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Accueil du site > Forum technique > Entretenir le bateau -forum- > réparation Chassiron CF

Rubrique : Entretenir le bateau -forum-

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réparation Chassiron CFVersion imprimable de cet article Version imprimable

Publié Décembre 2015, (màj Décembre 2015) par : Gilles Buteux  image   

Copyright : Les articles sont la propriété de leurs auteurs et ne peuvent pas être reproduits en partie ou totalité sans leur accord
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Bonsoir,
Mon bateau est un Chassiron CF de 72, le 78.
Je l’ai acheté fin 2008 alors qu’il dormait depuis une dizaine d’années dans un hangar. J’y ai refait à ce moment là qq travaux : Le gouvernail dont la fixation du haut était cassée, lisse et contre-lisse sur l’arrière et pavois ainsi que les listons sur toute leur longueur de chaque coté. J’ai également refait une peinture de coque et un peu de vernis... Et puis retour à l’eau, il savait encore nager.
Tout allait pas mal mais il présentait des problèmes d’étanchéïté du toit de la cabine, tant et si bien que le contre plaqué a commencé à noircir vilain. Donc sortie de l’eau fin 2014 pour refaire tout ça.
Actuellement j’en suis au démontage, et les découvertes sous le ctp du toit du roof me laissent perplexes. Le barotage est en bon état mais le haut des hiloires est abimé, pas sur une très grande hauteur environ 2 cm au max. et pas sur toute ses longueurs. Je souhaiterais ne pas les remplacer mais les réparer ce qui me semble beaucoup moins lourd.
Je pense mettre un « tasseau » de chaque coté en sapelli et après avoir cureter la carie combler avec une résine dure dans laquelle je pourrai me fixer de nouveau.
Est-ce un bon plan ? et quelle résine employer ?
Pour le reste, refaire le toit quasi à l’identique, deux plis de ctp marine sapelli, imprégnation résine toile de verre peinture.
Pour ce qui est du pont pas vraiment de dégats,peut être un petit coin dur le passavant babord nécessitant une reprise... à voir.

Je remercie d’avance tous ceux qui me donneront leur avis, et bien sûr j’attends avec une extrême impatience les retours d’expertise.
Amicalement,
Fever (alias gilles Buteux), gilles.buteux@wanadoo.fr
PS : je n’ai pas reussi à mettre de photos...

UP


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23 Messages de forum

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  • 6 décembre 2015 19:29, par yoruk écrire     UP Animateur

    On va voir avec les autres administrateurs, mais il y a peut être (probablement en ce qui me concerne) matière à faire un article, si tu en es d’accord... Auquel cas, la meilleure façon de passer les photos est de les passer par mail à l’un d’entre nous, on te dira lequel...

    Michel

    Répondre à ce message

    • 6 décembre 2015 20:31, par Gilles Buteux écrire     UP     Ce message répond à ...  image

      No problem pour moi mais lorsque les travaux auront un peu avancé et surtout que les options techniques auront bien été arrétées.
      Je dois avoir dans le fond de mon ordinateur un papier que j’avais fait lors de la première phase de réparation au début de notre vie commune avec Fever
      Amicalement ; GB

