image
image
image

Votre IP : 54.156.92.243
Dernier ajout : 17 novembre
Visiteurs connectés : 16

image Conception
Développé sous SPIP
Informations légales

image
image
Recherche image

Pratiques et Techniques de la Plaisance

image

Accueil du site > Articles > Au mouillage > Gérer et adapter une ligne mixte de mouillage

Rubrique : Au mouillage

__________________________________________________________________________________________________________________

Gérer et adapter une ligne mixte de mouillageVersion imprimable de cet article Version imprimable

Publié Juillet 2016, (màj Octobre 2016) par : yoruk   

Copyright : Les articles sont la propriété de leurs auteurs et ne peuvent pas être reproduits en partie ou totalité sans leur accord
S'identifier pour s'abonner par mail

Mots-clés secondaires: sécurité , mouillage

Préambule

Il y a autant de styles de navigation que de moyens de mouillage mis en oeuvre. A tel point que la ligne de mouillage est une option chez de nombreux fabricants de bateaux

  • Naviguer de bouée en bouée sur la côte d’Azur
  • Aller de port en port et de marina en marina en Sicile, ou sur les côtes italiennes
  • Sortir à la journée pour revenir à son port d’attache

Ne nécessitent pas l’installation coûteuse d’apparaux de mouillage souvent très onéreux, lourds et encombrants, une installation sommaire, peut suffire. Il en va autrement si l’on sort du périmètre urbanisé de nos côte sursaturées. Là il faudra trouver les moyens d’assurer son indépendance au mouillage.
Une intense littérature a été produite sur le sujet. Le fantasme de l’ancre de miséricorde a suscité de nombreux marronniers sur des fora enflammés, et les noms d’oiseaux ont pu voler, les claviers étaient en feu.
Mais... des hommes sages ont commencé à déminer le terrain, sur des bases objectives et des raisonnements à bases scientifiques. Quelques exemples, ici sur PTP

 
Ceci acquis, on admet que les bonnes ancres modernes, chargées en pointe, sont devenues performantes. Mais, cela ne suffira pas, il faut que toute la ligne de mouillage soit homogène. Homogène et en phase avec les caractéristiques du bateau. Se pose en particulier le problème du poids à l’avant, et de l’encombrement. Pour y répondre, on admet aussi qu’une ligne mixte bien pensée peut être une réponse satisfaisante, avec des avantages et des inconvénients
Les avantages

  • Le poids et la place : à l’évidence 30 m de chaîne de 10, rallongés de 30 m d’un câblot de 20 en nylon, pèseront moins que 60 m de chaîne (pas loin de 150 kg quand même)
  • L’élasticité du cordage, surtout en polyamide, dont l’allongement allant jusqu’à 25% participe à la tenue du mouillage, par son potentiel d’absorption des coups de bélier par mer formée

les inconvénients

  • il nécessite une épissure entre la chaîne et le câblot, qui sera un point de faiblesse à surveiller consciencieusement.
  • Mais surtout, ses dimensions définitives, entre longueur de chaîne et celle du câblot, peuvent le rendre inapte à certains types de fonds et certaines hauteurs d’eau (les faibles hauteurs en particulier)

Les travaux avancés d’Artimon et de son tableur

Artimon, nous a montré les limites mécaniques de tenue d’une ligne de mouillage. Il propose l’installation à plat pont d’un circuit de câblot, bossé à la chaîne. C’est ce circuit qui amortira par son potentiel d’allongement les a-coups déclenchant les décrochage de la ligne de mouillage.
Mais, si sur un voilier de plus de 50 pieds, on peut attendre une forte réserve d’allongement, sur un voilier plus petit, plusieurs problèmes se poseront

  • La longueur utile du circuit sur un voilier de 40 pieds, à fortiori pour un bateau encore plus petit, rendra pour partie inopérante l’élasticité espérée
  • Mais surtout, le système limitera l’espace des passavants, rendant dangereux la circulation des personnes par gros temps.
  • Enfin, il faudra bosser la chaîne, ce qui n’est pas évident pour tout le monde, dans l’espace restreint d’un petit bateau

