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Pratiques et Techniques de la Plaisance

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Accueil du site > Forum technique > Voiles, carènes, gréements -forum- > Technique pour repeindre sa coque au pinceau ou au rouleau ?

Rubrique : Voiles, carènes, gréements -forum-

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Technique pour repeindre sa coque au pinceau ou au rouleau ?Version imprimable de cet article Version imprimable

Publié 8 septembre, (màj 8 septembre) par : alexl  image   

Copyright : Les articles sont la propriété de leurs auteurs et ne peuvent pas être reproduits en partie ou totalité sans leur accord
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Bonjour,
Je voudrais savoir quelle est la meilleure méthode ou technique pour repeindre une coque au pinceau ou au rouleau (avec un résultat acceptable). Les pros autour de moi ne jurent que par le pistolet, mais je n’ai ni « le coup de main » ni l’expérience suffisante pour ça.

Je n’ai pas trouvé d’article traitant de ce sujet sur le site....

J’ai déjà bien poncé la coque, passé du mastic epoxy dans les quelques creux, mais j’hésite maintenant à me lancer pour la peinture.

Merci.

UP


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8 Messages de forum

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  • J’ai trouvé un article sur le Figaro Nautisme, qui semble répondre à ma question (ce n’est pas peut être pas la meilleure méthode de peindre une coque, mais elle est assez simple)...est ce qu’on peut le mettre en ligne ici ?

    Répondre à ce message

  • Bonjour,
    Je découvre le site et je réponds, peut-être tardivement...
    J’ai repeint mes trois bateaux avec les moyens du bord.
    C’est pas compliqué mais il ne faut pas avoir envie de terminer avant d’avoir commencé.
    La préparation évidemment, je ne ferai aucun commentaire, si ce n’est qu’il n’y a pas besoin de poncer au grain 600 ou plus carla qualité de l’étalement sera plus grossière. Du grain 300 avec une orbitale c’est bien suffisant.
    Après il faut dépoussiérer, dépoussiérer encore et encore pour finir avec un chiffon propre imbibé d’acétone. (idéalement un chiffon de couleur noire car on peut facilement constater si il y a encore de la poussière en regardant la partie du chiffon ayant frotté sur la coque poncée)
    La peinture : j’ai toujours utilisé de la laque bi composant, malgré les contraintes d’humidité et de température qui doivent être scrupuleusement respectées, au risque de devoir reponcer tout ça car le résultat n’est pas acceptable.
    Le matériel :: après avoir utilisé des petits rouleaux « patte de lapin » je me suis orienté vers des rouleaux beaucoup plus gros, de type ceux qu’on utilise pour repeindre un plafond chez soi. En effet les petits rouleaux créent beaucoup de défauts de type « peau d’orange » Par contre il existe maintenant des manchons « spécial laque brillante » assez chers mais vraiment efficaces. La laque bi composant a tendance à mousser facilement. Il faut donc faire des gestes relativement lents pour ne pas créer des bulles de mousse (ou le moins possible) Aussitot après la pose de la laque il convient de « lisser » la surface en utilisant un pinceau « spalter » très large (environ 20 cms) avec des poils très souples. Le « spalter » est en général utilisé pour vitrifier les parquets. Le « spalter » ne doit en aucun cas être trempé dans la peinture. Il doit être et rester sec. Seulement l’extremite des poils aura un (très peu) de peinture. Le geste de « lissage » de peinture avec le spalter doit être rapide avec très peu d’appui. L’angle du pinceau avec la surface à peindre doit être le plus fermé possible. On voit alors très bien que la surface peinte passe d’une « peau d’orange » réduite à une absence de peau d’orange. Si des lignes apparaissent c’est que l’appui sur le pinceau est trop fort ; il faut avoir la main légère !
    Organisation : personnellement je fais le travail tout seul. Etre à deux n’est pas facile (encombrement entre les équipiers) et j’ai pris l’habitude de travailler avec des préparations d’environ 1/3 de litre. Ce n’est pas beaucoup, mais ca compense bien la vitesse de prise de la laque bicomposant. De plus il faut avoir le rouleau dans la main droite et le spalter dans la gauche. + le travail en hauteur... Donc ce n’est pas nécessaire de se sttresser en plus avec une trop grande quantité de peinture qui risque de prendre dans le pot. Après avoir utiilisé la première préparation, j’ai l’habitude de nettoyer complètement rouleau et spalter. En utilisant 2 rouleaux et 2 spalters alternativement, le couple nettoyé pourra sécher pendant le temps de l’application suivante. Ainsi le matos est toujours propre et « frais »pour l’utilisation.
    Il ne faut pas etre pressé et suivant la surface ca prendra + ou - de temps. Sur mon dernier travail il m’a fallu 2 jours pour réaliser la peinture (environ 12 m2 sur chaque bord) et les raccords ne posent aucun problème.
    Le résultat est « exceptionnel » et mes voisins de ponton pensent que mon bateau a été repeint au pistolet.
    Evidemment l’utilisation de laque mono est possible avec cette technique mais vu que la laque durcit plus lentement il est certainement possible de travauiller avec des quantités unitaires plus importantes. Le pb c’est que la mono s’identifie rapidement à hauteur des pare bat...car usure rapide et c’est pas beau ; dommage après avoir pris autant de soins !
    Bon courage !
    KP10Pias

