Pratiques et Techniques en Plaisance
| Imprimer |
Fermer la fenêtre
J’ai déjà eu un incident peut-être comparable avec le tube plongeur d’un de mes deux réservoirs (bien commode de tout doubler
) qui s’était complètement obstrué en tentant d’avaler des cochonneries glaireuses (organiques ?) au fond du réservoir (traite en permanence au Grotamar 82). Si l’obstruction n’avait été que partielle ce n’est qu’occasionnellement que j’aurai avalé de l’air dans la partie « en dépression », mais dans mon cas c’était arrêt brutal d’arrivé de gasole.
Du coup dans le cas qui te frappe tu peux essayer de faire démarrer ton moteur, vanne de réservoir fermée. Ceci devrait violemment mettre en évidence les entrées d’air potentielle entre le réservoir et la pompe BP (celle qui est plaquée sur le moteur et qu’on titille pour tenter de purger).
A défaut d’entrée avec ce test on peut incriminer la partie en amont de la vanne, dont le tube plongeur et ses éventuelles criques, comme source d’arrivée d’air.
PS : c’est par conformité avec la littérature (le bouquin de Pallas je crois) que je parle de ’partie en dépression’, là ou ’partie en aspiration’ serait plus correcte.
Pallas distingue 3 parties dans la tuyauterie d’alimentation en gasole : 1- la partie en aspiration ; 2- la partie BP en basse surpression ; 3- la partie HP en très haute surpression.
Seule la partie 1- (entre le réservoir et la pompe BP plaquée sur le moteur et à titiller) est susceptible (siège de ...) d’arrivée d’air.
Les parties 2 et 3 sont sujettes à fuites, fuites dangereuses lorsque minuscules sur la partie 3 car le jet de gasole constitue alors une aiguille hypodermique redoutablement efficace avec ce poison organique qu’est le gasole. Ne pas tenter de boucher avec le doigt !
PS : normalement et même avec un réservoir réputé vide et même avec une mer forte, le tube plongeur n’aspire pas d’air car il plonge très bas, normalement ... mais en mer sur nos bateaux ...