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Accueil du site > Articles > Les moteurs > Démarrage au tournevis

Rubrique : Les moteurs

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Démarrage au tournevisVersion imprimable de cet article Version imprimable

Publié Juin 2011, (màj Juin 2011) par : yoruk   

Copyright : Les articles sont la propriété de leurs auteurs et ne peuvent pas être reproduits en partie ou totalité sans leur accord
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Démarrer au tournevis

Cà m’est arrivé, çà arrive à beaucoup. Au moment de démarrer, contact sur « ON », et… rien du tout. Dans la plupart des cas c’est le solénoïde du démarreur qui reste bloqué. Collé par de la rouille, collé par de l’usure. Dans mon cas c’était vicieux, cela ne se produisait qu’à chaud.

Il arrive que l’on puisse débloquer le solénoïde, d’un coup de marteau, mais quand on démarre le moteur, c’est quelques fois dans l’urgence. Mieux vaut que çà marche tout de suite

On peut aller très vite en shuntant le contacteur avec un tournevis…

Facile, quand on a compris….
Exemple de câblage du solénoïde du démarreur :
Schéma type Yanmar

  • Schéma du circuit de démarrage
     
     Les clés de contact activent le solénoïde, avec une faible intensité, qui déclenche le positif venant de la batterie, laissant passer une très forte intensité pour lancer le démarreur.
     
     
     
  • 4 fils de base :
    • Le négatif depuis la batterie. Tout est la masse (sauf pour les bateaux métalliques, où le circuit est isolé de la coque), démarreur et solénoïde compris. Câble de forte section car, gros ampérage
    • Le positif depuis la batterie. Câble de forte section car, gros ampérage
    • Deux fils de petite section, car faible ampérage, allant et revenant au tableau de démarrage. C’est lui qui actionnera le solénoïde en mettant le contact.
       
       
       

Shunter le contacteur de démarrage

En cas de panne du contacteur, on peut shunter ce circuit en mettant directement en contact les deux bornes positives du solénoïde.
 
  Exemple :
 
 On utilise de préférence un tournevis avec un manche bien isolé.
Mieux vaut en effet, car si l’on touche une partie à la masse, çà peut faire de grosses étincelles et de gros dégâts.
 
 Il y a une solution alternative : le domino malin…

Démarrer au domino malin

  • Fabriquez deux câbles de 20 cm en 2.5²
  • Dénudez et étamez les extrémités
  • Sertissez, et soudez à une des extrémités de chacune, une cosse à œil du diamètre correspondant aux deux bornes. Vissez les bien serrées.
  • Serrez très fermement les deux autres extrémités sur un gros domino double au diamètre correspondant.
  • Fixez l’ensemble par un collier rilsan, le long du câble positif provenant de la batterie
  • Prenez la précaution d’avoir juste assez de débattement, pour qu’un de ces câbles ne viennent pas au contact de la masse, au cas où il se désolidariserait du domino.
     
     Vous venez de fabriquer un contacteur, c’est le domino malin
Maintenant, il vous faut fabriquer une fourche métallique au manche bien isolé, permettant de mettre au contact les deux sorties libres du domino.
 
 Nous avons usiné à la meuleuse, un ciseau à bois réformé… Çà va très bien :
 
 Maintenant vous pouvez démarrer en dépannage sans stress. Le domino dans la main gauche, et le contacteur dans la droite…Vous aurez pris au préalable la précaution de mettre le contacteur sur « ON », quitte à faire hurler le buzzer !!!
UP


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11 Messages de forum

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  • 6 juin 2011 13:41, par Ti-Punch écrire     UP  image

    j’ai utiliser le meme principe , en remplaçant l’outil de contact par un bouton poussoir tres accessible ; qui m’evite d’ouvrir le capot moteur ( tres difficile d’acces a mon bord.

