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230 volts à bord : la terre du quai et la « terre de la mer » 23 juillet 2021 12:00, par yvesD

Précisions :

  • un truc qui coupe (interrupteur ou disjoncteur) peut couper un pole ou les deux, préférer la coupure des deux, c’est moins risqué.
  • un truc qui teste une dysmétrie entre le courant entrant et le courant sort (pour faire court, un différentiel) teste bien sur phase et neutre, s’il coupe quelque chose il serait bon (j’ai l’impression que c’est toujours le cas en 2021) qu’il coupe les deux.
  • un thermique ou magneto-thermique teste des surintensités (sur l’une quelconque de phase ou de neutre) et c’est ceux-là qui peuvent être unipolaire ou bipolaire. Et c’est la variante unipolaire qui est potentiellement dangereuse si le bateau ou la ralonge est cablé à l’envers car en cas de surintensité le thermique va couper ce qui est en fait le neutre et jonas risque toujours de s’électrocuter en touchant d’une part l’autre fil (ce qui est en fait une phase) et d’autre part une mise à la terre (le vert-jaune, la mer, le ponton, la centrale ...)

Donc, oui, à ma connaissance, un interrupteur différentiel coupe phase et neutre (et il prend 2U). Et un thermique ne prend (souvent ?, toujours ?) qu’un U, qu’il soit unipolaire ou bipolaire.

Ma connaissance porte sur des bateaux équipés classiquement d’un seul interrupteur différentiel 30 mA (50€ le bout) pour toute la rangée d’interrupteurs thermiques et d’autant d’interrupteurs thermiques (10€ chacun) qu’il y a de circuits à protéger individuellement contre les surintensités. Voir par example la photo de mon tableau, dans lequel j’ai remplacé récemment les thermiques unipolaires par des thermiques bipolaires (sauf un)

La photo : thermiques bipolaires en position 1 à 8, interrupteur différentiel en position 9 à 10, thermique unipolaire en position 11 (récup de l’installation précédente, argh !)

PS : content de savoir que ton ’yacht’ (je blague) a résisté aux inondations.

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