image
image
image

Votre IP : 54.226.33.117
Dernier ajout : 20 février
Visiteurs connectés : 13

image Conception
Développé sous SPIP
Informations légales

image
image
Recherche image

Pratiques et Techniques de la Plaisance

image

Accueil du site > Forum technique > Entretenir le bateau -forum- > Rénovation de coque, sablage ou ré carénage ?

Rubrique : Entretenir le bateau -forum-

__________________________________________________________________________________________________________________

Rénovation de coque, sablage ou ré carénage ? Version imprimable de cet article Version imprimable

Publié Octobre 2015, (màj Octobre 2015) par : LESPINASSE  image   

Copyright : Les articles sont la propriété de leurs auteurs et ne peuvent pas être reproduits en partie ou totalité sans leur accord
S'identifier pour s'abonner par mail

Bonjour à tous,

Le bateau que je viens d’acheter aurai besoin d’un sacré rajeunissement,

D’après vous , peut on sabler un bateau en acier de façon à redémarrer à 0 ?

Sinon peut on ’remplacer ’ la coque intégralement ?

Avant de faire cette acquisition, le plan de sondage indiqué 4mm mini partout
Peut on vérifier cela sans le sortir de l’eau ?

Merci.

UP


Répondre à cet article
(pour répondre à un message en particulier, voir plus bas dans le fil)

11 Messages de forum

__________________________________________________________________________________________________________________

__________________________________________________________________________________________________________________

  • Ton message nécessite amha quelques éclaircissements.
    1) Qu’entends par remplacer la coque : tout enlever, puis tout remettre ? Ton bateau est-il à pans (90% des bateaux acier) : faire par panneau, a minima !!!
    2) Plan de sondage : qu’est-ce ? D’autant que tu ne sembles pas certain de la qualité desdits sondages : tu évoques la possibilité de vérifier.

    Répondre à ce message

    • Il semble illusoire de vouloir remplacer une coque : ça reviendrait à reconstruire complètement le bateau, puisqu’il faudrait déposer tous les emménagements, le moteur, les circuits électrique et carburant, etc... La coque neuve représente environ 30 % du prix d’un bateau, ce qui enlève tout intérêt économique à cette option, sauf peut-être pour un bateau d’intérêt patrimonial extrême.

      Si le plan de sondage a été fait dans les règles par un expert compétent et indépendant (et familier des petits bateaux : la problématique et les épaisseurs sont différentes d’un porte-conteneur), il est fiable. Par contre on a vu des cas d’expertise « orientées » vers des travaux « nécessaires » ou une vente rapide...

      Les mesures d’épaisseur résiduelle sont en effet délicates et le choix des points de mesure, déterminés par l’expert lors de sa visite visuelle préalable, pas toujours innocent. Les sondes à ultra-sons sont précises (surtout si la surface a été meulée à l’endroit de la mesure) et la commodité de la mesure permet de multiplier les points de mesure par rapport à la méthode ancienne du perçage. On peut noter que la santé d’une coque acier se perçoit à l’oreille avec un maillet plastique : son clair = OK, son sourd = zone corrodée, mais il faut de l’expérience... Tous ces examens ne peuvent se faire qu’au sec...

      Sabler la coque est une bonne solution pour assurer la bonne tenue du système de protection choisi. Le sablage doit être conduit dans de bonnes conditions de vent et d’hygrométrie et la tôle sablée surcouchée immédiatement par le primaire adapté.

      Par contre, il est en pratique impossible de sabler l’intérieur d’un bateau fini et il est notoire que beaucoup de bateaux acier périssent par corrosion depuis l’intérieur, car la grande complexité de la structure (couples, lisses) rend quasi impossible une protection initiale parfaite. La solution de soudure discontinue (en chaînette) générale sur les petits bateaux acier rend en effet impossible de traiter la tranche des lisses ou couples entre les zones soudées.

      Des entrées d’eau ou la corrosion galvanique peuvent amener à de graves désordres peu ou pas visibles de l’extérieur avant d’atteindre un niveau catastrophique.

      Le sablage extérieur permet d’ailleurs de mettre en évidence des zones éventuellement suspectes ou réparées.

      Par contre, des problèmes localisés peuvent être facilement réparés en soudant une pièce à l’endroit du problème (en faisant attention à ce qu’il y a dedans pour éviter les problèmes d’incendie, ce qui peut amener à des démontages significatifs).

      Pour ernesttpt : un plan de sondage est une définition de points de mesure de l’épaisseur résiduelle de tôle saine ; défini par l’expert après examen visuel pour détecter des zones suspectes, la réalisation de ces mesures d’épaisseur et la comparaison avec l’épaisseur nécessaire pour assurer l’intégrité structurale. Ce type d’examen est obligatoire périodiquement sur les gros bateaux maritimes ou fluviaux (tous les dix ans par exemple pour les péniches de longueur > 20 m). C’est le bon moyen de vérifier l’état d’une coque acier, même s’il n’y a pas d’obligation en petite plaisance.

