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Pratiques et Techniques de la Plaisance

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Accueil du site > Articles > Mouillages et ports > Turquie > Mer de Marmara côte N et Bosphore > Les routes du Bosphore

Rubrique : Mer de Marmara côte N et Bosphore

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Les routes du BosphoreVersion imprimable de cet article Version imprimable

Publié 24 novembre, (màj 24 novembre) par : yoruk   

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Turquie, le Bosphore

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Sommaire

Imray-Rod-Heikell / Turquie/Mer de Marmara/Atakoy

Guide imray en français
Guide Imray en anglais pour la Mer Noire
Guide Imray, en anglais, pour la Turquie et Chypre
Mises à jour Imray en anglais
Accès au Bosphore, AVURNAV et autres fantaisies

  • Tous les feux de la côte turque sont équipés de balises AtoN (transpondeurs AIS)
  • L’accès aux données NAVTEX par le web, comporte des risques, ceux de la qualité de la connexion 3G ou wifi… La sécurité est bien sûr d’y accéder par un récepteur NAVTEX dédié… mais vous serez limité à ce seul usage

Approche

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  • Télécharger les traces :
    7 Zip - 11.4 ko

  • Position pour la Mer de Marmara :
    • 40° 59.3887’ N 028° 58.7102’ E
  • Position pour la Mer Noire :
    • 41° 13.6852’ N 029° 07.9862’ E
  • Sans difficultés apparente, néanmoins, les courants, le trafic maritime intense, les dizaines de cargos au mouillage, en attente pour embouquer le Bosphore méritent une grande attention
  • La cartographie est juste au mètre près... nous sommes dans une des zones les plus fréquentées au monde, les éditeurs de cartes font attention !!!
  • On aura à couper des rails, un bon radar et une AIS performante en réception, sont recommandés, du moins pour l’approche. Une fois dans le Bosphore lui même, la multiplicité des traces les rendent rapidement illisibles.
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Stratégie de route


Courant

  • Il existe un important courant de surface du nord vers le sud. Ce courant est dû au niveau de la mer Noire, supérieur au niveau de la mer de Marmara. Il rendait difficile la navigation en direction de la mer Noire. Ces violents courants qui le parcourent et son étroitesse en certains endroits rendent la navigation particulièrement dangereuse. “Aujourd’hui, la navigation sous voile est interdite dans le Bosphore”
  • A l’opposé du courant de surface, on observe en profondeur, une pénétration des eaux d’origine méditerranéenne vers la Mer Noire. 3 théories à ce sujet : l’une soutient que ces eaux ne pénètrent que dans des cas exceptionnels. D’après une autre, la pénétration a lieu régulièrement pendant toute l’année, et une troisième se fonde sur des changements saisonniers importants, montrant que la période des plus hauts niveaux de la Mer Noire, de mars à juin, est défavorable à la pénétration des eaux d’origine méditerranéenne dans la Mer Noire.
    voir note [1]

  • Quoiqu’il en soit, c’est bien le courant de surface qui nous intéresse. D’une moyenne de 2 nœuds, la vitesse peut augmenter sensiblement à certains coudes, à Bebek où elle atteint 5 nœuds sur une courte distance. On y trouve un contre-courant, en tirant à terre vers la rive asiatique. Route connue depuis l’antiquité, décrite par Apollonios de Rhodes pour le voyage de Jason et reprise 30 siècles plus tard par Tim Severin dans sa tentative de refaire le voyage de Jason avec une galère à l’identique : le voyage de Jason, par Tim Severin
    La photo ci contre montre le courant à son plus fort, à la côte européenne, face à l’anse de Bebek. Aujourd’hui, avec nos voiliers bien otorisés, on peut forcer le passage, sinon, en virant à 90° on trouve le contre courant sur la côte asiatique

