image
image
image

Votre IP : 54.166.130.157
Dernier ajout : 24 octobre
Visiteurs connectés : 17

image Conception
Développé sous SPIP
Informations légales

image
image
Recherche image

Pratiques et Techniques de la Plaisance

image

Accueil du site > Forum technique > Mon projet > Le projet de Carthage > rinçage du circuit d’eau de mer (question du nul)

Rubrique : Le projet de Carthage

__________________________________________________________________________________________________________________

rinçage du circuit d’eau de mer (question du nul)Version imprimable de cet article Version imprimable

Publié Mars 2013, (màj Mars 2013) par : Carthage   

Copyright : Les articles sont la propriété de leurs auteurs et ne peuvent pas être reproduits en partie ou totalité sans leur accord
S'identifier pour s'abonner par mail

Mots-clés secondaires: moteur

Nulle, bien sûr, icompétente, jamais fait ça, et j’ai (bien trop) de mauvaises lectures !
Alors, la question.
Faut rincer à l’eau douce le circuit d’eau de mer du moteur. Pour ce faire, faut débrancher le tuyau de l’arrivée d’eau de mer (au niveau d’un passe-coque, peut-être ?), mettre l’extrémité dans un seau d’eau douce, faire tourner en veillant à ce que le seau ne se vide pas. J’ai tout bon ?
Ca semble simple. Mais je ne suis pas encore allée regarder comment ça se présente, en vrai (ce qui fait, d’ailleurs, que je ne sais pas si le moteur reconditionné Volvo Penta 2002 qui se trouvait sur mon bateau d’occasion a un circuit d’eau douce ou non ; m’enfin, c’t’un détail, ça).
Par contre, si on débranche le tuyau d’un passe-coque et que le bateau est dans l’eau, ça doit poser un menu problème, non ?
Est-ce qu’il y a une solution en-dehors de la mise au sec du bateau ?
Répondez-moi SVP quand vous aurez fini de rire...

UP


Répondre à cet article
(pour répondre à un message en particulier, voir plus bas dans le fil)

43 Messages de forum

__________________________________________________________________________________________________________________

__________________________________________________________________________________________________________________

  • 26 mars 2013 10:19, par Négofol écrire     UP Animateur

    C’est la bonne question et la bonne méthode.
    Il suffit de fermer la vanne qui doit être montée sur le passe-coque (s’il n’y en a pas, en monter une à la première sortie d’eau : danger !). On peut alors débrancher le tuyau sans risque (sauf un verre d’eau : le contenu du tuyau...). On peut aussi débrancher à la place le tuyau de sortie du bol de décantation (filtre à eau de mer) (il doit y en avoir un).
    Il faut alors plonger ce tuyau dans un seau (éventuellement en le rallongeant par un bout de tuyau d’arrosage) et on peut alors rincer le circuit en faisant tourner le moteur.
    Ne jamais brancher un tuyau sous pression à l’entrée directement : risque pour la pompe d’eau de mer qui n’est pas un moulin...

    Trois remarques :

    • on peut profiler de l’opération pour monter un té sur le tuyau d’aspiration avec une vanne qui permettra le prochain rinçage sans rien débrancher (penser aux doubles colliers),
    • en plus de rincer à l’eau douce, on peut détartrer le circuit (détartrant pour chaudière) pour éliminer les dépôts (dans ce cas laisser le circuit rempli quelque temps puis rincer à l’eau douce)
    • beaucoup de moteurs ont une anode dans l’échangeur qu’il peut être utile de vérifier (voir manuel moteur).

    Ne pas oublier de tout rebrancher à la fin...

    Le rinçage à l’eau douce est recommandé avant hivernage : ça permet de limiter la corrosion du moteur (si on ne débranche pas l’échappement) en supprimant le sel restant dans l’échappement humide. Le refroidissement est amélioré, surtout par un détartrage (pas nécessaire tous les ans, suivant utilisation...). On peut ajouter de l’antigel dans l’eau douce en fin de rinçage pour protéger le moteur du gel en hivernage (pas un gros risque à Hendaye...) et de la corrosion.

