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Pratiques et Techniques de la Plaisance

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Accueil du site > Articles > Le confort à bord > Le froid à bord > Économies d’énergie du réfrigérateur

Rubrique : Le froid à bord

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Économies d’énergie du réfrigérateurVersion imprimable de cet article Version imprimable

Publié Juin 2011, (màj Juin 2011) par : tilikum   

Copyright : Les articles sont la propriété de leurs auteurs et ne peuvent pas être reproduits en partie ou totalité sans leur accord
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Sur un bateau de plaisance, avant de penser à toutes les possibilités de production d’énergie, toujours très onéreuses, il est très intéressant de se pencher sur les manières d’économiser cette énergie si précieuse.

Un des postes le plus gourmand en énergie, au mouillage, est celui de la réfrigération.

La consommation électrique d’un réfrigérateur et celle d’un conservateur sont influencées par les critères suivants :

  • l’isolation des compartiments,
  • le volume des compartiments,
  • la conception des compartiments,
  • la température souhaitée,
  • le nombre d’ouvertures quotidiennes de ces compartiments,
  • la température de l’air en cas de condenseurs à air,
  • la température de la mer, en cas de condenseurs refroidis à l’eau.
  • très important : l’état de l’évaporateur.

Isolation :

Produire du froid est facile, le garder est moins évident. Plus l’isolation est efficace, moins la consommation sera importante.

  • Attention aux ponts thermiques, les pires se trouvent au nivaux des accès. Si vous constatez de la condensation autour de la porte du frigo ou du conservateur, cela signifie une perte d’énergie. Ce fait est difficilement évitable pour le conservateur.
  • Le drain qui permet d’évacuer l’eau de condensation : Ce drain doit être gardé fermé, par une vanne, un bouchon, ou un siphon, sous peine d’augmenter la consommation d’un pourcentage considérable. Il y a une expérience amusante : si le drain est ouvert, mettez la main à la sortie du drain, et vous pourrez sentir l’air froid s’échapper de votre glacière, avec deux conséquences : l’évaporateur va se couvrir de givre, ce qui diminue le rendement, et la consommation va donc augmenter, c’est à dire le budget production d’énergie.

Volume du compartiment :

Petit volume = petite consommation, plus le volume est important, plus la consommation sera importante. (En écrivant cela, je me demande s’il est nécessaire de l’écrire … ) Va savoir !

Conception des compartiments :

Il y a deux options, le coffre avec ouverture sur le dessus, ou le compartiment classique avec une porte latérale.

Il est évident qu’une glacière avec ouverture sur le dessus est plus économe que la même équipée d’une porte latérale, avec un bémol : selon la « loi de Murphy » ce dont vous avez besoin … est toujours au fond !

Température :

Plus la température réglée est basse, plus la consommation sera importante. Pour un réfrigérateur, si l’on veut respecter la norme de sécurité, il n’y a pas trop de choix, la température devrait se trouver entre 4 et 6°C (39 et 43°F). Certains se contentent de 10 à 15°C (50 à 60°F), certes plus économe, mais de mon point de vue cela correspondrait à la température d’une enceinte climatisée, genre cave à vins !

Pour un conservateur, c’est un peu plus souple : -18°C (0°F) est la norme, -15°C (5°F) reste raisonnable pour une conservation de quelques semaines, -25°C (-13°F) permet de servir des crèmes glacées agréablement fermes … mais la consommation sera deux fois plus importante à –25°C qu’à –15°C.

Ouverture des portes :

On peut rester dix minutes devant le frigo à réfléchir à ce que l’on va prendre à l’intérieur, mais de préférence avec la porte fermée ! A chaque ouverture de la porte verticale, l’air frais sort du compartiment, et est remplacé par de l’air chaud et humide. Cette humidité va se retrouver sous forme de givre à la surface de l’évaporateur, ce qui l’isole de plus en plus.

Un réfrigérateur de 150 litres vide échangera 150 litres d’air. Le même archi plein échangera dix fois moins d’air. (Ne pas trop remplir, il faut que l’air puisse circuler).

