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Accueil du site > Articles > Traditions et cultures > Riposto terre de marins

Rubrique : Traditions et cultures

Dans cette rubrique on trouvera également :    (1 articles)

Riposto terre de marins

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Riposto terre de marinsVersion imprimable de cet article Version imprimable

Publié Décembre 2017, (màj Décembre 2017) par : yoruk   

Copyright : Les articles sont la propriété de leurs auteurs et ne peuvent pas être reproduits en partie ou totalité sans leur accord
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Mots-clés secondaires: Traditions_cultures

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veliero in varo : lancement d’un voilier

crédit photo : http://www.artemare.it/

NDLR : c’est curieux, mais, vous ne ferez pas deux pas,ici, sans vous heurter à un homme de mer...

RIPOSTO FAUBOURG MARITIME DE GIARRE


Pour bien comprendre sa spécificité, il faut se reporter à une carte. Extension maritime de Giarre, verrou entre le mer et l’Etna, aux pieds d’un volcan prodigue de richesses agricoles, surtout des vins réputés, qu’il fallait exporter, or, la Sicile est une île.

Proche de l’Etna, à quelques kilomètres, la baie de Riposto était la seule suffisamment protégée des vents dominants (NW à SW) et, en eau profonde. Sa proximité avec Giarre en faisait le point d’embarquement des vins en vrac. Les pêcheurs se sont faits marins de commerce, et ce commerce se développant, il a fallu protéger la baie des vents de SE à NE, puis aménager des quais, enfin développer une véritable marine marchande

Le XVIe siècle a vu l’extension démographique de Catane se déplacer vers le nord, jusqu’à Aci Reale et le comté de Mascali, des premiers colons se sont installés sur la mince bande terre riches (très riches) entre la mer Ionienne et l’Etna (5 km à cet endroit), rejoints bientôt par des pêcheurs pauvres et des marins.

La seconde moitié du XVIIe siècle verra la transformation agraire des terres forestières en vignobles fertiles et productifs Parallèlement, les rébellions, la peste, les tremblements de terre, les inondations, accablant Messine, ont entretenu une émigration continue vers Giarre, donnant naissance, à un pauvre village portuaire en bordure de mer. Ils n’avaient d’autre solution que de vivre de la mer, ou ... de servir misérablement les propriétaires terriens de Giarre

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Tonneaux à quai # 1900
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Tonneaux sur la plage # 1900
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Travaux agrandissement # 1925
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Port actif # 1935

Le début du XIXe siècle, a connu de grandes tensions politiques. Les habitants de Giarre, appuyés par les marins de Riposto demandèrent à se détacher du comté de Mascali. Puis les habitants de Riposto demandèrent au roi leur autonomie qui leur fut accordée le 8 Octobre 1815. Lui succédera un deuxième édit royal le 12 Février 1820, créant l’école nautique. Logiquement, l’existence d’une marine à voile florissante, le développement de la propulsion à vapeur, la présence de cette école et des nombreux chantiers navals, boosté par un commerce intense, conduisirent, en 1836, à demander à l’Etat de construire un port. Pendant 25 ans, Riposto sera fidèle aux Bourbons, fidélité récompensée par le roi Ferdinando II qui facilitera le développement de ses industries et de son arsenal. La mort de Ferdinand II, en 1859 douchera l’enthousiasme populaire. En 1860, ils éliront un maire fidèle à la cause de l’unification de l’Italie.

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Riposto : démographie

À la fin du XIXe siècle, Riposto connaîtra un boom économique bénéficiant de l’expansion coloniale en Libye, sous le gouvernement de Giolitti avant la Première Guerre mondiale. On y trouvait les consulats de Suède, Roumanie, Norvège, Uruguay, France, Brésil, Grèce, Grande-Bretagne. A tel point, que l’on disait : qu’elle était devenue « la terre la plus commerçante et la plus riche de Sicile »

En 1919, conséquence de la guerre, Riposto abandonne ses marchés à l’exportation, mais aussi s’affaibli de la perte de 10% de sa population pendant la grande guerre : 1.000 habitants essentiellement, de jeunes hommes disparus en mer.