Les interrogations d’un propriétaire de bateau de 40 pieds

Pour en avoir discuté avec d’autres utilisateurs de bateaux de même taille, il est apparu que si l’on ne pouvait pas trouver la solution sur le pont, il fallait la chercher ailleurs. L’idée de faire plonger les câblots, a fait surface (si, si...). J’en avais parlé à l’époque avec Artimon, sur son fil, et nous sommes équipés de deux câblots de 12 mètres de squareline polyamide 8 torons de 20 mm... La mise en place s’est révélée difficile, en particulier pour le bossage de la chaîne, et son passage dans le davier...
L’idée était de bosser chaque câblot sur la chaîne, en les laissant plonger et en donnant du mou à la chaîne, dans l’eau, puis de les ramener de part et d’autre de l’étrave par les chaumards, en le fixant aux taquets avant. Sauf que ça ne va pas, trop compliqué à monter et très difficile à remonter à bord.
une solution est apparue en travaillant sur le dossier de la main de fer, et particulier sur le potentiel de la manille de mouillage “Kong”


La manille de mouillage “Kong”, distribuée par “Osculati

Manille de mouillage pour raccorder rapidement une seconde ancre sur la chaîne principale. Une manille classique est en effet souvent difficile à introduire dans les maillons serrés d’une chaîne calibrée. Mais aussi, elle permet de frapper facilement un bout sur la chaîne et de reprendre latéralement et de chaque côté la tension pour éviter les à-coups et stabiliser le bateau au mouillage.

Aide à l’affourchage, ou main de fer ???

Initialement prévue pour poser une deuxième ancre en affourchage, elle a été détournée de son objet pour servir de support à une main de fer. Son avantage à ce niveau étant le verrouillage que son manillon permet sur la chaîne principale. Sur le concept, seul Wichard propose un verrouillage, mais on sait sa médiocre qualité. Tous les autres système de croc peuvent décrocher brutalement sur un rappel dans du clapot.
On s’est donc mis à phosphorer sur le concept d’une “Kong” remplaçant le ou les nœuds de bosse. Et là, c’est l’œuf de Christophe Colomb :

Je n’ai besoin de deux câblots qu’en cas extrême


C’est à dire que ça cogne et que toute la ligne de chaîne est sortie. Là, il suffit d’utiliser le deuxième câblot comme étalingure, en bout de chaîne. Alors, on pose la manille “Kong” sur les derniers maillons de la chaîne, et on passe son câblot sur le taquet bâbord, via le rouleau gauche du davier (qui est libre) puis on laisse filer la chaîne en contrôlant la tension sur le câblot bâbord. Une fois la chaîne dégagée du barbotin, on récupère le câblot tribord que l’on fixe sur le taquet du même côté, et on règle la tension entre les deux câblots.
  • sur le schéma ci contre, la manille Kong est fixée avec peu de chaîne sortie. En sortant toute la chaîne, et repositionnant la manille “Kong” c’est le deuxième câblot qui travaillera

Les réglages de la ligne

On peut alors

  • Opter pour la longueur de chaîne que l’on souhaite
  • Choisir la longueur, la résistance du câblot
  • Et panacher les réglages de la pose de la manille de mouillage sur la chaîne, en fonction des fonds, de la hauteur d’eau, des conditions météo.

Et bien sûr, le tableur d’Artimon validera ces hypothèses. Voir les photos ci dessous

 

règlage de beau temps règlage par temps maniable règlage de gros temps détail de positionnement
  • Réglage de beau temps
    • 10 m de fond
    • 40 m de chaîne
    • 8 m de câblot
    • La chaîne est relâchée et sortie du barbotin
  • Réglage de temps maniable
    • 10 m de fond
    • 50 m de chaîne
    • 8 m de câblot
    • La chaîne relâchée, est sortie du barbotin, et fixée au taquet
  • Réglage de gros temps
    • 10 m de fond
    • 60 m de chaîne
    • 8 m de câblot à bâbord
    • 8 m de câblot à tribord
    • La chaîne est sortie du barbotin, et plonge, retenue par le câblot tribord, fixé au taquet, avec un retour vers l’étalingure dans
      la baille de mouillage. Le câblot bâbord travaille en harmonie avec celui de tribord
  • détail de positionnement de la manille, en cavalier sur un chaînon. Une fois vissé, le “manillon imperdable”, bloquera le tout. on peut l’assurer avec un petit bout ou un rilsan.

