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Accueil du site > Articles > Mouillages et ports > Mouillages et ports Méditerranée occidentale > Marzamemi et le golfe di Noto

Rubrique : Mouillages et ports Méditerranée occidentale

__________________________________________________________________________________________________________________

Marzamemi et le golfe di NotoVersion imprimable de cet article Version imprimable

Publié Décembre 2015, (màj Juin 2016) par : yoruk   

Copyright : Les articles sont la propriété de leurs auteurs et ne peuvent pas être reproduits en partie ou totalité sans leur accord
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“Italie”/ Sicile / Golfe di Noto et Marzamemi - MAJ juin 2016

Golfe di Noto et Marmazemi

Approche

36 43.9773 N 015 07.4533 E
20IT,IIM,graph,20


Approche du large

Le golfe di Noto, entre le cap Murro di.Porco, proche de Syracuse et le cap Passero à 22 milles dans le SW, n’offre aucun abri à l’exception de Marzamemi, à 18 milles. Et encore, Marzamemi est ouvert au SE. Pour s’abriter il faudra joindre Porto Palo à 5 milles en passant le cap Passero.

  • Sauf le manque d’abri, l’approche est claire, en veillant à la zone d’exclusion située au cap Murro di Porca
  • Certains mouillage forains sont aussi réglementés. On devra respecter une zone de 300 m avec le rivage

 

Approche du port de Marzamemi

  • Il faudra se méfier, de la mer croisée issue des trains de houle de NW venant du cap Passero tout proche, sous l’influence du détroit de Sicile
  • Cette houle se heurte à celle de NE, issue elle de la mer ionienne
  • Cette houle affecte le port, comme on le voit bien sur la photo GE ci-contre
  • Le fond du port au nord, n’est pas sain
  • On trouvera plus d’eau sur les trois pontons du sud, avec une meilleur protection du clapot résiduel.

 

Les ports de Marzamemi

La Balata - le vieux port

  • A un demi mille au nord du nouveau port, le vieux port de Marzamemi.
  • A l’origine, c’était une « mattanza ou madrague » (piège à thon)
  • Puis s’est développé une flottille de pêche au thon
  • Parallèlement, on a traité les thons sur place, avec des spécialités de thon séché qui firent le succès du village. En particulier : la bottarga de thon rouge, travaillé à la main en utilisant des systèmes de séchage anciens d’origine arabo-phénicienne
  • Le port est difficile d’accès pour nos bateaux

 

Le nouveau port

Port artificiel s’appuyant sur les haut fond de l’îlot d’Isola Grande, au nord, on trouvera quatre pontons à l’intérieur, et une station de carburant sur le môle sud

  • Au NW et à la limite des haut fonds : “Club Nautico” exposé au ressac
  • A l’ouest/sud-ouest : “Yacht-Club Marzamemi”, mieux protégé, avec de l’eau sur les pontons les plus extérieurs. Ils ont excellente réputation (dec 2015)
  • Juste en dessous : “El Cachalote” dédié aux plongeurs. Très peu d’eau au ponton
  • Accolée au môle SE : “marina Marzamemi” la deuxième option favorable aux voiliers.
  • EDIT juin 2016 juste à côté, sur le môle SE, la station service existe, mais cachées sous deux cabanes. 2m d’eau aux pieds (voir commentaire)
  • Kit de téléchargement des cartes locales, et de la trace ” (zip), Format KAP pour les cartes et GPX pour le WP et la trace. Sous la seule responsabilité de l’utilisateur, ce ne sont pas des outils de navigation, ils ne doivent servir qu’à titre pédagogique
    Zip - 719.5 ko

 

Les pontons du nouveau port

MARINA DI MARZAMEMI

  • VHF ch : 16 - 06
  • Tel : 0931-841505
  • 1 a 6 m d’eau au quai
  • 30 postes disponibles, d’une longueur max de 25 m
  • Eau, électricité, WiFi, toilettes et douche

CLUB NAUTICO MARZAMEMI

  • Tel : 0931-841488
  • E-mail : info@clubnauticomarzamemi.it
  • 1 a 5 m d’eau au quai
  • 110 postes disponibles, d’une longueur max de 30 m
  • Eau, électricité, WiFi, toilettes et douche

MARZAMEMI - YACHT CLUB

  • VHF : ch 09
  • Tel : 0931-841776
  • cell. 331.2695554
  • E-mail : info@yachtmarzamemi.it
  • 2 a 7 m d’eau au quai
  • 120 postes disponibles, d’une longueur max de 55 m
  • Eau, électricité, WiFi, toilettes et douche

