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Pratiques et Techniques de la Plaisance

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Accueil du site > Forum technique > Les moteurs -forum- > Circuit de refroidissement > rinçage moteur IB Yanmar 3JH5E

Rubrique : Circuit de refroidissement

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rinçage moteur IB Yanmar 3JH5EVersion imprimable de cet article Version imprimable

Publié Mai 2016, (màj Mai 2016) par : Laurent  image   

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Bonjour à tous,

J’ai récemment installé un système de pompage de fond de cale de secours en utilisant le circuit de refroidissement du moteur. Je me dit que je pourrais utiliser ce circuit pour rincer le circuit de refroidissement eau de mer de mon moteur avec de l’eau douce de temps à autre.
pensez vous que ce soit utile ? nécessaire ? indispensable ou parfaitement inutile voir nuisible ?
merci d’avance pour vos avis et conseils
Bien cordialement
Laurent

UP


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17 Messages de forum

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  • 20 mai 2016 17:45, par yvesD écrire     UP Animateur

    Réponse sommaire : sans doute non, absolument non.

    J’ai eu par le passé (renault couach 5CV RC5D sur un écume) des moteurs dans lesquels le moteur entrainait et la pompe à eau moteur et une pompe de cale aspirante attelée reliée à une crépine . Rien à dire dans ce cas, quoiqu’il y ait dans la cale (et il y en a) ça n’entrera pas dans le moteur proprement dit.

    Mais peut-être comprend-je mal. Si la pompe à eau de mer du moteur (circuit primaire, qui ensuite refroidit l’échangeur baigné par l’eau douce du circuit secondaire de refroidissement du moteur) est déconnectée de la mer pour aspirer « du fond de cale », là c’est à mon avis l’horreur intégrale : vous allez retrouver des détritus de fond de cale (cheveux, sopalin, miette de pain, vieux chiffons, huile, épingles, métaux divers etc. ) dans les précieux méandres de votre précieux (et cher) circuit primaire, avec tous les risques de colmatage, corrosion, décomposition des joints etc. qu’on peu imaginer. Le mécano appréciera, pas vous.

    rincer le circuit de refroidissement eau de mer de mon moteur

    Qu’on soit en pompe attelée (celle de mon RC5D d’antan) ou on pompe détournée (l’horreur résultant de mon interprétation ci-dessus) il ne me parait pas bon de mettre là dedans plus de pression que ce que le constructeur y met, c.a.d presque rien

    • S’il s’agit de rincer le circuit primaire « eau de mer », le rinçage est une bonne chose (ainsi que l’hivernage avec du liquide de refroidissement qui contient du glycol, anti-corrosion). Il suffit pour ce faire de fermer la vanne eau de mer (et optionnellement d’ouvrir les bouchons de purge) puis de laisser le moteur aspirer la quantité nécessaire de liquide de rinçage à sa propre convenance/pression, par ex en reliant l’arrivée de l’impeller à un tuyau plongeant dans un seau de liquide de rinçage. J’ai écris aspirer et non gaver, pas de pression la dedans.
    • Le risque à mettre de la pression est de provoquer un retour d’eau dans les cylindres (par le coude d’échappement par ex, puis remontée dans le collecteur d’échappement et via la/les soupapes restées ouvertes dans le cylindre). L’eau n’étant pas compressible, au prochain démarrage c’est bielles et/ou vilebrequin qui se tordent. Mécano heureux garanti.
    • S’il s’agit de rincer le circuit secondaire (qui contient du glycol en exploitation), il suffit d’ouvrir le robinet de purge (à trouver) du bloc moteur, de déposer le bouchon de remplissage (là ou on se cuit à la vapeur si on ouvre à chaud), de laisser couler (c’est noir de chez crade) et ensuite de mettre un tuyau d’arrosage là ou on fait l’appoint et de laisser couler tant que c’est noir. Ensuite, couper l’eau douce, laisser couler, fermer et remplir avec du liquide de refroidissement
    • Accessoirement, si votre moteur est uniquement refroidi à l’eau de mer (fréquent sur les petits et vieux), c’est le tartre qui va s’accumuler qu’il faudrait évacuer. Rincer à l’eau douce est bien mais insuffisant, il faudra sans doute virer le tartre mécaniquement ou chimiquement. C’est décrit ailleurs sur Plaisance Pratique (moteur de recherche en haut à gauche de la page)

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  • 20 mai 2016 18:31, par Négofol écrire     UP Animateur

    Cette technique d’utiliser le circuit de refroidissement moteur en pompe de cale de secours est souvent évoquée dans la littérature. C’est à mon avis une survivance des (gros) moteurs anciens à refroidissement direct qui étaient plus tolérants et de bateaux sans circuits électriques.
    De nos jours, comme le décrit Yves ci-dessus, ça me parait une fausse bonne idée, qui risque de mettre en danger le moteur : l’eau brute passe au niveau de l’échangeur par des tubes de quelques millimètres de diamètre (ce n’est pas pour rien que les filtres à eau de mer de refroidissement ont des maillages très fins) et le risque de les obstruer est très élevé.
    Le débit sera de toute façon faible (1 à 2 m3/h pour un moteur courant), beaucoup moins que la moindre pompe de cale.

