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Inhibiteurs 27 mars 2013 12:05, par Négofol

La plupart des liquides de refroidissement sont à la base un mélange d’eau déminéralisée et de glycols, avec des additifs inhibiteurs.
En fait il y a deux familles d’inhibiteurs (et plein de brevets sur les formulations) :

  • minéraux : phosphates et silicates qui agissent en formant une couche inhibitrice protectrice sur le métal. A noter que si le mélange phosphates + silicates est courant sur les moteurs américains, en Europe, on emploie peu les phosphates car l’addition d’eau « dure » crée du phosphate de calcium qui précipite et entartre les moteurs. Apparemment les constructeurs européens considèrent que les utilisateurs sont trop radins pour se limiter à des compléments de liquide de refroidissement...
  • sels d’acides organiques type carboxylates (dit OAT : organic acid technology) qui forment une couche d’oxyde protecteur sur les métaux.

Les deux types ne devraient pas être mélangés... bien que les japonais emploient des produits mixtes !

A noter que les inhibiteurs minéraux sont progressivement consommés, ce qui implique un remplacement périodique du liquide (souvent 2 ans) pour garder les propriétés anticorrosives, alors que les OAT ont une durée de vie nettement plus longue, certains prétendant même illimitée (?).
Ceci pour dire que tout n’est pas équivalent et que les recommandations des fabricants ne sont pas nécessairement de la pub. Pour éviter tout risque, on devrait éviter de mélanger les produits et ne faire d’appoint qu’avec du liquide de refroidissement du même type ou de l’eau distillée...