      Répondre à ce message

  • 7 décembre 2015 15:54, par aikibu écrire     UP  image

    Lorsque j’ai refait le pont de mon colin archer, le pont latte classique etait doublé sur les barrots par une couche d’isorel....sans doute « amelioration » de l’isolation pour l’epoque....
    Evidement 40ans apres les fuites du pont avaient transformé l’isorel en eponge et ce dernier avait pourri les barrots sur 20 mm par endroit,.assez curieusement surtout au milieu de ces derniers et sur 300 mm en gros
    Apres curetage du bois pourri, j’ai mis des roumaillets en iroko, collés epoxy (bien sur c’etait la panacée de l’epoque)...
    A ce jour tout a bien tenu, bien que les barrots aient ete, l’un en chene l’autre en sapelli ou en iroko, ils prenaient ce qu’ils avaient sous la main pour de genre de montage, car les couples sont beaucoup mieux fait, chene scié et accacia ployé.
    Je ne fais que citer mon experience, car aujourd’hui je n’aurais pas mis ce genre de colle, trop raide à mon avis, corroborré par l’experience malheureuse suivante ,le collage des lattes d’assamela à l’epoxy sur le CP venant sur le barrotage et collé aux barrots par MS polymer , manque de jugeote.....
    Je refais maintenant 1m2 de pont par an, car les lattes, mal etanchées au sika et collées epoxy, arrachent la premiere peau du CP et tuilent..
    Par ailleurs je ne comprends pas bien pourquoi les infiltrations passent sous l’epoxy car j’ai bien fait attention à recouvrir « TOUT »le pont d’epoxy justement au cas où l’eau s’infiltrerait .Rien n’y a fait et les lattes sont« tres bien » encollées ( puisqu’il me faut l’enlever avant de les recoller au MS polymer) mais l’eau a passé.....

    Répondre à ce message

    • 7 décembre 2015 17:44, par yvesD écrire     UP     Ce message répond à ... Animateur

      Très intéressant ces considérations sur l’epoxy et ce « MS polymer »
      Peux-tu éduquer le néophyte que je suis, c’est quoi et ça se met en œuvre comment de MS polymer ?
      Ma question est très intéressée

      Pour roumaillet je devrais me débrouiller tout seul.
      Yves.

      PS

      Rien n’y a fait et les lattes sont« très bien » encollées ( puisqu’il me faut l’enlever avant de les recoller au MS polymer) mais l’eau a passé

      J’ai un problème comparable et en suis à mettre en cause l’étanchéité de la liaison entre les lattes, le bordé et la serre-bauquière (étanchéité au sika, à déposer pour examiner les éventuels cheminements d’eau).

      Répondre à ce message

      • 7 décembre 2015 19:13, par aikibu écrire     UP     Ce message répond à ...  image

        Le MS plolymer se presente sous forme de cartouches classiques (genre sika... !!!!)
        L’encollage, du moins celui que je fais, s’execute avec un palette crantée pour pouvoir recuperer eventuellement de petites differences de hauteur ( tres petites)....
        Bref c’est du mastic/ colle et je l’emploie comme tel, apres encollage sur le CP legerement poncé pour enlever les moisissures ....
        Ma methode.....
        Ouverture des joints avec une disqueuse equipée de deux disques diamantés (epaulements carrés et poncage simultané du fond et des cotes des lames restantes)
        Decollement soigné, c’est le plus aleatoire, car les lattes decollées viennent toutes seules mais il faut aller jusquà celles qui sont encore en place, donc decoupe avec une scie vibrante des ecarts entre lattes, ecarts reperes à la craie pour garder un semblant d’harmonie sur le pont quand il sera fini.
        Remise à l’unite des lattes qui ont pu venir par paquet pour ponçage des bords, je trouve que ça va plus vite qu’enlever les joints un par un puisqu’on ne peut savoir ceux qui fuient...de plus au decollement souvent la languette eclate car j’avais posé les lattes en les agrafant inox dans la feuillure.
        Poncage de la colle epoxy ( grosse poussiere blanche)
        Ponçage des joints restant sur le pont avec disqueuse diamant.
        Depoussierage à l’acetone
        Encollage au mastic MS du fond à la palette crantée en insistant sur l’entourage pour blocage d’evebntuelles fuites futures
        Mise en place des lattes avec petits carrés de CP 5mm, dans les joints pour garder les ecartements
        Mise en place apres 24h de fond de joint en mousse autocollante , car les lattes font encore 9 ou 10 mm et remplissage des joints avec le meme mastic MS noir
        Talochage au couteau à mastic pour bien remplir les fonds ....ça degueule partout, mais laisser quelques jours pour que tout prenne en masse et poncer à la disqueuse avec plateau et disque 80....delicatement ....
        Si tu vois quelques joints qui semblent se deteriorer, repartir directement au disque diamanté.....etc
        et si ce n’est que des petites fissures , j’ai essaué avec un semblant de succés, d’inserer avec seringue et aiguille du creek cure « captain tolleys », une resine s’infiltrant par capillarite et durcissant ....
        Voila pour le pont
        Pour les barrots, apres la mise en place des roumaillets j’ai utilisé une latte de 8m pour retrouver le bouge et la tonture en rabotant avec parcimonie mais toujours à bon escient, la tete des roumaillets depassants, ce n’est pas de la tarte mais avec de la patience....
        Comme dit plus haut la jonction barrots/ premiere couche de CP de 8 a ete faite au MS
        Deuxieme couche de CP de 8 avec une feuille de nid d’abeille de 10 pour l’isolation et le bruit (pour le bruit ce ne fut qu’un voeux pieux car on entend tres bien la pluie sur le pont)
        L’ensemble collé à l’epoxy.me fait un pont tres rigide de 27 mm avant les lattes assamela de 11 mm, mais avec collage souple sur la structure
        Là je m’interroge, ai je fait une erreur ou pas ... ??? mais c’est fait !!
        Ce baratin aussi ....ouf !

