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Conseils pour schéma de circuit de charge et fusibles : des réponses 1er février 2018 14:19, par yvesD

Est-ce qu’il est exact de dire qu’on ne protège que les câbles (+). Si oui, pourquoi ?

Rappel : L’électricité - qui transporte l’énergie nécessaire aux fonctionnements et aussi aux incendies - circule d’une borne de la batterie (par convention le plus - en réalité physique les élctrons circulent du moins vers le plus mais on survit) à l’autre (le moins, pare convention), ce qui referme le circuit. Lorsqu’on veut se protéger des sur-intensités - causes possibles d’incendie par échauffement des cables - on insère un fusible protecteur/limiteur dans le circuit. Donc en théorie, oui, il suffit d’un seul fusible, et on le met sur le plus car, lui, on est certain de son parcours.

En effet, pour - entre autre mais pas seulement - des raisons de protection des personnes (voir l’article 230 volts à bord : la terre du quai et la « terre de la mer ») le vert-jaune du quai est raccordé à la terre du bord , et de nombreuses pièces métallique (le moteur, parfois l’arbre d’hélice, parfois les vannes, ...) sont aussi raccordé à cette terre du bord, et cette terre du bord est à son tour raccordée (et aussi rappelée, GND raccordé à NEG) au pôle moins de la batterie.
On tire profit (profit pécunier , pas avantage technique) en constatant que toute fuite accidentelle (un fil qui frotte sur une partie métallique, puis se dénude et fait court-circuit avec le moins du bord) retournera au moins de la batterrie par ion ne sait trop quel circuit de retour qu’on ne saurait bien protéger ... De plus, comme ça doit retourner au moins de la batterie, n’importe quel moins pris n’importe où peut convenir (très mauvaise pratique, à déconseiller formellement) et qu’il est donc « inutile » de tirer un conducteur spécifique pour ce retour là. Pratique exécrable rendant byzantine l’électricité de certains bords.

L’inconvénient est qu’on crée ainsi des trajets non maitrisés et parfois néfastes ou dangereux (cas des bateaux en matériau conducteur, alu par exemple), trajets générateurs de bruits et autres inconvénients (dont électrolyse sur les coques métalliques).
Il existe d’ailleurs des règles extrêmement contraignantes pour les coques métalliques (moteur isolable de la coque conducttrice, idem pour démarreur, batterie isolable par robinet bipolaire, etc ... sujet abondamment traité sur PTP, par exemple ici projet carthage et là comme exemple d’angoisses résultantes. A retrouver avec le moteur de recherche (en haut à gauche) et les mots électricité ou bipolaire et aluminium

Dans la mesure du possible on a tout intérêt à raccorder tous les consommateurs en bifilaire (plus et moins) depuis un point central de livraison (un robinet batterie, un interrupteur général) jusqu’à ce consomateur. C’est le cablage en étoile.
En pratique on s’autorise plusieurs étoiles, avec plusieurs départ (par ex, barettes de distribution), souvent ajouté au gré de la vie du bateau. Ainsi sur ma vieille (40 ans en janvier) il y a une étoile historique datant de 1978 (éclairage, feux, projecteur, chauffage, pompe à eau ...) et une étoile rajoutée en 1990 (l’électronique). Ces deux étoiles sont derrière le même robinet général et le même fusible général, Tous les fusibles sont progressivement regroupés en deux lieux. Tout est câblé en bipolaire (pas le démarreur, bien sur, mais le propulseur, le guideau, ..., si !) Il y a des fusibles uniquement sur le plus pour la partie historique de 1978 et des fusibles sur plus et moins pour la partie électronique de 1990 à nos jours.

Faut-il pour autant mettre un fusible aussi sur le conducteur moins  ? Je n’ai pas personnellement d’arguments définitivement concluant, même si je maintient, à mon bord, la tradition de protéger le plus et le moins. Je constate que certains constructeurs d’électronique (Furuno par ex) prévoient toujours un fusible sur le plus et un sur le moins de leurs équipements. Certains, ici, ont suggéré que ça protégeait en cas d’inversion de polarité (aka : brancher à l’envers)