      Répondre à ce message

      • Bonjour et merci de votre aide,

        Les problèmes de corrosion sont effectivement visibles de l’intérieur et Je me demandais si je ne pourrais pas
        Tout simplement soudé des plaques en inox en face chaque désordre , mais un marinier m’a déconseiller cette
        Solution à cause du choc thermique dû à la température de l’eau extérieure ?
        Un autre phénomène m’interroge, à un endroit à priori à cause d’une fuite de douche , la coque est carrément
        Percée , pourtant le bateau ne prends pas l’eau ! Par les trous ont peut apercevoir comme de l’huile de vidange !
        Est ce que cela voudrai dire que la coque à été doublée ?
        Si oui d’où vient cette huile ? On m’a dit que ça pouvait être volontaire pour éviter la corrosion du doublage ?
        Conseillez vous une sortie d’eau pour souder en fond de cale ?

        Répondre à ce message

        • Il est impossible de souder sur le bordé des œuvres vives d’un bateau à flot car le refroidissement de la tôle par l’eau extérieure va empêcher une soudure correcte.

          Si vous voyez un liquide semblable à de l’huile de vidange, c’est peut-être que vous êtes face à un compartiment fermé (par exemple zone de lest). Certains constructeurs remplissaient ces compartiments d’huile pour essayer d’éviter la corrosion interne, pas une très bonne idée d’ailleurs (surtout avec de l’huile de vidange qui est acide...). Si c’est le cas, il faut impérativement vidanger le compartiment car il y a des risques d’incendie en cas de soudure.

          Souder des doublantes en inox n’est pas une très bonne idée dans les fonds car la différence de nuance avec les tôles du bordé va créer en présence d’eau de mer de la corrosion galvanique qui va aggraver la situation : il est préférable d’utiliser de l’acier de nuance proche de celle du bordé, donc pas inoxydable.La solution des doublantes n’est d’ailleurs pas la meilleure, surtout à l’intérieur, car la corrosion va continuer à progresser sur la tôle d’origine. Il est préférable de découper la zone endommagée et souder une pièce dans le trou.

          (voir les articles sur le sujet sur le site : http://www.plaisance-pratique.com/-... ).

          Je pense que vous auriez intérêt à montrer votre bateau à une personne compétente (expert ou soudeur expérimenté d’un chantier) avant de vous lancer dans des réparations hasardeuses. Il est difficile de faire un diagnostic sur un forum...

          Répondre à ce message

          • Merci beaucoup pour toutes ces informations , je penses que c’est quand même utile un forum
            lorsque des personnes sérieuses et compétentes répondent a des sujets précis ...

            Je suis dans une région très pauvre en chantier naval, les gens qui vous propose une sortie
            d’eau des bateaux , vous laissent tout seul ensuite pour les travaux ,je suis donc dans l’impossibilité de trouver une personne dans le coin !
            C’est pourquoi je cherche a m’informer un maximum .

            A propos du sablage , un marinier de « l’ancienne école » m’a dit que sabler un bateau mettez
            le « feu » à l’acier et qu’ensuite celui ci vieillissez beaucoup plus vite !
            Qu’en pensez vous ?
            Pour avoir déjà sabler des bennes céréalière (terriennes) ;-) je me demande si une telle
            pratique n’affaibli pas l’épaisseur de la coque ?

            Répondre à ce message

            • Un sablage bien mené n’affaiblit pas l’acier, mais sur des épaisseurs comme celles rencontrées sur des bateaux de plaisance (4 à 6 mm), il faut avoir la main légère et travailler avec un bon abrasif et une pression d’air modérée. Par contre il est indispensable de faire l’opération un jour sec et de peindre très vite (dans la journée) avec un bon primaire pour assurer une bonne tenue de la peinture. Ça suppose que les réparations aient été faites avant le sablage.
              Si nécessaire, il est possible de reprendre le sablage sur une zone en masquant bien la partie à protéger et de retoucher l’apprêt.

              Répondre à ce message

            • Bonjour, pour le peu que j’en sache
              En Turquie, les marina interdisent le sablage, sur les chantiers au sec.
              De très nombreux plaisanciers allemands possèdent des bateaux avec des coques acier. Ils les entretiennent très bien, et possèdent une véritable culture de la métallurgie.
              Pour mettre une coque à nue, ils utilisent une disqueuse équipée de disques à ailettes adaptée à la qualité de l’acier à traiter ;
              Ils travaillent par petit patchs, immédiatement traités par une primaire pour l’acier. Ce dernier n’est jamais laissé à nu plus de 30 minutes, et ils ne travaillent que par temps sec
              C’est très long... mais très efficace.
              Ceci pour l’extérieur de la coque. A l’intérieur ce doit être galère, mais, pas plus que pour un sablage

              Michel

              Répondre à ce message

Répondre à cet article

UP

Copyright et informations légales