potentiel de stockage au sec ; excellent, vaste terre plein, travel-lift, et savoir faire. Voir le lien Agmar Boatyard Partheni
    • Sortie des bateaux sur travel-lift , mais peu de place au ponton d’attente, il faudra venir sur RDV. La rade de Partheni offre de la place en mouillage forain.
    • Mais, pas de station de carburant
    • Services techniques centralisés par la marina, réputé de très bonne qualité. On peut travailler et coucher à bord
    • Le tarmac n’est pas bétonné, très boueux l’hiver
  • Ambiance spécifique ici
    • calme... mais loin de tout et quasi lugubre. Ce n’est pas un lieu où vivre
    • La proximité de la piste d’aéroport, n’est pas un handicap, les vols sont rares... cette proximité est un avantage, pour prendre l’avion !!!
    • Une taverne à quelques minutes, approvisionnement très limité, il faut louer un scooter, pour gagner Lakki à une demi heure
Artemis Boatyard
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Partheni Artemis boatyard

extension récente d’un chantier traditionnel, en Partheni, au sud de la piste de l’aéroport, opposée à Agmar boatyard voir le lien : Leros Artemis Boatyard

  • Récent, on manque d’info, mais la photo récente Google Earth, montre que le chantier est rempli
  • Ils tirent les bateaux sur un chariot, selon la méthode traditionnelle
  • Ils disposent selon leur site de matériel récent et performant
  • Pas de ponton d’attente, il faudra venir sur RDV, comme pour Agmar boatyard
  • des informations filtrent suivant les quelles, les tarifs seraient discutables
  • On peut travailler et vivre à bord
  • Eau et électricité, toilettes à l’office
  • Ambiance... Là, on est vraiment loin de tout

Patmos

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Patmos, marina inachevée
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Patmos Marine Stavros Diakofti
  • Lien vers les mouillages/PTP : Patmos et ses mouillage
  • Potentiel d’hivernage sur l’eau : très limité, sauf peut être au quai nord de la marina inachevée.
    • Mais, il faudra trouver une place et négocier avec une autorité, elle aussi à découvrir
    • Voir si les bornes d’eau et d’électricité fonctionnent maintenant
    • Négocier sur place une surveillance du bateau, c’est ouvert aux quatre vents
  • Potentiel de stockage au sec : rien sur Scala patmos, les petites barques sont tirées au sec depuis le fond du port, avec très peu d’eau pour accéder
    • De très bonnes possibilités à Patmos Marine dans Stavros Diakofti, à 5 milles au sud de Scala
      • le chantier Patmos Marine , animé par les frères Kamitsis, petit chantier artisanal à l’origine et qui a développé du savoir faire dans tous les domaines d’entretien et de réparation. Aujourd’hui très réputés voir ce lien : Patmos marine
      • les bateaux sont tirés au sec selon la tradition, des bouées d’attente sont en place, mais il faudra prendre RDV
      • loin de tout, à plus de 10 km de Scala, c’est injouable de vivre à bord l’hiver. On peut laisser le bateau et rejoindre Scala en taxi. Il passe aussi des bus.
  • Bassin de croisière :
    • C’est la perle du triangle des eaux turquoise : Patmos, Agathonissi, Leros. Avec quelques joyaux : Arki et Lipso. Proche, on peut aussi joindre au nord les très ventées îles Fournoï...
    • Pour la côte turque : rien depuis Patmos
      • ports d’entrée en Turquie : Didim ou Kusadasi
      • port de sortie en Grèce ; Pythagorion en Samos
  • Ambiance:touristique en diable, en été, pour Scala, calme et tranquille pour Stavros Diakofti
    • à noter que les religieux tiennent ici la pouvoir, ce qui a un avantage : peu de boites de nuit, et une bonne tenue vestimentaire
    • Liaisons maritimes : il faudra rejoindre Vathy en Samos, ou Kalimnos puis Rhodes, pour joindre Athènes
    • Aériennes : nulles, il n’y a pas d’aéroport. Il faudra joindre Pythagorion par ferry pour prendre un avion.
  • Liaisons maritimes vers la Turquie : rien en direct, il faudra joindre Kalimnos pour joindre Turgutreis, ou Vathy en Samos pou joindre Kusadasi.