    Répondre à ce message

    • Merci beaucoup. Bien sûr, je n’avais pas pensé qu’il pouvait y avoir une vanne. Je me voyais déjà tapant frénétiquement sur des pinoches - qui, d’après mon expérience d’autres travaux, ne peuvent que refuser de faire ce qu’on leur demande.
      Il vaudrait bien mieux, semble-t-il, faire ça pour l’hivernage, comme tu le dis.
      Mais voilà... j’ai pas fait d’hivernage... (toujours aussi nulle, et de plus en plus honteuse !). Donc il y a tout un tas de choses qui auraient été mieux venues à l’automne, mais que peut-être il vaut mieux ne pas passer à l’as complètement au printemps !

      Répondre à ce message

    • La réponse de Négofol est parfaite, avec le « T » après la vanne de coque et une vanne sur le bout de tuyau qui va dans le seau, ce qui permet de tout laisser en place quand cela ne sert pas.

      Pour faire tourner longuement le moteur à l’eau douce, je plonge dans le seau le tuyau d’arrosage branché au quai avec à la sortie du tuyau une vielle vanne 1/4 de tour que je peux régler finement pour que le niveau d’eau dans le seau reste constant pendant que le moteur tourne.

      Avec ce système je fais même tourner mon moteur à terre, le bateau sur ber, en hivernage !

      Répondre à ce message

  • ok, merci, à voir ces jours-ci...

    Répondre à ce message

    • L’eau douce a surtout pour fonction de chasser l’eau de mer, et en quelques dizaines de litres, c’est fait.

      (J’ai la flemme de faire une dérivation avec une vanne. )

      Je le fait donc par le filtre à eau de mer, en enlevant le couvercle. Je verse dedans moteur tournant environ 6 bouteilles de 5 litres d’eau douce (préparée à portée de main, bouchon ouvert). Quand je n’ai plus d’eau, je verse le bidon d’antigel (5 litres). Quand il est vide à son tour, arrêt du moteur.

      C’est cet antigel qui va dissoudre le sel pendant des mois, plus que de l’eau douce pendant 1/4 d’heure. Et même si ça ne gèle pas dans la région, l’antigel préserve les anodes, et peut-être bien aussi l’impulseur de la pompe par son effet lubrifiant.

      J’ai la flemme de faire une dérivation, car je me dis qu’en cas de voie d’eau, ce n’est la pompe du moteur qui peut l’étaler. Le mien aspire 3 l à la minute, une misère.

      Répondre à ce message

      • Je me doutais bien que tout ça était trop simple...
        Retour aux bouquins. (soupir).

        Répondre à ce message

        • Personnellement je ne conseillerais pas de passer par le bol du filtre pour remplacer l’eau du circuit à un usager dont je ne connais pas le bateau et qui lui-même ne connais pas son bateau.

          Il n’est pas sûr qu’il y ait un bol de filtre sur le bateau, ni sûr de son emplacement s’il y en a un, ni sûr que cela permettra de replacer l’eau de mer au niveau de la turbine de la pompe , etc ...

          Donc, en l’absence de certitudes et d’expérience personnelle, le plus simple et sûr est la méthode de Négofol.

          Répondre à ce message

        • Pas de découragement, la méthode de Négofol et vraiment très simple, à condition qu’il y ait une vanne sur le passe coque d’arrivée d’eau.
          C’est facile à voir, si tu as des doutes poste une photo de la vanne.

          Au lieu de pomper dans la mer, on pompe dans un seau, facile !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
          jp

          Répondre à ce message

        • Le moteur ne va pas mourir de n’avoir pas eu son rinçage avant hivernage. De toutes façons c’est trop tard... A revoir en fin d’année...

          Par contre, il eût été prudent de fermer la vanne de la prise d’eau (et toutes les vannes de coque) avant de laisser le bateau tout seul. Un accident est vite arrivé et la grande majorité des naufrages sont peu glorieusement causés par les WC ou des tuyaux débranchés ou défectueux...