A partir de 1920, la ville tente une reconversion industrielle, en s’appuyant sur des premières transformations de produit agricoles qu’elle exportait traditionnellement par son port : vinification, distillation, fabrication de farine, panification et pâtisserie entameront rapidement les volumes de commerce en vrac. Le port sera alors à son apogée.

Malheureusement, à partir de 1936, la ville ne sera en mesure de réaliser qu’une partie du plan de développement de 1920 qui prévoyait la création d’une zone industrielle. ce qui provoqua un écroulement économique de la ville, de l’industrie et du port. la population entre 1920 et 1980 stagnera à plus ou moins 10.000 habitants. Il faudra attendre 30 ans pour atteindre 15.000 habitants. Concurrencé sévèrement par les transports ferroviaires et l’aéroport international de Catane, tout proche, les volumes portuaires s’effondreront, pour devenir nuls à la fin du XXè siècle ;

En 1985 sous une tension politique locale forte, le conseil municipal décide de reconvertir le port vers le tourisme. Leur constat est le suivant

  • Depuis sa fondation Riposto s’est toujours concentré sur son port et ses activités liées à la mer
  • Hier lié au commerce de l’Etna, qui a été exporté partout dans le monde,
  • Aujourd’hui en s’appuyant sur le tourisme nautique. Il est possible de créer des synergies avec les puissants atouts touristiques locaux : l’Etna, le site de Taormina et même Catane dont le port se dédie à des activités industrielles.
    Dans ce cadre, ce qui était devenu un concurrent économique : les liaisons routières, ferroviaires et aéroportuaires, deviennent autant d’atouts pour un terminal portuaire dédié à la plaisance.

Dans un pays traditionnellement conservateur, c’était révolutionnaire, et n’a pas manqué d’exacerber les passions, entre les tenant de l’évolution, les nostalgiques d’un passé révolu, et des professionnels raisonnables. Parmi ces derniers, le Cercle des Officiers de la Marine Marchande de Riposto : http://www.artemare.it/il%20circolo.htm , très écoutés et... très influents

Au résultat, à ce jour de fin décembre 2017

  • L’activité marchande est complètement tombée
  • Une activité de pêche semi hauturière occupe l’espace laissé vacant, et une petite pêche locale, tonique, alimente chaque jour un marché au poisson très actif, présentant des produits de grande qualité (espiègles, les locaux prétendent que si, cette côte est peu poissonneuse, ses poissons sont meilleurs qu’ailleurs !!!)
  • Depuis 2004, une marina privée, offrant 400 places, et des services haut de gamme, appuyés par un chantier performant. Voir la vidéo, à ce lien :
  • Dans le projet de développement, une deuxième zone est réservée à la plaisance. Inachevée et bloquée par un imbroglio administratif :
    • Vu par des professionnels raisonnables : http://www.artemare.it/porto_turist...
    • Vu par un plaisancier breton... Les concepteurs de cette deuxième zone, ont ommis de prendre des conseils : cat way articulés sur des pontons flottants... Il y avait de forts risques de casse... Depuis plus de dix ans, tout est bloqué... Les avocats sont heureux...
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# 1980
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2003
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2017


L’INSTITUT NAUTIQUE« L. RIZZO »
RIPOSTO

L’Institut nautique, est né avec Riposto, et étroitement liée au tissu historique de la ville et à son développement économique. Fondé le 12 février 1820 par Ferdinand 1er de Bourbon, qui instituait une école maritime dédiée au cabotage et à la formation d’officiers de marine au grand large, il a immédiatement commencé à fonctionner en Sicile, où il fut la deuxième institution, seule le précédait le Séminaire nautique de Palerme, fondée en 1788.

L’institut, cependant, ne survivra pas, par la générosité du roi, mais par l’engagement des commerçants de Riposto, menées par Gaetano De Majo, qui dès 1819 en étaient à l’origine, puis en assureront la maintenance.
L’institut, en tant que tel, a enseigné de 1820 à 1864 pour un total de 540 étudiants n’acceptant que les enfants des gens de mer. L’école était établie dans une maison privée près de l’église « Chiesa dalla Lettera » enseignait l’arithmétique, l’algèbre, la géométrie plane, la géométrie sphérique, la navigation, et des notions de la sphère céleste, représente l’expression culturelle et sociale de la ville .