Pythagorion

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Pythagorion Samos Marina
  • Lien vers les mouillages/PTP : Samos marina
  • Potentiel d’hivernage sur l’eau limité par le manque de surveillance des bateaux et des installations. Ce que nous avons constaté en 2014 et confirmé par des guides nautiques réputés. On a l’impression que cette marina qui a eu de mal à démarrer, lentement se délite : la station service est fermée, il faut faire venir une camionnette citerne, il ne reste plus qu’une taverne et un bar. L’épicerie offre le minimum, pas de ship, tous les services d’entretien et de réparation viennent de l’extérieur. seule la blanchisserie fonctionnait correctement.
  • Potentiel de stockage au sec : travel lift et de la place, mais... peu de monde sur le hard...Là aussi les témoignages ne sont pas bons
  • La proximité du vieux port de Pythagorion explique peut être cette difficulté de développement de la marina. Bien que très inconfortable, il est pratiquement gratuit et surtout dispose, en plein centre ville de nombreux commerces et surtout des bureaux administratifs douaniers pour faire les entrées ou les sorties.
  • Bassin de croisière
    • Le tour de l’île et ses multiples ports et mouillages, pas tous faciles d’accès, pour des raisons météorologiques en particulier. Voir les liens PTP
    • Beaucoup plus délicat, avec fréquemment une mer forte et beaucoup de vent : les îles Founoï et Icaria
    • Vers la Turquie
      • Si proche et pourtant, maintenant difficile d’accès du fait des opérations de surveillance et d’entre-aide au migrants, il faudra d’abord faire un check-in à Kusadasi, puis revenir sur ce bijou :Port St Paul
      • ports d’entrée en Turquie : Didim ou Kusadasi
      • port de sortie en Grèce ; Pythagorion en Samos
  • Ambiance débilitante sur place... La ville est à 20 minutes à pieds, par un chemin côtier agréable, mais il faudra d’abord passer par la station d’épuration...
  • Liaisons :
    • Maritimes limitées : il faut aller à Vathy à un quinzaine de km, pour trouver la ligne régulière vers Athènes
    • Aérienne : à Pythagorion à 4 km, avec plusieurs liaisons journalières toute l’année vers Athènes et des vols low coast , en été, vers la Belgique, l’Angleterre et l’Allemagne principalement.
  • Liaisons maritimes vers la Turquie : régulières vers Kusadasi depuis Vathy, toute l’année et en saison depuis Pythagorion.

Chios

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Chios - Ormos Tholos
  • Lien vers les mouillages/PTP : Ormos Tholos
  • Potentiel d’hivernage sur l’eau pratiquement nul, sauf à trouver une place au ponton SE du port de Chios, très réservé par le locaux.
  • Potentiel d’hivernage, possible au chantier d’Ormos Tolos
    • Convivial et qualifié, les bateaux sont sortis sur chariot
    • Pas ou peu de quai d’attente, il faudra prendre rendez vous
    • Fréquenté par de nombreux bateaux français.
    • Eau et électricité, confort rustique
    • Réparation et entretien, réputé qualifié, mais... vous êtes loin de tout, pas de ship chandler à proximité
  • Bassin de croisière
    • En Grèce sur l’île et ses voisines
    • Vers la Turquie, vaste et hétéroclite : La baie d’Izmir, celle d’Ildir, Cesme et toute la côte turque jusqu’à Sigacik.
      • ports d’entrée en Turquie:Cesme
      • port de sortie en Grèce ; Chios
  • Ambiance... Si vous tombez sous le charme de Chios (ce qui est probable, si vous êtes normalement constitué) ça ira pour la belle saison... Pour l’hiver, çà peut être sévère...
  • Liaisons :
    • Maritimes : ferries réguliers pour Athènes et Rhodes
    • Liaison aériennes régulières vers Athènes, en été vols low coast vers l’Europe occidentale depuis l’aéroport au sud de la ville de Chios
    • Liaisons maritimes vers la Turquie : régulières et fréquentes vers Cesme
      • Depuis Cesme, on aura aussi la possibilité de prendre un ferry vers Ancone, ou, éventuellement un vol depuis Izmir tout proche.

