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Pratiques et Techniques de la Plaisance

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Accueil du site > Articles > L’électricité à bord > Maintenir sa batterie chargée, bateau délaissé

Rubrique : L’électricité à bord

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Maintenir sa batterie chargée, bateau délaisséVersion imprimable de cet article Version imprimable

Publié Mai 2012, (màj Mai 2012) par : Robert   

Copyright : Les articles sont la propriété de leurs auteurs et ne peuvent pas être reproduits en partie ou totalité sans leur accord
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Quel est le problème ?

En hiver, et parfois même en été, le bateau est délaissé durant un temps assez long, plusieurs mois. Alors se pose la question du maintien de la charge des batteries.

  • La solution la plus risquée est probablement de laisser le chargeur de quai branché : risque d’incendie en cas de défaut, risque d’assèchement des batteries si le chargeur n’est pas bien adapté, et surtout risque d’électrolyse grave sans précautions particulières.
  • Eolienne ou panneaux solaires en fonction : cela maintiendra la charge, avec un risque de surcharge et d’assèchement des batteries si le régulateur n’est pas prévu pour le maintien à très long terme avec une tension de maintien plus basse que le « floating » normal.

Un bilan selon la région et le parc de batterie :

En fait, la bonne solution dépend également du type de batteries :

  • Avec des « sans entretien » PbCa (plomb-calcium) classiques dans le nautisme grand public, le taux d’auto-décharge est très faible, 2 à 3% par mois. On peut donc délaisser la batterie 3 mois sans problème. Rien n’étant parfait, ce type de batteries a d’autres inconvénients bien connus en tant que servitude.
  • A l’autre extrême, avec des batteries au plomb à plaques positives tubulaires qui ont divers avantages mais l’inconvénient de 5 à 10% d’auto-décharge par mois, il n’est pas question de les délaisser trop longtemps sans charge.

La bonne solution dépendra également de la région :

  • en région normalement ensoleillée, on pourra trouver une « solution solaire »
  • en région trop peu ensoleillée mais ventée, il faudra trouver une solution éolienne.
  • On trouve sur ce site les ensoleillements moyens mensuels pour les diverses régions de France. C’est étonnant, mais entre Nice et Lille, en février l’ensoleillement total ne varie que d’un facteur 2 : 70 heures à Lille et 150 heures à Nice ! http://www.infoclimat.fr/climatolog...

On pourra donc envisager une solution solaire partout en France, même en hiver

Un petit calcul :

Prenons un cas défavorable avec des chiffres ronds :

  • Un parc de 100Ah ayant un taux d’auto-décharge de 10% par mois
  • Il faudra donc par mois 100Ah x 10% = 10Ah à charger par mois
  • A Lille, avec 70 heures de soleil par mois en février, on aura donc besoin d’un courant de charge de 10 Ah / 70 heures = 0.15A environ, ce qui représente sous 13 volts une puissance de 0.15 x 13 = 2 watts environ.
  • On considère qu’un panneau va donner au mieux environ 1/4 de sa puissance nominale : mauvaise orientation, saleté de la surface, ombre des mats environnants à terre, absence de MPPT, etc... Il faudra donc un panneau de puissance 2 x 4 = 8 watts à Lille en février pour une batteries de 100Ah

Votre cas particulier, 500Ah à Nice :

  • On fera ensuite une règle de 3 : avec 500AH (=5x100Ah) il faudra 5 fois plus à Lille, soit 40 watts, et 2 fois moins à Nice (double d’ensoleillement), soit 20 watts.

Cas pratique :

Voici mon installation, dans le midi de la France, bateau à terre durant 6 mois en hiver :

  • Contrôleur de charge E-Xpert-Pro, branché en permanence, même pendant l’hiver, réglé sur un taux d’auto-décharge théorique de 10% par mois pour vérifier le comportement de l’ensemble.
JPEG - 53.3 ko
Le panneau de 20W monté sur le tube du bimini en hiver

Mesure réelle :

Constat :

  • Le contrôleur de charge indique toujours une charge complète, même après plusieurs mois en hiver. Comme il décompte 10% de perte par mois, cela signifie que le panneau a chargé plus de 10% de la capacité de la batterie. La tension relevée en arrivant au bateau est en général supérieure à 13.5 volts.
  • Le niveau d’eau dans les batteries ne bouge pas, ni en été ni en hiver
  • Le cycle de tension quotidien est représenté sur le figure, et on voit que même en été, il n’y a aucun risque de surcharge, même sans régulateur puisque la tension ne dépasse jamais 13.7 volts au coucher du soleil.
GIF - 18.1 ko
Le cycle journalier de tension de la batterie

Mais il y a un problème résiduel :

Une batterie délaissés durant un temps long a tendance à stratifier son électrolyte si ce n’est pas une batterie gel ou AGM. Cela signifie que l’acide est dense au fond de la batterie, et faible dans le haut de la batterie.

