image
image
image

Votre IP : 23.20.64.96
Dernier ajout : 23 avril
Visiteurs connectés : 174

image Conception
Développé sous SPIP
Informations légales

image
image
Recherche image

Pratiques et Techniques de la Plaisance

image

Accueil du site > Forum technique > Entretenir le bateau -forum- > Extincteur à poudre et pression auxiliaire, entretien annuel

Rubrique : Entretenir le bateau -forum-

__________________________________________________________________________________________________________________

Extincteur à poudre et pression auxiliaire, entretien annuelVersion imprimable de cet article Version imprimable

Publié Juillet 2016, (màj Juillet 2016) par : yvesD   

Copyright : Les articles sont la propriété de leurs auteurs et ne peuvent pas être reproduits en partie ou totalité sans leur accord
S'identifier pour s'abonner par mail

  • Lex extincteurs mobile/maniable à CO2 s’entretiennent par simple pesée en comparant leur poids actuel au poid gracé sur la bouteille.
  • Les extincteurs à poudre peuvent être à pression permanente (doté d’un mano de controle), ce sont les plus courants, moins chers à contruire mais la révision (le « reconditionnement ») à 5 ans coute autant qu’un neuf, je les évite.
  • Les extincteurs à poudre dit « à pression auxiliaire » sont équipés d’une cartouche étanche de CO2 (une trentaine de gramme pour un 2 kg), cartouche percutée à l’utilisation et qui propulse la poudre. Je m’équipe exclusivement que de ce type là là même s’ils sont difficile à trouver à un prix abordable (j’accepte 20 € pour un 2kg)

Pour leur entretien, que j’ai toujours fait moi-même, je procède comme suit (lu quelque part autrefois) :

  • je dévisse la tête (poignée de percussion et mécanisme percuteur)
  • je dépose la cartouche vissée à l’intérieur de la tête, je compare son poids avec celui qui est gravé à l’aide de la balance à affranchir du bureau de poste local, je revisse.
  • je vide le contenu du corps (la poudre) à travers un tamis pour casser les éventuels grumeaux et dé-tasser le tout
  • je constate l’absence de rouille sur le corps, sinon : à la benne
  • je reverse la poudre dans le le corps, tamis également
  • je dépose le tube plastique solidaire de la tête et qui plonge dans la poudre, le secoue puis le repose
  • je repose la tête (serrage raisonnable)
  • je note la date sur le corps même si ça n’a aucune valeur réglementaire
  • et tous les trois ans (ils deviennent alors formellement hors de service à défaut d’être entretenu annuellement un organisme doté d’un tampon ad-hoc) j’en approvisionne un nouveau, de plus, pour être formellement en règle

Je viens de repérer un document ici, plus formalisé et qui évoque les mêmes démarche (les joints en plus, la rouille en moins), au cas où des fois que.

UP


Répondre à cet article
(pour répondre à un message en particulier, voir plus bas dans le fil)

10 Messages de forum

__________________________________________________________________________________________________________________

__________________________________________________________________________________________________________________

  • 19 juillet 2016 17:09, par Négofol écrire     UP Animateur

    Ne pas oublier qu’il existe aussi des extincteurs eau pulvérisée + additif très efficaces et qui causent moins de dégâts et de problèmes que la poudre ABC.

    On en trouve assez facilement en alliage léger résistant à la corrosion : par exemple :
    2 Litres Anaf FS2-Y en alu, moins de 20 €, homologué 5A-70B
    6 Litres Anaf FS6-J, en alu, environ 35 €, homologué 21 A-233B
    par contre, ce sont des pressions permanentes...

    On en trouve en pression auxiliaire (FG7J), un peu plus chers.

    Répondre à ce message

  • J’ai une tendance à privilégier les extincteurs CO2 (mousse carbonique) que nous utilisions exclusivement dans les avions avant l’arrivée du halon qui doit obligatoirement s’utiliser avec une cagoule oxygène sous peine de grave lésion des poumons. et je n’en ai pas à bord du bateau ! Lol !
    Je trouve que le gros avantage du CO2 est qu’il ne fait aucun dégât et que donc je n’hésiterais pas à l’utiliser... contrairement à la poudre qui sous-entend une semaine de ménage profond dans le bateau en cas d’utilisation. De plus l’effet de refroidissement violent de la mousse CO2 a tendance a bien arrêter tout début d’incendie dans la résine de nos chers bateaux, ce qui n’est pas du tout le cas de la poudre. Et j’ai des frissons dans le dos (malgré l’incendie !) en cas d’ingestion de poudre par le moteur... au bas mot un changement de segmentation, non ?
    Est-ce qu’un spécialiste pourrait me dire si je fais fausse route ? Pourquoi pensais-je à Negofol ??
    Très cordialement, Piou

    Répondre à ce message

    • Merci d’ajouter tes inquiétudes ;-)
      Dans mon esprit (mais je ne suis pas pompier) le CO2 est parfait pour supprimer le comburant qu’est l’oxygène. L’inconvenient que je lui prête (fantasme ?) est qu’il n’évacue pas ou mal la chaleur déjà accumulée pendant la combustion et qui permet au feu de repartir à tout moment.

