image
image
image

Votre IP : 54.80.8.44
Dernier ajout : 19 avril
Visiteurs connectés : 15

image Conception
Développé sous SPIP
Informations légales

image
image
Recherche image

Pratiques et Techniques de la Plaisance

image

Accueil du site > Trucs et astuces > Manoeuvres du bateau (brèves) > Quitter un quai par fort vent de travers

Rubrique : Manoeuvres du bateau (brèves)

__________________________________________________________________________________________________________________

Quitter un quai par fort vent de traversVersion imprimable de cet article Version imprimable

Publié Juin 2011, (màj Septembre 2011) par : Robert   

Copyright : Les articles sont la propriété de leurs auteurs et ne peuvent pas être reproduits en partie ou totalité sans leur accord
S'identifier pour s'abonner par mail


Voila une situation bien difficile : 20-25 noeuds de travers, coincé sur pendille entre deux rangées de bateau, avec le vent qui pousse au fond d’un cul de sac tout proche ! Si on rate son coup, soit on finit dans la pendille du bateau sous le vent, soit même au fond du cul de sac.

La manoeuvre décrite est intéressante dans toute situation par vent de travers.

La solution :

  • gréer une aussière au vent un peu plus loin sur le quai.
  • enlever l’aussière sous le vent qui ne sert à rien
  • safran au vent
  • moteur en poussée d’autant plus fort que le vent est fort
  • le bateau va progressivement orienter son nez au vent grâce au couple induit par l’unique aussière et le souffle sur le safran
  • quand il a mis le nez au vent on peut laisser tomber sa pendille à l’avant, le bateau tient seul au moteur
  • faire larguer l’aussière arrière.
  • le bateau va avancer en crabe à cause de l’effet conjugué du moteur et du vent et sort de sa place en crabe sans déraper vers le fond du bassin
  • on règle le safran au fur et à mesure pour l’amener dans l’axe du chenal pendant le mouvement en crabe.

Le tout doit être rapide pour rester manoeuvrant ! Et on fait le lâcher d’aussière dans la première brève accalmie, même si elle n’est que de 30 secondes.

  • Si on est seul (ou avec des passagers non aguerris) on utilise une vielle écoute fichue, et on la coupe à l’Opinel soi-même à l’arrière du bateau. J’ai eu l’occasion de tester la méthode Opinel .... à cette place (port de Porquerolles).
     
     
     
     
  • Suite à deux interventions dans le fil ci-dessous (Christian et Cézembre) j’ajoute le noeud de l’évadé (ou du brigand) qui permet de se libérer sans couper l’aussière et sans risquer les coques et blocages du classique aller-retour sur le taquet du quai : http://fr.scoutwiki.org/N%C5%93ud_d...
UP


Répondre à cet article
(pour répondre à un message en particulier, voir plus bas dans le fil)

25 Messages de forum

__________________________________________________________________________________________________________________

__________________________________________________________________________________________________________________

  • 30 août 2011 16:33, par Sylvain33 écrire     UP  image

    Bonjour
    D’abord j’apprécie beaucoup ce site où les infos sont toutes techniques et expérimentées.
    Mon problème c’est un départ par vent fort mais sur l’arrière
    je suis le nez face au ponton coincé entre un autre voilier et le catway. Quand le vent souffle fort sur l’arrière du bateau j’ai du mal à sortir de ma place car quand la proue passe le catway il me reste 1m environ avant de heurter les bateaux de l’autre travée et je ne peux tourner le bateau avant car le vent remet l’axe du bateau dans son lit. Je ne peux mettre une amarre côté catway car il faut que je parte de ce côté et de l’autre il y a le voilier. Il reste bien la solution de passer une amarre prise sur ma proue et sur l’autre travée. En attendant je pars quand c’est possible en marche arrière en m’aidant de l’effet de couple de l’hélice ou je reste à bricoler et casser la croute .:o) Si quelq’un a une autre idée moins compliquée ça simplifierait ma vie de pauvre voileux victime des caprices du vent ;-)
    Merci d’avance

    Répondre à ce message

    • Huuummmm ... est-il possible de rentrer dans la place en marche arrière ? Cela permettrait d’en sortir par fort vent de face.

      La situation semble vraiment difficile. Comment font les autres usagers ?

      Répondre à ce message

      • 30 août 2011 18:44, par yoruk écrire     UP     Ce message répond à ... Animateur

        Hummmmm j’adore, j’adore….
        Robert a raison, c’est toujours plus facile de rentrer en marche arrière, surtout en solo, car tu peux plus facilement, soit passer tes amarres à terre, soit sauter sur le quai pour passer tes amarres. Je parle là d’un bateau normal, dont le cockpit est à sa place, à l’arrière du navire…
        C’est bien plus facile, si tu cule en t’appuyant sur ton ancre (je parle de ceux qui ne l’aurai pas perdu par 107 m de fond !!!)
        Et pour repartir, il n’y a pas photo , tu t’appuies sur ton amarre arrière en direction de l’angle que tu veux prendre… C’est juste le bon tempo à mettre en œuvre…
        Serrer les fesses n’améliore que modestement la manœuvre…
        Michel.. juste pour détendre l’atmosphère