Après l’unification de l’Italie par le décret du 26 Janvier 1865, l’école nautique devient « École navale et construction nautique », le nombre d’enseignants passant d’un à quatre, deux nommés par l’Etat et deux par la Ville, ajoutant plusieurs disciplines : la langue italienne, les mathématiques, la géographie descriptive, des observations de météorologie pratiques, et des notions du Code de commerce. L’enseignement portait sur quatre ans au niveau des études secondaires, pour soixante-six élèves. En 1873, une école a été élevée au rang d’Institut royal nautique, avec trois sections : capitaines de cabotage, au long cours et la construction navale. Cette dernière section a été remplacé en 1985 avec par une section d’ingénieurs navals.

Pendant cinquante ans, il fut présidé par le mathématicien et astronome Federico Cafiero. Né à Meta, il avait déménagé à Riposto début des années 1920 pour assumer le poste de professeur de mathématiques et de sciences nautiques et la présidence de l’Institut qui portait le nom de l’amiral de Roger Lauria. Federico Cafiero a créé un observatoire météorologique, qui fut ensuite rattaché à l’Institut.

 En 1970, le 24 Octobre, Riposto a célébré le 150e anniversaire de sa fondation. Pour commémorer l’événement ont peu lire sur son fronton cette inscription : « 150e anniversaire de la fondation de l’Institut Nautique de Riposto, qui puise dans son passé actif et fervent, les plus heureux auspices d’un avenir meilleur. »

Depuis l’année scolaire 2010/2011, il évolue, devenant un Institut technique d’ingénierie technologique, du transport et de la logistique.

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Institut 2016
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Institut 2017


RIPOSTO LES HEROS DE L’INSTITUT

Comandante Agostino Arcidiacono

http://www.artemare.it/com_te_agost...
JPEGNé en Riposto en 1858, mort au large de la côte de Syracuse le 12 octbre 1918. Il a eu deux fils, Achille, et Philippe, et une fille, Lina. Tous les trois ont obtenu leur diplôme de l’ Institut nautique de Risposto. Sa fille Lina a été la première femme à remporter le titre de Capitaine de long cours à Riposto.
Né d’une famille modeste de marins, il est un orphelin à quatre ans. En 1862 au large des côtes de Palerme deux bateaux de pirates, armés de fusils, attaquent le navire de son père. Après un féroce combat les pirates ont saisi le voilier et tué son père en le dépouillant. Agostino, reste avec sa mère et ses deux sœurs plus jeunes, sans ressource.Pour les aider il fait des remplacements au cabotage, sur les voiliers de ses oncles, pour gagner un peu d’argent, puis sur des voiliers au long cours de la marine génoise pour de longs voyages océaniques, où il achève son apprentissage. Il retourne au pays après de nombreuses années d’absence, passées sur les océans en tant que marin et en tant que bosco. Inscrit à l’Institut Nautique de Riposto, il se repose sur les professeurs, tout en étudiant en privé avec la même ténacité qu’il mettait à forger son destin. En deux ans il obtient le grade de capitaine. De 1890 à 1900, il commande des voiliers, puis se lance comme second sur un des premiers grand bateau acheté par un armement de Riposto. Peu de temps après, il en assume le commandement et continue de naviguer jusqu’à ce qu’une torpille allemande coule son bateau, brisant aussi cette existence inflexible, honnête, active et brûlante de l’amour pour de sa patrie. Au début de la guerre, Augostino Arcidiacono avait 56 ans. Pendant cinq ans il naviguera en évitant tous les pièges, d’abord au service du gouvernement français en 1914, puis de 1915 à 1918 à celui de l’Italie sa patrie. Dans la soirée du 12 Octobre 1918, quand la résistance de nos ennemis, était sur le point de s’effondrer, et leur fin déjà annoncée, il transporte de Syracuse à Tripoli un chargement de munitions et de matériel de guerre. A minuit, il disparaît avec son bateau à vapeur ...

