image
image
image

Votre IP : 54.80.97.221
Dernier ajout : 24 mai
Visiteurs connectés : 12

image Conception
Développé sous SPIP
Informations légales

image
image
Recherche image

Pratiques et Techniques de la Plaisance

image

Accueil du site > Articles > Sécurité > Explosion liée au gaz - Conséquences

Rubrique : Sécurité

__________________________________________________________________________________________________________________

Explosion liée au gaz - ConséquencesVersion imprimable de cet article Version imprimable

Publié 2 janvier, (màj 1er janvier) par : pacolarame   

Copyright : Les articles sont la propriété de leurs auteurs et ne peuvent pas être reproduits en partie ou totalité sans leur accord
S'identifier pour s'abonner par mail

Mots-clés secondaires: sécurité , entretien

Explosion liée au gaz.

  • Gaz à bord. Les conséquences peuvent être terribles pour les personnes, et les dégâts matériels considérables.

ndla  :

L’installation d’un gaz domestique à bord n’est pas à prendre à la légère. Tant en terme d’installation, que d’adaptabilité à des gaz différents ( les bateaux qui traversent l’ Atlantique, passent en général du butane au propane, voire à des mélanges, d’un pays à l’autre, sans souci de fonctionnement, rechargeant leurs bouteilles localement, le plus souvent . Je suppose que les bateaux qui naviguent vers les hautes latitudes, switchent aussi vers le propane). Des dispositifs de sécurité existent.
De nombreux articles sur internet, dans la presse nautique, notamment britannique, envisagent le sujet du point de vue technique.
Ce point de vue n’est pas, ici, le notre, mais mériterait une deuxième discussion en parallèle.

Conséquences

JPEG - 324.7 ko
Copyright Anne-Charlotte Bouleau
JPEG - 220.3 ko
Crédit photo : www.actunautique.com
JPEG - 116.6 ko
Crédit photo : http://www.yachtingmonthly.com

Les explosions liées au gaz ne sont pas très fréquentes. Je n’ai pas retrouvé de statistiques., mais un accident réel et deux simulations devraient suffire à préciser le risque.

  • Un grave accident récent, survenu au carénage, me paraît assez démonstratif des puissances et mécanismes mis en jeu. Le bateau est ouvert comme un ouvre boite, incendié et le skipper projeté, gravement brûlé et blessé.Accident au carénage
  • Une simulation menée par la RNLI et la RoyalNavy , rapportée par Yachting Monthly est également instructive. Cette fois le bateau est à flot. Les images montrent que dans la réalité le skipper à bord, remplacé par un mannequin, n’aurait eu que peu de chances. Crash-test-boat-gas-explosion Yachting monthly

Le mécanisme de l’accident est connu,

  • Plusieurs mécanismes sont en jeu , d’ampleur différente d’un accident à l’autre. Ils constituent ce que l’on nomme souvent le « BLAST » ou blessures d’effet de souffle.
    • L’onde de choc, l’explosion va déclencher une onde de choc supersonique, avec une hyper-pression très brève, suivie d’une décompression plus lente.
    • L’effet serre amplifié en atmosphère confinée.
    • L’effet projectile Dans l’explosion, un criblage d’objets ou débris divers projetés va constituer le deuxième mécanisme.
    • L’effet punching-ball La projection de la victime elle même contre une paroi, vers l’extérieur, … constitue le troisième mécanisme.
    • Les brulûres enfin, liées au dégagement de chaleur peuvent couvrir des surfaces considérables.
  • Chaque accident , combine donc ces mécanismes, selon les circonstances, du simple départ de flammes sur la cuisinière, à l’explosion de bouteille (ou pire de bouteilles de réserve)

On imagine donc les dégâts corporels dramatiques qui peuvent être infligés, conduisant à de longues hospitalisations, des séquelles et un traumatisme psychologique.

UP


Répondre à cet article
(pour répondre à un message en particulier, voir plus bas dans le fil)

14 Messages de forum

__________________________________________________________________________________________________________________

__________________________________________________________________________________________________________________

  • 2 janvier 08:47, par yoruk écrire     UP Animateur

    Merci pour cet article salutaire
    Ca me rappelle un problème récurent à mon bord, celui du stockage de la bouteille de rechange, pour le quel je n’ai pas trouvé de solution satisfaisante.
    La taille du coffre à gaz ne permet le stockage de la deuxième bouteille qu’allongée", à cause d’un problème de circonférence. En l’état, elle cale, et ce n’est pas un mal, la bouteille active, mais, on sait qu’elle doit être remise verticalement un certain temps, avant usage, pour éviter la sortie du gaz liquéfié voir : http://www.plaisance-pratique.com/S...
    Un autre problème concerne aussi la mauvaise habitude de stocker une bouteille de gaz dans la baille de mouillage, qui possède un point bas d’évacuation pour l’eau récupérée par la chaîne en remontant le mouillage, avec deux inconvénients

