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Pratiques et Techniques de la Plaisance

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Accueil du site > Articles > Le confort à bord > La cuisine à bord > Techniques > Un vrai café expresso... sans électricité !

Rubrique : Techniques

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Un vrai café expresso... sans électricité !Version imprimable de cet article Version imprimable

Publié Juillet 2011, (màj Septembre 2012) par : tilikum   

Copyright : Les articles sont la propriété de leurs auteurs et ne peuvent pas être reproduits en partie ou totalité sans leur accord
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Avoir une machine à café expresso à bord est facile et à la portée de presque tout le monde... mais ça peut être frustrant :

  • Une machine à café expresso fonctionne en 230 volts, consomme en moyenne 2000 watts durant la chauffe qui est certes brève, mais à moins de disposer d’un groupe électrogène, si on utilise un convertisseur ce sera 80 A en 24 volts, ou 160 A en 12 volts ! :-O
  • Le deuxième problème, à moins d’utiliser des machines professionnelles hors de propos en usage amateur, est que ces machines fonctionnent généralement avec des « dosettes » certes délicieuses à l’usage, mais d’un prix moyen capable de traumatiser le ou la responsable des finances du bord ! :’-(

En ce qui me concerne, n’étant ni masochiste ni surtout assez riche... je me suis résigné à m’offrir de temps en temps un « vrai » expresso à terre, malgré le fait que c’est tout le temps très cher et trop souvent dégueulasse ! :-(

En pratique, l’indispensable caoua du matin est assuré par une grosse cafetière italienne dite « 12 tasses » qui rempli à l’aise nos deux gros mugs...

Toujours en pratique, après le repas de midi ça ce complique : dans l’impossibilité de produire un « vrai » expresso, on se contentait d’utiliser la plus petite cafetière italienne du marche dite « 4 tasses » La tasse « italienne » fait en principe 60 ml... en jouant sur la quantité d’eau et le dosage du café... pas évident et un peu décevant : impossible d’obtenir le vrai expresso avec sa belle mousse crémeuse à la surface !

Reste la solution des trucs instantanés qu’il suffit de mettre dans de l’eau chaude... beurk ! :->

L’immense base de données d’internet m’a appris des choses intéressantes :

  • La cafetière italienne classique dite parfois « moka », où l’on met l’eau en bas et le café au milieu, fonctionne en faisant chauffer l’eau à 100°C, qui traverse le café moulu, et le café se retrouve dans la partie supérieure de la cafetière...
  • Problème : « café bouillu = café foutu » ! Et en effet, on peut remarquer un petit arrière goût de café cramé...

Le principe d’un café expresso :

  • La température de l’eau est d’environ 90°C, surtout elle ne bout pas !
  • L’eau passe à travers une mouture fine sous pression, à 9 bars pour la machine qui nous intéresse, entre 20 et 25 secondes, ce qui permet d’extraire tous les arômes en laissant une galette de marc de café absolument sèche et une machine parfaitement propre !

Les Italiens, champions des belles automobiles et des machines à café en ont inventé une qui fonctionne... sur le gaz ! B-)

Le principe de fonctionnement est d’une simplicité diabolique :

  • Dans le bas de la machine on met une minuscule quantité d’eau, 30 ml, qui va produire de la vapeur et générer de la pression.
  • Dans le haut de la machine, on met la quantité d’eau pour produire deux expressos, soir 120 ml...
  • Le cœur du système est composé d’un piston dont les extrémités présentent une différence de diamètre : c’est la différence de surface qui multiplie la pression qui règne dans la chambre inférieure. Lors de l’extraction, le piston translate de bas en haut. L’eau est injectée comme avec une grosse seringue vers le support de filtre.
  • Le porte-filtre est juste au dessus et reçoit la vanne d’extraction actionnée par l’utilisateur.
  • L’ensemble est serré dans un étau vertical par une grosse vis comme dans les cocottes-minutes d’antan.

L’utilisation n’est pas aussi facile que pour une machine électrique où il suffit d’appuyer sur le bouton vert pour la mise en marche, et sur le bouton rouge pour l’arrêter :

  • Il faut faire un petit effort et lire très attentivement le mode d’emploi (RTFM) sous peine de gros déboires.
  • Le réglage du feu est très précis car le temps de chauffe influe sur la température de l’eau qui est primordiale.
  • En pratique, idéalement la bonne température doit être atteinte entre six et sept minutes... ce qui est signalé par un sifflement strident. La machine est équipée de trois soupapes : celle qui évacue l’air, celle de sécurité trop haute pression et celle qui siffle comme une loco pour signaler que c’est bon  !
  • A ce moment on ouvre la vanne d’extraction, si la mouture est de la bonne finesse ça sort en vingt secondes même avec une ouverture à fond.