Mythilene

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Port et rade de Mythilene
  • Lien vers les mouillages/PTP : Ile de Mytilene
    Préambule  : de tous les cas étudiés, ce port et cette zone, sont certainement ceux qui reproduisent le mieux le besoin exposé : retrouver en Égée orientale un port, une ville et une zone de navigation permettant de sécuriser le bateau en hiver et de naviguer agréablement en été
  • Potentiel d’hivernage sur l’eau : excellent avec deux options
    • Alongside le long du quai Est du bassin intérieur. Avec une condition obligatoire : que le bateau soit surveillé par des locaux.
      • Pas d’eau, pas d’électricité
      • Aucun confort
      • Cà aura un petit prix, à négocier avec les autorités portuaires
      • Le bateau aura a être très bien défendu
    • Aucune autre solution raisonnable dans le bassin intérieur, ou dans la rade
  • Exception notoire, dans la rade, au sud du quai de commerce : la marina.
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    Marina de Mythilene

Longtemps laissée en jachère, elle a été reprise et gérée par un groupe gréco turc, dont le turc SETUR Marina qui en assure le fonctionnement, ce qui est un gage de professionnalisme et de savoir faire. voir ce lien : Setur mitilini

  • Marina, hivernage sur l’eau.
    • Selon l’emplacement alloué, il y aura des précautions à prendre
      • On accoste sur cat way et certains manquent de longueur. L’amarrage peut-être compliqué.
      • Certains emplacements, alongside des quais, exposés au vent dominant N/NE, nécessiteront le renforcement sévère des moyens de défense
    • Pas de station service, carburant délivré par camion mini citerne sur les quais, mais sur les pontons, ce sera transfert avec des bidons
    • Eau, électricité, wifi
    • Confort raisonnable : toilettes et douches proches à défaut d’être très confortables, mais mon analyse date de deux ans
    • Sécurité active : les pontons sont régulièrement surveillés
  • Hivernage au sec, il y avait des points faibles (2014), peut être corrigés aujourd’hui, mais il semble difficile de vivre à bord
    • Levage
      • (Grue Mobile 15t)... Il y a bien une darse dédiée, maiq à première vue, pas de travel lift
      • Levage à contrôler personnellement : en 2014, ils sortaient des bateaux avec la grue sans croisillon...
    • Calage : à contrôler aussi
  • Entretien, maintenance et réparation, tous les services sont fournis par des Techniciens externes : sablage, réparations plastiques, gréement, charpentier, soudeur, antifouling, contrôle du BIB, peinture/polissage, tapissier, inspection sous-marine, maitre voilier, traitement de osmose, mécanicien moteur, électricien, froid.
  • Bassin de croisière
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    Lesbos et la côte turques... Les mouillages
  • Liaisons :
    • Maritimes : ferries réguliers pour Athènes
    • Liaison aériennes régulières vers Athènes, en été vols low coast vers l’Europe occidentale depuis l’aéroport au centre de l’île
    • Liaisons maritimes vers la Turquie : régulières et fréquentes vers Ayvalik
      • ports d’entrée en Turquie : Ayvalik et Dikili
      • port de sortie en Grèce : Mytilene
  • Ambiance...
    • Lesbos est un continent en soi, on y trouvera de tout :
    • Festif, industrieux et besogneux à Mytilene
    • Touristique à Mythimna
    • Nonchalant à Plomarion, où l’on fabrique le meilleur ouzo du monde
    • Accueillant et chaleureux à Skala Loutra ou à Sigri
      Mais partout on retrouve la trace d’un des plus prestigieux poète de la Grèce antique, la grande Sapho...

