Pratiques et Techniques en Plaisance
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Cet article a été réalisé en coopération avec les membres du groupe Facebook « Plaisancier Francophones en Grèce »
Préambule, avant toute lecture, voir note : [1]
Guides nautiques pour cette région
ndlr préliminaire pour Kéa : L’île très sous-estimée, et de notoriété récente, présente de nombreux mouillages, et une culture historique riche, que nous développerons plus tard, ce chapitre, présentant les moyens les plus simples pour aborder Kea, par ses deux ports principaux.
L’approche est claire, de jour comme de nuit. L’île se voit de loin, on ne peut pas la manquer.
De nuit, un phare blanc haut de 32m, à éclats blanc 10 sec, portée 15 milles au nord de la baie. En entrant dans la baie, au sud, un feu à éclats verts 3 secondes, marquant la jetée du ferry. Attention, la jetée a été prolongée .
Une fois dans la baie, le quai de Korissia, tout suite au sud de l’appontement des ferries, au nord, les vestiges métalliques de l’entrepôt de charbon ( Coal Bunker Bay) , et plein Est la blancheur du petit village de Vourkari, sont évidents
Commentaires et photos en attente
* Réparations rien sur place
Style de fréquentations
Korissia. voir note : [3], vrai port commercial de l’île des Cyclades la plus proche du continent grec, est une des destinations privilégiées des athéniens. Une heure de ferry suffit pour rejoindre l’île et profiter de la douceur de ses plages. Étonnamment, malgré sa proximité géographique avec l’Attique, Kéa est épargnée par le tourisme de masse, et peut présenter deux aspects totalement différents suivant que les ferries soient à quai, ou non.
Lorsque le ferry arrive à Korissia, le port de Kéa, il n’y a pas foule sur le quai. A la différence d’autres îles des Cyclades, ici, vous ne serez pas alpagués par les représentants d’agences de voyages cherchant à vous vendre des excursions touristiques ou par des propriétaires proposant des chambres à louer pour la nuit.
Vourkari. Ex village de pécheur, si l’île est tranquille et n’attire pas ou peu les touristes internationaux, notamment en raison de l’absence de liaison avec le port du Pirée (les bateaux partent du port de Lavrio). Kea est donc nettement moins visitée que les autres îles des Cyclades. Kea est fréquentée essentiellement une clientèle grecque aisée et nombre d’habitants de la capitale disposent d’une résidence secondaire sur l’île, mais aussi, récemment de bateaux de plaisance. Ils s’y rendent le week-end afin de trouver un peu de fraîcheur et de calme. Les habitués de Kéa viennent ici pour se détendre et savourer plats et vins locaux en bord de mer ou sur la terrasse de leurs villas.
Mais Vourkari, plutôt que Korissia est aussi la cible de flottilles, ou de bateaux de location, pour qui ce sera la première ou la dernière étape. Dans tous les cas, ils cibleront l’image d’Épinal : Vourkari.
Cafés, restaurants, tavernes
Korissia, petit port, il n’y a rien de particulier à y faire, mais on y trouve de nombreuses tavernes, cafés ou glaciers.
Vourkari où sont amarrés de nombreux voiliers et de luxueux yachts, le soir, on peut admirer de superbes coucher de soleil sur la mer. Le front de mer est bordé de tavernes et de cafés. En continuant encore un petit plus au nord, le chemin mène jusqu’au phare Agios Nikolaos d’où l’on peut profiter d’un très joli panorama. La route conduit ensuite jusqu’à Otzias, point de départ de nombreuses randonnées. Kea est un paradis pour les randonneurs (ndlr : on traitera cet aspect dans l’article traitant de l’île de Kea)
Spectacles
Voir l’excellent bulletin municipal mis à jour régulièrement sur le web : « Bienvenue à la municipalité de Kea » Crédit documentation, voir note : [4]
Description du cadre
Embouquant les passes de l’immense baie de Ag Nikolaou, on est frappé par les contrastes. A la bonne saison (vaut mieux), sur une mer d’un bleu cycladique, on remarque à bâbord, le spectacle désolant de la ruine industrielle de l’ancien site « Coal Bunker Bay ». mais aussitôt à tribord se dessine la jetée, les ferries et quelques bateaux de plaisance, très peu en fait, du quai de Korissia. Enfin, en poussant, un peu plus dans l’Est, le vieux village de pêcheurs de Vourkari, offrant lui le spectacle d’un village cycladique avec ses petites maisons blanche, ses terrasses ouvertes sur un quai écrasé de soleil... Ca se sait, et c’est couru, mieux vaut y venir en milieu de semaine, et hors juillet/août...