          Répondre à ce message

          • Euh... oui, m’sieur !
            J’ai quitté le bateau un peu en catastrophe fin octobre. Donc j’ai bien fermé toutes les vannes (comme chaque fois que je quitte le bateau, pour deux jours ou pour deux mois)... sauf celle du moteur. Jusqu’ici, le moteur, c’est pas moi qui m’en suis occupée : j’avais quelqu’un sous la main et trop à apprendre par ailleurs.
            Mais c’était prévu temporaire ! Et c’est prévu de faire connaissance sérieusement ces jours-ci. Armée du manuel propriétaire, workshop manuel, Don Casey et Nigel Calder, plus vos bons conseils !
            Vu que tes explications sont parfaitement claires et rejoignent ce que j’ai lu de plus sérieux, c’est ce que je ferai, maintenant si j’ai le temps, à l’automne au plus tard.
            La seule chose qui m’intrigue, c’est l’idée que l’antigel nettoie mieux le circuit que l’eau douce. Je n’ai pas encore cherché, mais l’antigel, c’est plus ou moins à base d’alcool, non ? Ce qui empêche l’eau de geler. Mais quel effet l’alcool peut-il avoir sur la corrosion, et sur le sel ? Ou alors, que contient donc l’antigel, qui inhibe la corrosion ?

            Répondre à ce message

            • L’antigel est en gros de l’eau et du Diéthylène glycol plus du perlin-pinpin : http://fr.wikipedia.org/wiki/Di%C3%...

              Répondre à ce message

              • Alors je ne crois pas que ça puisse dissoudre le sel plus que l’eau douce elle-même, ni que ça ait un effet lubrifiant (à moins que, le perlin-pinpin, peut-être ?).
                C’est un bon solvant (on utilisait l’éthylène glycol ou ses dérivés en restauration de tableau, il y a quelques dizaines d’années, maintenant on le considère comme trop dangereux), mais pas pour le chlorure de sodium, plutôt pour les huiles polymérisées et autres fantaisies.
                Il ne gèle pas à Hendaye, pour rincer, je me contenterai d’eau !

                Répondre à ce message

                • Le perlin-pinpin n’est n’est pas destiné à dissoudre les sels, mais plutôt à éviter la corrosion des métaux qui sont dans le circuit de refroidissement du moteur.

                  Le rinçage à l’eau va très bien, par contre pour laisser durant les mois d’hivers moteur à l’arrêt, je pense qu’un vrai liquide de refroidissement est préférable pour rester stagnant durant une longue période et minimiser les corrosions.

                  Si le moteur est un modèle à refroidissement indirect, ne pas oublier de changer tous les 2 ou 3 ans le liquide de refroidissement du circuit fermé qui sera obligatoirement un mélange antigel anti-corrosion classique pour automobile.

                  Répondre à ce message

                  • Je pense que le glycol a un effet lubrifiant, d’ailleurs on se rends compte au toucher qu’il est visqueux.

                    Petit conseil automobile, si un jour vous avez une fuite de radiateur, ou de durit, si c’est pour une simple mise à niveau, l’eau douce peut aller, mais pour une fuite importante, ne remplacez pas par de l’eau douce pour faire une longue route. La pompe à eau n’y résistera pas.

                    C’est ce qui m’est arrivé, pour une banale fuite au radiateur, à force de compléter, j’ai fini par rouler à l’eau douce, et j’ai fait 600 km comme ça. A l’arrivée, c’est la pompe qui à son tour fuyait, et pas du goutte à goutte, mais comme un robinet. Depuis j’ai un bidon d’antigel dans le coffre.

                    autre vertu de l’hivernage sous antigel même par climat tempéré, la préservation des anodes. (l’électrolyse due à l’eau étant arrêtée) Les miennes ont 6 ans (elles ne sont que 2 mois dans l’eau salée) alors que l’ancien propriétaire se voyait facturer des anodes tous les ans. Bon, c’est pas le plus cher.

                    Répondre à ce message

                    • Effet lubrifiant du glycol... à voir, je reste sceptique.
                      Par contre, le « perlimpinpin » de Robert joue incontestablement un rôle. Lubrifiant, pourquoi pas, inhibiteur de corrosion, c’est certain, d’après ce que j’ai lu (ben oui, quand on me donne des pistes je les suis !).
                      Ce qui m’exaspère, c’est que tout le monde connaît et annonce la présence de ces inhibiteurs, mais personne ne donne leur nature. Pourquoi ? Que diable peuvent-ils être ? OK, à notre niveau ça ne change rien, mais c’est pas une raison !

                      Répondre à ce message

                      • tout le monde connaît et annonce la présence de ces inhibiteurs, mais personne ne donne leur nature. Pourquoi ?