Comandante Domenico Achille Arcidiacono

http://www.artemare.it/com_te_domen...
Né à Riposto le 19-2-1895, décédé à Conegliano Veneto le 18-8-1956. Il a obtenu le grade de capitaine au long cours de l’Institut nautique de Riposto au cours de l’année scolaire 1912-13 et a immédiatement embarqué sur un voilier naviguant sur l’ Atlantique, puis, s’est enrôlé dans la Marine Militaire, obtenant, pour actes de bravoure, une médaille d’argent, une médaille de bronze et une Croix de Guerre durant la Première Guerre mondiale. En 1917 , il a été co-instigateur d’un escadron de chasseurs-bombardiers qui sèment la terreur dans la côte dalmate. Il sera de l’aventure de Fiume, avec D’Annunzio. En 1923, il a organisé une base navale italienne à Leros dans le Dodécanèse, donc il a commandé la base militaire. En 1925, il a dirigé une compagnie aérienne en Italie. Après la guerre, il devient directeur de la « Mediterranean Air Society » puis inspecteur de la compagnie aérienne « Ala Littoria ». De 1934 à 1943, il était député, puis en 1943, il devient sous-secrétaire de la marine marchande. Pendant la dernière guerre rappelée dans la Marine, il commande des navires d’escorte-convoi en Méditerranée, gagnant deux médailles d’argent pour la valeur militaire. Il a été commandant de la base navale de Cagliari. il prend sa retraite militaire avec le grade de capitaine de vaisseau. Après la guerre, il commande des navires de la marine marchande et devient rapidement directeur général de l’ Agip-mer.

Ingeniere Antonino Calabretta

http://www.artemare.it/ing__navale_...
CALABRETTA Antonino, ingénieur naval, lieutenant général de génie naval né à Riposto le 20-10-1855 et décédé le 09-12-1936. Il est enterré à Riposto. Constructeur de bateaux, Il fut le premier créateur d’hydroptères, a conçu de nombreux navires et a notamment collaboré à la construction du cuirassé « Dante Alighieri » et d’autres cuirassés du royaume. Il a conçu un navire au charbon qui devait relier la côte sicilienne avec celle de Calabre. En fait, il s’agissait d’un ferry-boat à propulsion par hélices, doté d’un moteur au charbon. Ils ont fait deux exemplaires : Charybde et Scylla, entrés en service à la fin 1896. Cependant, l’inadequation des rails du bateau et ceux de la partie continentale entraînant le transfert à bord des wagons, pas permis l’utilisation aux fins spécifiques pour lesquelles ils ont été conçus. D’où leur utilisation temporaire comme simples bateaux à vapeur. Fin 1899, après une mise au point ultime, Charybde et Scylla ont commencé le service traversier régulier. D’abord d’un wagon et, à partir de Août 1901 de wagons de passagers. Assurant une ligne directe Rome Syracuse.

Cardillo Giovanni Battista - Cap. L.C

http://www.artemare.it/giovanni_b,_...
né à Riposto le 13-9-1907 décédé à Catane le 5-8-1980.
Il a pris part à la Seconde Guerre mondiale avec le grade de lieutenant du vaisseau, a été officier en second des commandants Borghese et Todaro sur le sous marin « Luciano Manara » partageant avec eux les risques de l’Atlantique à la Méditerranée. Sur les petits torpilleurs MAS 398 et MAS 399, sur les sous-marins « Corridoni », « Manara », « Platinum », « Zoca », « Malachite », « Tide », « Vortex » embarquements où il fut l’héritier de l’héroïsme de Riposto recevant cinq médailles pour bravoure.

Costanzo Giovanni - Marinaio

http://www.artemare.it/marinaio_gio...

né à Riposto le 19-7-1879, décédé le 11-5-1918.
Simple marin, il obtendra une médaille de Bronze pour bravoure avec la citation suivante : « Employé de l’artillerie du bateau à vapeur » Vérone », qui, après un torpillage était sur le point de couler, il a ouvert le feu, de sa propre initiative sur le sillage du périscope du sous-marin ennemi, restant froidement à sa place jusqu’au naufrage du navire - Strutto di Messina, 11-5-1918 ".