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    Circulation
  • Restrictions : les tankers et bateaux de plus de 200 m de long ont interdiction de naviguer de nuit et leur marche est alternée, vers la Mer de Marmara le matin, et vers la Mer Noire l’après midi. Traditionnellement les bateaux de plaisance suivent la côte européenne vers le Nord et la côte asiatique vers le sud. Voir : Cargos sur le Bosphore
  • Convention de Montreux : toujours en vigueur aujourd’hui, la Convention de Montreux a survécu aux événements qui ont marqué les relations internationales. Elle n’a pas été modifiée par la Convention de Montego Bay de 1982 qui ne s’applique pas aux détroits déjà réglementés par une convention internationale. La Turquie l’a néanmoins complétée à plusieurs reprises : en 1983 pour préciser les conditions de transit des navires à propulsion nucléaire , puis en 1994 et en 2002 pour fixer des règles de sécurité (vitesse, espacement, déclaration préalable, pilotage,..) à la suite de plusieurs accidents graves dans le Bosphore dont le trafic atteint des valeurs très importantes (51.400 navires en 2009). http://www.colsbleus.fr/articles/1463
  • Plus de 200 navires transitent (gratuitement) chaque jour sur le Bosphore ce qui représente environ 50.000 bateaux par an. Près de 6.000 d’entre eux sont des tankers transportant le pétrole de la mer Caspienne. Habituellement, lorsqu’un tanker chargé à plein transite sur le Bosphore , le trafic est bloqué dans le sens inverse. Mais, en raison du chantier Marmaray (construction du tunnel ferroviaire sous la mer), tous les bateaux de commerce doivent circuler dans un seul sens le matin (vers la mer Noire) et dans l’autre l’après-midi.
  • Chaque navire qui traverse le détroit pour la première fois peut se faire assister s’il le souhaite, par un pilote des autorités portuaires turques. En revanche pour tout accostage sur l’un des ports de la mer de Marmara, l’assistance du pilote est obligatoire : ce dernier dirige la manœuvre mais ne touche pas aux commandes. Voir article

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    La réglementation pour les voiliers
  • Interdiction formelle de naviguer sous voile
  • Vous n’avez pas à vous annoncer à la VHF. Néanmoins, la veille sur le 16 est recommandée
  • Le DST (dispositif de séparation des trafics) impose certaines règles, selon l’IMO, voir note : [2]
  • Le balisage latéral est organisé pour le sens Mer Noire vers Mer de Marmara. Vous aurez les vertes à l’Ouest et les rouges à l’Est. Voir note : [3]


Les règles de bon sens :

  • Vous ne serez prioritaire sur personne
  • Les usagers du Bosphore sont des professionnels avertis. Gardez votre cap et votre vitesse, ce sont eux qui vous éviteront. N’entamez aucune manœuvre brutale pouvant les surprendre
  • Anticipez largement vos manœuvres
  • Gérez les courants : vous trouverez moins de courant à la côte, sauf à la hauteur de Bebek, sur la côte européenne. Vous trouverez généralement entre 2 et 4 nœuds de courant… N’attendez pas de renverse… évidemment !!!
  • Ne coupez pas la route des cargos, restez sur une côte. Généralement on monte par la côte européenne et on redescend par la côte asiatique. Si vous avez à traverser, faites-le dans un endroit dégagé laissant de la visibilité. Il faut que votre manœuvre soit franche, en coupant la route à 90°.
  • Les cargos descendant, donnent de la puissance pour rester manœuvrant, leur vitesse sur le fond peut être très importante
  • Soyez attentifs aux manœuvres des petits ferries, à proximité des très nombreuses gares maritimes. Ils ressortent en marche arrière et sont peu manœuvrant, avec un courant traversier. Laissez leur de l’eau.
  • L’AIS est recommandé, mais difficilement décryptable dans certains endroits, la Corne d’Or en particulier, où trop d’AIS tue l’AIS. Voir à ce sujet la copie d’écran dans le chapitre circulation
  • Enfin procurez- vous le s moyens de prévisions météo et AVURNAV. Mieux que le Navtex, une connexion 4G vous donnera accès aux services hydrographiques turcs très performants, voir : http://www.plaisance-pratique.com/A...

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    Les Abris


    Surbooké, le Bosphore comporte peu d’abris, et pratiquement aucune possibilité de mouillage forain. De Sainte Sophie au sud, à Poyraz au nord, 18 milles et peu d’abris, sur un véritable fleuve séparant deux continents, parcouru par plus de 200 bateaux/jour, dont quelques un mesurent plus de 300 m... A la Corne d’Or, chaque jour, un million de stanbouliotes prennent un ferry chaque jour, pour changer de continent... Le décor est planté, entre Heybeliada (Iles des Princes) et Turkelifeneri (1er port accessible en Mer Noire) : juste quelques abris sommaires, de toutes façons inconfortables, 28 milles à parcourir en 8 heures contre le courant pour gagner la Mer Noire, et 5 heures dans l’autre sens en bénéficiant du courant.

