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Pratiques et Techniques de la Plaisance

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Accueil du site > Articles > Entretenir le bateau > Construction - Réparations > Sauver un pont en teck

Rubrique : Construction - Réparations

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Sauver un pont en teckVersion imprimable de cet article Version imprimable

Publié Mai 2013, (màj Mai 2013) par : yoruk   

Copyright : Les articles sont la propriété de leurs auteurs et ne peuvent pas être reproduits en partie ou totalité sans leur accord
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Mots-clés secondaires: construction , entretien

Sauvetage d’un pont en teck - voire, acharnement thérapeutique...

Sans remettre en cause l’existant : Reportage sur la réfection d’un pont en teck http://www.plaisance-pratique.com/r...


Mon pont en teck a maintenant 24 ans. Quand nous avons acheté le bateau en deuxième main, il y a maintenant sept ans, nous avons eu beaucoup de mal à convaincre le vendeur, qu’un pont en teck, ce n’était pas nécessairement un bon argument de vente
  • Le pont avait beaucoup souffert
  • A l’origine, monté en lattes de 8 mm
  • On l’a retraité en 2006, par un ponçage éliminant les rainures
  • Si l’on reprend les valeurs annoncés par Robert dans l’article de Nicodefreja, il ne restait plus que 5 mm d’épaisseur à ce moment, voire moins après ponçage
  • Le ponçage initial, a permis un traitement efficace le années suivantes. Nous avons utilisé le process Starbrite (3 étapes)
    • Nettoyage
    • Eclaircissement du bois
    • Protection par une huile pour teck

Techniques de pose d’un pont en teck

  • Il existe trois grandes méthodes classiques de pose et de collage d’un pont en teck
    • Par vissage/collage, les lattes sont percée, le pont aussi, et la protection assurée par des tapons
    • Par collage, sans perçage, sauf la première latte, toutes les autres sont posée deux par deux, puis collées sous pression, pendant 48 heures. C’est très très long, mais, c’est la procédure la plus sûre, le sandwich du pont est préservé
    • La technique par perçage entre les lattes et vissage pour assurer la pression du collage. Une fois les lattes collées, les vis sont ôtées et le trous dans le sandwich rebouchés par les joints... C’est très rapide, mais dès qu’un joint se détériore, on peut avoir des infiltrations par les trous des vis... C’est la technique utilisée pour mon pont en teck
  • On sait aujourd’hui préparer des ponts entiers sur gabarit en contreplaqué, permettant en atmosphère contrôlée une bien meilleure qualité de pose. Je ne connais pas les détails de cette technologie

Technique utilisée pour mon pont

Découpe et pose des lattes sur le pont Perçage du pont, vissage, et collage par serrage Vis sont ôtées, lattes collées, joints posés

Au résultat, 27 ans plus tard

Un ancien trou de vis apparent sous un joint défectueux = entrées d’eaux A la hauteur du maitre bau, là ou les lattes ont été forcée au maximum : 3 mm d’épaisseur Conséquence immédiate de l’affaiblissement des lattes, elles se fendillent

Les solutions et l’acharnement thérapeutique

  • Le pont n’est pas mort, mais il faut d’urgence protéger les entrées d’eaux
  • Le fendillement des lattes avec une épaisseur de 3 mm est irrattrapable par une greffe, du moins, je ne sais pas faire. On va les laisser en l’état, le traitement par l’huile pour teck devrait suffire à sa protection, encore cette année
  • Tous les joints douteux seront ouverts au couteau (parfait l’opinel) et à la bédane
  • Pour stabiliser les lattes, on va traiter soigneusement les fonds de joints à l’époxy. Ce qui devrait avoir un double avantage : on aura un excellent primaire pour poser le joint, on solidarise les parois des lattes et le fond de joints traités. Autre avantage, on évite le nettoyage fastidieux des restes de joints, ils participeront aussi à la tenue de l’ensemble sous époxy. Le risque étant qu’avec moins de souplesse latérale, les fissures ne s’aggravent avec les contraintes thermiques. On verra bien. Un mois après, il n’y a pas de soucis
  • On attend impérativement les bonnes conditions de température et d’hygrométrie pour le traitement époxy
    • Température supérieure à 18°c
    • Hygrométrie inférieure à 60%
  • On attend 24 H le parfait séchage du traitement époxy. On peut traiter par patch