MARZAMEMI - EL CACHALOTE

Réparation, entretien et services

  • Zone technique : MOTONAUTICA MASUZZO v. Marzamemi, 19 tel. 0931.841193
    • Chantiers : voir avec les concessionnaires des pontons... On peut se dépanner.
    • Shipchandlers :
      • Maistrali S.R.L Viale Lido, tel : +39 0931 841791
    • Carburant : à quai sur le môle
  • Services
    • Approvisionnement sur place : ce sont des magasins de vente, de la production des usines locales.
    • Approvisionnement épicerie, viandes, etc... il faut aller à Pachino à 3 km
      • Conad : Via de Sanctis Francesco, 127, tel : +39 0931 801315
      • Despar : Via Cassar Scalia Paolo, 123, tel : +39 0931 593117
      • Merkant Srl (mi route de Pachino) Viale Città di Toronto, tel : +39 0931 592496
    • Marché : à vérifier
    • Confort : eau, électricité aux pontons. Douches toilettes sur le ponton de Yacht Club...
    • Accès internet-wifi : WiFi aléatoire et 3G (vodafone) partout.
    • Restaurant, bars et pizzeria : tout ce que l’on veut ... et plus

 
Clearance

  • Rien ici

Informations générales

Mouillages forains

  • Par mer calme, on peut mouiller entre Isola Piccola et le vieux port, avec peu de fond : 2 à 3 m d’eau et vite beaucoup moins. Fonds de sable et de roches

Les mouillages du golfe de Noto


On ne sera protégé que des vents soufflant de NW à SW. Par beau temps bien établi quelques anses offrent un bonne protection. La houle d’Est, fréquente, peut rende les mouillages très inconfortables.


Fontane Bianche
  • à 6 milles dans le SW du cap Murro di Porco, un grande baie bien protégée du NW, avec une grande plage.
  • On mouillera sur des fonds 6 à 8 m, en respectant le limite des 300 m à la côte
  • E-mail : siracusa@guardiacostiera.it
  • Tel : 0931-481011
  • Fonds de sable tenant bien
  • Au NE de la baie, un ponton flottant permet de débarquer avec l’annexe.

 

 


Le môle d’Avola
  • E-mail : siracusa@guardiacostiera.it
  • Tel : 0931-481011
  • On doit pouvoir mouiller au nord ou au sud du môle empierré. Aucune indication n’est donnée, ni par les guides, ni par les cartes
  • Navionics les présente comme fonds de mauvaise tenue
  • Au sud et à terre du môle, un quai doit pouvoir accueillir le annexes, à défaut des bateaux, restés mouillés en rade.
  • La ville d’Avola reconstruite après le désastreux tremblement de terre de 1693, avec son plan hexagonal et ses merveilles baroques, est là à moins d’un km

 


Cala Bernardo
  • à deux milles au sud du môle d’Avola, un petit port ruiné, difficile d’accès. Mais...
  • Juste un peu au sud après avoir doublé un petit cap, à un demi mille environ, on trouve une petite anse très bien protégée du nord et de l’ouest.
  • On mouille dans très peu d’eau, en prenant garde aux nombreux hauts fonds
  • Mouillage de beau temps exclusivement

 

  • D’une manière générale, on trouvera sur toute la côte entre le cap Murro di Porco et le cap Passero, de très nombreuses possibilités de mouillage forain. Toutes exposées, plus ou moins, toutes à pratiquer avec une bonne couverture météo. Les deux rades de replis, sont Syracuse au nord, et Porto Palo à 30 milles au sud

 

Ambiance

Mazarmemi/La balata le vieux port

Comme toutes les ville de cette côte orientale de Sicile, Mazarmemi aura connu toutes les invasions, depuis les colons grecs du VIIè av J.C, jusqu’aux plus récents : les touristes... Romains, carthaginois, byzantins, arabes, normands, francs et aragonais, italiens, etc... Tous ceux qui passaient en méditerranée, s’y sont arrêtés.
Ouvert à une mer très poissonneuse, le vieux port de Mazarmemi/La balata, deviendra un port de pêche très actif. Puis, comme Riposto, un peu plus au nord, profitant de la production vinicole du Val di Noto, il développera une activité importante de transports pinardiers à l’exportation. Activité qui subira de plein fouet la concurrence de la voie ferrée au début du XXè siècle.
Il se repliera sur son activité de pêche au thon, générant une industrie de transformation importante. La plus célèbre d’entre elles, La tonnara, bien entretenue s’est reconvertit dans le tourisme, la grande pêche s’étant déplacée vers les ports plus commodes de Sciacca et Mazara Dal Valo.

 

 
Aujourd’hui village de pêcheurs, il a gardé son cachet. Et ... les touristes débarquent

Mazarmemi/marina

Tout proche du village historique, une marina s’est développée, ciblant le tourisme de masse. Très peu de voiliers, et beaucoup (énormément) de petits bateaux à moteur l’on investi, seule solution il est vrai, si l’on considère la faiblesse des fonds du port.