        Répondre à ce message

        • 7 décembre 2015 20:25, par yvesD écrire     UP     Ce message répond à ... Animateur

          Super, bourré de bon trucs et astuces à retenir, merci. A archiver. Ça mériterait vraiment de devenir un article (avec des photos) mais là je sens que j’abuse ;-)

          Ton truc de la mousse adhésive pour le joint de fond, c’est pour empêcher le sika (ou autre) d’adhérer au fond tout en adhérant bien aux bord de l’espace entre latte ? c’est pas sot du tout ... tant qu’on a des lattes neuves avec plein de profondeur (moi il ne reste souvent que 3mm alors c’est du ruban de masquage 3M, du type utilisé par les dactylos dans le vieux temps).
          Ta mousse adhésive, c’est du genre de ce qu’on met sur le pourtour des portes qui laissent passer le vent ?

          J’ai bien noté le ponçage, avec du 80. Moi, très néophyte, j’en reste au ruban de masquage autour des joints frais, ruban que j’arrache de manière raisonnée (si !) avant que le sika ne soit totalement dur. D’ailleurs j’ajoute toujours un ruban de masquage sur le joint frais pour évitere qu’un chat (ou un skipper) malhabile ne puisse en profite pour en mettre partout

          roumaillets, voilà ti pas qu’ils reviennent, et je n’ai pas trouvé de bonne définition avec gogol, juste des pointeurs vers des articles qui les évoquent ;-) . Le mystère reste entier ... pour moi.

          Enfin, je note que la deuxième feuille de CP (sur la première) est collée à l’époxy, sans doute parceque l’ensemble peut être rigide, n’a pas à jouer.

          Ce baratin aussi ....ouf !

          Je ne partage pas ce point de vue ;-) ;-) ;-)

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          • 7 décembre 2015 22:36, par yoruk écrire     UP     Ce message répond à ... Animateur

            Ca mériterait vraiment de devenir un article

            Ouais... ;-)

            Michel

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            • 11 décembre 2015 20:43, par aikibu écrire     UP     Ce message répond à ...  image

              Je veux bien, mais faut savoir comment en faire un « article »..
              De plus là on parle du pont mais on peut aussi parler « fougeres » comment les couper ,faut il aller jusqu’aux barrots, comment passer les jambettes pour pouvoir avoir un plat bord costaud tout en etant esthetique,
              Ce que j’ai fait à mon bord est peut etre une erreur sur un autre... ?
              Faut il reparer un couple scié, les varangues sont elles à changer.....etc ..etc...
              Je ne pense pas qu’on puisse transmettre les solutions betement, ou alors faire part d’un travail executé et l’interlocuteur se debrouille...., Mais ça manque de retour, pour l’un comme pour l’autre, car en la matiere il n’y a pas de solution absolue, le plus souvent on va au moins mal....
              Il doit falloir ajuster l’experience, quelque fois malheureuse, au bateau, suivant sa construction initiale que tu ne peux connaitre qu’au demontage,
              Bon arretons de philosopher, d’autant que le bateau bois est une denrée qui se perd et n’interresse que les quelques amoureux de la chose, qui osent se lancer dans la bagarre....
              Article,oui sur « les lattes de pont » voire les« fougeres » mais avec un « gros » coup de main et tout est deja dit ou presque...