      L’eau, évoquée par Negofol, me turlupine, y a du chapeau à manger : les dégâts sont moindre qu’avec la poudre (ça c’est facile), ça évacue une partie de la chaleur et surtout (me dit mon neurone, ça venait de lui revenir) ça permet d’entrer dans le vif du feu s’il s’agit de désengager un équipier ou de couper une vanne : on l’actionne brièvement devant soi dans la direction où on veut progresser, ça crée un joli brouillard très goinfre en calorie pour passer à l’état gazeux et ça permet de progresser un peu, on répète tant que de besoin. Je sens qu’il va y avoir de l’eau pulvérisé à bord.

      Le CO2, je connais un peu, j’en ai 2 kg à bord, et dans le vieux temps j’ai utilisé ça en exercice pour arrêter un feu de gaz, radical.
      Mais la mousse de CO2, je ne connais pas, ces propriétés calorigènes m’agguichent.

      La poudre, c’est ce qui se fait de mieux pour les feux d’hydrocarbure mais à quel prix, au prix de quels dégâts. Le vernis que réalise la poudre en fondant isole bien de l’oxygène de l’air, ce que ne font pas (à ma connaissance, c’est dire) les autres eaux pulvérisée et additivé(partiellement, par le brouillard) ou le CO2 (tant qu’il reste en place).

      J’ai le souvenir, vers 1992 à l’Herbaudière, de pompiers qui recommandaient tout de même l’eau additivée pour les ports de plaisance, après avoir passé 5 heures à ne pas éteindre réellement un crevettier en GRP, neuf, qui venait de bruler, intégralement

      petit rappel pour le lecteur : les pompiers aiment évoquer un triangle formé par le combustible (la matière à bruler, le GRP par ex, ou le gasoil, ou le bois, qui dégage de la chaleur par combustion, le comburant (l’oxygène, indispensable pour entretenir le feu) et la chaleur (un escalier en bois est très sur tant qu’il ne dépasse pas 431 °F ;-) ), triangle dont il suffit (sic !) de supprimer une des trois composantes pour arrêter l’incendie, chaque type d’extincteur permettant de supprimer une ou deux de ces trois composantes, directement (eau pour la chaleur, CO2 pour le comburant) ou indirectement (poudre qui devient isolante et empêche l’action du comburant)

      Répondre à ce message

    • Non, le halon (ou plutôt les halons) ne sont pas toxiques à basse température et des essais ont montré qu’il était possible de rester dans la pièce au-delà des concentrations d’extinction... J’ai notamment été témoin d’un déclenchement intempestif d’extinction halon dans une salle informatique, au temps où les ordinateurs avaient besoin d’un local climatisé, sans aucune conséquence pour les pupitreurs...
      Le bannissement des halons s’est fait sous le prétexte de leur action néfaste à la couche d’ozone.
      D’aucuns, bien informés, signalent que ce bannissement coïncide, par le plus grand des hasards, avec la tombée dans le domaine public des brevets correspondants, alors que la deuxième génération, beaucoup moins nuisibles pour le fameux trou, étaient toujours brevetés !

      Un petit doc officiel joint...

      Pour le moteur, la poudre est abrasive et mélangée à l’eau devient fortement corrosive, mais elle devrait être arrêtée par le filtre à air, voire le colmater... Certains vieux moteurs marins n’avaient cependant pas de filtre à air (Volvo...).

      Répondre à ce message

      • Merci pour la doc, Negofol, si j’ai bien compris le CO2 est donc bien toujours sous forme de mousse (comme je l’ai connu dans les avions, YvesD m’avait foutu le doute ;-) ) avec forte diminution de la température lors de son utilisation (sublimation de la mousse vers -78,5° si j’en crois la doc), en particulier dans un local très fermé comme pour une intervention dans un compartiment moteur fermé, toujours plus efficace.
        Pour info j’ai un 5kg pour mes interventions moteur et 2kg de chaque coté de la cuisine pour intervenir sans avoir à passer devant le feu, plus une couverture anti-feu... qui ne demande pas trop d’entretien !
        Finalement on est vraiment très peu formé pour la lutte anti incendie... qui est quand même le plus gros danger dans un cata insubmersible.

        Répondre à ce message

        • Non, le CO2 dans les extincteurs courants est sous forme liquide, à une pression de 50 bars environ, et se vaporise à l’utilisation pour revenir sous forme gazeuse. Le fort refroidissement résultant aide à éteindre le feu, en plus de l’abaissement du taux d’oxygène. Ce n’est donc jamais une mousse.

          Le problème avec le CO2 est le risque d’asphyxie pour les personnels présents, qui oblige à évacuer les lieux très vite, ce qui peut poser un problème en marine, notamment sur les gros bateaux, dont les salles de machines peuvent avoir la taille d’un immeuble.