Les outils indispensables

  • La bédane, bien affûtée bien sûr.
    • Le serflex en évidence, n’a aucun intérêt technique pour le traitement du teck... Il est juste là pour remplacer un manchon qui avait foiré...
  • L’opinel, bien sûr... D’abord parce que la forme de l’arrondi de la lame, permet de travailler la fente, ensuite et c’est imparable, parce qu’il est à bord... Maintenant il y a Opinel, et... Opinel... Lame en acier doux ou stupide lame inox... A bord de Laorana nous avons laissé tomber la stupidité des aciers durs, aciers pratiquement in-affûtables... Comment affuter un Opinel en acier doux :
    • Vous êtes équipé, et vous avez le savoir faire
      • Pierre à eau => Pierre à huile => fusil pour casser le fil
    • Vous n’êtes pas équipé, mais pas trop maladroit
      • Papier à poncer à l’eau => fusil pour casser le fil
    • Vous n’avez pas de fusil d’affutage => casser le fil avec n’importe quel outil en inox stupide...

Les outils indispensables (suite)

  • Le rouleau de papier masquant... Là ne pas lésiner sur la qualité, faudra pas qu’il foire au démasquage, avec du Sika partout, partout...
  • La protection de l’extrudeur de Sika. Quoique vous fassiez, même en relâchant la pression sur le tube... Il continuera à baver, de préférence là ou il ne faut pas. Astuce, conservez des rouleaux de papier sopalin vides. Ils permettent de loger la pointe de l’extrudeur en protégeant l’environnement (doigts, oreilles, front, souris puis clavier... et encore heureux que vous n’ayez pas besoin d’uriner à ce moment)
  • Les outils de lissage, sur Laorana, nous privilégions des découpes de couvercles de boites de yaourt. Elles offrent une bonne résistance, faciles à découper, aux formes voulues, et bêtement jetables. De plus les yaourts turcs sont vraiment excellents...

Le masquage

  • Une fois les fonds de joint défectueux stabilisé à l’époxy
  • 24 H après le traitement époxy, on peut préparer le masquage
  • Ce masquage permettra en particulier
    • De poser le Sika sans trop de soucis
    • Nous l’avons posé à l’extrudeur manuel en poussant
  • Une fois posé le joint on le lisse immédiatement, utilisant les outils issus d’une boite de yaourt (entre autre)
    • Il est bien sur recommandé de déguster le yaourt d’abord...
  • Laisser sécher un certain temps... Le problème est que si on démasque trop vite, joint trop frais... Ce n’est pas bon, l’excédent de joint se dépose sur le teck... Il faudra tout reprendre l’opinel (bien affuté, c’est mieux)
  • Si on laisse sécher trop longtemps, le joint déchirera le papier masquant, et il faudra là aussi reprendre à l’Opinel
  • Si vous arrivez à démasquer à le bonne consistance, c’est presque parfait, si vous arrivez à stocker ces bon sang de papiers collants. Je les stocke dans un grand sac plastique, en évitant de mettre les doigts dessus sinon c’est le parcours classique : (doigts, oreilles, front, souris puis clavier... et encore heureux que vous n’ayez pas besoin d’uriner à ce moment)

Le nettoyage du teck

  • Laisser sécher les joints au moins 48 H à +18°c minimum
  • On peut maintenant nettoyer le bois
    • Humidifier le bois
    • Répartir du Teak cleaner, à l’éponge
    • Laisser le traitement jusqu’à ce que cela commence à sécher, puis frotter à l’éponge vigoureusement, en ré humidifiant
  • Rincer très abondamment
  • Recommencer tant que le bois n’est pas propre
    • Rincer encore, à l’eau douce, puis laisser sécher

La rénovation des couleurs

C’est la phase 2.