Pour rectifier cette stratification, il suffit de cycler fortement la batterie deux ou trois fois jusqu’à 50% environ, puis de la charger très longuement en maintenant l’étape « bulk - absorption » durant une dizaine d’heures à 14.7 volts (la tension dépend de la technologie de la batterie).

La récupération est spectaculaire, après quelques cycles la batterie retrouve ses qualités initiales.

Certains chargeurs ont cette étape particulière , dite de « désulfatation » intégrée à leur fonctionnement.

UP


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45 Messages de forum

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  • Le régulateur que tu évoques, à ce prix j’imagine que c’est pas une régulation par découpage mais plutôt par ballast, non ?
    Et du coup, si on l’installe dans la cale moteur, le peu de coulombs qui ne servent pas à compenser l’auto-décharge peuvent servir à tiédir la cale moteur (oui, je sais, pour évaporer un gramme d’eau ...)

    L’auto-décharge est productrice de chaleur également mais moins simple à récupérer si les batteries ne sont pas dans la cale moteur.

    Bien sur on joue sur des quantités infimes mais ça peut justifier de prendre un PS 50 ou 70W là ou 30W suffirait

    Répondre à ce message

    • Je ne comprends pas bien ...

      • Le régulateur est un PWM shunt (à découpage) dans mon exemple
      • En pratique, la régulation ne se met jamais en route dans mon exemple, car avec 500Ah de batterie installés, le courant de maintien (floating) est de l’ordre de 1A, tout juste ce que délivre au maximum le panneau de 20W en plein soleil.

      Il n’y a quasiment aucune dissipation de chaleur dans un régulateur PWM shunt (qu’il soit en train de réguler ou non) car il court-circuite le panneau à moins de 1 volts lorsqu’il coupe la charge.

      Je ne crois pas qu’il y ait une quelconque chaleur à récupérer dans ce processus :-/

      Répondre à ce message

  • Pourquoi vouloir les maintenir chargées ? Je délaisse les miennes 10 mois. Elle ne sont même pas rechargées à bloc fin août car je suis sur mouillage, donc pas de charge longue avant l’hivernage. Je les retrouve début juillet aux alentour de 12,5 - 12.6.

    Elles ne sont pas de la première fraîcheur non plus, ce sont celles présentes sur le bateau quand je l’ai acheté en 2006. La plus vieille visuellement, celle de service, est celle qui l’année précédente se vidait aussi le plus vite en utilisation. Elle est donc en fin de vie et j’ai prévu son remplacement. J’ai malgré tout tenté l’expérience de démarrer dessus début juillet, sans charge donc depuis 10 mois. Quelques tours de manivelle, puis quelques secondes de démarreur, et hop, c’est parti.

    j’ai mesuré sa capacité : environ 12 % (une 70 A). Bon, j’ai un modeste 18 CV à mettre en route.

    Répondre à ce message

  • bonjour et très intéressant,

    Mon parc 1 x 90 Ah et 2 x 140 Ah (batteries camion de marque Banner) achetés il y a plus de 4 ans et pas de soucis majeurs pour l’instant. Je précise que la prise de quai chargeur n’est mise que lorsque je suis au ponton, et encore, pas toujours et lorsque c’est le cas, il fonctionne sous le mode 2 phases (avec le frigo). Mon chargeur de quai de marque SBC 50 Ah est très efficace et silencieux. Le bateau est hiverné au sec durant 6 mois sans être branché et je n’ai aucun souci pour le démarrage. Mon bateau est sur DK et hiverné en Belgique.

    Pour la saison prochaine, je désire m’équiper d’un panneau solaire de 100 W qui sera branché sur le régulateur hybride déporté de mon éolienne (silentwind). Et comme j’envisage tôt ou tard de changer mes batteries plomb par une batterie démarrage et une servitude d’environ 200 Ah car moins lourd que mes deux actuelles, quel serait le meilleur type de batterie ? AGM ?