                        Evident mon cher Watson ! On ne va pas trahir des secrets de fabrication tout de même :-P

                        Répondre à ce message

                        • 27 mars 2013 12:05, par Négofol écrire     UP     Ce message répond à ... Animateur

                          La plupart des liquides de refroidissement sont à la base un mélange d’eau déminéralisée et de glycols, avec des additifs inhibiteurs.
                          En fait il y a deux familles d’inhibiteurs (et plein de brevets sur les formulations) :

                          • minéraux : phosphates et silicates qui agissent en formant une couche inhibitrice protectrice sur le métal. A noter que si le mélange phosphates + silicates est courant sur les moteurs américains, en Europe, on emploie peu les phosphates car l’addition d’eau « dure » crée du phosphate de calcium qui précipite et entartre les moteurs. Apparemment les constructeurs européens considèrent que les utilisateurs sont trop radins pour se limiter à des compléments de liquide de refroidissement...
                          • sels d’acides organiques type carboxylates (dit OAT : organic acid technology) qui forment une couche d’oxyde protecteur sur les métaux.

                          Les deux types ne devraient pas être mélangés... bien que les japonais emploient des produits mixtes !

                          A noter que les inhibiteurs minéraux sont progressivement consommés, ce qui implique un remplacement périodique du liquide (souvent 2 ans) pour garder les propriétés anticorrosives, alors que les OAT ont une durée de vie nettement plus longue, certains prétendant même illimitée (?).
                          Ceci pour dire que tout n’est pas équivalent et que les recommandations des fabricants ne sont pas nécessairement de la pub. Pour éviter tout risque, on devrait éviter de mélanger les produits et ne faire d’appoint qu’avec du liquide de refroidissement du même type ou de l’eau distillée...

                          Répondre à ce message

  • Sur mon auto qui a 83 ans, j’utilise ce produit qui marche très bien pour assurer la protection du bloc et des accessoires de refroidissement

    http://www.entretien-moto.fr/radiat...

    Pourquoi pas dans un moteur de bateaux ?

    Répondre à ce message

  • Non, c’est pour le circuit eau douce ou liquide de refroidissement sur les moteurs à refroidissement indirect

    Pour le circuit eau de mer, il faut boucler le circuit avec une pompe électrique et utiliser PAC 2030 qui est bien plus cher que l’acide ordinaire, mais bien plus civilisé à manipuler

    Cordialement

    Répondre à ce message

  • Un seau et le moteur qui tourne......et tout le produit part immédiatement à la mer, ce qui n’est pas le but...il faut lui laisser le temps d’agir

    Donc ça ne suffit absolument pas pour nettoyer le circuit d’eau de mer

    Petite observation : la mécanique demande un niveau de connaissance minimum en dessous duquel il est plus prudent de faire faire par quelqu’un qui sait

    Répondre à ce message

    • Les pompes de détartrage peuvent se louer :
      http://www.kiloutou.fr/construction...
      Peut-être pas indispensable pour un petit moteur.. d’autant qu’il faut bidouiller un branchement pour récupérer l’eau+produit à la sortie du coude.
      Il existe d’autres produits de détartrage, par exemple Progalva, très utilisés en génie climatique (avant on disait chauffage) :
      http://asp.zone-secure.net/v2/index...

      Répondre à ce message

    • « Petite observation : la mécanique demande un niveau de connaissance minimum en dessous duquel il est plus prudent de faire faire par quelqu’un qui sait »

      C’est certainement préférable, comme tu dis, malheureusement souvent hors de prix par rapport à la valeur marchande du bateau :-/

      Quand on a eu l’idée de créer cette rubrique « Mon projet » on a entre autre songé à tous ceux qui n’osent pas trop s’aventurer dans les méandres de choses qu’ils ignorent totalement ou qui sont obligés (par le coût) d’entreprendre une réparation qui est à la limite de leurs compétence :-)

      Répondre à ce message

      • Quand on a eu l’idée de créer cette rubrique « Mon projet » on a entre autre songé à tous ceux qui n’osent pas trop s’aventurer dans les méandres de choses qu’ils ignorent

        Oui, dans bien des domaines, je suis autodidacte (la navigation en particulier) :-))

        Il m’est bien souvent arrivé de me dire à postériori, sur quelque chose que j’hésitais à entreprendre par manque de connaissance, que c’était bien plus facile à faire que ce que j’imaginais... Un maitre d’apprentissage était passé par là

