Pratiques et Techniques en Plaisance
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Je suis loin de partager l’enthousiasme de Robert pour le mppt en ce qui concerne nos petites éoliennes.
Une éolienne, c’est le mariage d’un moteur et d’un générateur.
Les plus répandues sont en majorité équipées de générateurs à aimants permanents.
La relation moteur/générateur et déjà une forme de mppt
La puissance fournie égale la puissance absorbée aux divers régimes.
La puissance fournie dépend du terme V`3 . V (vitesse du vent relatif) varie beaucoup et assez rapidement . Il suffit d’éxaminer l’anémomètre ou l’éolienne au mouillage pour s’en persuader.
La puissance absorbée dépend des consommateurs et de l’état de charge des batteries. Elle varie lentement .
Une éolienne se trouve en général dans une situation où soit elle ne produit pas assez soit elle produit trop . Le tournant est aux alentours de 15 noeuds . A 10 knts(5 m/s) V^3 = 125, à 20 knts V^3 = 1000.
A 10 knts le générateur va produire qq dizaines de de mA . A 20 knts la production sera 8 fois plus importante soit quelques Ampères .
A 20 knts on risque d’être en surproduction. C’est pourquoi la majorité des régulateurs d’éolienne incluent des résistances de diversion qui vont évacuer l’excédent en chaleur .
Si on ne veut pas réchauffer les petits oiseaux, la solution est de court-circuiter le générateur ce qui va freiner voire bloquer les pales.
Un régulateur mppt connecté à une petite éolienne permettra de gagner qq mA à bas régime. En régime normal, il va s’affoler car si il intégre la fonction essentielle de tout régulateur qui est de protéger les batteries il ne saura plus quoi faire sauf couper ce que font les régulateurs à résistance de diversion.
Les régulateurs mppt pour panneaux solaires n’ont pas la moindre chance de réussir avec une éolienne.! Les plages de variation sont trop importantes. Il leur faudrait un logiciel capable d’apprécier de très nombreux paramètre (vitese du vent, impédances , rendements, etc...)
Mon expérience : sur un bateau, les éoliennes sont majoritairement en situation de sous production, de temps à autres elles permettent de produire de la bonne énergie et entre les deux elles en produisent trop .
Sur mon bateau, j’ai installé une Airbreeze (1m²) dont le régulateur est intégré. Il coupe la charge à une tension (réglable) de 13,5V . Au mouillage sur ma bouée elle assure. En navigation elle n’est guère utile car suivant les bords et les amures elle peut ne produire que du fardage .
Le principe de régulation est assez simple : quand les batteries sont chargées, elle s’arrête .
Mais ... en dessous de 15 knts c’est sans espoir ! Elle tourne certes ! Les impédances s’adaptent.
PS : pour la D400 on a les même sources. Un graphique imprécis. J’ai pris les valeurs médianes .
Je ne comprend pas les écarts d’appréciation.