              Répondre à ce message

              • 11 décembre 2015 23:08, par yvesD écrire     UP     Ce message répond à ... Animateur

                Bon arretons de philosopher, d’autant que le bateau bois est une denrée qui se perd et n’interresse que les quelques amoureux de la chose, qui osent se lancer dans la bagarre....

                Que nenni, n’arrêtons pas. Ici on parle plastique et aussi bois. Et dans tous les cas il y a de la matière à transmettre, ce qui est très proche du but qu’on se fixe sur PTP ;-)

                Sans hésiter je me porte volontaire pour le cosmétique (photos, mise en page, etc.) et toi pour le gras ais-je compris. Youpi !

                yves.
                PS : merci pour le roumaillet, jusqu’ici j’avais entendu scarf mais dans les deux cas ça me rappelle que, par endroit, le dessous de ma rambarde est un peu pourri et qu’il va donc falloir que je scarfasse et roumaillasse.

                Répondre à ce message

  • 11 décembre 2015 20:18, par aikibu écrire     UP  image

    De retour du bateau en fin de semaine, normal pour un retraité
    J’en ai profité pour refaire, pas tout à fait 1 m2 de pont comme decrit ci dessus, le semaine prochaine je ponce, car il faut laisser le temps au mastic de prendre jusqu’au fond, là encore c’est le resultat d’une experience malheureuse par ponçage trop rapide avec tartinage du mastic trop frai, une horreur.... !!!!
    Un « roumaillet » terme employé par un charpentier de ma connaissance, est un morceau de bois que tu mets en lieu et place du bois pourri que tu viens de faire sauter à la scie circulaire, à la defonceuse ou par tout autre moyen qui va bien dans la situation envisagée.....
    Dans mon cas, des barrots pourris pas l’isorel humide, scie circulaire , collage epoxy, avec le moins de jeu possible, et rabotage avec latte pour suivre la tonture et le bouge .
    Effectivement, les 2 plaques de CP avec nid d’abeille sont collées epoxy avec decalage des joints sur les barrots pour avoir un max de resistance ( essai sur un joint libre 450kg/cm2) mais ce pont est collé souple sur les barrots.....Erreur ou pas je ne sais pas, à l’epoque tout le monde ne jurait que par la « souplesse » des bateaux , j’ai du me laisser influencer.....car je n’y crois pas un instant.
    Nos anciens auraient eu les materiaux modernes, epoxy, colle mastiMS, inox etc......ils auraient peut etre fait des bateaux rigides ....comme ceux en lattés epoxy .... ????
    Depuis une dizaine d’années mon bateau flotte avecles 5 premieres virures à partir du galbord, calfatées à l’etoupe, avec au lieu du mastic de vitrier, du sika (eh oui ) , ...tout le reste et il y en a encore 15 est calfaté au fur et à mesure du remontage des bordés par du masticMS,....
    Donc ça tient dans l’eau de mer, et la coque est rigide car les bordés ont ete serrés aux coins et je n’ai pas pleuré sur les coups de masse, ni sur les serre joints.
    Tout ça pour dire que les coques traditionnelles etaient « souples » puisque bord à bord sans liaison, ormis le calfatage, celle là est rigide car bordés collés entre eux et sur les couples et vissés inox en remplacement des carvelles galva, dont il ne restait quasiment rien et ce n’est pas une figure de style. , Je me demande, encore maintenant, comment le bateau ne s’est pas ouvert quand on l’a ramenné de NO à Tancarville.
    J’ai bien sur des photos du boulot qui m’a pris quand meme un dizaine d’années aidé par mon frere pendant les vacances, mais je ne sais pas m’y prendre....vu mon niveau internet....
    Mais si quelqu’un peut me donner quelques indications bien detaillées et si ça vous interresse.....
    Pour ne pas encombrer le site, je donne mon mail pour me contacter en direct ....
    chris.claveau@numericable.fr, car il y a encore des choses que j’ai loupé, d’autres reussies, mais ce serait ballot qu’un autre refasse les memes erreurs, ou meme qu l’on puisse discuter de telle ou telle option....meme si c’est le but d’un forum, à ne parler que vieux bateaux bois...on peut lasser.....