    Répondre à ce message

    • Je découvre le site et je réponds, peut-être tardivement...

      Hé bah... merci et bravo, j’insisterai juste sur point : le support doit toujours être parfaitement poncé. Les turcs sont d’une patience infinie, pour les avoir vu travailler sur les chantiers des marinas. ils le disent :

      • Poncer, poncer, poncer, poncer et poncer encore et à la fin... « poncer » Alors seulement vient la récompense du peintre : “laquer

      Répondre à ce message

    • Hello Kp10Pias
      Je confirme : tu « réponds tardivement », et la messe est dite (enfin bref, le bateau est peint ::-))
      Ta réponse est parfaite, cela dit, et je regrette de ne pas l’avoir lu avant.Ca me servira pour la prochaine fois (quoique la « prochaine fois », j’essaierai d’acheter un bateau avec une peinture de coque pas trop pourrie, si je peux...)
      Je vais commenter ta réponse au regard de mon expérience de peintre du dimanche... et en espérant que cela évitera à d’autres de faire les même erreurs ou subir les mêmes déconvenues que moi...
      Je vais rentrer dans les détails, en me mettant dans la peau du néophyte complet que j’étais au début, car je n’ai jamais peint quoi que ce soit de ma vie, et j’ai « découvert » au fur et à mesure.

      Le consensus se fait généralement sur l’utilisation d’une peinture « bi-composant ». C’est quoi ?
      c’est une peinture qui est vendu sous forme de deux pots, un pot de peinture proprement dite, et un pot de durcisseur.
      On mélange la peinture et le durcisseur, pour que la peinture durcisse et se transforme en une sorte de peau plastique sur la coque du bateau. Sans durcisseur la peinture ne sèche pas et reste à l"état liquide.
      Avant de l’utiliser, on rajoute au mélange durcisseur/peinture, un troisième composant : le diluant, pour augmenter ou diminuer la viscosité de la peinture. La proportion de diluant est importante car elle permet d’obtenir une peinture qui n’est ni trop « pateuse », ni trop « liquide ».
      si la peinture est trop pateuse, elle ne se lissera pas correctement (autrement dit on verra les marques de pinceau ou de rouleau), et si elle est trop liquide, on risquera des coulures.

      Avant toute chose, il faut lire soigneusement les instructions du fabriquant pour un mélange correct du durcisseur et de la peinture. c’est bien indiqué sur les notices des fabricants que l’on trouve sur internet et parfois sur le pot lui même.