  • En Mer de Marmara
    • Un seul mouillage forain : Heybeliada dans les îles du Prince
    • Deux marinas : Ataköy et Kalamis/Fenerbhace
  • Sur le Bosphore :
    • La Corne d’or, si vous pouvez passer sous le pont de Galata (# 3m de TA), et les quais de Karakoÿ, mais réservé aux hôtes officiels
    • Sous l’île de Galatsarai, arrière à terre, réservé à quelques « happy few locaux »
    • Dans l’anse de Bebek où quelques bouées sont mouillées
    • Dans l’anse d’Istinye et celle de Tarabya, où quelques pontons ont été récemment installés, mais, là aussi surbookés par les locaux
    • Dans l’anse de Büyükdere, en mouillage forain, très exposé
  • Au débouché de la Mer Noire
    • Poyraz, sur la côte asiatique, excellent mouillage forain, mais très fréquenté
    • Turkelifeneri, port de pêche actif, où les pêcheurs s’arrangeront pour vous trouver une place, mais vous êtes loin de tout
  • En Mer Noire
    • Vers l’Est : Sile, à 20 milles.

      Abris et mouillages en Mer de Marmara


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  • Heybeliada (Iles des Princes)
    • Approche : claire en respectant le balisage. Le petit port à l’Est est strictement réservé à l’académie de marine
    • Dangers : limités aux abords rocheux de l’île et aux trajectoires des ferries et taxis des mers, qu’il vaut mieux laisser prioritaires
    • Mouillage : sur ancre dans Cam Limani par 3 à 10 m de sable tenant bien. On mouille de préférence au NW de l’anse. Veiller à l’évitage, la petite baie est vite pleine.
    • Ambiance : cadre somptueux entre les pins (Cam = Pin en turc). Bruyant (voire très bruyant le WE) calme en semaine
    • Approvisionnement, entretien et réparation : approvisionnement limité au village, en suivant un chemin forestier plein de charme, à l’ombre des pins.
    • Communication : VHF 16 et 4G.
  • Lien utile : http://www.plaisance-pratique.com/I...
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Iles des Princes
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Heybeliada GE
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Heybeliada Navionics
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Cam Liman Koyu
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Cam Liman mouillage

  • Kalamiş et Fenerbahçe
    • Approche : claire en respectant le balisage. Le groupe Setur propose deux marinas attenantes : Kalamiş au nord et Fenerbahçe au sud.
    • Dangers : limités aux abords rocheux, si on respecte correctement le balisage clair. Le Meltem en été souffle ici de NE le matin à NW l’après midi. Les passes et les bassins sont bien protégés
    • Mouillage : sur pendille, avec une assistance sur l’eau et au quai
    • Ambiance : cadre opérationnel et pratique, mais sans charme, Fenerbahçe est plus orienté vers les activités de voile.
    • Approvisionnement, entretien et réparation : tout ce que l’on peut espérer d’une marina moderne. On peut joindre facilement la corne d’Or sur la côte européenne, après un court parcours à pieds vers l’embarcadère des ferries, à Kadıköy, juste à côté de la gare Haydarpaşa (2,5 km) en liaison continue avec l’autre rive du Bosphore.
    • Communication : Coordonnées 40°58’37.0 N 29°02’08.9 E
      • 4G.
      • VHF 72 “Setur Marina ’’
      • VHF 16
      • Téléphone +90 216 346 23 46
      • Courriel kalamis@seturmarinas.com
      • Web www.seturmarinas.com
    • Lien utile : http://www.plaisance-pratique.com/K...
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Kalamış & Fenerbahçe
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2 Setur Marina GE
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Kalamış Navionics
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Fenerbahçe Navionics
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Vue Kalamış & Fenerbahçe Marina