  • On humidifie le pont, puis on l’imprègne de produit rénovateur.
  • Laisser agir, puis activer à l’éponge.
  • Rincer abondamment, laisser sécher

La sauvegarde du teck

Deux options

  • l’huile pour teck classique, se passe à l’éponge ou au pinceau. on doit re-nourrir le teck régulièrement quand il sèche
  • Le Sealer teak oil, pénètre le bois et le protège en profondeur. ce qui devrait être un avantage pour les craquelures. Nous l’avons utilisé cette année
    • Se passe au à l’éponge ou au pinceau
    • Sécher les excédents immédiatement avec un chiffon sec.

Au résultat... On essaiera de faire aussi bien, l’an prochain....

  • Sur le roof, des lattes récentes (3 ans) posées en 12 mm
  • Le pont, et les passavants à hauteur du maitre bau. on voit bien les contraintes que la courbure fait encaisser aux lattes. Avec 3 mm d’épaisseur, elles manquent de résistance et se fissurent...

Conclusions

  • Des lattes de 8 mm à l’origine condamnent le pont après vingt ans...
  • En 12 mm comme celles citées dans l’article de référence de Nicodefreja, le pont aurait au minimum 7 mm d’épaisseur de teck et serait récupérble.
  • Il semble infaisable de retraiter globalement tous les joints, d’ou l’option de traiter par patchs.

Le coût et les produits

  • Des litres et des litres d’huile de coude, bien que ça se fasse à genoux !!!
  • Aucune machine, hormis l’aspirateur, la bédane et l’Opinel du bord. Cela exige tout de même un peu de savoir faire, Mais... la mémoire et l’intelligence musculaire viennent vite
  • Eponges, tissus secs, pinceau, acétone du bord
  • Papier de masquage bleu, environ 5 euros
  • Cycle de rénovation Starbrite en 3 opérations : environ 110 euros, en utilisant l’option « Teak sealer ». Avec de l’huile pour teck on économise 20 euros
  • Epoxy du bord (West Système), quelques euros
  • Joints : Sikaflex®-290 DC, spécial calfatage anti UV, deux tubes de 300 ml seulement (il n’y a pas que des inconvénients à calfater des lattes de 3 mm !!!, on consomme peu !!!), coût une vingtaine d’euros
  • Au total environ 150 euros... mais une semaine de travail éprouvant...

ndlr : aucun intérêt chez Sika ni Starbrite, bien sûr, ce sont juste des produits corrects, que l’on trouve partout...

L’avenir

  • Si le process est efficace... on recommencera l’an prochain
  • Si les fissures s’aggravent et laissent pénétrer l’eau. il faudra prendre des mesures
    • Refonte complète de tous les teck du bord (passavants et cockpit) soit 15 m², avec dépose de l’accastillage, coût estimé 15.000 euros
    • Refonte uniquement des passavants environ 10 m²
  • Démontage du teck des passavants existant,
    • sans démonter l’accastillage, posé sur le teck existant et qui a lui gardé la bonne épaisseur
    • re-stratification du pont à l’époxy
    • Primaire et peinture anti dérapante. Avec un avantage : on peut jouer sur les formes et les couleurs
  • Si le sandwich est atteint... je n’ose pas imaginer la douloureuse...

s/y Laorana mai 2013

UP


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15 Messages de forum

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  • 17 mai 2013 11:50, par Nevermind écrire     UP Animateur

    Bravo pour ton article Michel, clair, précis et humoristique !

    Tu rinces à l’eau douce ou à l’eau de mer ?
    Les tecks des bancs, je les nettoie à la brosse et eau de mer, ils sont nickel après.
    JP

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    • 17 mai 2013 12:21, par yoruk écrire     UP     Ce message répond à ... Animateur

      Bonjour
      Le problème du rinçage des bancs ne se posent pas sur Laorana, ils sont intégrés dans le concept du cockpit, et c’est ce que j’apprécie en solo, ou j’ai tout à portée de main, y compris la possibilité de sauter sur la quai très facilement.
       