      Premier essai et première erreur : j’ai commencé par peindre sur les recommandations d’un « copain qui sait » , j’ai peint directement après un ponçage léger sur l’ancienne peinture.
      Puis j’ai mélangé durcisseur et peinture dans les proportions, comme me le disait le shipchandler, 2/3 peinture 1/3 durcisseur....sauf que j’ai pesé la peinture et le durcisseur pour respecter ces proportions....et les proportions sont donnés sur la notice « en volume » et non « en poids ».... et la densité de la peinture et du durcisseur sont très différentes....donc en clair j’ai mis trop de durcisseur...
      ...d’où l’importance de lire très attentivement la notice de la peinture !!

      Résultat de cette première tentative :
      On a travaillé à deux, l’un passant le rouleau type « pate de lapin », l’autre le pinceau type « spalter ».
      des traces de pinceau partout, et lorsque la peinture a été sèche et brillante, le moindre défaut de la coque, qui après ponçage était invisible, est apparu soudainement comme le nez au mileu de la figure !

      Conclusion de cette expérience ratée (dans l’ordre) :
       Poncer au grain env.300
       Nettoyer à l« éponge, sécher, passer la main les yeux fermés sur le ponçage, il faut sentir qu’il n’y a aucune »vague« ou »aspérité« , on peut passer la main sur la coque lisse d’un autre bateau pour comparer et avoir une idée de ce qu’on doit ressentir sous la main. Vos yeux sont trompeurs, ils faut se fier au toucher (sensation »soie« ou »peau de bébé" sous la main, sinon c’est que vous n’avez pas assez finement poncé)
      surtout bien nettoyer à l’éponge avant de controler au toucher sinon les particules de ponçage vont combler les trous et vous n’allez rien sentir.
      C’est vraiment un gros boulot, mais si vous faites l’impasse là dessus, vous le paierez plus tard avec un résultat moyen
       une fois que ça c’est fait : passer une première couche de primaire (peinture basique qui perment à la peinture « noble » bi composant que vous appliquerez ensuite de bien accrocher).
      Attendez vous à une deuxième série de « ponçage », car le primaire va faire ressortir des défauts que vous n’aurez pas vus ou sentis sous la main.

      A cette étape, il faut que je mette l’accent sur un détail important : l’importance de la lumière !
      Dans l’hémisphère nord (en Europe, par exemple) : Supposons que votre bateau, sur son ber, pointe vers l’est, son tribord sera au sud, donc au cours de la journée, vous aurez le coté tribord éclairé alors que le coté babord sera dans l’ombre....
      Croyez en mon expérience (ratée) : lorsque vous peindrez, vous aurez l’impression que le coté à l’ombre (babord), une fois terminé, est juste parfait ....erreur !! c’est juste que par manque de lumière vous ne verrez pas les défauts, les coulures, les coups de pinceau, les défauts de poncage non traités, etc....
      Alors soit, vous avez un grutier sympa qui vous tourne le bateau au fur et à mesure que vous peignez les deux cotés (on peut rêver), de façon à ce que le coté sur lequel vous travaillez soit toujours exposé sud. Soit vous orientez le bateau de façon à ce que sa proue pointe au nord ou au sud.
      Il y a une troisième solution qui pourrait fonctionner (mais que je n’ai pas essayée) , ce serait d’utiliser un projecteur de chantier pour éclairer la partie à l’ombre ou lorsqu’on peint par faible luminosité extérieure.

       Concernant la technique de peinture proprement dite, je suis tout à fait d’accord avec toi, il faut éviter les rouleaux « patte de lapin » ou « velours » et privilégier les rouleaux type « mousse » pour laque qui laissent moins d’effet « peau d’orange ».
      Ensuite, la technique du spalter est exactement celle que tu décris, le but est juste d’effacer les micro bulles créées par le passage du rouleau. Pour décrire comment il faut passer ce spalter, entrainez vous à passer un plumeau ou une plume d’oiseau sur votre avant-bras en essayant de le sentir le moins possible. C’est exactement la pression que vous aurez à exercer sur le spalter pour « effacer » les bulles du rouleau. Donc, on voit bien que c’est très très très léger.