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  • Ataköy
    • Approche : claire en respectant le balisage, en particulier la limite de séparation de trafic du Bosphore. On trouve maintenant deux bassins
      • Le bassin ancien au NE : https://atakoymarina.com.tr/
      • Dans son ouest un nouveau port attenant en voie de finalisation : Ataköy Mega Yat Marina, filiale de la première
    • Dangers : limités aux abords rocheux, si on respecte correctement le balisage clair. Le Meltem en été souffle ici de NE le matin à NW l’après midi.
    • Mouillage : sur pendille, avec une assistance sur l’eau et au quai
    • Ambiance : cadre opérationnel et pratique, mais sans charme.
    • Approvisionnement, entretien et réparation : tout ce que l’on peut espérer d’une marina moderne. On peut joindre facilement le centre ville d’Istanbul, ou l’aéroport « Atatürk Havalimanı » tout proche : depuis la gare Ataköy 2-5-6., 34158 Bakırköy/Istanbul, Turquie
    • Communication : Coordonnées 40° 58.3617’ N 028° 52.7356’ E
    • lien utile : http://www.plaisance-pratique.com/M...
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Ataköy approche
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Ataköy + Mega Yat
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Source : MàJ Imray en anglais
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Ataköy « old style »
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Mega Yat Marina « new style »

Le Bosphore

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Trafic local à la Corne d'Or La congestion du Bosphore Bosphore antique
Le trafic transversal à la corne d’or La congestion du Bosphore Le Bosphore antique [4]
Préambule :
Malgré l’ouverture du tunnel Eurasia en 2016 et la création d’un troisième pont sur le Bosphore entre Garipçe et Poyraz, un million de Stambouliotes changent de continent chaque jour Les petits ferries restent l’outil le plus pratique, soit pour traverser, soit pour gagner une autre station sur la même rive, véritable tissus de transport métropolitain, voire au delà, desservant maintenant toute la Mer de Marmara, provoquant une congestion de circulation maritime impressionnante.

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  • Le triangle de la Corne d’Or (Eminönü - Haydarpaşa - Üsküdar)
    • Approche, tout dépend du sens de marche, mais, dans les deux cas on aura intérêt à rester en bordure extérieure du rail de séparation, face aux cargos, ce qui permet de mieux juger de leur comportement, sans les gêner si on reste bien en limite du rail.
      • En descendant on reste sur la rive asiatique, et on coupe le rail, qu’avec une bonne marge de sécurité, toujours derrière le cargo que l’on croise. Vous aurez l’avantage de bénéficier de la vitesse du courant.
      • En montant, vous aurez l’inconvénient de lutter contre le courant, alors que les cargos descendant verront leur vitesse augmentée De plus pour rester manœuvrant dans le flux poussant du courant, ils auront tendance à mettre de la puissance. C’est pourquoi vous avez intérêt à traverser le rail pour gagner la côte européenne bien en aval de la Corne d’Or. En fait l’idéal est de traverser à la hauteur de Ste Sophie, ce qui vous offrira la chance de bénéficier d’un spectacle grandiose. Autre intérêt non négligeable, sorti des encombrements du carrefour de la Corne d’Or, vous pourrez utiliser une lecture plus clair de l’AIS.
    • Dangers : sur la côte asiatique frangée de hauts fonds bien balisés, le courant ne pousse pas sur les cailloux. Par contre, la côte européenne, est délicate à gérer avec la dérive du courant, portant sur des hauts fonds, en particulier à la hauteur de Sainte Sophie.
      • la circulation intense dans et hors du rail. Dans ce dernier cas avec de multiples cas de figure, soit de ferries traversant, soit qu’ils fassent l’omnibus le long de l’une ou de l’autre côte. dans tous les cas, ils quitteront leurs appontements à pleine puissance pour se dégager du courant traversier.
      • Très vite, on se rend compte de l’intérêt d"adopter un cap et une vitesse régulière, que votre marche leur soit facilement interprétable, et... ce sont eux qui vous éviteront.ils savent faire et ils ont l’habitude. Penser à gérer nos priorités est un fantasme dangereux, ici..
      • Le Meltem en été souffle ici de NE le matin à NW l’après midi. Accéléré par le talweg que forme le Bosphore, sans lever une mer forte, ce peut être un danger supplémentaire
    • Les difficultés de gestion du courant. Déjà dans l’antiquité, Pline l’ancien et Polybe l’expliquent, voir note : [5]
    • Mouillage : aucune possibilité sur cette zone
    • Ambiance : évidemment grandiose, surtout, si quittant les îles des Princes, vous vous présentez pour un lever de soleil sur Ste Sophie et la Mosquée bleu
    • Approvisionnement, entretien et réparation : rien ici, vous ne pourrez pas accoster
    • Communication :
      • 4G, partout
      • VHF 16, restez impérativement en veille
    • lien utile : http://www.plaisance-pratique.com/A...
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Le triangle de tous les dangers
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A s’en faire dresser les cheveux sur la tête
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Rien que pour vous : Sainte Sophie et la Mosquée Bleu
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Ne cherchez pas à comprendre, il est prioritaire
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Finalement, laissez les faire... c’est mieux