    Répondre à ce message

    • 5 octobre 2012 11:48, par yvesD écrire     UP     Ce message répond à ... Animateur

      Après avoir pratiqué des PbCa, des AGM et des VRLA, j’ai retrouvé la sérénité depuis que mes servitudes sont passées au plomb ouvert : je peux enfin connaitre l’état précis de charge des dites, complètement chargées si le densimètre indique une densité de 1,26
      J’avais au départ des frayeurs fantasmatique sue le risque de verser de l’acide à la gite. C’est du passé et pourtant ce bateau (un nauticat 33 à quille de 1,2m) est un grand gitard-rouleur.
      Dès que les démarrage crèvent, elles passent au plomb ouvert elles aussi. (traction bien sur, pas décharge profonde)

      Répondre à ce message

      • Merci Yves,

        Comme les Banner sont des plomb-ouvert, selon toi, je peux les conserver pour mon futur panneau solaire. Je n’ai pas de densimètre mais l’affichage sur mon tableau de bord ou de mon testeur indiquent les mêmes valeurs. Dimanche passé nous avons fait un retour de croisière assez musclé avec de multiples virements de bord, sans problèmes, du moins apparents. C’est justement sur ce point, la gite, que j’ai quelques réserves.

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        • 5 octobre 2012 14:55, par yvesD écrire     UP     Ce message répond à ... Animateur

          Je ne sais pas répondre à ta question sur l’adéquation au panneaux solaires (moi j’ai juste un 30VA pour l’entretien des baterries, conforme à l’article).
          Mon unique conseil est que tu t’offres un densimètre (une dizaine d’euro chez les boutiques d’auto ou moto).
          La sérénité que j’évoque est arrivée dès que j’ai pu donner la priorité à la densité pour ensuite interpréter et comprendre les tensions au repos ou sous charge-décharge calibrée (C10 ou C20) et autres moniteurs avec les facteurs d’effectivness et Peukert et consort (et décharge mensuelle spontanée dans le cas des LA à plaques tubulaires).
          Serein, je suis, plus d’angoisse métaphysique.

          PS : si on voulait couper des choses en 4 on pourrait s’interroger sur la quantité d’acide très concentré, et à remplacer (à quelle fréquence) par de l’acide très concentré, qu’on perd à chaque prélèvement (1 goute, 2 au plus) et sur ses conséquences sur le niveau (sur les fringues ou le stratifié c’est autre chose). Mais comme on est sur un forum où on ne coupe pas en 4 inutile de soulever un problème qui ne se pose pas.

          Répondre à ce message

    • « quel serait le meilleur type de batterie ? »

      Amha, il n’y a pas de meilleur type de batteries, il n’y a que des batteries plus ou moins adaptées à l’usage auquel elles sont destinées et aux habitudes du propriétaire du bateau dans son usage réel.

      Voir : http://www.plaisance-pratique.com/q...

      Répondre à ce message

  • Je laisse mon cata un mois à sec en zone tropicale, sans branchement secteur, maintien de la charge par panneaux solaires comme de précédentes fois sans problème. Batteries au plomb classiques Trojan 6V.

    Incident vécu il y a quelques jours : j’ai refait le niveau des batteries servitude en eau déminéralisée et il s’est dégagé peu après une forte émanation acide. Les batteries n’étaient pas en charge (c’était la nuit), un peu en-dessous de 12V, et il n’y avait pas d’ébullition. Au bout de 24h les émanations ont un peu diminué, les batteries semblaient fonctionner correctement.
    J’ai seulement des doutes sur cette eau qui avait été laissée par le précédent propriétaire du bateau : une eau polluée peut-elle provoquer cette réaction et quelles peuvent en être les conséquences ?

    J’ai dû laisser le bateau car je rentrais en métropole et je garde quelques craintes sur le devenir des batteries.:-(

    Merci de vos avis.

    Répondre à ce message

    • Incident vécu il y a quelques jours : j’ai refait le niveau des batteries servitude en eau déminéralisée et il s’est dégagé peu après une forte émanation acide. Les batteries n’étaient pas en charge (c’était la nuit), un peu en-dessous de 12V...

