Pratiques et Techniques en Plaisance
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Le problème des éoliennes c’est plutôt le régulateur et la façon de le raccorder que l’éolienne en soi.
La production d’une éolienne est proportionelle au cube de la vitesse du vent.
Dans la classe des éoliennes de 1m² (d= 1,10m) la production ne devient significative qu’à partir de 15knts. Au dessus de 25knts, elle devient excessive sauf très grosse consommation ou parc de batteries énorme.
Il y a plusieurs types de régulateurs mais la plupart fonctionnent en tout ou rien pour ne pas risquer d’endommager les batteries.
Certains coupent la production en court circuitant les bobinages en fonction d’un seuil de tension. D’autres utilisent de grosses résistances de diversion qui dissipent l’énergie « excédentaire ».
Après trois saisons avec une airbreeze qui a un régulateur intégré, j’en suis arrivé à la conclusion que l’éolienne est inutile au mouillage sans consommation.
En foi de quoi je la coupe.
Un modeste panneau solaire de 30W associé à un régulateur plus ou moins intelligent assure la recharge et l’entretien des batteries.
En navigation, avec deux gros consommateurs (frigo et pilote-centrale) elle arrive dans certains cas (rares) à équilibrer . La consommation de 5 à 10A évite que la tension aux bornes des batteries atteigne les 13,6V à partir desquels elle se coupe.
En dehors de ce constat, j’ai du mal à imaginer comment une éolienne correctement raccordée et en bon état pourrait induire une décharge.
Un alternateur à aimants permanents, c’est essentiellement trois bobinages et un pont de diodes. Il faudrait qu’une ou plusieurs diodes soient endommagées. C’est facile à contrôler.
Pour contrôler le régulateur, il faudrait savoir comment il fonctionne et disposer d’un schémà.
Reste à savoir si le cablage du gestionnaire est correct
c’est assez rare.
La plupart de mes voisins et amis ont installé (fait installer par un « pro ») des BMV qui sont à 95% mal raccordés.