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  • Entre les ponts (Pont des Martyrs et Pont Fatih Sultan Mehmet)
    • Approche : claire en respectant le dispositif de séparation du trafic. Les bateaux faiblement motorisés, peuvent être amenés à rechercher les contre courants en remontant à la hauteur de Bebek
    • Dangers :
      • A l’exception de l’anse de Bebek, les abords sont francs
      • Il se forme une barre due au courant au sud de l’anse de Bebek. Bien visible, elle ne pose pas de problème si l’on fait route au sud. En montant c’est à ce niveau qu’il faut traverser vers la côte asiatique, pour rechercher un contre courant (comme indiqué sur le plan joint, par la trace bleu)
      • L’anse de Bebek est encombrée d’un haut fond bien balisé et équipé de nombreuses bouées. On le contourne à terre en respectant le balisage latéral (vertes à l’ouest)
      • Veiller aux aux ferries, quittant les terminaux, en donnant toute leur puissance pour se dégager de la veine de courant traversier pour eux.
    • Mouillages, précaires et soumis au clapot.
      • Entre Kurucesme et l’île de Galatasaray, Istmarin prévoit un ponton en « T » pouvant accueillir des bateaux.
      • Sur les hauts fonds de Bebek, des bouées sur corps-mort, souvent occupés et soumises à un courant sévère
      • Sur la rive asiatique, dans l’embouchure d’une petite rivière, à la hauteur de Anadolu Hisari
    • Ambiance : de charme, les « yali » en particulier, sur les quai, mais aussi sur la côte asiatique où de somptueuses villas se nichent discrètement dans les collines.
    • Approvisionnement, entretien et réparation : rien ici, vous ne pourrez pas accoster
    • Communication :
      • 4G, partout
      • VHF 16, restez impérativement en veille
    • lien utile : http://www.plaisance-pratique.com/A...
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Trace 2011
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Vue Google Earth
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Bebek contre courant
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Ortaköy Pont des Martyrs
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Rumeli Hisari