Comandante Carmelo D’Urso
http://www.artemare.it/com_te_carme...
Carmelo D’Urso est né à Riposto (CT) le 16 juillet 1908.
Inscrit aux deux premières années des classes de la section capitaines de l’Institut nautique « Ruggero di Lauria » de Riposto, dans les années scolaires 1921-22 et 1922-23. Après l’abolition de l’Institut de Riposto, il a terminé ses études à l’Institut Nautico « Duca degli Abruzzi » de Catane, obtenant en fin d’année scolaire 1924-1925 le diplome de capitaine au long cours, remportant le maximum de votes des professionnels (vingt de vingt).
En janvier 1926 il embarque pour des traversées océaniques, sur les vapeurs « Galatea » et « Australie ». Il effectuera son service militaire de février 1928 à juin 1930. Sous-officier, il est promu sous-officier second chef Timonier senior. En Octobre 1930, il a reçoit le grade de lieutenant de la marine marchande. De mars 1931 à juin 1932, il revient sur les routes océaniques à bord de la « Californie ». En septembre 1932, il obtient le brevet de capitaine au long cours dans la marine marchande.
Il s’est ensuite embarqué, de mars 1933 à octobre 1934, en tant élève officier, puis en tant que second officier, sur le navire marchand « Progress ». En tant que premier officier, il a navigué d’octobre 1934 à février 1936 sur le « Risveglio », sur le « Tenace », et sur le « Langano ».
De mai à septembre 1936, Il a participé, en tant que sous-officier de la marine de guerre, au conflit italo-éthiopien, de mai à septembre 1936, dans les transmissions. Puis, Il a repris son activité dans la marine marchande, embarquant en tant que 1er officier sur l ’« Ogaden », d’abord, et ensuite sur « Tembien ». D’août à décembre 1939, il est commandant du bateau à vapeur « Tembien »
En août 1939, il fut nommé ensigne dans le corps de l’état-major général, grâce aux nombreuses années de navigation. Le 26 décembre 1939, il a été appelé aux armes et envoyé aus cours de soumariniers à Tarente, où il a prêté serment au 4e Commandement de Groupe de sous-marins le 8 janvier 1940.
En février 1940, il fut affecté, en tant qu’officier navigateur, sur le sous-marin « Sirena » ; par la suite, en août 1940, il a été embarqué sur le sous-marin « Corallo », puis officier en second sur le « Coral » en Septembre 1942.
Le sous-marin Corail, est entré en service en 1936, il a fait un total de 48 missions de combat attaquant à plusieurs reprises avec des torpilles des unités adverses obtenant le naufrage de trois voiliers mixtes..
Le 10 décembre 1942 (sous le commandement du capitaine Guido Guidi, qui a relevé le Comte Andreani à la mi-juin 42), le Corallo a navigué de Cagliari vers les côtes africaines, entre Bône et Bizerte. La « feuille de route » prévoit un épisode offensif pour la nuit du 13 au soir en Algérie, dans la baie de Bougie. Après le départ, cependant, le sous-marin n’a plus donné de nouvelles, ni de réponses aux appels radio, répétés jusqu’au 23 décembre.
Ce n’est que dans la période de l’après-guerre qu’il sera confirmé qu’il a été perdu, selon des sources officielles britanniques. Dans la nuit du 12 au 13 décembre, à environ 14 milles au large de Bougie, le CORAL est découvert par des unités antissoumarine britanniques et soumis à des bombardements intenses. Forcé d’émerger, il est pilonné par la canonnière ENCHARTRESS (elle-même gravement endommagée) et s’enfonce immédiatement au point 36 ° 58’N - 05 ° 07’E. Pas de survivants.
Le 23 décembre 1942, il a été porté disparu à la guerre. Trois croix de guerre lui ont été décernées ) et l’insigne d’honneur pour le personnel embarqué sur les sous-marins. En 1953 les campagnes de guerre ont été reconnues de 1940 - 1941 - 1942 - 1943. En juillet 1955, le mérite de la Croix de Guerre lui a été conféré.
Carmelo D’Urso, entre autres, était aussi un spécialiste des problèmes d’astronomie appliqués à la navigation. Au cours des longues années de la marine marchande, il élargit son travail de jeunesse en l’enrichissant de pièces théoriques et pratiques pour en faire un véritable manuel. « Nouvelle navigation astronomique » est un texte qu’il a conçu et compilé et dont il reste une édition temporaire, reliée en toile, dactylographiée et dessinée à la main avec des dessins très précis.
À sa mémoire, son fils Carmelo D’Urso, depuis plus de 20 ans, a attribué des bourses aux étudiants méritants de l’Istituto Tecnico Nautico di Riposto.
En 2009, à l’occasion de l’érection d’un monument aux morts de la mer à Riposto, le Club de la marine marchande, promoteur du Prix National Artemare, a remis à sa mémoire un Prix Artemare spécial pour sa motivation, pour ses études intéressantes sur la « nouvelle navigation astronomique », et pour la brillante carrière sur les navires de la marine marchande qui l’ont amené encore jeune au rang de commandant.

