Pratiques et Techniques en Plaisance
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Rappels :
Dans les articles sur la corrosion galvanique, nous avons examiné les problèmes créés spontanément par la coexistence de quatre éléments :
Cas pratique de bateaux bien équipés en confort électrique :
Sur la plupart des bateaux actuels existent des équipements électriques et donc des sources d’énergie électrique.
En courant continu, on trouve en général des batteries de tension 12 ou 24 V et des moyens de rechargement : alternateurs sur moteur ou arbre d’hélice, chargeurs de quai, panneaux photovoltaïques, éoliennes, voire piles à combustible.
Si nous reprenons notre schéma et introduisons une source de courant continu, nous voyons apparaître deux cas :
Néanmoins, ce type de système doit être contrôlé finement car il peut facilement amener à une surprotection avec des conséquences tout aussi fâcheuses. Du fait de la complexité et du coût de ces systèmes couramment employés dans les marines marchande et militaire, on les rencontre rarement en « petite » plaisance (sauf notamment sur certaines embases de Z-drive Mercruiser).
Dans ces cas, l’appellation correcte est corrosion électrolytique, puisque consécutive à un courant extérieur au système.
En pratique, il est préférable d’éviter de se trouver dans ces deux situations.
Deux écoles :
Deux écoles coexistent pour l’architecture des réseaux continus sur les bateaux de plaisance :
Il est clair que la deuxième solution est celle qui est la plus sécurisante vis-à-vis des courants de fuite, mais il faut être très attentif à ce que cette séparation soit effective : par exemple, sauf le cas de quelques moteurs câblés en bifilaire (certains Perkins par exemple), le – des batteries de démarrage est relié au bloc moteur et donc, via la transmission, à l’arbre d’hélice et à la mer.
Le câblage devra être situé dans des zones aussi peu humides que possibles et les connexions protégées des eaux de ruissellement . Attention aux boites étanches qui le sont dans les deux sens : l’eau entrée ne ressort jamais.
Quelques idées utiles :
Ce test devrait être fait pour tous les circuits consommateurs mis en marche un par un successivement pour pouvoir localiser un défaut éventuel.
Deux pièges courants :
Comment savoir si on a un problème ?
En dehors de la mesure directe par un testeur de fuites de courant, deux signes doivent inquiéter lors de la mise au sec :
En complément à cet article, on pourra lire sur le site :
Mesure concrète du courant de fuite
La corrosion galvanique : 1- le bateau isolé
La corrosion galvanique : 2- le bateau dans son environnement
La corrosion électrolytique par courant de fuite continu
La corrosion électrolytique par courant de fuite alternatif
Mesures de contrôle en protection galvanique