      Ce que je regrette (après la deuxième tentative) :
       Ne pas avoir lu calmement, attentivement, et à tête reposée la notice du fabricant relative à la mise en oeuvre de la peinture.
       Ne pas avoir fait d’essai préalable des différentes techniques/rouleaux/mélanges, sur, disons, deux mètres carrés de coque...faire un essai sur une petite partie de la coque, ça permet de peaufiner sa technique, de ne pas se décourager si c’est raté (vu la petite surface), et de ne pas gacher trop de temps, argent et peinture sur l’intégralité d’une peinture de coque.
       Avoir travaillé à deux. Seul, comme tu le dis, c’est mieux en utilisant ta technique de petites quantités (pas plus d1/3 de litre à la fois mélangé dans le pot) et deux rouleaux et deux spalters. (un qui trempe dans le diluant et l’autre qui est utilisé pour peindre)
       Ne pas avoir soigné la préparation : ponçage et appret
       Ne pas voir orienté mon bateau correctement par rapport à la lumière du soleil.
       Avoir peint par trop fortes températures extérieures (à ma décharge, rien n’était indiqué à ce sujet sur la notice du fabricant), à mon avis, il est illusoire de vouloir peindre correctement au delà de 20°C en extérieur...
       Ne pas avoir utilisé de viscosimètre pour mesurer la quantité idoine de diluant à rajouter dans le mélange peinture/durcisseur....les 10% indiqués par le fabricant n’était pas clairement suffisant pour une peinture en extérieur et en été en méditerranée.

      Bref, au bout du compte, à la deuxième tentative, avec un mélange correct et un meilleur ponçage, ma peinture est loin d’être parfaite, quand on inspecte ma coque à un mètre de distance, on voit clairement que c’’est peint à la main....mais à deux trois mètres, on a l’impression que c’est un bateau neuf, c"est pas parfait, mais ça me suffit, et comparé à l’état de la coque initial, c’est beaucoup mieux...
      Je ferai mieux la prochaine fois...:D

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      • ils faut se fier au toucher

        Bien sûr, c’est pourquoi mieux vaut poncer à la main...
        Autre erreur à éviter : rêver que l’on pourra rattraper des erreurs lors de la pose d’enduit, par le ponçage. Toujours en Turquie, les peintres apportent un soin extrême lorsqu’ils enduisent. Les bons produisent une qualité d’enduit telle que l’on n’a pratiquement pas besoin de poncer... Là aussi, ça se ressent au doigt.
        Ponçage : ils terminent toujours avec du papier à poncer humide... Les peintures se font systématiquement en bi composant, au pistolet, et de préférence en avril/mai pour bénéficier des meilleures conditions de température, mais surtout d’hygrométrie

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  • Bravo, tout y est !
    C’est vrai que la préparation de la laque est également très importante et demande également de la rigueur. Attention qd même à la quantité de solvant ajoutée. Il y a risque que le solvant non évaporé et emprisonné sous la laque génère des bulles qui peuvent ressembler aux bulles d’osmose...Personnellement, je n’utilise plus du tout de solvant dans la laque.
    Une toute dernière précision, peut-être, permettant de comprendre ce qui se passe :
    les peintures (de manière générale) ont un comportement rhéologique « thixotropique » : cela signifie que plus on agite plus ça devient fluide et quand on arrete l’agitation ca redevient épais.
    Donc l’agitation créée par le rouleau et par le spalter permettent de liquéfier très localement la laque, ce qui améliore son état de surface MAIS qui facilite la formation de mousse.
    Et voila, bon courage à tous, bons ponçages etc, etc...
    KP10Pias

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