Comandante, Foti Rosario

http://www.artemare.it/com_te_rosar...
Né en Riposto sur 21/10/1867 et y mourut en 1968. » ... J’avais à peine six ou sept ans et mon père, qui était maître d’équipage à bord de navires à voiles, m’a emmené à Venise avec un chargement de vin. J’ai fait d’autres voyages jusqu’à ce que je sois allé à l’école et ai été diplômé capitaine à la mer, à Gênes et immédiatement après, mon père a acheté un navire avec beaucoup de sacrifices. J’en ai assumé le commandement. J’ai aussi commandé le « Concezione. » J’ai également commandé le « Nina », le « Mongibello » et beaucoup d’autres vapeurs ... "(’).

Comandante Giuseppe Giarrizzo

http://www.artemare.it/com_te_giuse...
Né à Riposto et décédé en mai 1981.
Son père était un marin, sa mère venait d’une riche famille de charretiers Mousse à 12 ans, à 30 il sera capitaine de la marine Il appartenait à la génération qui, dans les années de prospérité marchande de Riposto, il a rencontré le glorieux et sélectif Institut nautique. l’accès des familles modestes de cette génération dans l’élite de la marine locale reflète les états d’âme, des personnages : le travail du marin comme un besoin et un devoir, dans un contexte éthique de pessimisme sobre : ​​un désir fort et modeste d’affection familiale, pour compenser le long intervalle : un sens fier de leurs propres capacités et compétences, une culture ouverte dans l’esprit du radicalisme et du socialisme positiviste, la prison militaire en Allemagne renforcera ses convictions, ett sa rectitude originelle dans l’austérité ... « citation : La mort du capitaine Giarrizzo » - La Sicilia 28/5/1981.

Grasso Salvatore - Colonnello del genio navale

http://www.artemare.it/col__salvato...
JPEGNé à Riposto le 1-1-1906 est décédé le 22-2-1972.
Chevalier officiel de l’Ordre de la République, le colonel Grasso Salvatore était un officier brillant et un combattant courageux. Décoré deux médailles d’ argent pour bravoure, deux croix de guerre de la vaillance militaire, une croix de mérite de guerre, une croix d’or surmonté d’une étoile après quarante ans accomplis de service militaire et une médaille du mérite comme un volontaire de guerre.
Très estimé de tous pour ses grandes qualités d’esprit et de coeur et pour le prestige qui lui vient de son comportement vaillant dans la guerre et de sa grande intégrité morale.
Il a enseigné la mécanique maritime à l’Institut Nautique de Riposto.