    Répondre à ce message

    • 11 décembre 2015 20:51, par yoruk écrire     UP     Ce message répond à ... Animateur

      Hé bravo...
      Mais çà donne quand même envie de faire un bel article... Si c’est le transfert de photos qui te bloque... on peut te donner un coup de main

      Pour YvesD : :-)) on sait maintenant ce qu’est un (moi aussi j’en apprend)

      roumaillet

      Michel

      Répondre à ce message

    • 12 décembre 2015 08:47, par Négofol écrire     UP     Ce message répond à ... Animateur

      Les coques traditionnelles n’étaient pas conçus « souples » et, au contraire, c’est le rôle critique du calfatage de leur donner la rigidité, que ne permettait pas les techniques constructives de l’époque, afin de permettre à la coque de résister au cisaillement. C’est en fait une mise en précontrainte de la coque.
      Ceci se remarque facilement lors du calfatage d’un bateau traditionnel : le son rendu par la coque devient de plus en plus clair lors de la progression du calfatage.
      C’est donc amha une erreur de vouloir faire un calfatage souple (sika) comme souvent préconisé de nos jours : un vieux charpentier de marine m’avait expliqué le fait en insistant sur la nécessité de compactage de la filasse entre les virures avec les fers et marteaux adaptés...

      Répondre à ce message

      • 12 décembre 2015 10:39, par aikibu écrire     UP     Ce message répond à ...  image

        J’ai du mal m’exprimer, car je suis entierement d’accord avec toi...
        Si nos anciens avaient eu nos materieaux ils auraient fait des bateaux rigides ....
        Je considére que des bordés collés entre eux et collés sur les membrures donnent une coque plus rigide meme avec une colle reputée « souple » au vu de l’epaisseur mini du joint,qu’une coque dont le bordage est calfaté classique.meme avec calfatage extremement serré au fer à calfat.et minahouet pour la regularite...ce n’est quand meme que de l’etoupe et aux dires de mon charpentier destinée à l’etancheite....
        Mais on discute un peu dans le vide, d’une part mon bordé est posé et je ne peux y revenir, d’autre part la « souplesse » en question est extremement relative et je ne vois pas bien comment on pourrait estimer l’une par rapport à l’autre, considerant que j’ai vissé 60x6 dans les membrures sciées et 50x5 dans les ployées en remplacement des carvelles 6x6 en galva , ce qui ne tend pas plus à la « souplesse » ....
        Les virures initiales n’etaient meme pas calfatées, c’etait bois sur bois, un travail phenomenal de precision que je n’ai pas repris, pas assez adroit, charpentier est quand meme un metier qui par certains cotés ne s’improvise pas.

        Répondre à ce message

        • 12 décembre 2015 10:49, par Négofol écrire     UP     Ce message répond à ... Animateur

          Le plus étonnant est qu’on fabrique encore des carvelles galva et qu’on en vende sur Internet !
          http://www.clous-rivierre.fr/chanti...

          Les petits bateaux bien construits pouvaient se passer souvent de calfatage. Un bon point pour le tien !

          Répondre à ce message

          • 12 décembre 2015 12:17, par yoruk écrire     UP     Ce message répond à ... Animateur