L’équilibre de la ligne de mouillage

l’ancre 20 kgla liaison chaîne/ancrela chaîne : 60 mla manille de mouillageles câblots : 2 x 12 m
Rocna galva ultra anchor UFS 10-35 Galva, 10 mm, grade 40 Kong/osculati Squareline polyamide 8 torons 20mm
bateaux jusqu’à 14m Rupture : 8541kg Rupture ; 5.120 kg Rupture : 5000kg Rupture : 8302 kg Allongement 13%
550 € 360 € 500 € 44 € 150 €

Les points délicats

  • Résistance à la rupture de la manille de mouillage : c’est le manillon le point faible.
    • Surdimensionné en 12, il offre une limite à la rupture donnée pour 5.000 kg et 1500 kg de CMU (SWL 15 kN). C’est le maillon faible de la ligne dans cette configuration.
    • Cependant, s’il lâche, en conditions extrêmes, l’autre câblot fixé au taquet, assurera la tenue provisoire de la ligne.
    • Sous la tension, il peut se déformer, et rendre difficile son démontage. Il faudra prévoir un passage suffisant dans le davier pour pouvoir le remonter et travailler à plat pont.
    • Il faut l’assurer soit par un petit bout, soit par un rilsan, soit plus classique par du fil de fer galvanisé.
    • Enfin, tous comptes faits, il n’est pas gros... Mieux vaut en prévoir en stock...
  • Le passage et l’allongement des câblots dans les rouleaux du davier ou dans les chaumards.
    • Selon leur conception, il faudra prévoir un dispositif de retenue du davier, pour éviter que le câblot d’en ressorte
    • Il faudra surtout protéger les câblots, en les fourrant
  • La nature du câblot
    • Dans tous les cas, on préférera un câblot polyamide, pour son aptitude à l’allongement. Deux types de cordage
      • 3 torons simples, c’est lui qui offre le meilleur coef d’allongement : 25%, pour Cousin Trestec
      • Squareline 8 torons (4x2), offre un potentiel d’allongement de 13%, moitié moins que la 3 torons classique, mais par contre, sera plus facile à épisser, anti giratoire et anti coque.
    • Se posera un problème avec le diamètre de l’œil de la manille “Kong” Il sera très difficile d’insérer une cosse lyre pour augmenter le diamètre de la boucle. Épisser directement une boucle, en diminuant son rayon, l’affaiblit. Cependant avec une charge de rupture de plus de 8 tonne, c’est à dire une charge utile de 2 tonnes, en prenant un coef de 1/4, laisse encore de la marge. Dans tous les cas, il faudra surveiller régulièrement cette épissure, et au pire en cas de rupture, on ne perd rien, l’autre câblot, étalingué assurera la tenue de la ligne. Au pire il faudra refaire une épissure

 
Compatibilité des bailles de mouillage et positionnement du guindeau - (màj oct 2016)

bateau de voyage et guindeau sur le pont
Deux cabestans sur le pont
cabestan sur le pont
Guindeau dans la baille de mouillage
Guindeau dans la baille de mouillage
  • La pertinence du choix du type de liaison câblot/chaîne, dépendra aussi de la configuration du treuil de relevage et de la baille de mouillage. Les 5 photos ci dessus le montrent bien. Entre un voilier quasiment fabriqué à l’unité et ceux issus d’une production industrielle, on aura du mal à trouver un dénominateur commun. En fait, c’est plutôt en terme de type de navigation que l’on trouvera des analogies.
    • Bateaux de grand voyage => navigation extrême => Guindeau sur le pont => amortisseur sur le pont => nœud de bosse
    • Bateaux haut de gamme => tout type de navigation => Guindeau/cabestan sur le pont => amortisseur pont/plongeant => manille
    • Bateaux de série => navigation côtière => Guindeau sous le pont/cabestan arasant => amortisseur plongeant.
  • A l’évidence, à chacune de ces classes de bateau correspond un type d’amortisseur idéal. Mais, le bon sens marin recommande d’adapter un type d’amortisseur et un type de liaison à chaque situation.
    • Si la configuration permet l’installation d’un nœud de bosse, C’est la meilleure solution et la moins onéreuse.
    • Si on ne peut installer facilement de nœud de bosse, Osculati propose deux solutions de manille :
      • Sa manille de mouillage, dont la forme s’adapte bien à la chaîne, sans risque de déformation, en condition d’utilisation courante. par contre sa forme ouverte est sujette au décrochage dans le clapot
      • Sa manille d’affourchage, avec un manillon bloquant, facile d’installation, peut présenter des risque de déformation en conditions extrêmes.
  • Conclusion :
    • Dans 95 % des cas (c’est une approximation) vous naviguerez, sur des bateaux de série dans des conditions climatologiques tolérables, et votre équipement de baille de mouillage et de guindeau suffira pour assurer votre sécurité
    • Pour le reste, soit vous avez pris les moyens de vous équiper pour le long voyage, soit vous avez été surpris en navigation côtière par du mauvais temps plus fort que prévu. Dans ces conditions il faudra installer un amortisseur plongeant relié par un nœud de bosse, Enfin, pour la grande majorité, il faut rappeler les progrès des prévisions météorologiques, qui doivent vous éviter d’être surpris en mauvaise posture : http://www.plaisance-pratique.com/-...