    Répondre à ce message

    • 11 juin 2011 06:53, par yoruk écrire     UP     Ce message répond à ... Animateur

      Bonne idée l’interrupteur, pour peu qu’il soit correctement étanche, c’est bien mieux qu’un domino baladeur…. Sur le Yanmar 4 JHTE, le vase d’expansion du circuit de refroidissement, se trouve juste au dessus du solénoïde. Bien lancé, un petit fusible sécurise le système. Je n’ai aucune idée de l’ampérage qui passe par ces deux fils. Ce ne doit pas être bien gros…
      Michel

      Répondre à ce message

      • 31 août 2011 11:36, par Ti-Punch écrire     UP     Ce message répond à ...  image

        Justement ,cet été , j’ai utilisé mon bouton poussoir pendant la purge du moteur.
        bien content de ne pas avoir a me relever pour aller au tableau de bord, j’ai tendu la main.......et hop.......vroummmmmm.
        mais la question de l’amperage pour la securisation du systeme n’est pas encore resolue .
        alors combien d’Amperes a prevoir ,par exemple au hasard ..........pour un 4108 .

        Répondre à ce message

        • 31 août 2011 12:06, par yoruk écrire     UP     Ce message répond à ... Animateur

          Bonjour
          Bien que n’étant pas expert en la matière (j’ai quand même eu un bon initiateur, qui se reconnaitra ici:-)), il me semble que si tu poses la question de l’ampérage pour système de démarrage dit ‘’au tournevis’’, en fait, l’ampérage est très faible, puisque l’on actionne un relais. Les instruits du site, vont nous éclairer sans nul doute !!!
          Par contre et c’est aussi un appel à nos instruits : ne doit on pas impérativement établir le circuit par la clé de contact, avant de lancer l’opération, au risque de griller le régulateur de l »alternateur ???

          Cordialement Michel

          Répondre à ce message

          • 31 août 2011 12:54, par Robert écrire     UP     Ce message répond à ...

            Contact ou pas contact pour démarrer .... ça dépend ...

            Sauf erreur, sur un diesel ’minimaliste’ le contact ne sert qu’à donner à l’alternateur un faible courant d’excitation pour lui permettre de s’amorcer. Si le contact n’est pas mis, l’alternateur ne va peut-être pas s’amorcer, donc pas débiter, ce qui ne présente pas de risque pour l’alternateur.

            Sur un diesel un peu plus évolué, le contact est indispensable, non pas à cause de l’alternateur, mais à cause des autres circuits : préchauffage, électrovanne de fuel, sondes diverses, compte tour, horamètre, et diverses électroniques présentes sur ces moteurs. Sans mise du contact, il ne va peut-être pas démarrer (notamment si l’électrovanne carburant reste fermée au repos). C’est déjà le cas sur mon vieux Perkins Prima 50 (1988).

            Répondre à ce message

          • 1er septembre 2011 02:52, par tilikum écrire     UP     Ce message répond à ...

            en fait, l’ampérage est très faible, puisque l’on actionne un relais...

            En pratique ça dépend :

            • S’il s’agit d’un relais qui pilote le solénoïde d’un démarreur standard, c’est environ 100 mA.

            Si le système de secours tournevis ? pilote directement le solénoïde du démarreur, c’est plus compliqué car celui-ci comporte deux bobinages :

            • La bobine d’appel qui consomme quelques dizaines d’ampères, même si ce n’est que pour une fraction de seconde.
            • La bobine de maintient qui ne consomme que quelques ampères le temps que le démarreur est en action.

            C’est pour cette raison que le câble qui pilote le solénoïde est toujours d’une section conséquente, entre 4 et 6 mm², et que le contact de démarrage est calculé pour supporter au moins 50 A !

            En préventif... installer un fusible sur la ligne de secours... ;-)

            Répondre à ce message

            • Mon interrogation  : Quel courant dans un solénoïde ?
              Contexte  :

              J’ai refais le tableau électrique du bord en remplaçant les vieux fusibles stéatite par des ATO, parfois réarmables (mais à quel prix).
              Du coup je dois dimensionner assez précisément chaque fusible ATO, la doc des constructeurs aide très souvent.
              mon moteur démarre à la clé et aussi au poussoir manuel, des fois que ... et bien sur ce poussoir et le fil qui en part vers le solénoïde (le « bendix ») est protégé par un fusible ... que j’ai omis de relever avant passage à la benne.