      Attention ! Quel était le niveau avant l’appoint d’eau ? Si les plaques étaient à découvert, la réaction chimique n’est pas surprenante...

      A 12 volts et en dessous, la batterie est complètement déchargée et la mise à niveau doit suivre cette procédure : ajouter de l’eau juste pour recouvrir les plaques de deux ou trois mm, pas plus ! Ensuite, charger la batterie, durant la charge on verra le niveau d’électrolyte qui monte... A la fin de la charge, faire le niveau normal.

      Autrement dit, si on met à niveau une batterie déchargée, la conséquence est que la batterie peut déborder en fin de charge...

      _/)

      Répondre à ce message

      • Autre conséquence si on met trop d’eau : la densité de l’acide diminue et n’a plus sa valeur normale permettant la pleine capacité.

        Attention également à ne pas mettre le complément d’eau au moment de délaisser le bateau (j’ai fait une fois l’erreur ...) . Après avoir refait le niveau, la densité acide est très faible dans le haut car on vient d’ajouter l’eau pure. Il vaut mieux faire 1 ou 2 cycles pour homogénéiser la densité d’acide avant de délaisser le bateau, car sinon la stratification (*) de l’acide néfaste obtenue durant le délaissement du bateau sera accentuée par une stratification initiale.

        (*) l’acide étant plus lourd que l’eau pure s’accumule doucement au fond de la batterie si la batterie est délaissée, forte densité au fond, faible densité en surface.

        Répondre à ce message

        • Merci pour ces précieuses réponses. Donc il y a une explication logique et j’ai fait l’erreur, pas de doute... Je précise que les batteries étaient chargées à 75% avant mes exploits avec une tension encore supérieure à 12V (d’après mon X-Pert Pro). Ça n’a baissé (un peu) qu’après. En fait je n’ai pas totalement refait les niveaux car je n’avais pas assez d’eau, donc tout espoir n’est peut- être pas perdu... Je raconterai ce que je trouverai à mon retour sur place.
          Merci encore.

          Répondre à ce message

          • Comme ce sont des batteries à bouchon et électrolyte liquide, le plus simple en revenant au bateau c’est de procéder ainsi :

            • relever la densité au retour (un densimètre -grand modèle- à 20€ chez Norauto !)
            • charger à fond durand une dizaine d’heures à la tension d’absorption (14.xx volts). Le but est de faire buller l’électrolyte pour l’homogénéiser.
            • mesurer la densité et insister avec la charge si elle ne revient pas à sa valeur normale (1290 g/l environ)
            • cycler la batterie de 30 à 50% une ou deux fois en recommençant la charge longue.

            Ce traitement fait retrouver leur capacité initiales aux miennes après 3-4 mois de délaissement entraînant une forte stratification de l’acide.

            Répondre à ce message

            • sa valeur normale (1290 g/l environ)

              Cette valeur peut varier légèrement selon la littérature (de 1,25+ à 1,29, selon textes de fabricants ayant pignon sur rue) et aussi - me semble-t-il - selon la température ambiante
              La densité que je mesure au même pèse-acide, mêmes batteries réputées chargées, est plus faible l’été (eau et batteries à 20°, densité mesurée autour de 1,26 dans mon cas) que l’hiver (eau et batteries autour de 6°, densité mesurée autour de 1,275 dans mon cas).
              Bien sur je n’ai aucune confiance dans le calage de l’échelle du pèse acide à 12€, il ne s’agit pas de mesure absolue.
              Dans le cas précis du 1,275 (valeur plus élevée que d’abitude) c’est lors du retour à bord (glacial) ce 18 janvier après 60 jours d’inactivité, sous panneau solaire de 30W + régulateur solaire Steca (pas mppt) + datalogger pour la paix de l’esprit

              Qu’en pense l’assemblée, cohérent ?

              Répondre à ce message

            • Je vais suivre ça à la lettre, merci encore.

              Répondre à ce message

              • Juste un mot en conclusion, par égard pour ceux qui m’ont répondu. Après un cycle (incomplet, pas moyen de faire mieux) et mise à niveau de l’électrolyte, mes batteries ont retrouvé toute leur vigueur et même bien mieux qu’avant. Tension entre 12,5 et 14,2 V selon la phase de charge ou décharge, et en nav avec tous les consommateurs en marche je ne descends pas en-dessous de 90% de capacité.
                C’est une leçon : refaire le niveau avant chaque nav en zone tropicale.
                Merci de leurs conseils aux experts.