        Répondre à ce message

        • 30 août 2011 21:25, par yoruk écrire     UP     Ce message répond à ... Animateur

          Bonsoir
          Pour adoucir la précédente provocation. Juste un témoignage : c’est effectivement plus pratique de venir arrière au quai, mais… c’est plus facile avec un bateau qui manœuvre bien, et avec un propulseur d’étrave.
          Le propulseur d’étrave permettant de mettre le bateau dans l’axe, en reculant. Après c’est juste un savant dosage entre la vitesse et le contrôle du pas de l’hélice…, et le propulseur, on l’oublie
          Michel

          Répondre à ce message

      • effectivement je pourrais entrer en marche arrière mais l’espace entre les pontons fait que je vais chaque fois m’agacer suivant le vent juste pour le cas où il y aurait trop de vent pour partir. En plus j’aime pas avoir le cockpit côté ponton (atlantique). Quand je pars en marche arrière le soucis c’est je reste en crabe tout le long du ponton si j’accélère je vais heurter ceux d’en face et si je ralentis je me met en travers :-(
        Les autres et bien ils sont déjà plus courts( j’ai la chance d’être le plus long bien content d’avoir eu cette place à l’époque) en plus en face j’ai 2 batos moteur qui me laissent pas grand chose pour manoeuvrer. et changer de place c’est pas dans les prévisions de la capitainerie. ;-)

        Répondre à ce message

        • 1er septembre 2011 12:33, par Robert écrire     UP     Ce message répond à ...

          Sur certains bateau on peut jouer sur l’effet du souffle de l’hélice sur le safran si l’hélice est proche du safran. C’est le cas pour moi.

          Alors, on met en arrière toute jusqu’à ce que le bateau commence à bouger, puis immédiatement en avant toute avec le safran braqué durant quelques secondes. Le bateau a assez d’inertie pour pratiquement ne pas bouger, pas contre le souffle le fait tourner sur place. Avec le mien, j’arrive ainsi à faire demi-tour (180°) dans un espace à peine plus long que le bateau en 4 ou 5 « souffles » arrière-avant successifs.

          Répondre à ce message

  • 5 septembre 2011 17:36, par Christian écrire     UP  image

    Merci pour cette manoeuvre ; en solo avez vous essayé le noeud d’évadé plutot que l’opinel ? je l’utilise pour les départs sur garde avant.

    Répondre à ce message

  • 13 septembre 2011 20:17, par Christian écrire     UP  image

    Réflexion faite, quand j’utilise le noeud d’évadé pour libérer ma garde avant, j’ai moins d’une longueur de bateau en main et elle ne risque pas de venir dans l’hélice si je foire ; dans la manoeuvre présentée, quelle est la longueur approximative du bout condamné ? avec le noeud d’évadé on aura le double en main ; de plus placée à l’arrière il ne faut pas s’arrêter si on veut être sur de ne pas l’avoir das l’hélice... je vais tester ça.

    Répondre à ce message

  • 28 novembre 2011 00:01, par JM écrire     UP  image

    J’ai un petit doute sur le bien fondé du schéma : pour que cela fonctionne comme c’est décrit, il faut que l’aussière soit amarrée au bateau en avant de la jaumière, et non tout à l’arrière.

    Si elle est amarrée comme sur le schéma, l’effet obtenu sera l’inverse de celui souhaité.

    Répondre à ce message

    • JM, le doute est fondé, mais reste au niveau du doute, car mon dessin est bien sûr mal agencé entre la position du safran et du taquet de l’aussière :-)

      En pratique il y a deux effets :

      • la composante de la force de propulsion de l’hélice dans l’axe du bateau crée le bon couple de rotation parce que le point d’ancrage (aussière) du bateau est décalé latéralement ce qui est toujours vrai
      • la composante de la force de propulsion de l’hélice perpendiculaire à l’axe du bateau (due au safran braqué) crée le bon couple de rotation parce que le point d’ancrage (aussière) est l’avant du tube de jaumière ce qui n’est pas toujours vrai et justifie ton doute

      En pratique toujours, on le sens bien en braquant le safran, ou en ne le braquant pas selon que le taquet de l’aussière est devant le tube de jaumière ou juste au même niveau ou même derrière.

      Mais cela marche de toute façon, entre autre parce que la force de propulsion dans l’axe du bateau est bien plus importante que celle perpendiculaire à l’axe du bateau due au safran braqué. Ensuite c’est une question de dosage de position du safran qu’un barreur attentif percevra.

