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Accueil du site > Articles > Au mouillage > La main de fer ou crochet d’amarrage

Rubrique : Au mouillage

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La main de fer ou crochet d’amarrageVersion imprimable de cet article Version imprimable

Publié Août 2011, (màj Juillet 2016) par : yoruk   

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Main de fer ou crochet d’amarrage…

Qu’est-ce donc ? Un apparaux de mouillage, destiné à soulager l’amarrage de la chaîne, en mouillage forain, ou arrière au quai. Sa fonction est de réaliser (ou défaire) quasi instantanément une liaison entre un câblot et une chaîne de mouillage

Les types de main de fer

  • Famille ergots
     

Swisstech : Deux crochets, encadrant un des maillons de la chaîne accolés à un œillet recevant le bout textile ou une manille.
 
  • Produit suisse, réputé fiable, mais cher.
  • La tenue en tension des crochets semble sujette à caution.
  • Livré avec 1,20 de bout, un dispositif de largage, et un autre d’arrimage par une gaffe

 


Osculati : Crochets renforcés
  • Fente de saisi de maillon ajustée,
  • Œillet de grande taille permettant le passage de deux amarres.
     
     
     

 

  • Famille crochet
     
  • Le crochet américain, vendu par West marine,
    • En inox AISI 316, un crochet unique et massif, fendu au diamètre précis de la chaine, accroche un des maillons, la tenue se faisant par ajustage et pesanteur, la chaîne libre formant une retenue.
    • Un œillet ou un axe retiennent le bout d’amarrage.
    • Massive, et équipée d’une fente profonde et ajustée au diamètre du maillon de la chaîne(11mm pour l’exemple)
    • Œillet d’un diamètre intérieur de 20 mm en fil de 10, de bonne dimension pour un bout
    • Insuffisant pour passer deux bouts, nécessite l’usage d’une manille de 10. C’est un point de faiblesse Point de faiblesse aggravée pour cet exemple par l’absence de bout assurant le manillon
    • Résistance en 10 mm : WLL 1.200 kg
  • Le crochet Niro, dénommé Kettenfanghaken
    • Même forme que le crochet américain
    • L’oeillet est remplacé par un étrier et un axe Nécessite une manille pour passer deux bouts, c’est un point de faiblesse

 

  • Le crochet français, fabriqué par Wichard
    • Equipé d’un piston bloquant la chaîne, c’est un point de faiblesse, le piston peut se tordre et rendre difficile le dégagement de la chaîne
    • L’orifice laissant passer le piston affaiblit le corps du crochet
    • L’oeillet, ne laissant passer qu’un seul bout, nécessite un manille pour en passer deux.

 
 

  • Le crochet fabrication maison d’Alain Poiraud.
    • Si vous êtes doué manuellement, avec du bon matériel, choisissez votre acier en tôle de 10, découpez, percez, limez, passivez…
    • Si çà casse vous saurez qui incriminer !!!

 
 

Famille manille
 

  • Manille Kong : Une manille à œillet, son manillon bloquant un des maillons de la chaîne. L’oeillet reçoit le bout d’amarrage
    • Probablement la plus adaptée à la tenue de la chaîne, et pour cause
    • Bonne résistance (donnée pour 5 tonnes en rupture pour une chaine de 10)
    • Peut également servir pour affourcher une 2ème ancre sur la chaîne principale
    • Pose deux problèmes : le vissage et le dévissage.
    • L’oeillet ne tolère qu’un seul bout, prévoir une manille pour passer deux amarres

Les résistances

La charge maximale de travail de ces divers éléments d’une ligne de mouillage devraient être indiquées précisément. En fait c’est rarement le cas, et le plus souvent on ne sait pas quelles sont les performances du matériel. Les tableaux ci-dessous montrent quelques valeurs qu’on peut trouver dans les catalogues.