                Répondre à ce message

                • De mon coté, lors de mon dernier passage après 6 semaines « délaissé » j’ai noté la densité de l’électrolyte.
                  Dans la batterie de référence ça tourne entre 1,27 1,275 et 1,28 ce qui est très exactement les valeurs de début novembre 2012 avec le même densitomètre (idem pour les 2 autres)
                  J’ai donné un coup de chargeur, dont il a suffit qu’il soit bref (10-15Ah cumulé pour les 330 Ah nominaux) et je n’ai pas fait bouillir la batterie (c.a.d décharge profonde à 11,5V puis recharge « bulk » aussi longtemps que possible, répeter au besoin), l’électrolyte étant déjà suffisamment dense à la surface pour une température sur la cosse NEG de 16-17 °C. Bouillage reporté à fin avril
                  Et le datalogger montre que le panneau solaire de 30W a fait bien son boulot pendant 6 semaines en compensant l’auto-décharge élevée (10% par mois) des open lead acid à plaques micro-tubulaires.

                  Répondre à ce message

                • Petite mise à jour, un an après...
                  Depuis ma mésaventure j’ai contrôlé de façon obsessionnelle le niveau des batteries à chaque navigation et rajouté du liquide à chaque fois dès qu’il y en avait besoin - et il y en a souvent besoin en zone tropicale ! Comme je l’indiquais les batteries avaient retrouvé un comportement normal en tension, débit, etc.
                  Depuis quelques mois, après un estivage à Trinidad (hyper-humide, y a-t-il un rapport... ?) ce n’est plus du tout le cas : les batteries chargent bien et débitent bien avec une tension entre 12,3 et 14,5 V selon la phase du cycle mais celle-ci s’effondre à moins de 12 V dès une décharge de 60-70 Ah environ, soit à peine 10% de la capacité totale. Après une absence de 6 semaines, malgré les panneaux et l’éolienne en fonction permanente, j’ai trouvé une tension à 9 V (! !) qui a chuté à 6 V dès l’allumage du premier luminaire. Recharge sur prise de quai, remontée en tension, croisière de 2 semaines sans problème à condition de ne pas consommer plus de 50 Ah/jour (c’est à dire la consommation d’une nuit sans vent, car de jour la production équilibre la consommation).
                  Questions :
                   > je considère mes batteries comme mortes, ai-je tort ?
                   > la technologie ouverte à électrolyte liquide pose un réel problème quand on laisse le bateau fréquemment plusieurs semaines ou mois, surtout en zone tropicale. Je pense donc à un remplacement par des AGM ou gel, qui seront peut-être plus fiables dans ces conditions. Une fois géré le problème du coût (c’est sûr que je vais sacrifier un autre poste de dépenses...), cette option est-elle raisonnable ?
                  Merci de vos conseils.

                  Répondre à ce message

                  • Les batteries sont peut être mortes (à vérifier élément par élément et au densimètre), mais il semble également anormal que les panneaux solaires + éolienne n’aient pas maintenu la charge (ou bien qu’un consommateur était resté branché !), alors que le chargeur de quai permet de remettre partiellement « à flot » la batterie.

                    On peut soupçonner une panne des moyens de charge durant le délaissement de nombreuses semaines ayant dégradé certains éléments de la batterie qui serait donc morte de cause « non naturelle » ?

                    Répondre à ce message

                    • Oui Robert, j’ai les mêmes soupçons vu que plusieurs personnes sont intervenues en mon absence : si un artisan a branché sa perceuse sur le 12V du bord via le convertisseur, les batteries ont été vidées et les panneaux ne pouvaient plus rien. D’ailleurs à mon retour il a fallu du temps, même avec le chargeur de quai, pour que l’intensité de charge remonte, les panneaux ne chargeaient rien.
                      Cela dit, le résultat est là. Je testerai dans un mois la densité en électrolyte mais je n’ai guère d’illusions. Les AGM ou gel seraient-elles une bonne alternative, ou est-ce que je reprends mes Trojan 6V qui restent intéressantes pour leur prix ?
                      Merci.