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  • Entre les ponts (Pont Fatih Sultan Mehmet et Pont Yavuz Sultan Selim)
    • Approche : claire en respectant le dispositif de séparation du trafic.
      • Il faudra parer les hauts fonds de l’anse Beykoz Deniz Kuvvetleri Kışlası, zone militaire pour partie, en restant en limite du DST.
      • Au nord de l’anse Beykoz Deniz, on se trouvera sous l’influence directe des vents dominants en Mer Noire, et du Meltm en été, de NW le matin virant NE dans l’après midi.
    • Dangers :
      • Les hauts fonds de l’anse Beykoz Deniz
      • L’influence maritime du Meltem pouvant lever une mer très dure de secteur Nord.
      • Un seul abri, au Nord du nouveau pont Yavuz Sultan Selim : Poyraz où l’on pourra trouver un abri dans l’avant port, avec peu de chance d’espérer une place libre à quai.
    • Ports et marinas.
      • L’anse d’Istinye : bien protégée, plutôt axée sur l’accueil de voiliers, mais surbooké de bateaux locaux.
        • facilités : eau et électricité au quai, toilettes et douches
        • Diesel ) 0534 796 2358 ou 0530 555 7138)
        • VHF Ch73.
        • Istinye Istmarin tel 0212 277 2040
        • Email istinye.marina@ispark.com.tr
        • https://istmarin.ispark.istanbul/
      • L’anse de Tarabia ; plutôt axé sur l’accueil de bateaux à moteur. Eau et électricité au quai
    • Mouillages, précaires et soumis au clapot.
      • L’anse de Buyukdere : grande baie largement ouverte au NW, et soumise aux vents dominants. Beaucoup de profondeur et peu d’options de mouillage
      • l’anse Beykoz Deniz : à l’opposé de Buyukdere, parsemée de hauts fonds mais bien balisée, conséquence de la fréquenation des unités de la marine nationale turque, ce qui en limite l’usage.
      • Juste avant le nouveau pont Yavuz Sultan Selim : Rumeli Kavağı, sur la côte européenne, et Anatoli Kavağı, deux ports de pêche complètement surbookés et terminaux des circuits de visite du Bosphore. Très peu de chance d’y trouver une place, cependant, il est possible que l’hospitalité traditionnelle des marins de cette zone puisse réserver une bonne surprise. Mais il faudra compter, les week-end avec la concurrence de milliers de stambouliotes sur l’eau dont c’est le pré carré...
    • Les projets d’Istmarin :
      • à Bebek, Beykoz, Kuruçeşme, Paşabahçe, Kumkapı et Maltepe
    • Ambiance : on sort d’Istanbul, et le style change : plus calme, moins luxuriant et plus modeste aussi. On se rapproche e l’art de vivre des turcs de la Mer Noire et de leur sens de l’hospitalité hors du commun.
    • Approvisionnement, entretien et réparation : en quantité, mais... il faudra pouvoir accoster. On trouve de nombreux chantiers, en particulier sur la côte européenne. Faute de nomenclature à destination de la plaisance, selon les habitudes turques, on trouvera de quoi se dépanner, avec deux handicaps : il faut pouvoir débarquer et il faut trouver un moyen de communication. Quelques exemples relevés sur le web, mais il en existe forcément beaucoup d’autres. Se rappeler aussi qu’en Turquie, on se déplace aussi facilement grâce à leur réseau de taxi collectifs, les« dolmus ». Istanbul est proche.
    • Communication :
      • 4G, partout
      • VHF 16, restez impérativement en veille
    • lien utile : http://www.plaisance-pratique.com/A...
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F. Sultan Mehmet à Yavuz Sultan Selim
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F.Sultan Mehmet à Yavuz Sultan Selim
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Anse Isthinye pour Navionics
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Anse Tarabia pour Navionics
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Anse Buyukdere et anse Beykoz Deniz Kuvvetleri Kışlas
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Depuis Rumeli Kavağı : le débouché vers la Mer Noire
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Depuis Rumeli Kavağı : le Bosphore vers Istanbul

Bosphore : le débouché vers la Mer Noire

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  • Approche : le nouveau pont « Yavuz Sultan Selim » délimite le Bosphore et la Mer Noire. On se retrouve vite dans une ambiance maritime rugueuse et une côte exposée au vent dominant, en été, le Meltem peut souffler avec violence de secteur NE le matin virant SW dans l’après midi. Le 1er abri en mer Noire se trouve à Sila, port artificiel à 22 milles dans l’Est. Aucun abri avec les vents de Nord.
  • Dangers :
    • La circulation intense de cargos, ferries et tankers dont quelques un peuvent dépasser 300 m. Il faudra respecter scrupuleusement le DST, en restant à l’extérieur du rail, si l’on souhaite l’utiliser à contre sens, ce qui permet de voir venir ces monstres
    • Le clapot habituel en Mer Noire, court et escarpé posera des problèmes aux petites unités mal défendues.
    • L’encombrement des ports, surbookés de chalutiers et de petits bateaux de pêche avec qui il faudra négocier pour trouver une place.
    • La sur-fréquentation lors des weekends, des plaisanciers du Bosphore, pour qui c’est une destination traditionnelle.
  • Communication :
    • 4G, partout
    • Les instructions nautiques recommandent de faire un appel sur le canal 11, probablement au seul usage des cargos.
    • VHF 16, restez impérativement en veille
  • lien utile : http://www.plaisance-pratique.com/A...

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Mouillage sur la côte européenne : Garipçe
En toute proximité du pont « Yavuz Sultan Selim », malheureusement inabordable pour nos voiliers, mais, connu depuis l’antiquité, c’est la où Jason fit escale pour faire de l’eau, accueilli par le sage Phinéas, devin puni des dieux pour avoir révélé l’avenir à ses contemporains. la punition consistait en un harcèlement de harpies, démons ailés, mi femmes mi oiseaux, qui lui dévorait sa nourriture... Il s’en ouvrit à Jason qui mandata Zétès et Calaïs les fils ailés de Borée, qui avaient le pouvoir de voler, afin de pourchasser les Harpies. En reconnaissance, Phinéas révéla à Jason la façon de passer les Symplygades, ou Roches Cyanées.
Quand nous y sommes passés en 2009 et 2011, la source existait toujours...