Il y a un vrai bon pro qui s’est donné la peine de décortiquer la machine pour comprendre et expliquer son fonctionnement, c’est très bien réalisé même s’il y a de la pub... ;-) Essai détaillé de la Bacchi Espresso

Le cliché permet de se faire une idée des échelles et de l’encombrement.

Cette petite machine est parfaite pour deux... car à moins de la passer sous l’eau il lui faut une demie heure pour refroidir avant de faire les deux expressos suivants !

Elle est un peu chère : 250 € rendue en Martinique, mais comme je suis capable de la plus mauvaise foi j’ai argumenté qu’au prix de deux expressos par jour à la marina, elle était amortie en trois mois ! :o)

Précautions : avec un bon réglage du gaz ça doit siffler entre six et sept minutes de chauffe, et il ne faut pas dépasser dix minutes sous peine d’abimer les joints. Perso je met par sécurité le minuteur de la cuisine à huit minutes et ouvre la vanne même si ça n’a pas sifflé, ce qui peut arriver les jours de grand vent...

J’ai sept mois de recul pour dire que c’est fiable et bien agréable... :-)

_/)

UP


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17 Messages de forum

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  • Voilà un article de qui aborde quasiment un problème de survie !
    Maintenant il va falloir que je la trouve au Maroc, a moins de préparer mon coup et lors d’un voyage en France me la procurer. Merci Tilikum

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  • 19 juillet 2011 10:17, par cetecry écrire     UP

    Pour ma part j’utilise le « handpresso » pour avoir un excellent expresso.
    C’est une machine manuelle genre pompe à vélo qui fait une dose de café. Mais quel café !
    Surtout en randonnée. C’est un peu cher 80 € (mais on me l’a offert) mais très efficace. L’eau chaude provient d’une thermos ou est produite par un gaz de camping. Ca dépend des saisons. En montagne ça surprend toujours. Ca fonctionne avec du café moulu ou des dosettes E.S.E. c’est plus pratique.
    On peut voir ici http://www.youtube.com/watch?v=TXNZ... ou là http://www.youtube.com/watch?v=rgan...

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  • Ben, c’est passionnant, mais c’est quelle marque, cette géniale petite machine à café sur le gaz italienne ?

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  • 20 novembre 2012 23:22, par Elyotis écrire     UP

    Moi, j’utilise le modele Handpresso Wild E.S.E. Juste de l’eau a faire chauffer, monter l’affaire en pression manuellement et voila.
    Possibilite d’utiliser le modele Wild Hybrid ( cafe moulu ou pod) pour 99 Euros. Ca reste un peu plus abordable. J’ai eu la mienne l’an dernier au Salon du bateau de Toronto pour $ 70.00.

    http://www.handpresso.com/

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    • J’ai eu l’occasion de faire un test comparatif entre ma machine et la « handpresso » d’un copain en sa présence, intéressant :

      • Avec les dosettes, le café sortit de la « handpresso » fut en effet tout à fait correct, quasiment aussi bon qu’avec ma ’Bacchi".
      • Par contre, avec mon café moulu, mauvais résultat et pas de « crème » en surface, décevant !

      La bonne question serait : qu’est-ce qu’il y a réellement dans ces dosettes de 7 grammes pour produire un expresso presque aussi bon qu’avec du café moulu où il en faut 12 grammes... ? :-/

      En pratique, toujours d’après mon copain :

      • Avec de l’eau juste chauffée avant sur le gaz, ça va bien...
      • Avec de l’eau d’un thermos... pas assez chaude !

      En pratique, et ceci est valable pour les deux systèmes, les gens qui produisent ces vidéos de démonstration sont des pros dont le but est de faire croire que c’est facile, voire miraculeux, alors qu’en réalité, nous autres amateurs auront toujours un peu de mal pour arriver aux mêmes résultats... en ce qui me concerne il m’a fallu quelques jours pour apprivoiser la bête ! :o)

      _/)

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      • J’ai posé la même question à un torrefacteur, en demandant pourquoi les capsules Nespresso avec 7 gr font du cafè aussi mousseux que ma cafetière saeco avec 10 gr. Selon lui, c’est parce que les cafés en dosette industrielle ne sont pas composés que de café. S’y ajouteraient notamment quelques exhausteur de goût. J’aimerais bien savoir si c’est vrai !!