          Le système qui semble beaucoup se développer en « grosse » marine est le système Hi-Fog de UTC Technologies qui utilise un brouillard d’eau créé par des têtes haute pression.
          https://www.youtube.com/watch?v=Wo3...
          Utilisant de l’eau déminéralisée en faible quantité, les dégâts sont minimaux. Sur les gros bateaux, un système de commutation sur eau de mer est prévu si l’extinction n’est pas réalisée à la fin de la réserve d’eau douce.
          Il n’y a pas à ma connaissance de systèmes pour petits bateaux, mais c’est utilisé sur beaucoup de grands yachts. http://www.marioff.com/fire-protect...

          Répondre à ce message

  • Certes, économies etc. Mais, du moins en France, avons nous le droit de faire cela nous mêmes ?

    Répondre à ce message

    • en France, avons nous le droit de faire cela nous mêmes ?

      Ma réponse ne porte que sur les poudre ABC à pression auxiliaire.
      Je n’ai jamais réussi à trouver une réponse fiable à cette question.

      • Vers 2003 le ship local acceptait de réviser les extincteurs pour la « modique » somme de 30 à 50, FRF
      • pour le prix on récupérait la bête affublée d’un coup de tampon encreur certifiant quelque chose.
      • Le club nautique local faisait ça gratuitement pour ses membres.
      • Les sites consultés, donc l’académie de Rouen, évoque un personnel formé à l’entretien des extincteurs (tout types, toutes tailles) sans détailler la formation ni l’homologation à l’entretien. Il donne quelques précisions sur ce que devrait être les révisions annuelles et les grandes révisions à 5 ans et 15 ans.
      • La D.240 se contente de rappeler que les extincteurs doivent être entretenus conformément aux spécifications du fabricant, et sur le corps de ces extincteurs il est peint qu’à défaut d’entretien ad-hoc (selon les spec du constructeur ?) l’engin est homologué pendant les 5 années civiles postérieures à sa fabrication (== si fabriqué en nov 2015 ils sont homologués jusqu’à dec 2019)
        Récemment j’ai posé la même question à des fournisseurs et me suis fait dire que « le prix de la révision est l’ordre du prix du neuf, on n’entretient plus, on jette », ce qui ne m’a pas été pour me décourager dans ma stratégie.

      Ma stratégie du coup est d’acheter périodiquement un seul extincteur homologué le plus longtemps possible, en 2016 je m’éreinte à trouver ceux fabriqués en 2016 qui seront valable jusqu’à 12/2020. Lorsque qu’un extincteur devient périmé je le conserve à bord en complément du nouveau, celui dont la principale qualité est d’être homologué. Lorsqu’il y en a trop à bord j’en débarque pour mon atelier chez moi. Tous les ans, je démonte, pèse la capsule avec la balance utilisée pour le mélange epoxy (à 0,1 g, ça le fait), tamise la poudre, inspecte le tout et remballe tout ça. Je n’ai pas fait confectionner de tampon encreur à mes armes ! mais j’annote mon fichier « entretien ».
      Cette stratégie n’est pas possible avec des « pression auxiliaire » (ceux à manomètre)
      Ainsi je suis en règle vis à vis de la D.240 ... et de moi-même.

      Répondre à ce message

      • Effectivement, la situation ne semble pas claire du tout ;

        On cite en général la norme NF S 61-919 pour justifier ces vérifications annuelles par un membre d’une société ou un organisme « qualifié ».
        Cette norme n’a pas de caractère légal. Elle n’a pas été votée à l’Assemblée Nationale ni au Sénat (elle est issue de l’AFNOR, organisme privé), n’est pas passée au Journal Officiel et n’est citée par aucun texte officiel à ma connaissance.
        Cependant, la plupart des prestataires en sécurité incendie se réfèrent à cette norme.

        Il semble même que la gestion du problème par divers organismes et associations soit très critiquable et j’ai trouvé un avis de l’Autorité de la Concurrence sur le sujet, qui sanctionne certains errements douteux :

        http://www.autoritedelaconcurrence....

        Il me semble donc tout à fait défendable de pouvoir assurer les contrôles de son propre matériel (voir l’exemple des gilets gonflables), à condition d’en garder une traçabilité en cas de contrôle par les Autorités.

        Par exemple dans le règlement des ERP (Etablissements Recevant du Public), il est dit que :
        les extincteurs doivent être vérifiés annuellement « par un technicien compétent »
        et que (Dispositions Générales)
        Lorsque les dispositions réglementaires le permettent, les vérifications techniques précisées dans les dispositions générales et particulières peuvent être effectuées par des techniciens compétents sous la responsabilité de l’exploitant.
        La date, le nom du vérificateur et l’objet des vérifications doivent être inscrits au registre de sécurité.
        Un relevé des vérifications effectuées doit être annexé au registre de sécurité.
        Ce relevé doit, en fonction des précisions apportées dans la suite du présent règlement, mentionner l’état de bon fonctionnement et d’entretien des installations vérifiées.

        rien ne dit que ça doit être un prestataire extérieur qualifié par un organisme Théodule...

        Répondre à ce message

Répondre à cet article

UP

Copyright des logiciels, charte graphique, et images du bandeau supérieur : reproduction interdite sauf autorisation de reproduction de Robert Schirrer