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Accueil du site > Articles > L’électricité à bord > Disjoncteur, relai, sectionneur : de l’antiquité à nos jours.

Rubrique : L’électricité à bord

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Disjoncteur, relai, sectionneur : de l’antiquité à nos jours.Version imprimable de cet article Version imprimable

Publié Septembre 2011, (màj Janvier 2013) par : cetecry   

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Le contexte : J’ai écrit ce texte suite à demande de mon formateur qui avait donné comme sujet le disjoncteur, sectionneur et relais thermique. Comme il avait trouvé mes explications techniques trop courtes je lui ai pondu ce qui suit :

Le disjoncteur :

Depuis l’antiquité, les hommes ont cherché à canaliser l’énergie électrique naturelle, sans y réussir. Bien avant qu’apparaissent les Phéniciens il y a 35 siècles environ, quelques rares civilisations, particulièrement abouties, avaient su mettre en place un système de captage de l’énergie, par des piquets en bois plantés dans le sol. Entourée de troncs d’arbres, la foudre permettait d’embraser le bûcher improvisé et de fabriquer de façon empirique du charbon de bois. Les vestiges laissés par ces peuplades, ont permis aux Sumériens d’étudier -mais sans résoudre l’énigme-, suite aux divers dégâts causés par la grande intensité développée.

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A l’origine de l’invention
Les Assyriens n’ayant pas mieux résolu le problème, les Grecs reprirent le flambeau. Mais ayant trop philosophé sans matérialiser, ils passèrent le relais aux Romains . Ceux-ci, ordonnés et méthodiques ainsi que très joueur commencèrent par donner une fête et supplicier quelques esclaves face à des gladiateurs qui devait les mettre à mort pour eux même survivre et être payé. Un des gladiateur complètement disjoncté criait à sa victime « dit junger  ». En latin comme chacun la sait junger veut dire joindre les deux bouts. Le mot est resté disjunger. [1]
 
Ensuite, les théoriciens se mirent à l’œuvre pour réaliser l’objet. Malheureusement, la décadence s’installa rapidement avec l’arrivée des femmes au pouvoir, comme dans toutes les civilisations précédentes et mêmes suivantes comme nous le démontre l’histoire, et rien ne fut concrétisé. [2]
 
 
 
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La théorie des théoriciens
Au moyen Age , quelques tentatives ont été observées, mais vite réduites à néant grâce aux efforts obstinés de quelques esprits très éclairés, soutenus par une organisation : l’inquisition . Il se murmure que les croisades n’ont eu pour but que la recherche du secret de fabrication du disjoncteur. La peste, le choléra, la variole et le rhume, rien n’arrêta la science dans sa quête de la domestication de l’énergie électrique.
 
La volonté de Louis XIV , dit le roi soleil, celle de Napoléon lui-même, enfin l’acharnement d’Erasme Jules TOUCHEMOLIN , obscur porte chandelier de l’empereur, fondateur de la confrérie des lampistes, n’y suffit pas. Vers l’année 1831, un physicien, Faraday posa les jalons d’un système d’appareil qui permet d’interrompre un flux d’énergie électrique. Cet objet fut appelé disjoncteur par égard pour l’inventeur qui avait du mal à joindre les deux bouts.
 
 
 
 
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L’iinvention au moyen âge
Ensuite, après de longues recherches, il a été amélioré et la famille s’est agrandie. Est venu au monde le disjoncteur différentiel, le disjoncteur magnéto-thermique, etc… tous avec différentes courbes (A,B,C,D,K,Z,MA ). Les différentes familles s’étant multipliées, leur nombre est assez conséquent. Ont particulièrement prospéré les familles HAGER, MERLIN-GERIN, LEGRAND . Elles sont parmi les plus connues et réputées pour leur efficacité. Il est à noter que le disjoncteur différentiel, comme son nom l’indique est différent et contrairement aux autres disjoncteurs classiques, détecte un défaut de phase ou une simple fuite de courant, ce qui le qualifie pour être élu parmi l’élite des disjoncteurs. Bon prince, il protège contre les courts-circuits, les surcharges et les courants de fuite. Ceci 24 heures sur 24, les jours ouvrables ainsi que les jours fériés et ce sans supplément, prime ou indemnité compensatrice, ce qui est remarquable de nos jours.
 