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Garipçe CM93
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Garipçe GE
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Garipçe 2009 approche
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Garipçe 2009 détail
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Garipçe 2011 détail

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Port sur la côte européenne : Turkelifeneri ou Rumelifeneri

  • Approche : claire si on respecte le DST
  • Dangers : la circulation intense sur le rail, mais une fois sorti de ce rail, l’accès au port est clair
  • Accostage : bien que le port soit surbooké de chalutiers et de petits bateaux de pêche locaux, on pourra trouver à se mettre à couple, les locaux sont très accueillants.
  • Ambiance étonnante de ce port artificiel très actif, situé entre le phare construit par les français lors de guerre de Crimée et les « Roket tasi » les Symplygades ou Roches Cyanées mythiques décrites par Apollonios de Rhodes pour le voyage de Jason :

Quand vous me quitterez, leur dit Phinéas, la première chose que vous verrez sera les Roches Cyanées. Autant que je sache, personne n’est jamais passé entre elles. Elles se heurtent fréquemment et font jaillir de l’eau, retombant sur les flancs rocheux du détroit en un rugissement assourdissant. Ne vous précipitez pas, avec l’imprudence de la jeunesse, faites d’abord une expérience : depuis l’Argo, envoyez une colombe explorer le chemin. Si elle réussi à voler entre les rochers et à sortir vers la mer, n’hésitez pas à suivre sa trace, mais tenez ferme vos avirons, et fendez l’eau du détroit. Le stratagème de la colombe fonctionna merveilleusement. les Roches Cyanées étaient deux grosses masses de pierre se heurtant avec un bruit effrayant. Chaque fois qu’un bateau tentait de passer entre elles, elles se refermaient pour pulvériser l’imprudent... Sous les yeux des argonautes, les Roches qui venaient de se refermer, commençaient à se ré-ouvrir. Euphème, le coureur, lâcha la colombe, qui vola bas sur l’eau droit entre les rochers, qui se heurtèrent à nouveau, mais trop tard, la colombe avait franchi le passage, les Roches n’avaient réussi qu’à pincer que quelques plumes de sa queue. Pour Jason et ses hommes, ce fut le signal propice. dès que les Roches Cyanées s’écartèrent, les rameurs redoublèrent d’efforts, et s’engagèrent dans la brèche. Pendant un instant de terreur, le bateau resta immobilisé, pris dans les turbulences. Il semblait certain que les Roches l’écraseraient... Mais... à ce moment la déesse Athéna intervint : d’un main elle retint les roches, et de l’autre, elle poussa gentiment Argo vers l’eau libre....
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Origine : C-map Embark
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Origine : Navionics (copie scan)
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La phare (Rumeli feneri) le port et les Roches Cyanées
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Les Symplygades ou Roches Cyanées
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Sous la bôme de Laorana Turkeli Feneri

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Port sur la côte asiatique : Poyraz