L’histoire de l’île très méconnue
Elle remonte au bronze ancien, entre 3000 et 2000 av JC, sur Korésia, l’actuelle Koressia, dont l’acropole est située au-dessus du principal port actuel de l’île. Il demeure une tour carrée à cinq étages (10 x 10 m), environ 20 m. haute, faite de schiste local et de marbre (utilisé dans les cadres des ouvertures, des coins et du dernier étage). Il s’agit d’un exemple typique de tour de défense indépendante de la période hellénistique et d’un des bâtiments anciens les plus élevés, préservés. Il servait à l’origine à la protection de la zone de culture environnante, entre les anciennes villes de Koressia et Poieessa. Vers 1600 après JC, lorsque le monastère d’Aghia Marina a été fondé, la tour a été incorporée dans l’enceinte, ayant à nouveau une fonction défensive. En 1958, elle s’est partiellement effondrée lors d’un tremblement de terre et bon nombre de ses blocs ont été utilisés comme matériau de construction pour la reconstruction des bâtiments adjacents. Seul le côté nord du monument est conservé en très bon état mais le reste s’est effondré et les débris ont rempli l’intérieur de la tour. La maçonnerie du mur est construite selon le système trapézoïdal irrégulier, avec très peu de blocs occupant toute la largeur du mur.
Sources :
https://www.universalis.fr/encyclop...
http://odysseus.culture.gr/h/2/eh25...
Plus maritime, le site de Aghia Irene en baie de Vourkari.
C’était l’un des centres culturels les plus importants de la mer Égée. Le site a été occupé pour la première fois à la fin du néolithique (3000 av. J.-C.) et a continué à être habité jusqu’au milieu du XVe siècle av. JC, lorsqu’il a été détruit par une série de tremblements de terre, à l’époque de son apogée. L’occupation restreinte du site est attestée pendant les périodes classique et romaine. Les vestiges architecturaux importants, révélés jusqu’à présent par les fouilles, donnent l’image d’une colonie étendue et florissante tout au long de l’âge du bronze. La période principale de la civilisation cycladique, à savoir le début (2500-2000 avant JC) et les phases du Cycladique moyen (2000-1600 avant JC) sont représentées par des bâtiments à plusieurs pièces avec une maçonnerie murale bien construite et un système de fortification avec un sanctuaire respectivement. L’abondance et la qualité de la poterie indiquent également une activité commerciale intensive et des réseaux d’échange établis avec la mer Égée et surtout la Crète minoenne. Au cours des époques mycéniennes suivantes (1600-1450 avant JC), le peuplement d’Aghia Irene se caractérise par une croissance économique et une complexité sociale, comparables aux centres mycéniens du continent, mais indiquant également une forte influence minoenne (ndlr comme presque partout en Mer Egée).
Les fouilles systématiques du site par l’American School of Classical Studies ont commencé en 1960. Le site peut se visiter : Tel. : +30 22880 21264, 22079 01Jul - 31Oct Sat-Sun, 0800-1500
Sources
https://www.gtp.gr/TDirectoryDetail...
Un mauvais souvenir, tout aussi maritime (si ce n’est plus !!!)
Il était une fois trois sister ships de la classe « Olympic » lancés en :
Si Olympic a pu effectuer une carrière complète, les deux autres connurent un destin tragique. On le sait bien pour le Titanic, on a tendance à l’oublier pour le Britannic, qui sombrera le 23 novembre 1915, coulé par une mine posée par un sous marin allemand à 2 milles dans le NW de Koressia par 120 mètres de fond. L’épave a été reconnue le 3 décembre 1975 par l’équipe de JY Cousteau.
Réquisitionné en 1915 par la marine britannique pendant la Première Guerre mondiale, il servira en tant que navire-hôpital avant de connaître une fin tragique. Transformé en navire-hôpital, il subit quelques modifications, notamment au niveau de sa coque qui est repeinte en blanc avec trois croix rouges sur chaque côté, éclairées par des ampoules. Il avait une capacité colossale de… 3 309 lits et disposait de plusieurs salles d’opération. À son bord, l’équipe médicale était composée de 101 infirmières, 336 sous-officiers et 52 officiers, ainsi qu’un équipage de 675 personnes. Le chef chirurgien, John C.H. Beaumont, déclare même que le Britannic est « le plus merveilleux des navires-hôpitaux qui ont navigué. »
Sa sixième traversée débutée le 12 novembre 1916, à Mourtos, se déroule sans encombre jusqu’au 21 novembre aux alentours de 8 heures 12. À ce moment-là, le navire subit une explosion au large de Kéa, ce qui provoque une brèche sur le tribord de l’étrave. 10 000 tonnes d’eau se sont engouffrées en seulement deux minutes. Les leçons du naufrage du Titanic avaient été enregistrées et heureusement la prise de conscience de la gravité de l’accident a été immédiate à son bord, contrairement au déni qui a perduré sur le Titanic. Sur les 1125 personnes présentes à bord, le naufrage ne causera la mort que de 30 passagers en faisant 45 blessés. Comble de l’ironie, une des infirmière sauvée à bord avait déjà survécu au naufrage du Titanic
[1] Ce document, informatif, ne constitue en aucun cas un outil de navigation maritime. Émis à titre gracieux, il vous appartient d’en vérifier l’adéquation. Toute erreur ou omission ne saurait engager la responsabilité de l’auteur ou du site qui l’héberge
[2] Selon Yannis Karyotakis, l’orthographe Ayios Nikolaou est juste faux, mélange de génitif et nominatif. On peut dire soit Ormos Ayiou Nikolaou ce qui est correct soit Ormos Ayios Nikolaos ce qui est acceptable. Ayios est souvent écrit comme Aghios ca vient de Αγιος.
[3] source : Vivre à Athènes.com
[4] Documentation web, source : CruisersWiki