Conclusions

Sur l’hypothèse d’un point d’hivernage dans les îles du Dodecanese et des Sporades du NE, et d’un programme de navigation dans leurs eaux, avec une option d’un séjours touristique (90 jours) dans les eaux turques

  • Si l’on vit à bord l’hiver
    • Rhodes si la marina est terminée, pour son potentiel de convivialité, sa richesse hsitorique, ses facilités de liaisons aériennes
    • Cos, pour les mêmes raisons que Rhodes, avec un plus : la facilité de ses liaison avec Bodrum
    • Mithilène, pour la richesse de son bassin de navigation, mais aussi sa proximité avec Ayvalik et Izmir
  • Si on laisse son bateau au sec l’hiver :
    • Soit le bateau et l’équipage permet de longues navigations, sécurisés et autonomes : alors toutes les options proposées sont bonnes. le choix dépendant des opportunités de liaison aérienne ou maritime
    • soit le bateau et/ou l’équipage impose de courtes navigations et des arrêts sécurisés fréquents, alors, c’est le bassin de navigation qui prime, et ce sera Leros ou Mithilene... de préférence, mais toutes les options resteront jouables, l’influence des liaisons restant déterminant.e

Michel, à Riposto, nov 2016

UP


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15 Messages de forum

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  • 15 novembre 2016 14:13, par yoruk écrire     UP Animateur

    Beaucoup de bateaux battant pavillon européens ont quitté récemment les eaux turques. A ceci s’ajoute une inquiétude toute récente : selon le journal turc

    Le premier ministre turc, relayant la pensée de Erdogan, envisage d’imposer le passage sous pavillon turc de tous les bateaux de plaisance naviguant dans les eaux turques. Il est probable que cela concerne les très nombreux citoyens turcs ayant immatriculé leur bateau sous pavillon du Delaware, sans impacter les navigateurs y passant quelques jours au titre du visa touristique
    Néanmoins, cela pose problème aux européens hivernant leur bateau en Turquie. beaucoup on quitté ces eaux, d’autres s’interrogent.
    Ce dossier a pour objet de lister les opportunités d’hivernages dans les îles grecques du Dodecanese et des Sporades du NE, permettant de profiter de leurs bassins de navigation, tout en faisant des incursions en Turquie, sur la base du visa touristique
    Vos interventions sont les bienvenues, et merci d’avance du respect de la charte : pas de polémique
    Cordialement
    Michel

    Répondre à ce message

  • J’ai contacté Beneteau Turquie, pour plus d’informations concernant cette histoire de pavillon. Ils n’en savant pas plus que la déclaration du 1er ministre, ils attendent la semaine prochaine pour en savoir plus, en résumé :

    * Tous les citoyens turcs ayant un bateau avec un pavillon étranger seront OBLIGÉS de passer au pavillon turc

    * Tous les citoyens ayant la double nationalité (turque et étrangère) seront considéré comme turc et devront se soumettre au même réglement que ci-dessus

    * Tous les non-résidents et non citoyens turcs seront eux soumis à la règle en cours (VISA et autorisation de 90 jours max).

    Répondre à ce message

    • Je pense que cette déclaration est un grand coup d’épée dans l’eau.
      1/ Les bateaux immatriculés au Delaware, sont la propriété de sociétés américaines, elles même possédées par une société écran, souvent suisse ou luxembourgeoise. Le propriétaire turc n’apparaît en aucune façon, il navigue sur un bateau qu’il loue à sa société américaine. quelque soit la loi, elle ne fera rentré pas un fifrelin dans les caisses turques.
      2/ le problème pourrait être plus emmerdant seulement pour les étrangers, résidents plus de 6 mois par an en Turquie et titulaire d’une résidence turque. Eux, propriétaires en titre de leur bateau risquent de devoir changer de pavillon, mais la taxe sera-t-elle plus forte que la taxe de francisation française ?
      Robert

      Répondre à ce message

      • Ce n’est pas comme ca que ça va :

        * il n’y a pas de société dans une société, bien souvent dans 90% des cas, la conception d’une société au Delaware est proposé directement et pris en charge par toutes les grandes marques nautiques présentent en Turquie (Jeanneau, Beneteau, Azimut, Princess, Targa, ... etc) pour permettre à leur acheteur d’économiser 28% des frais d’acquisition de leur unité neuve.