              Le manuel d’atelier du moteur (Ford 2700 de 1977) précise : Closing coil resistance, measured between terminal S2 and ’push-on’ terminal is 0,13 to 0,15 Ohm. Hold-on coil resistance, measured between ’push-on’ terminal and the solenoid outer case is 0,63 to 0,73 Ohm

              En clair de 0,13 à 0,15 Ohm pour engager le pignon et 0,63 à 0,73 pour le maintenir.
              En terme d’intensité lorsque la batterie est entre 9V et 15V, ça donne 60 à 115 A pour l’engager et 12 à 24A pour le maintenir.

              Conclusion  :
              C’est donc toute de même un fusible de 20A et retardé que je doit prévoir pour ce poussoir manuel, fusible qui cramera heureusement si l’engagement persiste trop et qui cramera aussi si la batterie - une fois pignon engagé - restait à 15V (mais faut pas réver, ça sera plutot 9-10V, 12-16A)

              Ces chiffres me paraissent énormes, et très loin de ce qu’on imaginai sur ce fil.

              Qu’en pensez-vous ?

              Répondre à ce message

              • Une subtilité peu connue est que la plupart des solénoïdes de démarrage sont câblés suivant le croquis joint, avec deux bobines coaxiales, dont l’une (closing coil) est court-circuitée par les contacts du démarreur après activation du solénoïde. C’est ce qui explique la différence de résistance indiquée, puisqu’il n’y a plus qu’un bobinage (hold-on coil) excité après fermeture des contacts.
                Le système est plus subtil qu’il ne paraît au premier abord : les deux bobines ont le même nombre de tours, avec un fil plus gros en général pour la « closing coil ». Lorsqu’on relâche le bouton de démarrage, les deux bobines sont en fait alimentées en série, mais avec un sens du courant opposé, ce qui annule la force appliquée sur le noyau et permet au ressort de couper le circuit et rétracter le pignon. Les anciens étaient malins...
                Dans ton cas, les résistances indiquées entre terminal et masse pour la « hold-on coil » et terminal et sortie pour la « closing coil » indiquent clairement que c’est le montage utilisé.

                Je crois me rappeler que ce montage a été introduit par General Motors à la fin des années 30, le système initial Bendix (bobine simple) ayant une fâcheuse tendance à cramer lorsqu’on insistait un peu.

                Par contre, sur la plupart des moteurs, il y a un relais de démarreur et la clé ou le poussoir ne voient que 3 A environ. N’est-ce-pas le cas sur ton bateau ?

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                Répondre à ce message

  • 18 mars 2013 22:16, par Alien écrire     UP  image

    curieux de voir ressurgir un vieux fil comme ça.
    Pourquoi n’ai-je pas réagi à l’époque ?

    Je n’ai pas de bateau avec un moteur Yanmar !
    Mais j’ai un tracteur et deux tondeuses Yanmar.

    Tous les tondeurs de gazon connaissent le démarrage au tournevis.
    Dont il existe une alternative : le démarrage au marteau.

    Quand on tourne la clé et qu’il ne se passe passe rien : la batterie est déchargée.

    Quand on tourne la clé et qu’on entend un clic, soit :
     la batterie est quasiment déchargée
     soit les multiples contacts de la chaîne clefs- démarreur sont oxydés
     soit le solénoide a un problème.

    Le solénoide c’est une bobine avec un noyau qui coulisse.
    Quand le noyau coulisse, il pousse une fourchette qui va permettre au démarreur d’engrener et il ferme les contacts qui alimentent le démarreur.

    Quand on entend un clic mais pas teuf teuf, c’est que le noyau ne veut pas coulisser.

    Il peut y avoir un problème de corrosion qui le bloque. Mais le plus souvent, il est en train de rendre l’âme ! Les enroulements du bobinage, trop sollicités, chauffent et se mettent en court-circuit. Plus on insiste sur la clé, plus ça s’aggrave.

    Dans ce cas, il y a deux solutions :
     le tournevis qui fera gagner quelques mA décisifs mais pas très longtemps.
     Le coup de marteau bien placé quoi va l’aider à se décoller.

    Un booster chargé à bloc peut aider aussi !

    Mais tout ça n’est que palliatif et temporaire.

    Faut nettoyer tous les contacts et remplacer la bobine

    NB : on peut trouver des bobines Mistsubishi ailleurs que chez l’importateur Yanmar et ses revendeurs . Même sur eBay ! Le problème est de ne pas se gourer dans les références. !

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