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        • J’aimerais bien savoir si c’est vrai !!

          C’est probablement comme pour le pain industriel, que ni les poissons ni les poules ne daignent manger, alors qu’ils se précipitent sur les miettes de celui que je fabrique à bord ! :’-))

          Il n’y a que les merles et les humains pour en manger sans états d’âme...

          Alors pour le café en dosettes industrielles, sans être plus parano que ça je ne me pose même pas la question ! :o)

          _/)

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  • 7 décembre 2012 21:47, par Paseo écrire     UP  image

    autre alternative pour faire un vrai expresso 9 bars : la PRESSO-,
    je l’utilise depuis 2 ans, pour un excellent expresso, à condition de bien choisir un café moulu à mouture très fine....genre café spécial expresso
    a utiliser tous les jours(3 fois par jour) la mécanique a pris un peu de jeu partout, et et ne devrait pas dépasser les 5 ans au total, mais ça fait quand même prés de 2000 utilisations X2 tasses soit 4000 cafés. A 150 euros la machine, faite vous même le calcul de rentabilité, mais la qualité de son petit noir est incomparable avec les filtres ou autres italiennes à vapeur qui brûlent la mouture

    JPEG

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    • 8 décembre 2012 10:30, par yvesD écrire     UP     Ce message répond à ... Animateur

      mais la qualité de son petit noir est incomparable avec les filtres ou autres italiennes à vapeur qui brûlent la mouture

      C’est ce qui m’arrivait (bruler) jusqu’à ce que des fans napolitains m’apprennent qu’il faut toujours faire des cheminées dans la poudre (ne pas trop tasser) de ces machines histoire que l’eau s’écoule avec une gène faible, strictement contrôlée. D’ailleurs l’un deux faisait la démo à un bistrotier parisien en retenant le levier de sa machine à café juste ce qu’il faut, à l’époque il y avait un levier qui permettait de doser la pression d’eau : le résultat s’en ressentait.
      Bon, manquait plus que l’eau de Naples pour que ce soit presque parfait.

      De plus, toujours d’après ce fan-club, toutes les tailles de cafetière italienne ne conviennent pas pour faire un bon café (ma mémoire dit que seul la 2 tasse est bonne, la 8 bols est une nullitée). Ali-bab, dans son traité de gastronomie, confirme l’importance du rapport diamètre sur hauteur de la réserve à poudre pour obtenir un café digne de ce nom.

      Ah, faut pas croire, y a pas que les hélices qui soit un sujet techy.

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  • 15 novembre 2014 09:04, par ernestpt écrire     UP  image

    En mer, je suis passé à la cafetière à piston : l’eau est toujours en bas, et donc le centre de gravité aussi. La mienne est en inox chantier. Il s’en vend actuellement, sous forme thermos chez tous les ships

    Les équipiers me reprochent son goût très concentré. Les habitués ne réfléchissent plus et rajoutent de l’eau, sauf après le repas, car très expresso, justement.

    Peut être hors sujet, mais ce sera la contribution d’un qui avait marre de faire le café en pantalon ciré pour pas bruler le 3 pièces cuisine fourni par ma maman ...:-O

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  • Bonjour,
    J’utilise quotidiennement la Handpresso, avec l’eau de la bouilloire et en ayant ébouillanté la tasse, et je trouve ça très bien. C’est vrai qu’il y a des différences importantes selon la marque des dosettes ESE.
    Les dites dosettes ESE sont difficiles à trouver en France : dans la plupart des enseignes de la grande distribution on n’en trouve pas, parfois des Illy chez Carrefour, sinon les dosettes Malongo, qui ne sont pas ESE mais le système 123spresso propre à cette marque, fonctionnent aussi. Ce sont d’ailleurs elles qui donnent le café le plus fort. Pour les bretons, la marque Coïc a des dosettes compatibles, je trouve leur café un peu léger mais avec une bonne mousse tout de même.

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  • C’est vrai qu’un bon café goutu en ballade c’est du bonheur, ce payer le luxe de cela n’a pas de prix pour un moment de détente en famille. :-) C’est vrai qu’avec leur nouveau système pour un espresso manuel ça change un peu des jus de chaussettes d’avant.

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