    • la baille est située dans une zone secouée, quand le bateau tape
    • l’évacuation du gaz en cas de fuite, n’est pas optimum : bien que lourd, sa densité n’est pas celle de l’eau, et s’il s’échappe, le gaz peut s’accumuler, en proximité du guindeau, commandé électriquement, avec un risque d’explosion certain. Nous avons connu un exemple en Turquie, avec des dégâts considérable, y compris physiques, pour la femme su skipper, qui actionnait le guindeau
    • Les anglais, fréquemment, stockent leur bouteille de rechange dans un logement situé dans le balcon arrière, à l’extérieur... Inesthétique, mais... efficace

    A voir, ici, sur PTP l’article sur les vannes de sécurité : http://www.plaisance-pratique.com/l...
    Mais aussi : http://www.plaisance-pratique.com/S...
    Michel

    Répondre à ce message

  • Merci pour l’article.
    Une interrogation de non pratiquant (= je ne pratique pas les explosions de gaz) : j’ai compris dans le passé (le guide des Glenans) que les butanes (lourd) s’accumule dans les fonds de cale, sous les planchers et j’en déduis que leur évacuation est quasi-impossibles (mécanisme de diffusion dans un volume clos par les planchers.
    Bien sur ces gaz ont une odeur, artificielle et ajoutée et sans doute détectable pour le skipper prudent allongé sur le plancher et le nez dans les fonds de cale, sachant que lorsque la composition est explosive l’odeur est, parait-il, insupportable.
    Du coup je rempli mon chalumeau à gaz à l’extérieur du bateau (fuites inévitables) . Sans doute overkill mais qui sait.

    Répondre à ce message

    • Du coup je rempli mon chalumeau à gaz à l’extérieur du bateau (fuites inévitables)

      Je travaille avec un chalumeau à cartouche, le tout stocké dans une boite plastique étanche solidement scellée. Mais, cette observation me ramène à une finesse de la division 240 chap 248/252 (Negofol a attisé ma curiosité), sur la longueur des flexibles.
      Il y a une ambiguïté dans la définition des longueurs réglementaires, il est écrit :

      Lorsque la distance le permet, un seul flexible peut être installé pour relier la bouteille à l’appareil

      Aucune indication sur la longueur... Or, il apparaît qu’aucun fabricant de flexible en Europe n’est autorisé à mettre en vente des sections supérieures à deux mètre... Donc par défaut : limite maxi : 2 mètres... sauf qu’en Turquie, j’ai pu acheter 3 mètres de flexible chez un ship connu...
      Du coup je travaille sur un article traitant du gaz domestique de la Division 240...
      Michel

      Répondre à ce message

      • Ce n’est pas pour une fois la faute à Bruxelles.

        La longueur maximale de 2 m est donnée par une norme française NF D 36-125, il s’agit d’une norme uniquement française pour des tuyaux à péremption > 10 ans. Cette longueur max est d’ailleurs de 1.5 m si tuyau souple à péremption 5 ans.

        Ce qui veut dire qu’il est possible que dans d’autres pays l’utilisation de flexibles gaz de plus de 2m soit autorisée, par exemple au Royaume-Uni et qu’on les trouve sur Internet... mais ils sont totalement illégaux en France (ou sur un bateau sous pavillon français, donc soumis à la réglementation française) et votre assureur le sait (et le rédacteur de la Div 240 aussi, qui ne précise rien pour ne pas créer d’ambiguïté si la norme évolue...) !

        Répondre à ce message

      • Lorsque la distance le permet, un seul flexible peut être installé pour relier la bouteille à l’appareil

        un seul tuyau flexible, là je suis mal.
        En effet mon compartiment étanche - à l’extérieur sous une marche - étant à 3m de la gazinière - à l’intérieur et en contrebas - il y a entre les deux environ 2,80 de cuivre certifié par l’installateur anglais, lequel anglais, en plus d’avoir installé un flexible entre ce cuivre et la gazinière montée à la cardan, s’est cru autorisé, sans doute parce que le cuivre utilisé manque de souplesse a installer un deuxième flexible entre le débouché du cuivre dans le compartiment réglementaire et le détendeur de la bouteille.
        Bien sur l’un des flexible fait largement 60 cm et l’autre moins de 30 cm, et je lis déjà le refus ravi car étayé de mon assurance qui verra bien deux flexibles là ou la norme n’en utilise qu’un seul.

        Cette année démarre mal pour moi.

        Répondre à ce message

  • 2 janvier 14:30, par Négofol écrire     UP Animateur

    Butane et propane sont effectivement plus lourds que l’air et s’accumulent dans les fonds, ce qui crée potentiellement des situations extrêmement dangereuses.
    Aux USA, les assureurs ont promu le remplacement de ces gaz par du gaz naturel comprimé (CNG), composé principalement de méthane, donc plus léger que l’air et beaucoup moins accidentogène sur ce point. Il existe d’ailleurs une norme spécifique pour ce type d’installation : l’ ABYC A-22. Ce type d’équipement n’a pas traversé l’Atlantique et la technique n’est utilisée en France que pour des véhicules (notamment bus urbains) comprimé à 200 ou 250 bars.

    Répondre à ce message

Répondre à cet article

UP

Copyright et informations légales