Pratiques et Techniques en Plaisance
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Stricto sensu les nuages apparaissent là ou le taux d’humidité relative atteint 100% (air saturé) et dont ils sont la « marque » visible.
La question qui se pose est de savoir comment se forme ces poches (y en a qui disent « nuages ») d’air saturé. L’air devient « visible » (le nuage) lorsque l’humidité relative atteint 100%. Cette Hr (le petit nom du taux d’humidité relative) dépend à la fois de la pression ambiante (Hr croit lorsque P décroit), de la température (Hr décroit lorsque T croit) et bien sur de la quantité d’eau contenue dans l’air (exprimé en gramme par mètre cube d’air, de l’ordre de 15 à 30 g/m3 dans les conditions que nous rencontrons habituellement).
C’est le plus souvent par détente de l’air (baisse de pression) que le nuage se forme
Mais ça peut être la température qui baisse :
Et ça peut être la teneur en eau qui augmente :
Enfin il faut noter que la poche (le nuage) se déplace parfois (les Cu par ex) avec la masse d’air ... ou ne se déplace pas du tout : alto-cumulus lenticularis visible au sommet des montagnes, sous le vent d’une masse d’air stable dans les rotor montant et descendant (les planneurs adorent, ici vol de pente, les Andes), ils sont traversés par l’air, la forme (poche, nuage) reste immobile
.
Aussi dur à avaler que ça soit il semble que tous les nuages soient traversés par l’air qui leur donnent leur forme, leur existence. Relire le bouquin « combien pèse un nuage » de Jean-Pierre Chalon (directeur de la formation à l’ENM), des planeuristes m’ont confirmé qu’ils en tiennent compte et le perçoivent au vent et sous le vent d’un Cu
Bien sur, on pourra aussi développer les nuages instables (Cu), les très stables (Ci, cirrus), les entre les deux (cirro-cu ou strato-cu). et d’autres encore
yvesD