      Je pense qu’à l’origine, fourni en standard par Jeanneau, à ses canons qualités de l’époque, ils sont montés avec des lattes de 12 mm minimum, ce qui limite les problèmes que je peux connaître avec celle de 8 mm sur les passavants.
      Je les traite de la même façon, en les nourrissant à l’huile pour teck, et là je ne pense pas avoir trop de problèmes.
      mais... même si j’en avais, je me sens de taille à les refaire tout seul, sans faire appel à un professionnel...
      Michel

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      • 17 mai 2013 13:01, par Nevermind écrire     UP     Ce message répond à ... Animateur

        J’en ai quelques un à nettoyer tous les ans. Là cela n’était pas fait. (je ne l’appelle pas cockpit mais terrasse !)
        JP

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      • 10 juin 2013 09:15, par tux3132 écrire     UP     Ce message répond à ...  image

        Bonjour à tous et salut à toi Yorik,
        ça ressemble bien à un Voyage 12.50 ton bateau ? Sur le mien les lattes de teck des marches du tableau arrière sont fendues et par endroit il passe de l’eau dessous, ça fait comme une éponge. J’ai donc tout enlevé mais là : mauvaise surprise, c’est du costaud. Une journée de boulot au ciseau à bois, au marteau et à la ponceuse juste pour faire la première marche. Les lattes sont en 6 mm et le joint est quasi indestructible ... Je ne sais pas ce que c’est comme produit mais c’est solide.
        J’ai remplacé tout ça par du Deck-King. J’ai fait un gabarit et CTP, j’ai ensuite collé les lattes et la semaine prochaine je le met en place. Je posterai une photo.
        A la réflexion je me demande si le Deck-King tiendra aussi longtemps que le vrai teck.
        Concernant le nettoyage du teck je passe le Karcher à la puissance minimale, ça n’abime pas les joints et le résultat est très bon. Après un bon séchage huile de teck tant qu’il en veut ...
        En cours de saison c’est du liquide vaisselle, la brosse et l’huile de coude ..
        Bon vent à tous.
        Bernard.

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        • 11 juin 2013 10:28, par yoruk écrire     UP     Ce message répond à ... Animateur

          Bonjour à tous… Dans la chronique ‘’agonie annoncée d’un teck adoré’’

          • @ tux3132…
            Oui c’est bien un excellent Voyage 12.50, et son défaut de conception des marches du tableau arrière : pas de point d’écoulement des eaux et fatalement dégradation du teck…
            J’ai fait refaire les deux marches, ici en Turquie, en teck de 12 mm, hauteur qui règle l’écoulement des eaux. Mais j’ai pu le faire ici, à des conditions financières tolérables…
            On attend tes photos de Deck King avec impatience. Si tu peux nous faire un petit topo, avec des liens, ce serait une vrai plaisir… Mais il ne faut pas que ça te poses de problèmes…
          • @ aikibu
            Oui il y a un gros risque de détérioration complète du teck en le fixant sur le pont à l’époxy… Mais, je ne vois pas d’autre solution avec 3 mm d’épaisseur restante, pour fixer les joints. Je joins une photo d’une latte fissurée, en l’état à ce jour, après trois mois de traitement. On pourra comparer avec l’état de cette même latte il y a trois mois, avant traitement (post suivant). A première vue, ça ne s’est pas aggravé, mais çà reste tout de même très inquiétant…
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          • 11 juin 2013 10:29, par yoruk écrire     UP     Ce message répond à ... Animateur

            En comparant cette photo de la latte en l’état il y a trois mois, on voit bien qu’aux endroits ou le teck s’est creusé, trois mois plus tard, bien que traité, les traces de sel se sont amoncelées (c’est un bateau qui navigue…), et qu’avec l’humidité de la rosée du matin, c’est zones apparaissent bien comme des zones à risques… Mais, avec 3 mm d’épaisseur à cet endroit, impossible de poncer pour rattraper les défauts…

            Michel

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          • 14 octobre 2013 07:41, par yoruk écrire     UP     Ce message répond à ... Animateur

            6 mois plus tard, l’état du pont brut de tout traitement.
            On a encaissé beaucoup de mauvais temps, et les UV costaudes de l’été égéen... Je n’ai pas l’impression que le pont est bougé, ce qui validerait le traitement
            Dès demain, la saison de navigation est finie, je nettoierais le pont à l’eau douce, puis ferais une application de saturateur « Star Brite Tropical teck oil Sealer » qui lui a si bien réussi au printemps... On devrait pouvoir passer l’hiver en ayant une fois de plus sauvé mon très cher pont... en teck !!!
            Michel à Finike dans 2 heures !!!