Comandante Salvatore Puglionisi
http://www.artemare.it/com_te_salva...
com Né à Riposto le 15-8-1879, décédé le 10-4-1964. Considéré comme l’un des meilleurs capitaines de mer, il a publié plusieurs ouvrages précieux, populaires et recherchés dans la marine italienne : « Manuale del Padrone Marittimo », publication recommandé par le ministère ... « Praticità e sveltezza nei calcoli Nautici » ... « Dizionario Marinaresco Illustrato » ... l’auteur de ces œuvres précieuses a été Essentiellement inspiré de l’intérêt de la Marine, recherchant par un prix modique une mise à disposition pour un public populaire. Puglionisi, profondément cultivé et véritable loup de mer, par son travail acharné, honnête et réfléchi, mérite la reconnaissance du pays et la Société « Maritime Italienne ». Il a servi dans la Marine avec le grade de Lieutenant de Vaisseau et est décoré ... « Da Libro d’Oro »Magazine illustré des Sciences, Arts, Industries, Commerce, Agriculture et Inventions. - Palermo - N. 1 del 15-7-1925.
Après une longue carrière, passée en mer, le commandant Salvatore Puglionisi a quitté le commandement du navire « Ville de Trieste », ayant atteint la limite d’âge. Né à Riposto, Salvatore Puglionisi, descendant d’une tradition familiale maritime ancienne, il a abordé les études maritimes dès sa première jeunesse, et 19 ans était diplômé capitaine. Il a appris l’art de la navigation à l’école et, à bord d’un navire commandé par son père, enrichi de nombreuses expériences il obtient son brevet de navigation avec brio. Embarqué plus tard comme second sur un navire de plus de 2.000 tonnes, il a fait plusieurs voyages prolongés prouvant sa compétence et son sang froid. Puis, il a été embauché comme officier sur les navires de la compagnie « Florio e Rubattino », où il a poursuivi sa carrière jusqu’à sa retraite. Pendant la guerre, constamment en mer et avec le grade de lieutenant, à l’occasion du torpillage du navire « Ischia », il a coopéré au sauvetage du bateau, de l’équipage et de la cargaison en l’échouant côte sicilienne près de Taormina ... « De » Popolo Marinaro « - Octobre 1939 - XVIII.
A la retraite après 40 ans de vie assidue à la mer, sur des navires de toutes sortes et toutes de mers des deux hémisphères, il est atteint par la limite d’âge règlementaire. Cependant, son esprit plane toujours sur la mer, et son caractère marin, pur et insoluble jusqu’à présent, le conduisent à ne pas abandonner intellectuellement la marina et les marins, ce qui m’a encouragé à écrire et à répandre de plus en plus cette culture ... » Da « Curriculum vitae » — Comandante Puglionisi Salvatore — Tipografia « Dante Alighieri » Giarre-Riposto.
En fait, de ce moment jusqu’à la fin de ses jours, le commandant Puglionisi a enseigné « Art et manœuvre navale » aux jeunes de l’Institut technique nautique « Luigi Rizzo » de Riposto.

Comandante Pietro Vasta

http://www.artemare.it/com_te_pietr...
Né à Riposto le 03/04/1899 et a obtenu le diplôme de capitaine au long cours à Catane le 12/07/1929.
Par amour de la mer, il débute sa carrière de navigateur à l’âge de 13 ans, suivant le cheminement habituel, d’un mousse, d’un marin et d’un élève officier.
De 1932 à 12/02/1942, il embarque comme commandant sur des navires de la compagnie Achille Lauro de Naples : « Erica », « Gioacchino Lauro », « A. Limoncelli »,« Felice »,« Lavoro »et« Veloce ».
Il fut le premier commandant du navire « Lavoro », lancé à Trieste en septembre 1938. En 1939, lors de la déclaration de la Seconde Guerre mondiale, alors que le navire traverse le détroit de Gibraltar, revenant du Venezuela, il est saisi par les Britanniques et amarré au port. La nuit suivante, pour ne pas abandonner le navire à l’ennemi, le commandant Pietro avec habileté et courage peut appareiller du port de Gibraltar, presque sans moteur,, pour détourner l’attention des sentinelles britanniques qui se trouvaient à bord, et échoue le navire sur la côte espagnole à Algerisas, un pays neutre, très proche de Gibraltar. Il y reste environ 2 ans, avec l’officier mécanicien, pour ne pas abandonner le navire.
En 1942, après son retour en Italie, il embarque sur le bateau à vapeur « Veloce », militarisé et utilisé pour le transport de troupe et d’armement en Afrique. Lors d’un de ses nombreux voyages, évitant les torpilles et abattant des avions ennemis, il sera cependant coulé en décembre 1942, par des bombardiers torpilleurs. Ainsi, la brillante carrière du capitaine au long cours Pietro Vasta, commencée le 07/08/1912 comme mousseà bord du « Gaetanina », se termine tragiquement sur le bateau à vapeur « Veloce », qu’il commandait le 2 Décembre 1942.

