Pratiques et Techniques en Plaisance  | Imprimer |  Fermer la fenêtre

Dodécanese/Leros 31 décembre 2014 23:03, par Alien  image

Yoruk tu vas me faire pleurer .
Souvenirs d’une escale à Leros il y a un peu plus de trente ans.
Nous y sommes arrivés aux alentours du quinze août en provenance de Kalimnos.
Temps maussade, température quasi hivernale.
A cette époque pas de marina et aucun restau à touriste.
Quelques braseros entourés de petits vieux proposent des brochettes.
Face à nous, de l’autre coté de la baie, le pénitencier/asile psychiatrique.
Je ne peut m’empêcher de penser à Yannis Xénakis. architecte, collaborateur de Le Corbusier, compositeur reconnu ; enfermé et torturé en ces lieux.
Sa femme Françoise a écrit un livre qui s’intitule : « Moi j’aime pas la mer ».
A lire.
Départ de Port Lakki, la fleur au fusil, tout allait bien, on allait à Patmos. .
A la sortie de la baie nous nous sommes fait cueillir par un gentil Meltem de F6-7.
A l’époque il n’y avait pas d’enrouleur de foc.
J’ai plongé en apnée pour installer un petit foc
On a roulé la grand voile jusqu’à ce que le bout de la bôme touche le fond du cockpit.
Et on est parti au près pas très serré vers Patmos.
J’ai connu quelques galères en méditerranée mais comme celle ci jamais.
Il y avait un système de vagues triple .
Toutes les cinq ou six vagues, on tombait dans un trou de un ou deux mètres.
Avec un bateau à fond plat (Carter 33) les « amerrissages » étaient très impressionnants.
J’étais persuadé que le lest allait finir par se décrocher.
Au fil du temps ça s’est calmé et en arrivant à Patmos nous avons commencé à nous dépouiller de nos tenues de plongeurs.
Nous étions tous couverts d’une croute de sel !
Arrivés à Patmos on a mouillé devant un restaurant.
J’ai sauté sur le quai et là il y avait un frelon.
Ca fait très mal. .
Une douzaine d’heures plus tard je me suis réveillé.
Un serveur nous apportait le diner à bord
Un pasticcio mais, faut pas rêver, ça n’existe plus.
Déjà à l’époque il y avait des bateaux de croisière au mouillage avec leurs hordes d’envahisseurs.