        * Sur le marché de l’occasion, les vendeurs précisent le pavillon pour vendre la société en même temps que le bateau

        * Dans les documents à bord, il y stipule à qui est donné la direction de la société créée au Delaware, dans 99,9% des cas, le nom du propriétaire du bateau apparait ici. Il est alors très facile pour les autorités turques de démontrer que le propriétaire du bateau et le plaisancier (l’utilisateur) ne font qu’un et le forcer à passer au pavillon turc, sous peine (je l’imagine très très bien avec le type de gouvernement qu’il y a labas maintenant) d’une grosse amende.

        Nous allons voir cette semaine et la semaine prochaine les détails de cette loi

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  • Je crains qu’on arrive dans quelques années à un point ou tout bateau avec pavillon U.S. dans les eaux turcs seront excessivement contrôler pour vérifier la nationalité des propriétaires avec évidemment l’amende records à la clé si proprio turc

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  • 16 novembre 2016 05:25, par yoruk écrire     UP Animateur

    Rester en Turquie sous pavillon étranger

    Rappel de base

    • Le transitlog est valable 12 mois, tant que le bateau n’a pas quitté la Turquie, ou qu’il est été mis à terre sous douane
    • Afin d’éliminer le charter illicite, seul le propriétaire du bateau est considéré comme commandant du bord. Un bateau peut avoir jusqu’à quatre propriétaires
      • Si un propriétaire n’est pas à bord, le bateau devra payer une taxe spéciale, y compris pour pour la famille proche.
      • C’est pourquoi il est recommandé de déclarer, même pour un pourcentage infime, ces membre de la famille (ou amis) comme co proriétaires.
    • Conséquence pour un citoyen turc, s’il veut pouvoir naviquer sous le pavillon de complaisance du Delaware sur un bateau propriété d’une société écran dont il sera propriétaire, il faut qu’il bénéficie à titre personnel en tant que citoyen turc, d’une petite part de co propriété du bateau

    Combien de temps un yacht sous pavillon étranger peut-il rester en Turquie, sans payer de TVA, ni de droits de douane ???

    • C’est la question à 100.000 euros/bateau, pour la quelle selon toute vraisemblance la loi qui nous inquète sera votée : Un yacht sous pavillon étranger peut rester en Turquie jusqu’à cinq ans sans être soumis à la TVA et aux droits de douane. Cette période peut être prolongée par le ministère turc du tourisme. En complément, un bateau peut être mis sous douane, à terre pour une période de deux ans
    • Les sommes en jeu sont consdérables : Anterak nous parle de 28 % d’écomomie sur un bateau neuf..
    • C’est la question à 100.000 euros/bateau, Les sommes en jeu sont consdérables : Anterak nous parle de 28 % d’écomomie sur un bateau neuf...Or les bateaux neufs aujourd’hui en Turquie, achetés par des turcs, sont des bébés coutant courament 400.000 euro, soit une ristourne à 28% de 100.000 euros... Ce qui peut provoquer des appétits privés et des tensions administratives
      Et nous serons victimes co latérales...

    ndlr : modifié par l’auteur 16/11/2016 11H local
    Michel

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  • ndlr : modifié par l’auteur 16/11/2016 11H local
    J’ai adouci mon commentaire initial, du moins le dernier alinéa, pour le rendre plus.... maritime... enfin, j’espère
    Michel

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  • C’est ce qui me fait craindre la chasse à la sorcière, comme l’Etat turc est un état à deux vitesses, ce ne sera pas les grands propriétaires de mega yacht qui seront embêtés, encore moins ceux proches du pouvoir (ils outre passeront, comme toujours, les règles) mais bien le « petit » plaisancier avec son petit bateau à moteur ou son petit voilier.