 
Liens utiles
Chainerie limousine : http://www.chainlim.com/chaines/chaines-maritimes/
Jonction chaîne-ancre : https://www.ultramarine-anchors.com/flip-swivel-hook
Cousin Trestec : http://yachting.cousin-trestec.com/la-gamme/amarrage/squareline/
Manille de mouillage Kong pour Osculati : http://www.osculati.com/fr/cat/Scheda.aspx?id=248

UP


Répondre à cet article
(pour répondre à un message en particulier, voir plus bas dans le fil)

12 Messages de forum

__________________________________________________________________________________________________________________

__________________________________________________________________________________________________________________

  • Sur un conseil de Negofol

    On peut résoudre le problème de la taille de la boucle sur le câblot. Il faudra intercaler entre une cosse cœur inox, recevant l’épissure de la boucle, et la manille Kong, soit une manille, soit un maillon rapide de bonne qualité.

    • La manille présente l’inconvénient d’avoir à assurer un manillon, manillon qui sera le point faible. Il faudra aussi trouver un fabricant fiable garantissant une charge de travail et une charge de rupture compatible avec l’ensemble de la ligne de mouillage (pour mémoire : CT 1500 kg CR 5.000 kg, pour l’exemple traité sur le dossier)
    • Le maillon rapide lui offre l’avantage de travailler dans l’axe de la liaison avec la manille de mouillage Kong. Il faudra s’équiper de moyens de contrôle du couple de serrage, et prévoir un blocage de la vis avec du frein filet.

    Répondre à ce message

  • On peut augmenter de façon particulièrement spectaculaire l’élasticité du « cablot volant », donc absorber encore plus d’énergie de traction, en posant un amortisseur d’aussière en caoutchouc sur le cablot, de ce type :

    http://www.h2r-equipements.com/acce...

    Je l’ai déjà observé travailler dans du vent établi à 35/40nds, rafales à 50, c’est remarquable !

    J’utilise 2 dispositifs : un léger, câblot de 12, main de fer rapide et petit amortisseur, pour les vents jusqu’à 25 nds (surtout pour soulager le davier et limiter le bruit de la ligne de mouillage), et un « lourd » (vents supérieurs à 25 nds) avec cablot de 20, manille Kong et gros amortisseur de mouillage.

    Attention de positionner ces amortisseurs au plus près de la liaison chaine/cablot (donc dans l’eau). Si trop près de la coque, certains laissent de vilaines marques noires sur la coque quand le bateau joue les essuie glace.

    Répondre à ce message

    • Bonjour

      de retour en Mediterranée, j’en profite pour rénover et réadapter mon mouillage aux eaux profondes et coups de vent + fonds rocheux possibles.
      Je me remet donc en tout chaine ( 70 metres) avec les deux configurations décrites ci dessus par Nicodefrega.
      Jusque 25 noeuds idem . Amortissement horizontal par bout de 12 et crochet.
      Au delà, pareillement, 10 metres de cablot tri torons de 22 , renvoyé sur 6 mètres.vers le taquet d’embelle,. Winch arrière possible aussi.

