Pratiques et Techniques en Plaisance
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on peut aujourd’hui passer outre aux sondages/ballons, et tirer des enseignements par des extrapolations par satellite : (...)
Hum, c’est pas tout à fait ça. En prévision numérique du temps on part d’une ébauche qu’on tente ensuite de faire passer par les valeurs observées et issues de différentes modalites (relevés de stations, sondages par ballons, imageries et observations satellites, perturbations dans la propagation du signal GPS, etc.), c’est la phase d’assimilation de donnée. On sait revenir en arrière (linéariser) et modifier la prévision initiale (l’ébauche) de manière à mieux passer par les observations et on sait même identifier les zones initiales d’incertitudes maximum pour y envoyer des avions météo et y lever le doute.
Il est hors de question, dans la PNT, de passer outre aux sondages ballons (5000 F le matos du lancer en 2000) même si les informations issues du satellite (les tout premiers satellites étaient des satellites d’observation météo, merci à la lucrative prévision aéronautique) sont aussi utilisées et précieuses car couvrant aussi des zones mal couvertes (la prévi dans l’hémisphère sud en a été considerablement améliorée vers les années 2000).
Je parle ici de vrais sondages et de vrais satellites, qui donnent une information propre à être ingérée dans la prévision. A l’inverse, le résultat de la prévision (avec ingestion de ces ’vraies’ observations) peut s’afficher sous forme de sondages reconstitués, d’images radar reconstitutées, d’images satellites reconstituées, et ce n’est pas la même chose.