                      Répondre à ce message

  • 24 janvier 2013 18:18, par Nevermind écrire     UP Animateur

    Je ne souhaite pas laisser les panneaux solaires charger les batteries lorsque je suis absent (un à deux mois max)
    Est ce qu’il y a un risque de mettre un coupe circuit avant le MPPT ?
    Merci .
    JP

    Répondre à ce message

    • Est ce qu’il y a un risque de mettre un coupe circuit avant le MPPT ?

      En pratique, comme quasiment tous les régulateurs solaires sont bi-tension 12/24 volts, il faut toujours brancher d’abord la batterie pour que le régulateur reconnaisse sa tension, et seulement ensuite brancher les panneaux solaires.

      _/)

      Répondre à ce message

      • J’aurai du préciser :
        entre les panneaux et le MPPT
        jp

        Répondre à ce message

        • Sur mon régulateur (un modèle simple) il est même précisé qu’on risque de le détruire si on branche le panneau avant la batterie ! Le coupe circuit entre panneau et régulateur est donc indispensable et doit être mis en « off » avant de mettre en « off » le coupe circuit de la batterie.

          Répondre à ce message

          • Dans la notice du victron, c’est écrit en rouge !

            Donc si j’ai bien compris, je ne peux pas utiliser le coupe circuit actuel si je n’ai pas mis de coupe circuit entre le panneau et le MPPT
            Je ne vois pas ce que ça change !

            Le coupe circuit positif et négatif est entre la batterie et les appareils.

            Comment le MPPT peut-être perturbé par un coupe circuit après la batterie ?

            Et pourquoi il y aurait une incidence alors que la continuité panneaux MPPT batterie est respectée ?
            Merci de m’expliquer tout ça.

            Ou alors , j’ai mal interprété la réponse.

            jp

            Répondre à ce message

            • J’ai fait l’hypothèse (pas nécessairement exacte !) que le coupe circuit de la batterie coupe également la connexion vers le régulateur MPPT.

              Si le MPPT est branché directement sur la batterie la situation est différente : le coupe circuit en sortie des batteries n’affectera pas la connexion vers le MPPT.

              Brancher le MPPT directement sur les batteries ou bien le brancher après le coupe circuit des batteries est un choix qui se discute, et qui dépend des habitudes de chacun, et du choix de laisser les panneaux branchés ou non branchés pendant les longues absences.

              Répondre à ce message

          • 25 janvier 2013 14:50, par yvesD écrire     UP     Ce message répond à ... Animateur

            Un des connecteurs (raccordant le + ou sur le -, je ne sais plus) de mon micro-panneau de 30W porte une indication do not connect/disconnect under load. Du coup, ne sachant générer une éclipse à la demande, je débranche/branche systématiquement l’autre connecteur d’abord.

            Mais pourquoi cette contrainte ?

            Répondre à ce message

            • Mais pourquoi cette contrainte ?

              Probablement par principe de précaution, au cas où tu fasses la manœuvre à côté de la nourrice d’essence... ? :o)

              _/)

              Répondre à ce message

            • « ne sachant générer une éclipse à la demande »

              Chaque fois que je délaisse mon bateau pour une longue durée, je fais deux ou trois éclipses sur demande pour me rassurer et vérifier -avec le E-Xpert-pro- que le panneau de 30W débite bien.

              L’éclipse est on ne peut plus vulgaire : un simple journal local bas de gamme (pas besoin de prendre « Le Monde ») posé sur le panneau :-P

              Répondre à ce message

              • 25 janvier 2013 19:34, par yvesD écrire     UP     Ce message répond à ... Animateur

                je fais deux ou trois éclipses sur demande pour me rassurer et vérifier -avec le E-Xpert-pro

                Tant que je suis à bord le portable est raccordé au moniteur victron (faut bien l’amortir ce cher cable data) et en partant je coupe l’interr général histoire de vérifier que plus personne ne tire sur mes chères et aussi que le panneau solaire débite au moins une misère (avec stratus bas j’avais 0,2A à 15h30), et ensuite seulement je dépose le PC.

                Le vieux dicton when it comes to xxxxx paranoia is a healthy state of mind est toujours d’acutalité et très réutilisable, suffit de remplacer xxxxx par .... Y a pas de raison que ça se mette à marcher si on surveille pas ;-)

                Concernant le choix du journal, l’édition dominicale du Monde est en plus bien utile pour éponger les fonds de cale des dernières innombrables goutes inaccessibles, mais cette affaire d’humidité est une autre histoire..