      Le point faible devient alors le passage du cablot dans le davier . Je recommanderais volontiers pour ma part le tuyau de pompier réformé . Le modèle feu de foret orange fluo est du plus bel effet. Les pompiers en réforment très régulièrement , probablement vers la destruction. J’utilise depuis plusieurs années , c’est bien supérieur aux tuyaux de jardin.

      Répondre à ce message

  • 21 juillet 2016 15:56, par lysigée écrire     UP  image Animateur

    J’utilise aussi une manille Kong, , un bout et un amortisseur d’amarre pour soulager la tension sur le guindeau. La chaîne reste lâche, sans tension sur le barbotin. Je ne crois pas que le manillon ait besoin d’être assuré, ni qu’il risque de se déformer. Le point faible dans mon dispositif, c’est le bout qui sert de fusible, et c’est lui qui va casser en premier, (ça m’est déjà arrivé) et le bruit de la chaîne revenant en tension sur le barbotin, fait suffisamment de bruit pour être averti.
    Paradoxalement, en cas de vent fort avec rafales, je ne l’installe pas, car ce dispositif masque le bruit de la chaîne en cas de dérapage, et ne me réveille pas.
    Mais le point faible de tout ceci reste la tenue de l’ancre. Quand je mouille trop long, le bateau va « remonter » au vent d’un coté et de l’autre. A ce moment la force de traction sur l’ancre s’exerce sur le coté et risque pour une ancre charrue, de faire sortir l’ancre de son trou. Je l’ai observé une fois en apnée. Peut-être que la Rocna n’a pas ce défaut. Les vraies Charrue CQR articulée de la Brittany (pas celle de Plastimo) sont justement articulées pour ça.
    Autre remarque, par beau temps, 10m de fond et le bateau à 48m de l’ancre, on risque de se retrouver un peu près du rivage, si le vent tourne dans la nuit.
    A chacun sa méthode. :)
    Robert
    (à Skopelos)

    Répondre à ce message

  • 24 juillet 2016 08:06, par Nevermind écrire     UP Animateur

    Bonjour,
    Pourquoi ne pas utiliser le principe de la patte d’oie sur un monocoque ?

    Pour palier à tout risque de rupture du mousqueton de la patte d’oie, je frappe un autre mousqueton avec un bout, d’un coté sur la chaine et sur le taquet de l’autre coté.

    Pour le passage chaine / câblot, je procède comme ça :

    1/ remonter le mouillage le plus près possible du barbotin
    2/ mettre un mousqueton avec un bout, d’un coté sur la chaine le plus près du rouleau de la delfinière et au taquet de l’autre coté
    3/ maintenant le mouillage est maintenu par ce bout
    4/ libérer le câblot de la poupée
    5/ faire une petite traction manuelle pour mettre la chaine dans le barbotin

    Simple et sans effort ! B-)

    Jean Paul

    Répondre à ce message

  • Bonjour
    Je lis avec beaucoup d’attention toute la prose au sujet des possibilités de mouillage .
    J’ai pourtant une question qui me tarabuste, quid du poids du bateau... ?
    En effet il est toujours question de la longueur de nos esquifs, due je suppose aux effets du fardage, mais le rappel du au clapotis, voire aux vagues, à des conséquences ou le poids joue énormément, du moins il me semble.
    J’ai un Colin Archer de 20t pour 13m et j’ai du mal à retrouver des notions pratiques dans les tableaux divers présentes.
    Mon mouillage, avec une Sade de 30 kg, 50m de chaîne de 12, 100m de cablot polyamide de 20, qui semble trop léger à vous lire...
    Pour être en configuration avec les calculs, me faudrait il passer à du 24 de diamètre. .. ? ou doubler systématiquement ce dernier, chose peu pratique avec beaupré et sous barbe, quand on veut affourcher sur l’étrave ou filer du mou dans une montée du vent.
    Ayant un chaumard à rouleau de chaque côté de l’étave, j’avais pris du cablot de 20 pour avoir une résistance homogène avec la chaîne galvanisée marine de 12, Rpt7,4t...
    Merci pour pour vos avis toujours avisés. ....