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            • 14 octobre 2013 16:10, par aikibu écrire     UP     Ce message répond à ...  image

              Pour aller dans ton sens, cet ete j’ai traité mon pont en assamela ....
              Degrisage, rinçage à l’eau douce et huile de lin plus terebenthine 50%/50%
              Le resultat donne une impression que le pont est plus compact... ?? curieux ....
              Avec pour moi l’espoir que l’huile rentre bien dans les differentes fissures et joints qui ont tendance à se decoller, pour ameliorer l’etancheite globale et eviter que l’humidite ne continue à separer les lattes du pont de la sous couche en CP.
              Le (petit ) probleme est la couleur tres sombre que l’on obtient....mais qui fait ressortir le vernis des fougeres et du plat bord....
              Affaire à suivre...

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  • 22 mai 2013 10:33, par aikibu écrire     UP  image

    Il y a une dizaine d’année j’ai entierement refait le pont qui etait latté classique, diectement sur barrots (le bateau est de 1958)
    Apres deux epaisseurs de CP de 8 autour d’un airex de 10 j’ai terminé par des lattes d’assamela ( teck d’afrique) de 11 mm, mais j’ai commis la grossiere erreur de les coller à l’epoxy, l’epoque aidant, c’etait la panacée.
    Seulement l’assamela comme le teck est du bois vivant et joue, avec en plus les differences de temperature,qui n’ameliorent rien. Il aurait fallu les coller au mastic/ colle qu’elle que soit la marque...car le temps aidant elles ont arraché la premiere couche du CP, j’ai du refaire 3m2 et ce n’est pas fini...attention à soigner particulierement les joints et le passage du primer pour assurer une parfaite etancheité
    Auusi coller les lattes, meme les fonds de joint, à l’epoxy, je dis attention, le blocage est trop for, d’autant que ces lattes sont de faible epaisseur...

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    • 14 octobre 2013 18:02, par Ti-Punch écrire     UP     Ce message répond à ...  image

      Je confirme pour le teck.
      sur mon CHASSIRON, j’ai été amené à déposer tout le lattage teck du chapeau de gendarme ( derrière la barre a roue ).
      donc avec double courbure( et de l’eau qui reste toujours un peu dans les deux partie basse).
      apres nettoyage de l’envers des lattes et du support ( gel coat).
      un bon collage au sika ......en fait un premier encollage général bien égalisé puis collage des lattes.
      et 4 saisons après rien ne bouge.
      le bateau et le Teck( Birman ) ont bientôt 26 ans...... !

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  • 20 mars 2014 17:11, par yoruk écrire     UP Animateur

    Mon pont en teck est encore sauvé… Au moins pour une année

    • Les six mois passés sous le taud d’hiver l’ont suffisamment protégé
    • La saturation obtenue par le sealer Star Brite, a tenu.
    • J’en repasse une autre couche, après un nettoyage léger, pour la saison d’été, ce qui devrait suffire
    • Lien vers un bon article récent sur la conservation du teck (il tord le cou au phantasme du non entretien par l’eau de mer), à ce lien : Figaro nautisme, entretien du teck
    • Ci-joint une photo de l’état de bon teck de 24 ans. Posé dessus : un éclat d’un pont de teck en réfection, d’un Swan du même âge. On peut constater les résultats du dessèchement.

    Michel Finike

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    • 20 mars 2014 19:17, par yvesD écrire     UP     Ce message répond à ... Animateur

      Mon pont en teck est encore sauvé… Au moins pour une année

      pourvu que ça dure !

