Pratiques et Techniques en Plaisance  | Imprimer |  Fermer la fenêtre

étancher un perçage dans du bois : merci, mon retour 23 avril 2016 15:30, par yvesD

Avec toutes ces contributions je me sens moins niais. Merci, ce fil est un vrai article, on sent que vous vous êtes lâché :’-))

  • pourquoi faire : pour étanchéifier le pot barboteur de ma vielle (39 ans à la fin de l’année), pot dont l’inox est un poil piqué et suinte localement, très peu, juste assez pour agacer un peu , pot que j’ai partiellement étanché en y ressoudant des tôles d’inox (à la baguettes et courant continu mais souder avec des baguettes de 2 sur de la tôle de 1 à 1,5, faut le faire, désolé j’ai plus accès à du TIG argon). Les contraintes mécaniques sont quasi nulles, la température ne s’élève pas à 50 °C (constaté), et encore. D’ailleurs des suggestions (Nauticat Danemark) existent de carrément remplacer tout l’inox par du GRP, ce que j’ai fais ... en gardant l’inox comme modèle :’-))
  • la résine  : sicomin pour stratification (résine SR 1500 et durcisseur ni rapide ni lent 2505, le tout avec un Tg de 69 °C si 40 °C pendant 7 jours
  • avec quel tissus  : avec le cata j’avais reçu du très mince (comme du tissu d’arrachage) et de l’épais avec un fil (aisément) amovible en zig-zag (sans doute du roving), ça boit très bien l’epoxy, je tapote au pinceau à poil nylon blanc très raide (j’ai un ébuleur et aussi la flemme de le nettoyer à l’acétone). « Flexible », ça permet de contourner les pièces bizarres. J’ai aussi acheté du mat, moins plaisant à travailler, pas utilisé ici.
  • préparation de la surface : acétone bien sur, et aussi déglaçage à l’émeri pour cette utilisation pas vraiment critique. Bien sur déglaçage (éméri, râpe rapide, aspirateur, acétone rapide) là ou il y a couche sur couche
  • condition d’environnement  : un peu moins de 20 °C dans l’atelier et Hr = 65 % ces jours-ci, pas trop de crainte du coté du point de rosée (pour le rosé, c’est autre chose :-)) ), et ensuite, à la chaufferie à 40 °C pendant 6 à 12 heures avant l’étape suivante. à bord, je contrôle moins l’environnement, bien sur.
  • mise en place : super l’astuce du film étirable, surtout si on arrive à adapter la largeur aux obstacles de la pièce et à bien étirer le tout pour bien lisser. Très beau résultat. Et aussi des bouts de ruban de masquage pour exercer des efforts si besoin, et encore de l’immonde adhésif brun là ou ça a été nécessaire, et aussi des sandows de vélo :-)). Je déballe (démoule) au bout de 6 heures quand epoxy+verre est encore un très petit poil souple, histoire de retailler les excès au cutter (c’est pas une coque, c’est un pot, rigide par lui-même) ; la râpe et la lime sont aussi mises à contribution.
  • finition  : pour l’instant c’est surtout repasser localement des couches au pinceau en m’aidant occasionnellement d’étirable. Poncer/enduire j’ai bien noté, d’ailleurs j’adore ça mais comme ce pot est à fond de cale (on ne visite pas) ça sera au mieux une couche de peinture epoxy blanche pour faire classe
  • tissu d’arrachage : (enfin, ce que je crois être de l’arrachage), pas utilisé ce coup-ci
  • les pots  : à bord c’est les pots de yaourt à la grecque, j’en stocke. je laisse durcir l’utilisé dans les mêmes conditions que le pot, comme éprouvette.
  • le dosage  : à la balance, à bord au 0,1 g et à terre au 1,0g (celle de la cuisine). Souvent 30 à 80 grammes, très très rarement plus. J’ai jamais séché en cours de boulot.
  • le séchage/durcissage : à terre, dans la chaufferie, à coté de la chaudière, c’est du 40 °C garanti. Je l’y laisserai 7 jours en espérant bénéficier ainsi du Tg1 de 69 °C promis par la doc (pour un pot dont la t° n’atteint jamais 50 °C)
  • et enfin, les consistances  : là c’est miel, sans additif mais je pratique à bord la silice ou les micro-ballons et aussi les poussières de ponçage des bois (pour colorer) pour aller au plafond (consistance crotte d’ours), bien commode.

C’est sur que ma pratique reste approximative, ais-je tout faux quelque part ?