 
 
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Disjoncteur moderne campagnard
Par cousinage, il existe sous la forme élaborée de disjoncteur différentiel de 500 à 10 mA. Bientôt 5 et 1 mA -quand promotelec et consuel ne saura plus quoi inventer pour faire suer le monde-. Le modèle 30 mA est intéressant, car il est capable sans faillir, de surveiller les locaux humides et notamment les salles de bains, sans même être présent sur les lieux. Bien mieux, caché dans un placard il tressaute à la moindre différence de tension de son alimentation.
 
De nos jours, il est devenu indispensable et presque tout un chacun possède, sans le savoir, cet instrument. Certains, visiblement d’avant-garde, en portent en collier, en sautoir, en boucles d’oreilles. On les appelle des disjonctés . Il en existe d’autres, qui les ayant seulement touchés, disjonctent sans arrêt. J’invite, celles et ceux, qui comme moi, aspirent à connaître les bienfaits de la fée électricité, à se munir de ces gri-gri, sans lesquels rien de sérieux ne peut se faire dans ce bas monde…Et comme dit le dicton : avec un disjoncteur chez soi, tout est possible, même l’impossible.
 
 
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« Disjoncté » moderne

Le relais thermique :

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Relai exothermique moderne

Le relais thermique est une espèce rare, dont le biotope est essentiellement localisé dans un environnement métallique, appelé armoire . Sa distance de rayonnement à la recherche de nourriture est nulle. Il ne se déplace pratiquement jamais, sauf très exceptionnellement, du haut vers le bas. On dit qu’il tombe…Il développe des nervures cuivrées qui lui apportent l’énergie sans laquelle il ne peut vaquer à sa fonction principale qui est de contrôler et de régir le fonctionnement d’un appareil consommant de l’énergie électrique.

Sa patience est légendaire et il est capable de fermer un œil sur une consommation temporairement plus élevé que celle prescrite. Il est capable de surveiller en même temps, deux ou trois sources d’alimentation et d’analyser l’égalité des quantités de nourriture consommée. Ceci lui confère un statut supérieur et lui vaut une attention toute particulière de son tuteur, lequel lui voue une reconnaissance quasi affective.

Il arrive que par suite d’une trop grande charge de travail, il s’échauffe. Il délaisse alors momentanément ses fonctions pour prendre du repos. Très souvent il est lâchement dénoncé par un surveillant nommé le voyant . Le regard perçant de l’homme lui permet de déceler une anomalie sous sa petite jupe de plastique transparente et c’est avec des gestes doux et précis, qu’il manipule sa petite rondelle bleue, afin de lui redonner goût à la vie et de reprendre du service. Cette rondelle étant réglable, il est à noter que certains maniaques dont je tairais par pudeur le nom, y passe de longs moments, une petite calculette à la main, sous le fallacieux prétexte de régler au plus juste la dite rondelle.

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Sectionneur nautique

Le sectionneur :

Son nom est connu depuis l’antiquité . Le sectionneur fut consacré par les Romains , qui en firent un vocable utilisé pour scinder leurs troupes en de multiples groupes, appelés manipules et composés d’environ 150 à 200 légionnaires. Les manipules disparurent, mais le terme de sectionneur a été repris par certains scientifiques, vers les années 1850, qui après avoir compris les phénomènes électriques, ont été obligés de donner un nom aux différents appareils utilisés.

Le nom de sectionneur fut retenu, car il englobait la totalité de la fonction d’empêcher le passage du courant électrique, sans avoir la fonction noble et valorisante d’analyse et de décision de coupure sous tension dévolue au disjoncteur. Malgré de nombreuses tentatives et initiatives, toutes vouées à l’échec, jamais il ne put supplanter le disjoncteur qui par les connaissances et capacités acquises lors de multiples sessions de contrôle et du fait de ses nombreuses relations hautement placées, dites « appuis techniques », se permet de servir à deux fonctions essentielles, à savoir la fonction de surveillance magnétique ainsi que celle thermique.

C’est donc comme simple auxiliaire de coupure que le sectionneur et toute sa famille (sectionneur- général, sectionneur à pré-coupure, sectionneur simple etc.) coule des jours heureux, nourri continuellement d’un flux constant et régulé d’électrons actifs et est également, privilège rare, logé en tête dans une armoire électrique, bien à l’abri des courants d’air, des poussières et de l’humidité.


[1] NDLR : en dialecte alsacien « junger » veut dire affectueusement « gamin ». « dis junger » prononcé « dess younger » signifie affectueusement « quel gamin ». Dit par un gladiateur, c’était la marque du regret de l’achever

[2] NDLR : on n’oubliera pas l’apport décisif des théoriciens, malgré leur échec à ce moment là de l’histoire du disjoncteur

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