            Bonjour

            Je n’osais pas intervenir, ça dépasse un peu mon niveau d’expertise... Mais... en Turquie, j’ai pu observer d’excellents charpentiers de marine. Ils ont une vraie culture là dessus...
            Effectivement ils assemblent les bordés de façon très ajustée
            Plus fort, ils sont capables de travailler des bois frais, sachant comment le fil évoluera en séchant. Ce qui m’a été confirmé par un charpentier de marine français (mieux... breton... mieux encore, breton de brest)
            Les turcs s’inquiètent peu qu’un bateau fasse de l’eau, ce qui les rassurent, c’est que leurs pompes sortent au moins autant d’eau qu’il en est entrée !!!
            Spectaculaire, l’hiver ils sortent les bateaux, et defoncent à la pioche deux ou trois bordés au plus bas, juste au dessus de la quille, puis laissent s’écouler un jus putride et immonde, fait de toutes les raclures du bord : graises, gazole, eaux grasses, eaux noires etc... On s’en méfie quand on carène, ce sont des voisins pénibles....
            Ils laissent sécher, après avoir rincé, puis vient un charpentier de marine, qui ajuste l’ouverture et repose des bordés... eux aussi hyper ajustés, qui seront pointés, collés au PPU puis calfaté, on repeint et çà doit tenir un an
            Cà tient un an si les pompes sont bonnes !!! :-)

            Michel

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            • 12 décembre 2015 12:29, par yoruk écrire     UP     Ce message répond à ... Animateur

              Sur les turcs et les méthodes ancestrales

              Il faut noter au sujet de la photo jointe plus haut, que le chantier (Marmaris, je pense) travaille sous atmosphère contrôlée, et que les membrures sont réalisées en lamellé collé...

              Michel

              Répondre à ce message

              • 12 décembre 2015 12:53, par aikibu écrire     UP     Ce message répond à ...  image

                Je ne connais pas bien les fameuses « goulets », abreviation turques de goelettes semble t il, mais j’en ai entendu parler, et ton experience visuelle.ne fais que confirmer mes lectures
                Ces bateaux font toujours de l’eau, car meme si on peu, grosso, determiner le fil du bois vert, quand il se retracte au sechage in situ, faut que le calfatage suive, et c’est là que les pompes deviennent indispensables.
                On voit quand meme qu’ils se mettent à la modernite, car construire sous atmosphere c’est un grand pas en avant, peut etre indispensable avec les colles utilisées, resorcine vraisemblablement pour les lamellés collés.
                Mais ce sont des bateaux superbes et bien taillés pour la mediterranée et son clapot infernal ...clapot à l’echelle du bateau bien entendu...

                Répondre à ce message

                • 12 décembre 2015 13:28, par yoruk écrire     UP     Ce message répond à ... Animateur

                  Pas certain du tout de ma première analyse...

                  En regardant la vidéo suivante :http://www.guletti.com/yat-yapi-onarim-videolar.html
                  On a la très nette impression qu’ils ajustent les bordés à la PPU, puis après les avoir laissés sècher ils poncent, réalisant une structure rigide, et là on rejoint l’analyse de Négofol...
                  En séchant les bordés travailleront, mais ce n’est pas la PPU qui lâchera, il est vraisemblable que c’est l’épaisseur du bordé qui absorbera la tension... D’ou l’intérêt de traiter des bois verts

                  Bon... c’est une vision d’amateur hein...B-)

                  Michel

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                  Répondre à ce message

  • 12 décembre 2015 12:36, par aikibu écrire     UP  image

    @ negofol
    Il y a toujours des inconditionels de la tradition qui ne jurent que carvelles et « souplesse » d’un bateau et lors de la premiere refection d’un bordé, le charpentier voulait m’en remettre en croisant les trous....ça s’est terminé par des vis ...non mais, restons modernes et bien m’en a pris car lors de la refection generale celui là au moins est venu sans probleme en devissant les vis en place .Ca m’a egalment permis de voir comment cintrer et trevirer un borde d’iroko de 30mmm....
    Par petit bateau bien construit, Altair fait 12.74m et regarder en bout la ligne d’une virure s’inclinant et revenant, toujours perpendiculaire au couple est vertigineux, surtout sur 30 mm de large.
    @ yvesD et yoruk, Ok pour le « gras » faut juste se mettre d’accord sur le sujet, comme je le disais plus haut, et voir pour les photos ...pour le gras quand je suis branche faut m’abattre pour m’interrompre, comme vous pouvez le constater....
    Attention un roumaillet est un morceau de bois rajouté sur un enlevement de bois pourri, un scarf est la façon de faire....
    En general un assemblage en scarf est une piece de bois coupée en sifflet à la bonne longueur et assemblée par collage sur elle meme ( longueur de sifflet ep x 8 ou 10, ou plus suivant les efforts previsibles)
    On peut donc assembler un roumaillet par ente droite ou en scarf. C’est plus coriace en scarf car ajuster deux pentes n’est pas de la tarte, meme si le collage est meilleur puisque plus grande surface..
    Faut avoir essayer pour se rendre compte du savoir faire d’un bon charpentier......
    .