    Autre question Michel, qu’en est-il d’un séjour longue durée d’un bateau sous pavillon de complaisance (Delaware) dans les eaux et sur le sol grec ? Qu’elles sont les règles ?

    Pour les eaux turques, il fallait au minimum faire une sortie tous les 5 ans pour faire un reset du transitlog et être en ordre de douane mais en Grèce, tu penses que c’est la même chose ?

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    • Pavillon de complaisance, est un mot trop fort, que j’utilise à tort quand je suis de mauvaise humeur !!! :-((
      En fait, il faut voir chez Imray (ce que je vais faire) ce qu’ils annoncent pour les bateaux US..
      Michel

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      • Synthèse sommaire des obligations douanières en Grèce.

        Origine : guide Imray, Greek Waaters Pilot, onzième édtion 2011. Traduction automatique et mise en sens compréhensible par yoruk

        Pour les personnes,

        Visas Pour les citoyens de la zone Schengen :

        ils sont libre de circulation et de stationnement, mais seront considérés comme résidents s’ils stationnent plus de 183 jours, par an, en Grèce. Un résident doit se conformer aux lois du pays, ce qui peut devenir un problème, pour les personnes vivant à bord...

        Visas pour les non EEA

        C’est généralement la règle du visa touristique qui joue (90j/180j). Sinon consulter son consulat

        Pour les bateaux

        • DEKPA
          Pour tous les bateaux de la zone européenne de plus de 10 m
        • Transit Log
          Pour les bateaux hors CEE (le Brexit pourra poser problème). Il est valide 6 mois et peut-être étendu jusqu’à 12 mois.
        • TVA
          • Pour les bateaux de la communauté européenne : on doit prouver que la TVA a bien été acquittée, ou que les exemptions sont conformes à la loi du pays d’origine.
          • Pour les bateaux hors zone CEE :
            les bateaux enregistrés hors zone CEE, et propriété de personnes hors zone CEE, bénéficient d’une autorisation d’importation temporaire de 18 mois. A la fin de cette période, le bateau doit quitter la zone européenne. Une fois prouvé cette sortie, le bateau peut alors ré-entrer en CEE pour une nouvelle période de 18 mois en importation temporaire. Il n’y a pas semble t il de minimum de temps à passer hors CEE, mais, il est impératif de pouvoir montrer les documents attestant la sortie. Les seules solutions de sorties viables en Méditerranée sont la Turquie, la Tunisie et la Croatie (à vérifier)

        ndlr : cette synthèse est sommaire, et le dossier est complexe. Il peut être prudent de consulter des experts

        Michel

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  • Je viens de questionner la marina de Kos, je laisse tomber ca n’ira pas.
    Pour info, Setur Kusadasi je suis à 2100€/ an, si je fais les comptes que le marina de Kos a envoyé je serai à 4.238,52 € pour, attention, être en plus à sec avec un contrat annuel !! Pendant la période ou on utilise le plus le bateau (avril à octobre) le bateau est à sec et donc je dois payer 4 x le lift pour le mettre à l’eau à chaque fois que j’y vais et pendant l’hivernage le bateau peut être à l’eau (ca me fait une belle jambe !). En plus à chaque fois que le bateau retourne à sec l’antifouling se détériore, si on rajoute des frais de peinture ca deviens encore plus cher que le marina de Yalikavak (palmarina) qui est deja hors de prix.

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    • Bon je viens de contrôler le deuxième choix qu’il reste dans le sud pour notre unité. Malheureusement le marina de Rhodes mène une politique de prix discriminatoire, tous les bateaux de moins de 12 m de long paye le prix d’un 12 m, soit 6300 €/an. Ca devient sérieusement difficile.

      A moins de remonter sur Lesbos, mais ca ne fait pas partie de notre zone de navigation on s’écarte un peu de trop. Et le Setur Marina sur Lesbos n’a pas l’air d’être aussi bien équipé.

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  • 80 bateaux ont déjà quitté Setur Marina Kusadasi !!!

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