        Michel

        Répondre à ce message

    • 1) Bien contente de la réponse, parce que je m’étais posé cette question. On m’a conseillé un produit miracle : 3 litres pour 300 litres d’eau, circuit impeccable. Ca m’a paru étonnant qu’on puisse le faire avec un seau de 10 litres alimenté par un tuyau...
      2) Oui, sûrement il faut un niveau de connaissances minimum en mécanique ; en électricité aussi, et même en couture ou en restauration de tableaux ! Mais si je m’étais laissée arrêter par cette réflexion, je serais encore professeur d’espagnol et incapable de faire quoi que ce soit avec mes dix doigts...
      Cela dit, je ferai tout ce que je pourrai, en mécanique et en électricité ; mais je ne jure pas que je ferai tout ! Par contre, grâce à ce que j’ai lu, vu, et à tous vos conseils, je verrai mieux ce que je peux faire et ce qui est au-delà de mes capacités ; et je serai mieux à même de comprendre ce que me dira un professionnel. J’espère en tous cas.

      Répondre à ce message

  • N’importe quel bateau possède un seau et une pompe de cale électrique....besoin de rien de plus pour détartrer son moteur.

    Répondre à ce message

  • Bonjour à tous,
    On parle de détartrage du circuit eau de mer. C’est au sens large ? L’obstruction des tubes de l’échangeur est le résultat de dépôts de sel ou de calcaire ?
    Je suppose par ailleurs que si l’on remplace l’eau de mer par de l’eau douce cette eau restera dans l’échangeur jusqu’à la prochaine mise en marche moteur. Elle devrait jusqu’à saturation dissoudre le sel accumulé, non ?
    La vanne supplémentaire pour le tuyau dans le sceau est une très bonne idée.
    Pour ma part j’en ai rajouté une entre le « T » et le filtre eau de mer pour pouvoir injecter de l’eau sous pression dans le pied de sail drive (j’ai un volvo D1-30).
    On est un peu hors sujet mais ... ;-) Une moule ou autre chose a réussi à entrer par un des petits orifices de prise d’eau. Ce coquillage a grandi et vient faire clapet quelque part dans le circuit du saildrive. Et là ça chauffe...
    Monsieur Volvo m’a dit que la seule solution était le démontage de l’ensemble. Environ 1200€.
    Je pense le faire le jour de l’échange du joint d’embase.
    En attendant je refoule la bestiole quand nécessaire et j’envisage de by-passer cette arrivée avec la prise d’eau de mer des toilettes pour le cas où en me branchant justement sur ce « T ».
    D’aucuns disent que le circuit d’eau dans le pied du saildrive participe au refroidissement de l’huile de ce dernier et qu’il faut éviter de shunter ce circuit. En cas d’obstruction c’est mieux que de rester en rade.
    Bon(s) vent(s).

    Répondre à ce message

    • On parle de détartrage du circuit eau de mer. C’est au sens large ? L’obstruction des tubes de l’échangeur est le résultat de dépôts de sel ou de calcaire ?

      L’origine est calcaire, que l’eau douce peut dissoudre ... en un siècle ou deux.

      Plus simplement il est judicieux d’hiverner le bateau en remplaçant l’eau de mer de ce circuit primaire de refroidissement par le mélange glycol+eau (légèrement détartrant et anti-oxydant) d’un quelconque liquide de refroidissement de chez crafou. Le moins cher convient très bien. On peut aussi l’injecter (sans pression) dans le curcuit EdM par le filtre grossier : moteur au ralenti, vanne mer fermée, couvercle du filtre déposé, on en verse un bidon de 5l (environ) à la demande du moteur.

      Il est aussi très judicieux de rincer très abondamment le même circuit avec de l’eau douce avant de lui faire manger du glycol. Attention tout de même à ne pas laisser cette eau remonter dans les cylindres par le coude, le collecteur d’échappement et les soupapes d’échappement : un jet est possible sous très-très faible pression/débit. On arrête dès que l’eau évacuée coule claire par les purgeurs de ce circuit.

      Les tubes du barillet de l’échangeur eau de mer / eau douce s’encrassent lentement (5 ans minimum, souvent plus) de ces concrétions calcaires. Ils sont aisés à nettoyer à la tigre fileté, le plus dur (et c’est pas dur) étant de déposer le barillet puis de le remonter comme il faut.

      1200 € pour des moules me semble très excessif surtout si le bateau est hors de l’eau lors du carénage. J’ai pris l’habitude de toujours regarder la marque de la voiture du mécano lorsque je les choisis, mon porte monnaie s’en porte mieux.