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    • 12 décembre 2015 18:09, par Négofol écrire     UP     Ce message répond à ... Animateur

      En fait, le problème est très simple : un bateau bois classique peut être assimilé à un treillis, composé des membrures (verticales) et des bordés (horizontaux) liés aux points de croisement (carvelles, vis ou même gournables). Comme tout treillis, cet ensemble, s’il est un peu lâche, se déforme facilement en parallélogramme lors d’efforts de cisaillement, notamment lorsque le bateau travaille dans la mer. Le seul moyen de rigidifier la structure est de serrer les virures pour que le frottement des bordés entre eux empêche tout mouvement. Ces mouvements relatifs ont d’ailleurs pour inconvénient, s’ils ne sont pas empêchés, de faire vieillir prématurément le bordé par usure des tranches lors des mouvements.
      Ceci peut-être obtenu par le gonflement du bois (délicat à régler, car un gonflement trop important amène une déformation des bordés en « tuile » qui tend à affaiblir les liaisons) ou, méthode traditionnelle, par le calfatage, qui consiste à mettre la structure en précontrainte. Le rôle d’étanchéité n’est que secondaire, contrairement à ce que l’on pense habituellement (pour cela, il suffirait d’étancher avec un mastic l’extérieur de l’espace entre les bordés, sans introduire de mèche d’étoupe en force).
      Par ailleurs, la mise en précontrainte permet de s’opposer (+ ou-) à l’ouverture des virures au niveau du mat par la pression exercée par le pied de mat du fait du haubanage, ce qui explique que beaucoup de bateaux traditionnels font de l’eau au près par bonne brise et sont parfaitement étanches le reste du temps (souvenir de mes débuts sur un Requin un peu fatigué : l’équipage à 3 était très bien prévu : un barreur, un régleur et un Shadock qui pompe...)...).
      La remarque sur la variation du son de la coque m’avait été faite par un vieux charpentier de marine qui carénait les bateaux de pêche à l’époque (début des années 60) et la différence est spectaculaire !
      Lorsque je parlais de petits bateaux, j’incluais tous les yachts. les « gros » étant des bateaux de pêche genre Dundee thonier, qui recourent à des techniques de construction un peu différentes...
      La méthode des Turcs de défoncer le galbord me laisse pantois : sur le Requin cité plus haut, il y avait dans le bordé près du galbord une bonde semblable à une bonde de tonneau qu’il suffisait de chasser lorsque le bateau était hors de l’eau pour vider la sentine et pouvoir nettoyer tout l’intérieur au jet d’eau !

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  • 13 décembre 2015 15:38, par aikibu écrire     UP  image

    La mise en precontrainte des bordés est effectuée par serrage les uns sur les autres avec des coins appuyés sur le bordé superieur (voir photo) l’insertion de mastic/colle entre eux et sur les membrures avec les serres joints empeche, il me semble, au treilli de jouer.
    La jonction interieure n’excede pas l’epaisseur d’un ongle, plutot moins, celle exterieure 2à3 mm,l’interstice comblé avec du mastic serré, remplaçant le calfat
    Les jonctions bordés/ membrures, collées ne peuvent jouer, donnant un ensemble rigide....
    De toutes façons c’est fait, et je n’ai pas remarqué d’entrée d’eau, bien que lorsque un meme bord reste plusieurs mois au soleil, les bordés jouent un peu car on voit les joints se creuser sans plus, phenomene visible sur un bordage traditionnel (debarrage des bordés)
    J’avais egalement un nable en bronze vissé, dans les fonds, nable que je regrette maintenant de ne pas avoir remis en place.
    Les turcs sont plus definitifs et preferent je suppose un grand nable à nos pissettes dia 50mm.... ???

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