    Répondre à ce message

    • 21 août 2016 04:08, par yoruk écrire     UP     Ce message répond à ... Animateur

      Bonjour
      Entre Calabre et Grèce ionienne, je manque de connexions Internet. J’approfondirai le sujet (qui me passionne aussi) un peu plus tard.
      Il est certain que le poids du bateau joue un rôle dans le calcul de l’homogénéité de la ligne de mouillage. En l’occurrence, ce sera vraisemblablement le recul puis le rappel du bateau dans le clapot qu’il faudra étudier. Le tableur d’Artimon devrait permettre de cerner les solutions. On verra, mais un peu plus tard pour moi
      Néanmoins, une chose me trouble : la marine marchande ne s’embête pas avec la complexité d’une ligne mixte, et pourtant ils savent faire les épissures !!!

      Michel à Santa Maria di Leuca

      Répondre à ce message

      • 3 septembre 2016 09:29, par yoruk écrire     UP     Ce message répond à ... Animateur

        Voilà j’ai de la connexion et m’y atèle... Enfin, je vais essayer....
        Le but est d’obtenir une bonne cohérence de la totalité de la ligne de mouillage, et ce en fonction du type de bateau.

        Les options prises par Artimon sur son tableur, partent du principe de l’amortisseur à plat pont. Or, à ma connaissance, la très grande majorité de nos bateaux manqueront de longueur et de largeur de pont, pour l’installer correctement, et surtout sans risque pour le circulation des personnes sur le pont.

        Je me suis rendu compte que l’on pouvait obtenir les mêmes effets d’amortissement, avec un câblot plongeant à l’extérieur du bateau... C’est ce que je vais esaayer de monter pour ce très bel Colin Archer...

        Michel

        Répondre à ce message

  • Pour répondre à aikibu

    Bonjour
    En travaillant sur le tableur d’Artimon v4, il devient vite évident que sa complexité peut être un handicap à qui ne serait pas né matheux et physicien, ce qui est largement mon cas... Je propose donc une solution de présentation lisible sur un seul écran, permettant la saisie des options de base et la lecture de leurs effets. voir le PDF joint.
    Pour vos observations :

    • Quid du poids du bateau... ? En effet il est toujours question de la longueur de nos esquifs, due je suppose aux effets du fardage, mais le rappel du au clapotis, voire aux vagues, à des conséquences ou le poids joue énormément, du moins il me semble.
      • J’ai tenté plusieurs hypothèses de poids, aucune ne semble avoir d’action directe sur les valeurs de tension de la ligne de mouillage. J’en déduis que cette notion de masse est neutre dans le déplacement, puisqu’elle est toujours équilibre, ou plus précisement entre deux déséquilibres qui s’annulent... Par contre la prise au vent (le fardage) et la résistance de la carène quand le bateau cule, eux ont une action décisive sur les tension s’exerçant sur la ligne de mouillage. Mais, le calcul du fardage ne tient compte que de la longueur du bateau, sauf pour les catas.... Ce qui est peut être une limite
      • Il en va autrement avec des creux significatifs, mais je n’ai pas trouvé d’indication à ce sujet sur le tableur. En fait la prudence recommande pour tout le monde de prendre le large dans ce cas de figure...
    • J’ai un Colin Archer de 20t pour 13m et j’ai du mal à retrouver des notions pratiques dans les tableaux divers présentes.
      • J’ai pris pour votre bateau 20t de déplacement, 13 m de LOA, 4 m au maitre bau et 3,5 m à la largeur de flotaison et 10m à la longueur de flotaison.
    • Mon mouillage, avec une Spade de 30 kg, 50m de chaîne de 12, 100m de cablot polyamide de 20, qui semble trop léger à vous lire...
      • Pour les valeurs de fond : 10 m de hauteur d’eau, sur des fonds de bonne tenue (coef .66) et une ancre excelllente (coef .66)
      • Pour le câblot polyamide, en fait le tableur montre que du 20 mm est sufisant et couvre l’affaiblissement de 30% du à l’épissure sur la chaîne. A noter qu’avec 30 noeuds de vent et 14 de rafales additionnelles, votre bateau tient avec 50 m de chaîne et 10 m de nylon 3 torons de 20 mm... Seul dérappe l’option toute chaîne, il faudrait rallonger alors de 10 m pour stabiliser ce type demouillage
      • En mouillage mixte, dans la même configuration, avec 30 nds de vent et 20 nds de rafales additionnelles (soit 50 noeuds), les trois options (tt chaîne, chaine + amortisseur, ligne mixte) dérappent, et la CMU est dépassée pour le tt chaîne !!! Il suffit de rallonger la ligne mixte de 2 m (passer de 10 à 12), pour stabiliser la ligne. Ce que Artimon avait noté dans ses observations (mais je ne sais plus où) : il faut peu de longueur d’amortisseur, pour stabiliser l’ensemble
    • Pour être en configuration avec les calculs, me faudrait il passer à du 24 de diamètre. .. ? ou doubler systématiquement ce dernier, chose peu pratique avec beaupré et sous barbe, quand on veut affourcher sur l’étrave ou filer du mou dans une montée du vent. Ayant un chaumard à rouleau de chaque côté de l’étave, j’avais pris du cablot de 20 pour avoir une résistance homogène avec la chaîne galvanisée marine de 12.
      • Si vous disposez de deux chaumards, la solution est probablement celle décrite dans l’article, en intégrant une manille de mouillage sur la longueur de chaîne que vous déterminerez, avec suffisemment long de câblot nylon pour couvrir les options de courantes (en respectant la hauteur d’eau pour éviter le raguage de l’épissure sur le fond). Et de prévoir un peu plus long de chaîne, et en cas d’extrême urgence, de prévoir en bout de chaîne, la même longueur de câblot nylon, servant d’étalingure et qui vous permettra de tenir le bateau sur vos deux chaumards, ce qui devrait permettre de gérer la sous barbe

