Pratiques et Techniques en Plaisance
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Les cartes nautiques nous donnent peu d’informations sur ces éléments.
Mais les images satellites peuvent nous y aider, soit seules, soit intégrés et géolocalisés dans un logiciel de navigation
Google Earth est un logiciel développé par la société Google, permettant une visualisation de la Terre avec un assemblage de photographies aériennes ou satellitaires. Utilisé seul il permet de visualiser un lieu, en le recherchant soit par son nom, soit par ses coordonnées géographiques. Je ne rentrerais pas dans toutes ses fonctionnalités.
Mais il faut faire attention à la date de production de l’image qui n’est peut-être pas la plus récente. Google Earth privilégie, et on peut comprendre, la clarté de l’image. Pour nous, nous préférerions la dernière image pour avoir les dernières modifications.
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Bing Satellite fournit aussi des images satellites. Il est comparable à Google Earth, avec sans doute moins de fonctionnalités annexes (par exemple importation ou exportation de fichiers kml) . Son utilisation seule n’a pas d’intérêt particulier par rapport à Google Earth.
Son intérêt est son intégration plus poussée dans certains logiciels de navigation, nous verrons plus loin.
Tout le monde connait Google Maps pour se diriger sur la terre ferme. Mais Maps peut aussi avoir une utilité dans nos périples. Non pas pour naviguer, mais comme Google Earth, pour voir les infrastructures à terre et de visualiser des commerces, des restaurants, des routes, et même des chemins pour se balader à terre.
En reprenant l’exemple de Lindos, on peut voir des restaurants, l’arrêt des bus, et deux sites remarquables, l’Acropole, mais aussi au nord le tombeau de Cléobule, l’un des 7 sages de la Grèce antique.
Ces informations peuvent nous aider à choisir un mouillage entre deux possibilités : savoir qu’il y a une boulangerie (ou un pub à bière selon les besoins) pas trop loin d’un mouillage peut être un critère de choix.
On peut utiliser ces outils de plusieurs façons :
C’est l’utilisation courante, la plus connue, même en dehors de la navigation. L’inconvénient c’est qu’il faut être connecté à Internet. L’avantage c’est qu’elle ne nécessite pas de manipulation complexe.
L’utilisation est alors restreinte à la visualisation, et il n’y pas de lien avec la navigation, la position du bateau, et il faut jongler avec les deux outils pour naviguer avec sécurité.
Dans cet exemple de Lindos, magnifique lieu sur l’île de Rhôdes, la question est « doit on mouiller dans l’anse Est ou dans l’anse Nord ». La cartographie Navionics ne nous donne pas vraiment d’infos. Et même si la plupart des guides vont indiquer l’anse Est, (car c’est vrai l’anse Nord est plus sujette aux rafales qui descendent des falaises et le fond est de sable mou et de roches), l’image va permettre de décider s’il faut mouiller près de la plage pour voir les belles naïades, ou au nord pour être au calme. L’alignement des parasols m’a fait choisir le mouillage nord
ndlr : dans certains cas, la qualité des images permet de rechercher des emplacements de fonds de sable
mode opératoire
Le principe est de géoréférencer une image satellite et de la transformer dans un format de carte lisible par votre logiciel.
Dans ce cas, l’image satellite prend la place de la carte initiale. On a plus de détail sur la côte, mais on perd un élément crucial : les sondes, la nature du fond, les obstructions. Un autre inconvénient est que l’image georéférencé est celle faite à la date de création de la carte, et donc que les modifications faites depuis cette date ne sont pas visibles.
En revanche, sur le même écran on peut voir le détail de la côte et la progression du bateau
Cette utilisation présente un intérêt primordial quand les cartes de la région sont imprécises, voire inexistantes.
Exemple : je n’ai pas la carte de l’entrée du golfe du Morbihan. Avec l’image Google Earth ça fait une différence !
Nous ne décrivons ici que ceux que nous connaissons et maîtrisons. Sans doute d’autres logiciels de navigation possèdent cette fonctionnalité. Toute contribution sur d’autres outils serait appréciée et intégrée.
Scannav
Scannav présente l’intérêt d’avoir un atelier de cartographie, qui permet à partir d’une image, soit carte papier scannée, soit, dans le cas qui nous intéresse, d’images satellites Google Earth. Le mode opératoire complet est disponible dans l’aide de Scannav. Très rapidement :
Les cartes obtenues sons sous le format Snmap, lisibles aussi sous Adrena. Un des avantages de Scannav est quand même de conserver l’affichage des objets de navigation, traces, waypoints, etc
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Exemple du mouillage de Kalotaritissa sur Amorgos
OpenCPN
Wheather4D
Weather4D Routage & Navigation ne superpose pas le planisphère BING sur la carte marine, mais il peut l’afficher à la même échelle dans deux écrans contigus.
Merci à Francis Fustier pour l’information et les images
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Cette technique n’est possible que si le logiciel de navigation l’a développé.
Nous ne parlerons que de deux outils que nous utilisons et maîtrisons, Navionics et Scannav
Navionics
Navionics Boating HD mers et lacs permet une superposition satellite avec la fonctionnalité Sonachart Shadin (comme à son habitude Navionics ne cite pas l’origine de ses images satellites). On peut l’activer par le choix Menu/Carte
On peut aussi choisir une image satellite Bing
Scannav
Scannav gère aussi des calques WEB, de 3 types : Bing Satellite, Open street Map et ArcGis.
L’activation de ces calques est immédiate. Elle n’est pas limitée à un zone de téléchargement ou à un type de cartes, mais valable pour toutes les cartes des différents formats chargées dans Scannav. Cela peut-être particulièrement utile pour des cartographies un peu anciennes et peu précises comme celles de type Maptech.
On peut choisir la qualité, et la transparence.
Un aure avantage, c’est qu’une fois l’image satellite téléchargée automatiquement en ligne, De plus ces calques sont accessibles en ligne quand on est connecté à Internet, Scannav va garder l’image et on pourra y avoir accès hors ligne pour tous les calques qu’on a pu visualiser.
D’autres logiciels comme Time Zero ou Navionics Platinum +, montrent parfois le relief d’une côte en 3D. Mais la couverture de ces cartographies 3D n’est pas exhaustive et l’objectif, à mon sens faciliter la reconnaissance d’un point avec la vision qu’on peut en avoir du pont, est différent.
Bien évidemment, ces images satellites ne peuvent et ne doivent pas servir à la navigation proprement dite, et ne doivent être qu’un complément à l’outil principal d’un marin : ses yeux.