Un ami frigoriste de St Martin, (Jocelyn) a eu un jour une idée lumineuse : il a demandé à des amis à bord de bateaux (avec enfants) de noter le nombre d’ouvertures quotidiennes. Il en a déduit une statistique intéressante : pour un couple avec un enfant, quarante ouvertures par jour, dont neuf sur dix pour se servir un verre d’eau fraîche !

Il a imaginé une parade efficace : prendre l’eau dans le réfrigérateur sans ouvrir celui-ci, à l’aide d’une petite pompe. Je trouve cette idée simplement géniale ! On peut utiliser une petite pompe manuelle du type de celles prévues pour les éviers, ou installer un siphon avec une petite vanne, si la forme du réfrigérateur le permet. Une pompe électrique de lave-glace pour automobile peut également faire l’affaire. Dans le réfrigérateur, une bouteille de cinq litres devrait tenir quelques heures …

Température de l’air :

La consommation électrique d’un groupe frigorifique refroidi à l’air sera fortement influencée par la température régnant dans le bateau. Si en plus le groupe est installé au fond d’un placard mal ventilé, et que l’isolation du compartiment est insuffisante, cela devient calamiteux.

Température de l’eau :

Un groupe frigorifique équipé d’un refroidissement à eau consomme, s’il est bien conçu, 50% moins d’énergie que celui refroidi à l’air. Les meilleurs résultats sont obtenus avec un condenseur à circulation. Cela suppose une prise d’eau de mer, une pompe, et un passe coque pour le rejet. Il existe des systèmes à « keelcooling », mais en eaux chaudes, ce n’est pas l’idéal pour deux raisons : les modèles commercialisés sont le plus souvent sous dimensionnés, et le cupronickel qui les compose, naturellement antisalissures en eaux froides, se couvre rapidement de coquillages en eaux chaudes. En Caraïbe, la température de l’eau est en moyenne entre 27 et 30°C (80 et 86°F). C’est très chaud, et seuls les systèmes bien conçus fonctionneront correctement. Il en existe qui fonctionnent plus mal que des modèles utilisant un condenseur refroidi à l’air sous dimensionné !

Etat de l’évaporateur :

L’ennemi, c’est le givre ! Au risque de paraître gâteux, je répète une fois de plus le principe de fonctionnement. On n’envoie pas du froid dans la glacière, on en extrait la chaleur. Dans un réfrigérateur réglé à 5°C (41°F), la surface d’un évaporateur normalement dimensionné par rapport au volume sera à environ –10°C (14°F). S’il est recouvert de givre, il est thermiquement isolé, et ne peut plus absorber la chaleur. La bonne façon d’économiser de l’énergie consiste à dégivrer tous les jours. La couche de givre sera mince, le dégivrage rapide, sans ouvrir le compartiment, la température des victuailles ne va pas varier.

_/)

UP


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2 Messages de forum

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  • 13 mai 2016 10:14, par Piou écrire     UP

    Une solution simple et pas chère : un thermos de 1,5 litres qui contient la bouteille fraiche qu’on vient de sortir du frigo. Pour quelques €uros on réduit drastiquement le nombre d’ouvertures.

    Répondre à ce message

    • 13 mai 2016 11:36, par yoruk écrire     UP     Ce message répond à ... Animateur

      Et un truc de campeur, pour boire frais

      Envelopper une bouteille d’un litre et demi dans une serviette épaisse et mouillée. Le tout exposé plein soleil.

      • en s’évaporant, la serviette, extrait des calories, donc produit des frigories qui refroidissent la bouteille
      • mouiller régulièrement la serviette pour que le process ne s’interrompe pas

      Autre truc économisant de l’énergie : inutile de faire chauffer de l’eau pour préparer un thé glaçé : ouvrir une bouteille d’eau minérale, intruire un ou deux scahets de thé, refermer et exposer au soleil. Quand la bouteille est bien colorée, retirer les sachets, reboucher, puis exposer plein soleil avec une serviette mouillée (voir le paragraphe précédent). Quand le thé est suffisemment refroidi, mettre la bouteille au frigo pour boire le thé glacé le lendemain...
      Michel

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