    Michel... sous toutes réserves, bien sûr

    Répondre à ce message

    • Bonjour,

      J’interviens tardivement sur ce fil pour parler en particulier, compte tenu de la question d’Aikibu, de l’influence du déplacement sur la tenue du mouillage.
      Comme le montre les calculs la tension maximum atteinte dans une rafale est indépendante du déplacement et dépend seulement du fardage si la rafale est quasi instantanée (le vent passe en échelon du vent établi au vent de la rafale) ; Alain Fraysse avait fait le même constat. Par contre si on considère une rafale montant progressivement en intensité (par exemple en 5s) le déplacement intervient un peu, un bateau lourd subissant une surtension de l’ordre de 10 à 20% max.
      Jusqu’à la version V5 incluse du tableur ( merci encore Michel de m’avoir aidé à simplifier et clarifier l’entrée des données dans la version V5 pour rendre le tableur plus facile à utiliser) j’ai négligé pour cette raison ce facteur car l’introduction de ce calcul particulier dans le tableur alourdissait beaucoup les calculs et donc introduisait un retard désagréable dans la sortie des résultats après avoir entrer les données, en particulier pour ceux qui ont des vieux PC. En plus on ne sait pas mesurer à bord ce temps de montée ce qui rend l’utilisation de ce paramétre un peu académique ; Toutefois à l’occasion de la sortie de la version V6 qui intégrera les résultats des mesures de force en situation réelle je vais m’efforcer de trouver une solution plus simple pour mieux apprécier l’impact du déplacement dans ce cas. Mais qu’Aikibu ne s’inquiète pas, la tension max dépend au premier ordre du fardage et ne dépend qu’au second ordre du déplacement ;
      Il en va autrement lorsqu’il y a de la houle. Là le bateau n’a pas seulement un mouvement horizontal mais aussi un mouvement vertical. Cela implique que le déplacement joue alors un rôle important.
      J’ai introduit dans la V5 le calcul approché de la tension max dans ce cas de houle en fonction de la hauteur et de la période (ou de la longueur d’onde) de la houle.
      Par exemple pour le Colin Archer d’Aikibu si on considère un vent de 30 nds rafales 40 nds s’il est mouillé par 7m de hauteur du davier sur le fond avec 40m de chaîne de 12mm et 13m de câblot de 20mm la tension max sans houle est de 568kg sans houle, qui devient 1516 kg avec une houle de 1m de période 8s (longueur d’onde 100m) dans le sens du vent et 1937kg avec une houle de 1,5m ; Pour les mêmes paramètres de mouillage si le bateau ne déplaçait que 10t les 1516kg descendraient à 1081 kg et 1937kg deviendraient 1301kg. Si la longueur d(’onde baisse , la pente augmente fortement et les tensions aussi.
      Sur mon Balthazar de 17m déplaçant en charge 26t j’ai déformé en rade de Praia (Cap vert) une main de fer Kong du type indiqué par Michel et j’ai eu beaucoup de mal à extraire le manillon avec une pince étau et un bras de levier alors que le vent était modeste (de l’ordre de 10 à 15 nds sans rafale notable) uniquement en subissant une houle de l’ordre de 1,5m à 2m (ce n’est pas facile à apprécier) et de longueur d’onde de l’ordre de 100m.
      La réalité est que la houle est rapidement meurtrière pour nos mouillages et qu’elle nous force à dérader rapidement si elle pénètre notre mouillage. Elle est d’ailleurs tellement inconfortable avec le tangage qui augmente rapidement (et dramatiquement si la période de la houle approche celle du premier mode de tangage du bateau déclenchant une résonance) que l’on dérade de toutes façons rapidement.
      Le dimensionnement de la ligne de mouillage d’Aikibu me parait personnellement tout à fait correct ; il pourrait tenir le scenario de dimensionnement que je recommande de vents de 36nds rafales 54nds assorti d’une houle approchant 1m avec une période de 8s.
      Pour terminer mon intervention j’ai abandonné définitivement la main de fer Kong indiquée par Michel après l’avoir tordue et vrillée dans l’ouragan que j’ai subi au mouillage. Lorsque nous avons été arrachés du mouillage il était impossible de remonter la chaîne et l’ancre et il a fallu attendre le lendemain après une dérive en cape sèche de 60 milles et l’accalmie pour scier à la scie à métaux (l’étrave s’engageant encore dans les lames de temps à autre) la main de fer et remonter le mouillage (c’était beaucoup trop dangereux de le faire avant).
      Un noeud de bosse directement sur la chaîne est une solution beaucoup plus sûre. j’utilise également (voir photos sur mon site http://artimon1.free.fr/] dans la note technique à ce sujet une main de fer Osculati qui n’a pas de manillon, introduit l’effort dans la chaîne sans flexion, donc sans affaiblir les chaînons, et qui ne peut pas à mon avis bloquer la chaîne car si l’effort devenait supérieure à la limite élastique elle s’ouvrirait en relâchant la chaîne.
      Cordialement. Artimon