    Il est de loin préférable, si on le souhaite, de prévoir une pompe attelée avec un embrayage, solution qui permet d’atteindre des débits de moto-pompe de pompiers..

    Par contre, avoir une connexion permettant de pomper dans un seau est une excellente solution pour l’hivernage ou le détartrage du moteur.

    Répondre à ce message

    • le rinçage de « temps à autre » ne fait qu’enlever l’eau de mer du circuit, mais pas les dépôts. Je procède par le filtre à eau de mer.

      Je ferme l’arrivée d’eau de mer, j’ouvre le couvercle du filtre, qui est au dessus de la flottaison. J’ai à portée de main 6 bouteilles de 5 litres d’eau douce, plus un bidon d’antigel, le tout bouchons enlevés.

      Comme c’est un refroidissement direct, j’ai aussi enlevé le calorstat, afin que tout soit rincé malgré moteur froid.

      mise en marche du moteur, et je vide à la demande l’eau douce, qui va remplacer l’eau de mer, puis à la fin l’antigel. Je prend soin de maintenir le niveau du filtre au maximum avec l’antigel, et dès que le bidon est vide, je coupe le moteur, afin que l’antigel ne soit pas évacué du moteur.

      L’antigel dissout le sel à froid, on peut faire l’expérience. Pour le tartre, je n’en ai pas sous la main.

      Grâce à l’antigel dans lequel baigne mon moteur 10 mois par an, mes anodes (refroid direct) ont dix ans

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      • 22 mai 2016 20:43, par yvesD écrire     UP     Ce message répond à ... Animateur

        Très belle description de la manière de procéder, garantie sans pression.

        • j’ai tout de même une interrogation autour du tartre, pour moi le tartre c’est de la concrétion calcaire (y en a dans l’eau de mer) et j’ai cru comprendre qu’il se déposait principalement là ou c’est bien chaud : pas au niveau de l’impeller, surtout au niveau du barillet d’échangeur (dans le cas d’un double circuit) et aussi (mais je n’en suis pas certain) autour du coude d’échappement, et dans le cas de ce simple circuit, un peu partout dans le circuit autour du bloc moteur.
          Je crains que le glycol ne soit pas efficace pour le « tartre », hélas.
        • Par contre le glycol est efficace pour la corrosion, celle qui ronge le métal du bloc (et le coude d’échappement ?)
        • enfin, l’anode, c’est, dans ma compréhension, pour protéger des matériaux dissemblables en offrant une victime expiatoire : l’anode en zinc, zinc facilement attaqué. Je n’y vois rien d’associé au tartre ni (mais là je suis moins sur de moi) à la corrosion. C’est expliqué là http://www.plaisance-pratique.com/l...

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        • j’avais fait vaguement un test « tartre » rapide, sans trop chercher à avoir un résultat sur une longue période. J’ai fait bouillir de l’eau dans une casserole, puis une fois sèche, j’ai mis de l’antigel. Il n’a pas semblé être attaqué, tout au moins dans le laps de temps permettant de ne pas me faire engueuler par ma femme.

          Pour le coude, effectivement, même s’il ne baigne plus dans le glycol, vu sa position, il a au moins perdu son humidité salée, remplacée par un film glycolé.

          Pour les anodes, si elles ne sont plus rongées, c’est qu’il n’y a plus d’hydrolyse, vu qu’il n’y a plus de sel. J’ai signalé ce cas car dans le paquet de factures de l’ancien propriétaire, il y avait le changement d’anodes tous les ans. Alors j’ai beau les regarder incrédule, elles ne bougent pas, et ce n’est même pas une erreur d’anodes, puisque ce sont celle qui étaient présentent sur le bateau à l’achat.

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          • 23 mai 2016 07:37, par Négofol écrire     UP     Ce message répond à ... Animateur

            Le tartre est un dépôt de sels contenus dans l’eau de mer, dont la composition est complexe :
            Le tartre est généralement constitué par des sels de calcium. Il peut s’agir de (cf Wikipedia) :

            • carbonate de calcium,
            • oxalate de calcium,
            • phosphate de calcium,
            • silicates.