      J’ai une expérience comparable avec ma vieille (36 ans déjà, teck compris). Je passe un saturateur en début de saison et en fin de saison -moi c’est rustol D1), et si je brosse, j"emprunte la brosse à bébé.

      Les passavants sont partiellement protégés par le taud d’hivernage, le château arrière et la plage avant sont maintenant entièrement protégés par des extensions en place depuis mi-décembre. Et depuis il a plu comme vache qui pisse, sans quasiment discontinuer.

      Résultat :

      • très belle allure pour tout ce qui est bâchè, même partiellement : le saturateur laisse un aspect non désséché
      • Par contre verdures là où les passavents ne sont pas bien bâchés, surtout coté nord (normal, ce n’est pas le rôle du saturateur)

      D’habitude c’est teak cleaner mais ce coup-ci j’ai lavé ces zones extrêmes (deux mois de vache qui fuit) en brossant doucement et perpendiculairement au fil pour ne pas creuser : une fois sec on voit apparaitre comme un fin duvet à la surface, avec des micro-poils qui se sont soulevés d’un pouième de mm. Ce n’est donc pas la bonne idée (usure potentielle). J’ai rebaché et en avril je ferais un léger nettoyage avec la chimie du coin : acide oxalique (pour la verdure résiduelle ?) et/ou nettoyant (soit ton teck cleaner soit le net-trol (un seul l pour ce produit rustol plutôt réputé ;-) )
      Ensuite, saturateur.

      Pourvu que ça dure.

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      • 20 mars 2014 20:26, par yoruk écrire     UP     Ce message répond à ... Animateur

        très belle allure pour tout ce qui est bâchè, même partiellement

        C’est vrai qu’elle a fière allure ta vieille.... Mais elle n’est pas facile à couvrir
        C’est plus facile pour un sloop, et de plus à Finike on a pu compter sur de bons bourreliers.
        J’ai toujours du travail à rependre à la limite extérieure des passavants, au niveau du repli du taud, que je ne peux pas protéger complètement. Mais c’est peu de chose.
        On a aussi un énorme avantage, ici, il ne gèle jamais, ce qui améliore bien la tenue des joints. La légère neige sur le taud de la photo jointe a fait le tour de Finike... Ils n’avait jamais vu de neige ici !!!
        Bon... le concept "saturation du teck’, pour moi est validé !!!! (c’est bien décrit dans l’article du Figaro)

        Michel

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  • Je viens récemment de refaire des joints au sika 290 DC.

    A propos du papier de fond(aka joint de fond), celui qu’on met au fond du joint et sous le 290 pour empêcher l’adhésion dudit joint, le joint en 290 n’adhérant que par les cotés s’explosera moins (cf le cours des glénans dès 1980). J’ai trouvé, chez le fournisseur pour bureau, du ruban type ruban correcteur pour machine à écrire en 4,7mm (et 17 mètres à 5€, marque Postit de 3M) bien commode car à la bonne largeur et suffisamment adhésif pour tenir sur du teck le temps que le 290 polymérise

    Par contre je persiste à me préoccuper du gaspillage de sikaflex, le tube une fois ouvert polymérisant rapidement et toujours et terminant toujours à la benne. La pratique habituelle de fermer l’embout du tube avec du ruban à masquer est une bêtise, ce ruban n’étant pas étanche à l’humidité comme on peut le voir lorsqu’on masque les bords du chantier : sous ce ruban le sika polymérise sans ralentissement (il le fait avec l’humidité de l’air).

    Mon idée est d’obturer l’embout (applicateur déposé) par ex avec un écrou borgne de 12 (c’est le bon pas, ajouter de la filasse ?) et plonger toute cette extrémité dans de la paraffine à confiture, paraffine qu’on utilise également pour conserver les échantillons d’histologie humaine pendant plusieurs décennies. J’espère ainsi atteindre l’étanchéité à l’humidité dont bénéficie déjà le tube coté piston et qui reste efficace sans pb pendant 1 à 2 ans.

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