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Réservoir eaux noires et eaux grises 22 décembre 2012 10:08, par yoruk

Bonjour à tous, et merci à la Marie-Pierre ‘’0’’ (pour être très précis )
Un bémol, à la définition géographique donnée par Christian (La marie-pierrot) que je connais bien.
La zone considérée est celle de la province de Mugla, c’est-à-dire de Bodrum à Kalkan. Elle est considérée comme zone de test. Il y a eu des contrôles, mais très peu dans l’immédiat. Les offices portuaires de cette zone, imposent l’achat de la "Blue Card’’
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  • Doivent être traités tous les rejets : eaux noires et eaux grises, les eaux de cale étant considérées comme des eaux grises.
  • Un document informatique à puce électronique la fameuse ‘’blue card’’ doit être pointée à chaque vidange
  • Un contrôle à quai, comme en mer, vérifiera la concordance entre le potentiel des réservoirs de rétention, le nombre d’équipiers à bord et la régularité des vidanges
  • Le nombre d’équipiers à bord devra être conforme à celui enregistré sur le transitlog du bateau

Un collectif de voiliers de plaisance, anglais, allemands, américains et français (STW s’y était très largement impliqué), a fait reculer l’application de cette loi il y a deux ans
Notre argumentation, était que la charge demandée à des voiliers de conception ancienne, nous semblait en totale contradiction avec le faible impact écologique de voiliers généralement menés par des couples. Nous n’argumentions que pour les eaux grises. Il semble logique de prendre les moyens de traiter ses propres eaux noires, en proximité côtière
Nous avions à l’époque fait reculer l’administration turque. Mais, il faut considérer

  • La vision du phénoménal patrimoine immobilier que représente la côte turque. Comparée, la Côte d’Azur, fait figure de jardin d’enfant. A l’exception de quelques zones, Bodrum, Marmaris, Fethiye, toutes ces zones seront aménageables au prix fort.
  • Il est peu probable que les autorités turques puissent prendre le risque de voir ces côtes souillées
  • Il est fort probable, qu’en marchands avisés, les turcs aient fait le compte de ce que tout peut rapporter le cadrage de l’activité : installation des réservoirs sur les voiliers (leurs voiliers de croisière, les fameuses ‘’Gulets’’ en sont déjà équipées), facturation des frais de pompages, facturation obligatoire d’au moins deux nuits en marina, et toutes les recettes induites : restaurant, bars et achats à terre…
  • Ils peuvent dégager des recettes immédiates, tout valorisant leur patrimoine immobilier. Ce serait bien étonnant qu’ils passent à côté

Cependant deux exceptions à cette estimation

  • Les turcs sont des commerçants très avisés, et ne considèrent souvent que le court terme. Si cette réglementation contraignante, fait baisser le chiffre d’affaire, ils reverront leur copie, et l’adapteront. Cà a été le cas avec la mise en place des permis de séjours, ou nous avons pu obtenir des dispositions adoucies et spécifiques aux yachts (la fréquentation de certaines marina avait diminuée de 50%)
  • Si leurs voisins grecs proposent des solutions alternatives fiables, les turcs plieront

Notre difficulté est et sera de faire admettre notre spécificité : faible charge écologique et incohérence d’une obligation de s’approcher de la terre. A nous de faire des propositions. Cà avait été déjà débattu sur STW il ,y deux ans, mais, sans suite. Il faut se rappeler qu’au Etats-Unis, la règle est ‘’zéro décharge’’ en zone côtière, mais sans obligation de pompage à terre. On peut vidanger au large (5 milles de mémoire)
On peut aussi se poser des questions sur le flicage informatique que représente cette ’’blue card’’

Michel

le site de Turpema l’agence turque officielle de sauvegarde du patrimoine maritime : Turpema