 

 
Dans la tradition sicilienne, on est très bien accueilli à Marzamemi/marina. Mais on sera un peu loin de tout. Au premier plan, le ponton de Marzamemi Yacht Club

 

Histoire et culture

Histoire


Comme indiqué plus haut : Mazarmemi aura connu toutes les invasions, depuis les colons grecs du VIIe av J.C, jusqu’aux plus récents : les touristes... Romains, carthaginois, byzantins, arabes, normands, francs et aragonais, italiens, etc... Tous ceux qui passaient en méditerranée, s’y sont arrêtés. Mais pour ce port du Val di Noto, comme pour toute la région, l’histoire a vraiment commencé les 9 et 11 Janvier 1693, quand un violent tremblement de terre détruisit toute la Sicile orientale. Particulièrement touchés : Avola et Noto, les fleurons de la riche vallée éponyme... Très, très riche région agricole, ouverte sur la mer ionienne, comme son pendant au nord, le versant oriental de l’Etna. voir le lien sur Riposto
  • Noto et Avola reconstruits, chercheront un débouché maritime à leur production. Ce sera La Balata, le vieux port de Marzamemi
  • Initialement, le port du village né pour la débarque du thon, servait de piège (mattenza/Madrague). Puis ce piège, remontant à la domination des Arabes en Sicile, a été vendu en 1630, au prince de Villadorata, qui développa la constructon de nouveaux bâtiments. Ce n’est que plus tard qu’il devint un port de pêche, puis un port commercial pour l’exportation du vin. Jusqu’en 1886, année où le port commercial commença son lent déclin, concurrencé par l’extension de la voie ferrée de Syracuse à Noto, puis à Pachino, la gare de Marzamemi. A cette époque, la production locale dépassait 300.000 hectolitres par an, grâce à une demande élevée, en particulier de l’industrie du vin français...
  • En 1912, construction à Marzamemi d’une fabrique de transformation de thon salé, séché ou conservé à l’huile. La pêche au thon fut abondante jusqu’à la période d’après-guerre.
  • Début XXIe siècle, évolution des mœurs et ouverture au tourisme balnéaire, en s’appuyant sur des arguments forts : l’authenticité du village de pêcheur, une côte favorable à la pêche de plaisance et de très belles plages ... On pouvait laisser se développer une marina...

 

Culture

Au débouché du Val di Noto, Marzamemi est le point de départ idéal, pour découvrir ses richesses.

  • Son patrimoine architectural.
    • Celui de Noto en particulier, issu de la catastrophe de 1693, considéré comme le chef d’oeuvre du baroque tardif, et à ce titre inscrite sur la liste du patrimoine de l’humanité de l’UNESCO.
    • Le 11 Janvier 1693 la ville, a été détruite par un tremblement de terre, qui tua environ 1.000 personnes. Immédiatement après le terrible événement Giuseppe Lanza, duc de Camastra, a décidé de reconstruire la ville sur un autre site 8 km en aval, sur le versant du mont Meti.
    • Il fallait une bonne dose de courage, et des moyens considérables pour réaliser cette merveille. A priori la ville possédait les hommes pour celà. La ville actuelle est le résultat du travail de nombreux architectes, maîtres d’œuvre, sculteurs et tailleurs de pierre, qui, tout au long du XVIIIe siècle, s’attelèrent à la tâche.
  • Son génie de l’urbanisme
    • Celui d’Avola, appliquant à la lettre les théories d’Hyppodamus de Milet.
    • Le 11 Janvier 1693 un violent tremblement de terre, détruit cette ville de 6.000 habitants.
    • Pour reconstruire la ville, les habitants abandonneront la montagne, pour ériger huit kilomètres plus loin en direction de la mer, une nouvelle citée, sur un terrain plat. Les architectes réaliseront une prouesse en inscrivant dans un plan hexagonal équilibré, un réseau hyppodamien parfait. Ce qui confère encore, aujourd’hui à cette structure géométrique rationnelle, l’aspect de noblesse qui la caractérise
    • Avola n’est pourtant qu’un gros bourg agricole, mais reconnu pour sa production vinicole : le fameux “Nero d’Avola

 

 

 

s/y Laorana dec 2015

UP


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3 Messages de forum

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  • Un très bon site italien et en langue française, sur les sites classés UNESCO à ce lien

    A noter que depuis la page d’accueil on peut avoir accès aux très nombreux sites UNESCO en Italie

    Michel à Licata

    JPEG

    Répondre à ce message

  • Sommairement indiqué sur toutes les cartes, un haut fond déborde de 30 m l’extrémité du môle Est. Orienté vers le sud, il limite l’espace disponible des passes.

    • Signalé sommairement par quelques bouées jaune, une rouge et un petite perche flottante lumineuse, reliés entre eux par un bout, ils sont à peine visible. Dans un premier temps, j’ai cru qu’il s’agissait de plongeurs !!!

    Voir le montage photo joint

    Michel

    Sinon, pas trop cher (40 euro pour 12m), mais, pas trop de service non plus !!! ils ne répondent pas à la VHF.

    JPEG

    Répondre à ce message

    • Le poste de carburant existe

      Mais il est caché dans deux petites cabanes, que l’on voit sur la photo jointe. On trouve deux mètre d’eau au quai, sur quelques mètres. A peut près jusqu’à la hauteur de la grue mobile sur la photo jointe.
      La place est limitée par les bateaux de travail des fermes marines.
      La station est géré par l’ormegiatore (Marzamemi marina) qui gère le ponton en face. Mieux vaut les prévenir avant. Ils sont très accueillants et professionnels...

      Michel

      JPEG

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