            L’eau de mer (en moyenne) est une eau très « dure » : 750 à 800 ° TH (degré hydrotimétrique français) soit 7,5 g équivalent carbonate de calcium (CaCO3) par litre !
            On considère que le tartre se dépose surtout au-dessus de 70 °C et donc l’échangeur est particulièrement concerné, comme le note Yves, ainsi que le coude d’échappement (variable suivant configuration et température locale).
            Je ne vois pas pourquoi un antigel classique serait efficace sur le tartre et il faut donc faire appel à des detartrants.

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          • 2 septembre 2016 11:40, par lysigee écrire     UP     Ce message répond à ...  image Animateur

            Je ne comprends pas bien le lien entre le circuit de refroidissement et les anodes.
            Les miennes sont sur l’arbre d’hélice et le moyeu de l’hélice. Elles baignent dans la mer et sont là pour être « consommées » par les courants électriques qui se forment entre les différents éléments métalliques qui baignent dans la même mer à proximité (autres bateaux, pontons, chaînes)
            Et on m’a toujours dit de m’inquiéter, si au bout d’une saison, ces anodes n’étaient pas, au moins un peu, consommées, car cela voudrait dire q’un autre élément métallique de mon bateau a été attaqué.
            Mais peut-être ne parle-t-on pas des mêmes.?
            Merci aux « experts » de m’éclairer
            Robert

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            • 2 septembre 2016 12:10, par Négofol écrire     UP     Ce message répond à ... Animateur

              La plupart des moteurs IB ont des anodes dans le circuit de refroidissement, là aussi pour empêcher la corrosion galvanique dans le circuit du fait des métaux différents en présence (bronze, cupro-nickel et fonte en général, parfois alliages légers !).
              Ces anodes doivent être remplacées périodiquement (voir manuel).
              Un exemple sur le Yanmar 2QM15 : il y a deux « anticorrosion zinc = anodes » :

              JPEG

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  • 1er septembre 2016 23:59, par rainman1 écrire     UP  image

    Bonjour, pour avoir rencontré un grave problème de refroidissement sur un VOLVO MD2B 25cv en 1982 dont le circuit de refroidissement était complètement bouché, je vous indique ce qui à l’époque m’a sauvé, et que j’utilise toujours aujourd’hui surtout en préventif, et que je conseille à mes rencontres de pérégrinations nautiques : l’acide FORMIQUE, on en trouve sur le web :http://www.mon-droguiste.com/ . Cet acide m’avait été conseillé par l’institut Pasteur de Lyon après analyse de particules récupérées « à la perceuse ».
    Le truc c’est qu’il faut installer un circuit fermé (le produit coûte cher 15/16 euro le litre) donc alimentation dans un seau et récupération de l’eau d’échappement dans ce même seau ; on fait tourner (ok ça fume dans le bateau), on laisse reposer, on fait tourner,on ventile, on laisse reposer, et on trouve au fond du seau ce qui nous posait problème : calcaire, silice, carbone,........et on rince.
    Voilà, l’idéal étant de ne pas laisser s’entarter la Bourrique ;-)
    Cdt

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    • 2 septembre 2016 12:27, par yoruk écrire     UP     Ce message répond à ... Animateur

      Sans être un expert, mais pour l’avoir vécu... Deux choses

      • Concernant les protections par les anodes : dans les années 80/90 (je sais, vous n’étiez pas nés) Yanmar et peut-être quelques autres protégeaient leurs moteurs en refroidissement direct par eau de mer, de la mise à la masse par l’arbre, avec des anodes à sacirifier. Elles étaient plus faciles à contrôler, que les les anodes d’arbre où d’hélices. L’habitude de sortir le bateau annuellement pour caréner, a peut être fait tomber cette habitude en désuétude.
      • Concernant les risques d’entartrage, je pense, mais Negofol saura corriger s’il le faut, que les sels de calcium sont de nature basique, et qu’un peut d’acide léger, les neutralise, quel que soit l’acide (vinaigre, acide ménager, etc...).
        Michel

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  • 2 septembre 2016 12:32, par aloha écrire     UP  image

    Peut être rien à voir , mais sur mon yanmar 4jh5e (54cv) , j’ ai pas d’ anode sur le moteur . J’ ai demandé à un concessionnaire qui m’ a confirmé que sur ce moteur il n’y avait pas d’ anode .bien ou pas bien ? Je ne fais pas de rinçage moteur, mon moteur à 5 ans et pas de problème de ce coté . Mon moteur tourne 1 fois par mois en moyenne . J’ ai l’impression que l’ échangeur se vide de son eau de mer à chaque arrêt moteur .

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