Type/marque pour chaîne 10 mm Charge de travail en kgf Charge de rupture en kgf
Ergot double Swisstech 1.200 Non documenté
Ergot double Osculati Non documenté Non documenté
Crochet West Marine 1.200 Non documenté
Crochet Niro/Kettenfanghaken Non documenté Non documenté
Crochet Wichard 720 2.400
Crochet type Alain poiraud Non documenté Non documenté
Manille Kong Non documenté 5.000

 

Type de manille Charge de travail en kg Charge de rupture en kg
Forgée inox droite 8 mm 1.400 3.600
Forgée inox droite 10 mm 2.000 5.200
Forgée inox droite 12 mm 2.400 6.000

 
 Amarre 14 mm :
 
La figure ci-contre indique que la charge de travail recommandée est 1/4 de la charge maximale.

Marque Charge de rupture kg Charge de travail  % maxi allongement
Cousin Futuna polyamide 4.600 1/4 de la rupture 30 %
Cousin Flat Line polyester 3.600 1/4 de la rupture 7 %
Cousin Square line polyamide 4.100 1/4 de la rupture 15 %

On remarque sur la figure ci-contre que la classique « 3 torons » est de loin la meilleure amarre en terme d’amortissement grâce à son élasticité largement supérieure aux autres. La « flatline » est largement la plus mauvaise en terme d’amortissement.

Respecter la symétrie des efforts pour préserver la résistance à la rupture des éléments de la ligne :


A propos de résistance, on se souvient que la résistance totale sera celle du maillon le plus faible. Or, seules 3 parmi toutes ces mains de fer sollicitent la chaîne de façon symétrique en respectant la traction dans le sens prévu des maillons : il s’agit de la Swisstech, de l’Osculati et de la « Poiraud ». Toutes les autres sollicitent la chaîne de façon plus ou moins biscornue qui diminue la résistance de la chaîne (et de la main de fer) comme le montre la photo.
Dans ces conditions, la Wichard termine parfois sa vie plié de quelques dizaines de degrés. On voit un cas typique sur le cliché ci-contre d’effort anormaux (non symétriques ni dans l’axe) subis par la chaîne, la main de fer et la manille. Le cliché montre la multiplicité des axes de traction ou de cisaillement

Les lignes rouges montrent les directions néfastes des tractions et cisaillement à l’endroit de la jonction. Seule la ligne sur la chaîne en sortie de jonction et les deux lignes sur les deux aussières en entrée de jonction respectent la symétrie de chargement.

Quelques cas pratique d’utilisation de la main de fer

Que ce soit en mouillage forain ou l’arrière au quai et l’avant sur ancre, la main de fer servira à faire la jonction entre la chaîne et une amarre textile venant au bateau de préférence par un chaumard pour éviter le ragage du textile et des effort latéraux sur le davier. Elle permet même de faire la jonction entre la chaîne et deux amarres revenant au bateau par les deux chaumards latéraux, garantissant une sécurité supplémentaire en cas de rupture d’une amarre.
 

  • Amarrage arrière au quai, avant sur ancre
    Dans ce cas, la partie textile sur la ligne de mouillage sert surtout à amortir les petits chocs dus au clapot, grâce à un classique amortisseur élastomère par exemple. La chaine sera dégagée du guindeau pour ne pas risquer la rupture des engrenages de celui-ci en cas de choc inattendu
     
  • Mouillage forain
    Dans le cas du mouillage forain venté, la main de fer fera la jonction entre une très longue amarre (10 mètre ou bien plus selon le cas) pour amortir grâce à l’élasticité du textile 3 torons les mouvements et chocs de grande amplitude du bateau lors des rafales et-ou des mouvements de l’eau.
     
    Il est alors important que la main de fer ne puisse pas se dégager par inadvertance lors de ces mouvements de grande amplitude et la main de fer verrouillé comme la « Kong » ou une manille tout simplement peut-être préféré. On peut regretter que dans ce cas la main de fer ne puisse pas être larguée rapidement, mais le risque de décrochage intempestif d’une main de fer sans verrouillage peut être plus grand que celui de la minute nécessaire pour ouvrir un verrouillage de qualité. A ce sujet on se souvient que la main de fer Wichard est régulièrement critiquée pour son verrouillage qui se coince et exige alors de l’outillage et du temps pour l’ouverture.
     
    La chaîne sera également désolidarisée du barbotin pour protéger le guindeau, et obligatoirement amarrée à un taquet solide soit directement, soit avec un court textile et une manille.
UP


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