      Répondre à ce message

      • Pas bien compris la possibilité de remontée dans les cylindres par le coude puisqu’il faut que le moteur tourne pour pomper le « 4 saisons » versé dans le filtre.
        Les 1200€ ne m’ont pas surpris car il faut déposer toute la partie saildrive puis l’ouvrir pour accéder au circuit d’eau qui parait-il est circulaire dans sa partie haute. Donc aucune chance d’exploser le crustacé avec une tringle depuis la vanne ou depuis le bas.

        Quant au représentant de la marque qui a le monopole sur la région, vu les marges qu’il doit faire j’ose à peine imaginer la marque de sa voiture et si c’est un bateau il doit tourner avec 2x2000CV.
        Peux pas suivre non plus. Ceci dit je n’ai pas eu le choix à l’achat du voilier (Bavaria 32). C’était Volvo ou Volvo. Juste pu choisir l’option D1-30, la méditerranée est vicieuse.
        Mais tout ça est très intéressant et Plaisance pratique un vrai régal.

        Répondre à ce message

        • Le calcaire, une fois déposé sous forme de carbonate, est peu soluble, sinon les falaises de la Manche auraient fondu depuis longtemps... avec les Causses et autres massifs !
          Il est exact que la prise d’eau de mer du saildrive permet de refroidir l’huile : une transmission sail-drive n’a pas d’échangeur huile-eau. Donc by-passer avec discernement !

          Répondre à ce message

          • Le calcaire, une fois déposé sous forme de carbonate,

            Tout à fait exact, et la moule est du même métal.
            Mais ... la bonne nouvelle est que ce même carbonate est soluble dans l’acide acétique et même dans le vinaigre. C’est pas bien rapide, ça se compte en jour. C’est un truc utilisé couramment par les paléontologues pour dégager un fossile très fragile de sa gangue de CaCo3 (une moule par ex.)

            Ces mêmes acides seraient-ils dangereux pour la fonte d’aluminium de l’embase du saildrive ? ce point est à vérifier auprès d’un vieux mécanicien (ceux qui refont les pièces, d’où leur nom, pas ceux qui changent la pièce ou pire, changent de voiture). Les mêmes savent utiliser l’acide (chlorydrique je crois) pour rénover les barillets d’échangeurs en laiton et immergés dans de la fonte d’alu (ou les chauffe-eaux de nos maisons)

            Répondre à ce message

        • Pas bien compris la possibilité de remontée dans les cylindres par le coude puisqu’il faut que le moteur tourne pour pomper le « 4 saisons » versé dans le filtre.

          Ca n’est pas du liquide (glycol+eau) d’hivernage qu’on fait aspirer moteur tournant très doucement que je parle.
          Je parle de l’eau qu’on injecte à la place de l’eau de mer, histoire de rincer ce circuit primaire avant « glycollage »

          Rappelons nous qu’Il n’y a pas qu’en faisant tourner le démarreur trop longtemps qu’on fait manger de l’eau à un moteur

          • rappel : l’eau est incompressible, de l’eau dans le cylindre empêchera les mouvements de la bielle, la bielle risque de se tordre, le vilebrequin de se déformer, etc.
          • rappel : le coude d’échappement permet à l’eau de mer (qui veut s’échapper vers l’échappement) de se mélanger aux gaz d’échappement (qui veulent s’échapper vers l’échappement). Cet échappement doit se faire sans aucune pression faute de quoi l’eau pourrait faire une fausse route et partir aussi de là où viennent les gaz (le cylindre via la soupape d’échappement

          Il vaut mieux toujours garder en mémoire qu’à certains temps du cycle diesel le tube d’échappement et son coude sont en continuité avec une soupape d’échappement ouverte. Normalement (moteur en route) l’eau ne peut emprunter ce circuit « retour » potentiel bel et bien existant, du moins dans ma compréhension. Il ne serait pas bon que l’eau (douce, au jet, sous pression non ulle) qu’on injecte dans le circuit eau de mer soit le moins du monde gênée dans son évacuation, gênée au niveau du coude d’échappement. Là ce n’est plus de 1200 € dont on parle ;-)

          Mais je peux me tromper, n’étant pas mécanicien de formation, bien que j’en doute un peu.

          Répondre à ce message

Répondre à cet article

UP

Copyright et informations légales