      Répondre à ce message

    • 28 novembre 2011 06:49, par yoruk écrire     UP     Ce message répond à ... Animateur

      Bonjour
      Ce qui importe pour la demo de Robert est que l’aussière soit frappée sur le quai, au vent du point de retenue à bord.
      La manœuvre est tout de même osée, et le voilier de dégageant ne sera en sécurité qu’après avoir dépassé, en restant dans l’axe, la pendille du bateau amarré au vent…
      Avec un équipage qualifié, et l’accastillage qui va bien, la meilleure solution est probablement de mettre l’annexe à l’eau, et au moteur, de s’en servir à l’avant et sous le vent, comme d’un pousseur.
      Sans vitesse, un propulseur d’étrave, sera de peu d’effet, l’idéal étant dans ce cadre d’avoir aussi un propulseur de poupe…

      On commence à en voir par ici en méditerranée orientale, avec de grands voiliers très modernes : sans mat :-O
      Cordialement
      Michel

      Répondre à ce message

      • Salut Yoruk,
        tu écris Sans vitesse, un propulseur d’étrave, sera de peu d’effet
        J’ai l’impression (je pratique depuis peu) que le propulseur d’étrave arrive - tant qu’il est suffisement puissant pour vaincre la composante latérale de prise au vent (fardage) - toujours à faire pivoter le bateau, même si ça ne pivote pas toujours autour du point souhaité (d’où les propulseurs aussi placés à l’arrière sur les ferries de la SNCM, impressionant d’éficacité entre les mains d’équipages compétents mais on s’éloigne du sujet).
        Je comprend mal « ta » nécessité de la vitesse pour un propulseur, ce qui n’exclue pas les effets de couple et de jet, amplifiés eux par l’absence de vitesse longitudinale, ou au moins plus nets en l’absence de vitesse

        Me gourre-je ?

        Yves.

        Répondre à ce message

        • Non, non tu ne gourge point.... :-))

          Cordialement Michel

          Les variables influant sur le comportement du bateau sont tellement nombreuses, que la solution de sécurité est d’avoir de la vitesse pour être manœuvrant AMHA (come disent les geeks).
          Sous la pression du flux du propulseur, l’avant du bateau pivote autour…. De l’axe du plan anti dérive… C’est-à-dire que bien souvent, faire pivoter l’étrave vers bâbord, revient à faire riper l’arrière vers tribord, ce qui n’est pas toujours souhaité.
          D’expérience (j’en suis équipé), le propulseur est parfait pour mettre le bateau sur axe… après c’est la vitesse qui compte. Dans le cas du plan de Robert, je suis pratiquement certain qu’un flux sur bâbord pour contrecarrer le vent venant de tribord, poussera l’arrière de son bateau en travers vers son voisin de gauche, plus du tout dans l’axe. Par contre, une fois débordé la pendille, du bateau de gauche, alors oui, on peut donner toute la puissance du propulseur d’étrave.
          Mais, là aussi, si les conditions sont extrêmes, ce sera bien mieux avec un équipier avec une annexe bien motorisée. Mais c’est une solution à laquelle on ne pense pas toujours…
          Un dernier point sur les techniques de manœuvre au port… Dès que je réfléchi… Les risques de partir bistroucouille (panique extrême jointe à un innommable bordel) sont au maximum
          Cordialement
          Michel

          Répondre à ce message

  • 28 novembre 2011 17:23, par aikibu écrire     UP  image

    Le principe de la manoeuvre est bien pensé, et peut depanner dans un cas aussi epineux que le vent de travers evoqué...
    Le noeud d’evadé est fort pratique en l’occurence ,mais pourquoi preconiser une aussiere qui ne flotte pas ????
    Il semblerait au contraire qu’un bout flottant permettrait de ramasser l’aussiere plus tranquillement sans trop risquer de la mettre dans l’helice.
    Enfin, comme dit yoruk ,si l’on a du monde à bord ,mettre l’annexe à l’eau pour aider au virement me parait une sage solution ,qui « ne mange pas de pain ».
    D’ailleurs je pense mettre cette solution en oeuvre pour accoster un quai en mardhe AR en me glissant entre deux bateaux ,car j’ai un boat fort peu manoeuvrant en AR,(pas d’helice trop fort) ce qui est l’apanage de beaucoup de vieux greements lourds (principe des cargos trainant le remorqueur en marche AR, ce dernier pouvant ainsi guider le nez du bateau comme pourrait le faire un propulseur d’etrave )
    J’avoue ne pas avoir encore essayé etant toujours en Atlantique....mais ça viendra..

    Répondre à ce message

  • 30 juillet 2013 01:28, par Nigel écrire     UP  image

    Salut,

    merci pour les conseils.

    est ce que le bateau, en se mettant en crabe ne va pas percuter avec la proue et poupe les bateaux amarrés à ses cotes ?

    Répondre à ce message

    • Bonjour,

      Bien sûr que le risque existe, c’est même cela qui rend la sortie sportive ! Mais le risque n’est pas tant de toucher les voisins (il suffit que 2 personnes veillent à déborder) , le risque est plutôt de se mettre dans la pendille d’un des voisins. On voit cela tous les jours de grand vent en Méditerranée ! Et avec un vent fort en ne s’en dépêtre (de la pendille) qu’avec l’aide d’un zodiac puissant ....

      Répondre à ce message

Répondre à cet article

UP

Copyright et informations légales