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                • Journal :
                  La lecture attentive de Monsieur Merrien dans mes jeunes années m’avait amené effectivement a utiliser les vieux journaux en guise de tapis. Je me rappelle notamment d’une après midi entière à attendre au mouillage qu’il soit l’heure de manger, sur le Flirt (6m de long) de mon père avec un copain : chacun dans sa couchette cercueil, à attendre que soit la pluie cesse, soit le vent revienne, ... et le m2 de plancher tapissé de vieux journaux qui garantissaient un minimum de sécheresse à nos chaussettes !

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                  • Dans les batteries Pb/cal dites sans entretien, il y a quand meme « un » bouchon d’acces à l’eletrolyte....
                    Question que je me et vous pose, ce bouchon permet il d’avoir acces à tous les compartiments d’une batterie« normale » de 110Ah pour pouvoir peser efficacement l’electrolyte d’icelle, autrement dit les compartiments sont ils etanches les uns par rapport aux autres, auquel cas on peut se demander à quoi peut servir « le » bouchon, puisque dans ce dernier cas on ne pourrait pas remplir la batterie par son intermediaire....
                    Merci de vos eclaircissements

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                    • L’électrolyte des 6 éléments d’une batterie 12V ne communique jamais, ça ferait un court-jus ... :-/

                      J’ai vu deux cas de figure :

                      • des « sans entretien », avec des bouchons cachés sous une plaque et une étiquette, qui, lorsqu’on l’enlève donnent accès aux 6 éléments séparément, comme dans une batterie classique ouverte
                      • des sans entretien avec un seul « bouchon » (un faux bouchon) , qui ne permet pas de les remplir,mais qui est un évent pour laisser échapper une surpression.

                      Mais Tilikum aura certainement plus de détails ... :-)

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                    • Dans les batteries Pb/cal dites sans entretien, il y a quand meme « un » bouchon d’acces à l’eletrolyte....

                      Ce n’est pas un bouchon d’accès mais un hydromètre simplifié sur un seul élément sur six.

                      Comme dit Robert, il y a parfois des bouchons cachés sous l’étiquette.

                      Dans tous les cas il y a des évents pour évacuer une éventuelle surpression due à une surcharge.

                      _/)

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  • bonjour. Je suis nouveau ici, et nul en electricité (entre autres). J’ai acheté d’occasion un Ovni 445 avec une usine à gaz. Je résume : 6 batteries Varta LFD 90 décharge lente dont 5 servitude, 1alternateur, 2 panneaux, une éolienne (le tout avec régulateurs), le tout contrôlé par un système Mastervolt : Mass GI 3,5.Mon problème : le bateau va hiverner 6 mois à terre outside (hors hangar) en Allemagne à Kiel, donc avec et des températures moyennes de0 à -5 pendant 3 mois. Comment les retrouver utilisables en avril prochain ? Le chantier peut me laisser du 220V mais je crains de laisser le chargeur en permanence 6 mois.
    Merci d’avance,
    Cybèle 17

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    • Du 230V à terre c’est loin d’être la cata, à la prise de mer du bord qu’il faut mettre à la terre vert-jaune du quai près. (voir l’article sur le 230V à bord)

      Ce 230V peut servir à alimenter un ou deux tubes de 60W étanches pour mettre hors gel ou plus.

      C’est ce que faisait mon prédécesseur qui hivernait le nauticat 33 à terre en Angleterre (Essex pour être plus précis), coin qui ne gèle pas souvent mais ... il en mettait 3 (tubes) 12h/24 (minuterie) pour maintenir le bateau (sous bache) hors humidité

      Un tube comme ça je sais en trouver à La Rochelle chez Atlantique loisir, ils font partie d’une chaine (nautistock) et cet article est dans le catalogue papier et aussi en ligne. Ca tourne dans les 40-60€ les 80-100W watts. En ligne il faut rechercher « chauffage » dans http://www.atlantic-loisirs.com/pro..., c’est le « chauffage tubulaire ATMB » à 44€ Puissance 80 watts, capacité 12m3, L 610, diam.51mm.

      Et une batterie à basse température, ça s’auto décharge moins, non ?

      Pour l’entretien des batteries il y a aussi le coup du micro-panneau solaire de 30W cher à Robert (chercher avec le moteur de recherche), très efficace (== pour moi ça marche très bien)

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