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Accueil du site > Articles > Traditions et cultures > Formation, histoire > à propos de Histoire du point astronomique en mer

Rubrique : Formation, histoire

Dans cette rubrique on trouvera également :    (3 articles)

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à propos de Histoire du point astronomique en merVersion imprimable de cet article Version imprimable

Publié Novembre 2014, (màj Novembre 2014) par : annaig  image   

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à propos du livre
Ségéric Jean-José. Histoire du point astronomique en mer. Marines éditions (2013), 446p, 29 €
 
 
 
 
 
 
 
 
« tout doit porter les marins à cultiver les sciences et à les honorer »
Borda (1799)
 

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Des quatre marines, la plaisance est la bâtarde. Son illégitimité devrait la forcer, plus que toute autre, à faire sienne le propos de Borda. Mais le plaisancier qui adopterait cette démarche intellectuelle n’est guère aidé par la plupart des ouvrages de navigation, orientés plaisance, qui sont en général d’une grande pauvreté conceptuelle.
Il en va ainsi de la navigation astronomique dont les fondements théoriques sont insuffisamment développés dans les ouvrages (grand public) la traitant. Un auteur sans concession ne trouvera pas d’éditeur [1]. Mais il n’y a pas de mystère : Quoiqu’on y fasse, la navigation astronomique fait la part belle aux mathématiques appliquées. Deux attitudes en découlent : soit éluder le problème, soit y faire face.
De ce point de vue, le livre de Ségéric offre deux niveaux de lecture qui n’excluent pas l’une ou l’autre des catégories de lecteurs : l’amateur érudit d’Histoire maritime et le plaisancier curieux.
La navigation astronomique, à l’heure des grandes mutations technologiques sur le positionnement ne présente plus un caractère de nécessité absolue, répondant au besoin de raviver une estime par trop dégradée. Aussi, de nos jours, son étude ne peut être abordée que dans une perspective historique ; la tentative de Segéric se place dans ce mouvement.
Dans l’introduction, puis dans le corps du texte, l’auteur fait à juste titre des références appuyées à l’Histoire générale de la navigation (1931) de Marguet et à History of nautical astronomy (1967) de Cotter [2], deux études qui font référence. (Ségéric dans son introduction écrit : « le lecteur se surprend à penser : qu’en dit Marguet ? »). Une lecture croisée, difficile mais profitable, des deux ouvrages s’impose. A cette occasion, on constatera l’érosion des connaissances : là, où Marguet pouvait être elliptique, par un coup d’œil en direction d’un lecteur averti, Ségéric se doit d’être didactique. Il y réussit.
J’étais donc un peu inquiète en abordant la lecture : savoir si et comment l’auteur allait se démarquer de l’héritage pesant de Marguet. Ségéric y échappe en choisissant de regrouper la matière de son livre par thèmes généraux recoupant les époques. L’inconvénient est que certaines relations de cause à effet peuvent ainsi échapper à la lecture : L’auteur s’interroge (page 303) : Pourquoi Sumner (ou Marcq) si tard ? le triomphe de la détermination du point selon le « roi » Marcq-Saint-Hilaire après 1880 ne serait-il pas plus lié à la meilleure tenue de l’estime, rendue possible par la diffusion des lochs enregistreurs à hélice de Walker (1861) et à la baisse du prix de vente des chronomètres de marine qu’à la qualité intrinsèquement supérieure de la méthode ?. Ségéric renvoie la réponse aux épistémologistes ; mais après tout, c’est au lecteur d’explorer de nouvelles pistes.

Les critiques ? J’en ai deux à formuler : la première concerne les dispositions typographiques : En particulier les équations mathématiques sont mal écrites et un peu pénibles à suivre. Le recours à un éditeur (le logiciel) d’équation eut été le bien venu. Mais il faut être clair, c’est le travail de l’éditeur (le pro),et on voit bien que Marines Editions n’est pas un éditeur scientifique, de saisir et d’amener le texte, (anciennement appelé le manuscrit) au niveau des meilleurs standards. Chacun son boulot, un auteur n’a pas forcement envie d’entrer dans les arcanes de l’édition.
La seconde est plus personnelle : j’aurais préféré lire un texte un peu plus, disons, littéraire ; . Encore qu’il faille nuancer, le chapitre sur l’épreuve des montres à la mer au 18 ème siècle se place honorablement dans la lignée des ouvrages traitant du sujet. Ce livre, « rugueux », fait 450 pages, écrites de façon minimaliste ; un style plus académique, laissant la part aux amples développements, aurait amené le livre à plus de 600 pages ; il n’est pas sûr qu’alors l’auteur eût trouvé un éditeur
En quatrième de couverture, on lit « après quarante ans de carrière comme capitaine au long cours, officier de marine de réserve puis professionnel du shipping, Jean-José Ségéric a écrit là un livre qu’il aurait voulu lire lorsqu’il est entré dans la marine marchande »
C’est aussi le livre que j’aurais voulu lire quand je suis entrée en plaisance, la bâtarde........
Annaig Labornez ; septembre 2014


[1] Je recommande la lecture de H. Umland. A short guide to celestial navigation (2011). D’après l’auteur, c’est ce manque de concession de sa part qui a fait qu’il na pas trouvé d’éditeur et qu’il s’est tourné vers l’édition électronique, voir www.celnav.de

[2] Ces deux ouvrages, difficiles à trouver, peuvent être consultés en fichiers pdf sur la toile. L’ouvrage de Marguet a été scanné par des enseignants de l’Hydro de Marseille. L’ouvrage tombera dans le domaine publique en 2021. Verra-t-on une réédition ?

UP


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2 Messages de forum

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  • Tiens, c’est curieux. Mon édition est de 2006. Votre exemplaire est-il une seconde édition ou un simple retirage ?
    Je confirme, le style est très ’particulier’, mais la matière riche, bien que présentée de manière quelque peu confuse....

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    • copyright infomer 2013, c’est probablement un nouveau tirage.
      Un Phyteas 54 écrivait déjà en janvier 2011 sur STW : « Pour l’historique, il existe un bouquin écrit par un passionné (jamais vu un bouquin aussi mal écrit et bordélique, mais la passion de l’auteur fait passer ces défauts »
      Le livre de Cotter, History of nautical astronomy (1967) peut être consulté en pdf.. Il est plus technique que celui de Ségéric mais constitue un bon complément. Certains y verront l’effet de la différence culturelle entre Anglo-saxons attachés aux hardfacts et Latins plus spéculatifs... peut-être.
      Amicalement.

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