Comandante Lucio Vasta

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Vasta, né en 1879, capitaine au long cours, extraordinaire homme de mer, est l’un des plus grands noms maritimes de Riposto. Commandant intrépide, coureur des mers et des océans avec des voiliers mixtes, véritable loup de mer, il fut élevé dans la tradtion maririme par son père le capitaine Giovanni. C’était une figure typique : allure altière et pourtant humaine, le visage cuit par le vent et le sel, le regard pénétrant habitué à scruter au large, une voix au timbre subjuguant, l’éternelle pipe à la bouche, faisaient ressentir un homme habitué à commander.
A 17 ans, il se lance comme mousse, et il est facile de l’imaginer ariser les voiles, allant de l’artimon à la misaine, et au beaupré, et restant de longues heures à la barre. Après avoir obtenu tous les grades, il commande, à peine 30 ans le voilier métallique “Caterina Accade” de 1500 tonnes, peut-être, pour les grands navires, le plus jeune commandant européen de l’époque.
Parti, sur un tel voilier, de Liverpool à Sydney en Australie, via le cap de Bonne-Espérance. connaisseur Bravant les courants de l’Atlantique et contrôlant même la périphérie d’un cyclone, il fait le voyage en un temps record. Avec le même navire, il fera sept circumnavigations avec des arrêts en Australie, Afrique du Sud et en Amérique du Sud.
Puis il navigua sur des bateaux à vapeur tissant l’Atlantique du Nord au Sud. En se rendant en Amérique du Sud il se blessera à la jambe par une balle accidentellement explosée d’un revolver qu’il gardait à portée de main. Commandant de voiliers, il devait se prémunir des gangs, mais aussi de la mutinerie. Pour se soigner, il a ralliera Gibraltar, ne voulant pas revenir en arrière au Brésil.
En 1918, pendant la Première Guerre mondiale, il commandait, avec le grade de premier lieutenant de vaisseau, un navire à vapeur armé. Dans l’Atlantique, prévenu tout à coup, par le marin de guet lui criant depuis la hune « Loin à tribord un voilier ". En quelques minutes et le commandant, toujours avec les jumelles pointées, donne l’ordre d’alerte. C’était un sous-marin ennemi déguisé en voilier qui se dirigeait vers le navire à vapeur. Vasta, dès qu’il considère que l’ennemi tire, ordonne résolument de répondre, le sous-marin aussi et pendant trois heures c’est une bataille aux canons, éloignant le sous-marin et manoeuvrant habilement pour éviter les torpilles, la bataille doit s’arrêter à la tombée de la nuit. Mais le lendemain, juste à l’aube, le sous-marin, émergeant de surprise, se vengea, incendiant le steamer à mort. Commandant et équipage, furent recueillis par un vapeur anglais.
Dans l’immédiat après guerre, le commandant Vasta a repris la mer, sur divers bateaux à vapeur, dont le dernier était le grand “Sic vos non vobis”
Il allait prendre sa retraite après une longue carrière, ayant navigué à la voile sur des itinéraires les plus périlleux, les plus éloignée des îles Malouines au Labrador, de l’Inde aux îles Sunda, de la mer de Chine aux ports américains du Pacifique ; il avait doublé 24 fois le Cap Horn.
Pendant la dernière guerre, il faisait partie de la vie civile, et fut rappelé, seulement pour une courte période, au Commissariat de l’Hôpital de Giarre, en s’ouvrant à une activité si étrangère pour un loup de mer, mais en accord avec son intégrité, comme il en avait été en tant qu’officier supérieur de la Marine. Il assumera aussi la présidence de l’Association des fonctionnaires à Giarre-Riposto. Il est mort en 1962
Mariano Torrebella

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