Pratiques et Techniques en Plaisance
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Publié Janvier 2017, (màj Janvier 2017) par :
Even Keel
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Ci-dessous le résumé des différents stops d’une ballade en République Dominicaine.
Seulement des faits en rapport avec le voyage à la voile.
Pour le reste, lisez « Le routard » et soyez perspicaces, ne croyez pas tout ce qui est écrit.... sauf ceci :
La marina des mégalos.
Nous y avons rencontré Philippe, un broker bien sympa pour Caribbean Yacht, Il nous a donné beaucoup de renseignements qui nous ont permis de démarrer du bon pied.
C’est ici que nous avons été le moins déçu et pourtant nous étions réellement désireux de comprendre et d’apprécier le pays et les gens et c’est le genre d’endroit que nous n’aimons pas trop fréquenter.
Si vous voulez éviter une énorme déception évitez cette marina.
Bref tout le confort souhaitable…. à son pire ennemi. Ce n’est pas ici que vous pourrez dormir.
Le dockmaster, ou plutôt le doc-mystère, est le pire jamais rencontré depuis ces 20 dernières années : il ne sait que ramasser votre dispacho à l’arrivée et dire NON tout le long de votre séjour. Il ne prend pas les amarres, ne vous indique pas à quel poste vous devez aller. C’est ce qu’on peut appeler un homme de NON-SERVICE. Il n’écoute pas, ne comprend pas, ne fait rien que le minimum pour ne pas se faire engueuler par son patron. Je le soupçonne aussi de racisme (il ajuste les règles à son humeur et aux personnes concernées) … Que voulez-vous, il faut bien des exemples de ce que peut être la totale inefficacité sous toutes ses formes.
Cette marina est en train de prendre tous les derniers dollars possibles dans le plus pur style « Take the money and run » . Une revente dans les toutes prochaines années ne me surprendrait pas le moins du monde.
Vous ne pouvez pas effectuer vous-même votre peinture de fond. Nous avons donc fait effectuer une peinture de fond et un lustrage de la coque pour un prix final du double de ce qui avait été mis dans le devis. Il a fallu payer en cash pour pouvoir mettre le bateau a l’eau et j’attends toujours la facture (on ne m’a donné, après un forcing incroyable, qu’une « Cotization » qui ne m’apporte que la garantie de ma bonne foi et certainement aucune possibilité légale en cas de travail mal fait). En fait la société du boatyard n’existe pas fiscalement … et j’ai dû payer 10% pour l’environnement a une société qui n’existe pas ( !? ). C’est le fils du « propriétaire dominicain » qui est le « chef » du chantier. W (Doobleyou) – que je préfère appeler Junior (« pend over Junior ») - n’a absolument aucune compétence technique, mais mieux encore, il ne s’entoure pas des compétences nécessaires. La mauvaise foi est partout présente. Heureusement, malgré les affirmations de Junior sur ses salariés , il n’y a aucun technicien (peintres, mécanos,...) salarié et tout est sous-traité en cash à des locaux (pêcheurs,....) qui sont capables de comprendre que le travail doit être bien fait. J’attends avec impatience de voir si l’antifouling tiendra le coup. Sans parler des magouilles fiscales locales, des sociétés qui n’en sont pas et de toutes les autres choses qui ne me concerne pas, le service offert est TRÈS LARGEMENT SURESTIMÉ. Les prix sont démentiels (150% du prix de Casa de Campo réputée la marina des « riches »). Le service n’est pas celui annoncé par le guide de Fred Virgintino et en fait, plus rien de ce qui est annoncé n’est exact si cela a pu l’être un jour.
La proximité de Santo Domingo et de l’aéroport est le seul attrait de cet endroit par ailleurs réputés pour sa très forte délinquance et son tourisme sexuel.
Nous sommes habitués aux voyages, aux Caraïbes, aux Mañanas,.... mais ici on peut en apprendre encore beaucoup sur la bonté humaine, la dépendance au gain à tout prix, et surtout, surtout sur l’art de la mentira.
Encore une déception. La baie est vraiment loin d’être très jolie et le village n’a absolument rien de remarquable si ce n’est son hôtel/pension sonorisé à 100000 Watts en plein centre.
Avoir un despacho international de sortie n’est pas possible à Salinas (même si on peut y faire officiellement son entrée). Il faut donc aller à Barahona ou a Cabo Rojo pour obtenir ses tampons officiellement gratuits.
La côte sud de la république dominicaine n’a rien a offrir. Seulement des désagréments et des déceptions. La cote n’est pas particulièrement belle et les côtés administratifs ou commerciaux sont un véritable casse-tête particulièrement coûteux qui gâchent absolument le peu de plaisir que vous auriez pu avoir grâce à votre positivisme exubérant. L’arnaque va jusqu’au propinas (bakchich) obligatoires sous peine de ne pas avoir son despacho de sortie ou son tampon de sortie sur le passeport : 20 US$ pour l’armada et 20 US$ pour l’immigration.
Je ne ferais de conseil à personne. Ceci est un résumé d’une partie d’un voyage qui semblait agréable et qui a failli tourner à l’horreur. Merci à Sarayu pour son soutient qui nous a permis de « tenir » les menottes aux mains, les chaînes aux chevilles , enfermés dans nos propres bateaux durant presque 2 semaines à cause d’un petit mécréant de l’armée repdom ignorant de la météo, de la mer et des bateaux…. Pour moi , une promotion s’impose : que diriez-vous de général en chef des infrastructures énergétiques ?