Pratiques et Techniques en Plaisance  | Imprimer |  Fermer la fenêtre

strategie routes antilles 8 septembre 2014 19:23, par Piou

Franchement, en débarquant de l’avion après une nuit à bord, partir pour une nav Le Marin-Roseau par la côte au vent ne me parait pas une idée géniale... c’est une journée longue et dure. Les Alizés sont plus que souvent « joufflus » avec une mer pas énorme mais désordonnée et abrupte... 35kts dans les canaux n’est pas un mythe !!
St Pierre-Roseau c’est du cap 340° et même avec un Alizé « nord » au 50-60°ce n’est pas du près serré ! Même avec un bateau rapide on est rarement à moins de 50° du vent apparent. Le retour avec un Alizé « sud » (souvent 120°), c’est autre chose !! Mais là, ne pas hésiter à se laisser déporter sous le vent pour « revenir » quand le vent adonne sous le vent de la Montagne Pelée... voire au moteur dans la calmasse !
Sans compter que la nav sous le vent de la Martinique est assez peu déventé (par rapport à la Dominique ou la Guadeloupe) ce qui permet de faire de la voile par mer calme (ou arrière au départ)... toujours mieux quand on est fatigué, décalé et pas forcement amariné.
Oserais-je un conseil ? Commencer par les plongées à St Pierre. Petite étape en première étape... et surtout ça évite une plongée profonde la veille du vol retour. On oublie souvent le « palier » de 48h au niveau de la mer avant de prendre l’avion en cas de problème de pressurisation en vol ... hyper rare, mais ça arrive ! et une montée brutale à 10.000m le lendemain d’une plongée profonde, c’est pas trop conseillé !
À mon avis, la seule île qui vaille le « détour » par la côte « au vent » serait Cariacou quand on descend direct sur Grenade... mais au prix d’un réel inconfort et en « loupant » de beaux coins.
Cordialement