      Répondre à ce message

      • Bonjour Artimon, et merci

        Toutefois à l’occasion de la sortie de la version V6

        Merci de nous tenir au courant, nous mettrons à jour l’article sur votre tableur. C’est un article lu de très nombreuses fois, par des marins intéressés (peu de bavards sur PTP)

        Par ailleurs, je viens de mettre à jour ce dossier sur les lignes mixtes de mouillages, en incorporant quelques une de mes observations estivales sur la compatibilité des bailles de mouillage et des guindeaux de nos bateaux de grande série. le moins que l’on puisse dire est qu’ils ne sont pas vraiment adaptés aux mouillages extrêmes !!!
        Cordialement
        Michel

        Répondre à ce message

  • 4 octobre 2016 11:14, par aikibu écrire     UP  image

    Avec un peu de retard du aux vacances « terrestres » avec mon epouse, faut savoir faire des concessions...je remercie « yoruk » et « artimon » de s’etre penché sur mon probleme, qui interressera certainement d’autre proprio de poids lourds....
    Tres heureux d’avoir confirmation de la ligne de mouillage existante, et pour le fun je precise qu’en fait de main de fer, j’utilise un croc de chaine de levage pour chaine de 13, CMU du double de la chaine, avec un bout de sandow en travers de l’ouverture pour eviter au croc de se detacher dans les secousses diverses. Ce croc se trouve sur 1,5 m de chaine de 12 episse sur 20m d’aussiere nylon dia 24 3 torons, pour servir à la fois d’amortisseur de pont ( amarrage sur les taquets AR) et prise de coffre en bouclant la chaine dans l’oeil du coffre.....
    De plus, ayant une sous barbe, le probleme du frotement du mouillage sur cette derniere est resolu en bloquant..la barre angulée de façon à epauler la mer sous un tout petit angle....
    Bon vent et bons mouillages

    Répondre à ce message

Répondre à cet article

UP

Copyright et informations légales