  • Approche : claire si on respecte le DST
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    Objets C-map
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Mouillage forain 07/2011
  • Dangers : la circulation intense sur le rail, mais une fois sorti de ce rail, l’accès au port est clair, en restant au milieu de la passe, sans serrer les hauts fonds situés au sud et à l’Est du port. Il suffit de rester à l’extérieur de la ligne de sonde des 5 mètres.
  • Accostage clair à l’intérieur de la jetée extérieure, sur la partie NE du petit môle.
  • Le ponton en « T » orienté NE/SW est toujours surbooké de petits bateaux de pêche locaux.
  • Bémol pour le mouillage forain : les cartes Navionics, comme le C-map Embark, annoncent une restriction à l’autorisation de mouillage (Entrée interdite pour Navionics et info de navigation importante pour Embark) voir la note [6]. Outre ma photo datant de juillet 2011, plusieurs témoignages récents
  • Intérêt du mouillage forain à Poyraz. Poyraz offre un abri sécurisé tout temps (sauf pour le SW, mais dans ce cas, à 2 milles, Büyükdere offre une bonne protection). Dans une région où les places à quai sont rares et très recherchée, un mouillage forain facile à prendre offre beaucoup d’intérêt avant d’embouquer la Mer Noire, avec son clapot ravageur, voire des tempêtes redoutables. Le premier abri vers l’Est se situera à Sile et 22 milles d’une côte sans aucun abri.
    • Mouiller à Poyraz : en été on n’aura, généralement, juste à prévoir qu’une rotation des vents de NW, le matin à NE, l’après midi. Généralement, le Meltem tombe la nuit. L’évitage en sera très simplifié.
    • A l’automne et au printemps ce peut être plus délicat, mais aussi moins fréquenté, ce qui favorisera le recherche d’un bon emplacement.
  • Zone de mouillage : on peut s’avancer dans l’avant port en veillant à ne pas ancrer sur les lignes de mouillage des bateaux arrière au quai de la jetée ou du petit môle qui s’y raccorde.
    • Tenue : très bonne mais il faudra percer une couche d’herbe particulière ici. Fragile, elle s’accrochera à votre chaîne quand vous remonterez. Il faudra la nettoyer mètre par mètre. On trouve moins d’herbes, voire des zone de sable ou de vase à l’extérieur de la ligne des 5 mètres
    • Fréquentation : les weekends, outre les bateaux de passage depuis, ou vers la Mer Noire, pratiquement seul mouillage forain du Bosphore, Poyraz est la destination préférentielle des plaisanciers stanbouliotes, et aussi de bateaux de promenade locaux. Dans une ambiance très festive, vous vous retrouverez vite « serré ». Mais çà se calme le soir
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Calme en semaine
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Le port en semaine
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Aubade le WE
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WE : les filles font la fête
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Gümüs Suyu = Jus d’argent
  • Communication :
    • 4G, partout
    • Les instructions nautiques recommandent de faire un appel sur le canal 11, probablement au seul usage des cargos.
    • VHF 16, restez impérativement en veille
  • lien utile : http://www.plaisance-pratique.com/A...
  • Développement
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Le nouveau quai sud
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Le nouveau pont (remerciements : Engin Eselioğlu)

Clearance

  • Uniquement à Karakoy, qui ne pourra pas vous accueillir... Tenter de trouver de l’aide avec la direction d’une marina... mais rien n’est moins sûr...
  • Donc prévoir avant si on vient des Dardanelles (Canakkale ou Ayvalik), soit brûler l’étape d’Istanbul, et filer vers Canakkale, si on vient de la Mer Noire occidentale... puis revenir savourer Istanbul

Culture et histoire

Pour Wikipedia français :
Le Bosphore (en turc : İstanbul Boğazı ou simplement Boğaziçi, en français : le détroit d’Istanbul) est le détroit qui relie la mer Noire à la mer de Marmara et marque, avec les Dardanelles, la limite méridionale entre les continents asiatique et européen. Il est long de 32 kilomètres pour une largeur de 698 à 3 000 mètres. Il sépare les deux parties anatolienne (Asie) et rouméliote (Europe) de la province d’Istanbul.
C’est un peu court pour un quasi fleuve séparant deux continents que traverse chaque jours plusieurs millions d’habitants…

C’est un peu mieux dans sa version anglaise :

Mais, le top est de s’y rendre avec son bateau… Pour faire court, Jason l’avait fait avant nous, c’était juste il y a 3 millénaires… Comme on ne peut pas récapituler tout çà en quelques lignes fatalement réductrices… quelques photos prises de 2003 à 2011… avec notre bateau…

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Le Bosphore et ses rives, vues depuis la mer

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Le Bosphore sur l’eau, vu depuis ses rives

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La Corne d’or… images succinctes

Michel, Laorana, janvier 2003/2019


[1] Sources :

  1. https://www.persee.fr/doc/bagf_0004... pages 47 et 48
  2. https://archimer.ifremer.fr/doc/001...
  3. http://www.archeo.ens.fr/spip.php?a...
    Le courant du Bosphore, machine infernale
    Il faut considérer la Mer de Marmara et la Mer Noir comme deux vases communicants, la profondeur du Bosphore permettant l’échange une double circulation superposée.
    Les courants de surface d’une fable salinité : 18/1000 gr et les courants profonds de 20 à 22/1000 gr dans le fond du Bosphore. Mais en Mer de Marmara elle est 37/1000 gr à 30 m de profondeur et atteint 38/1000 gr à 50 m. Avec une particularité pour les températures : si en surface on observe peut de différence entre les surfaces de la Mer Noire et la Mer de Marmara, en profondeur à 50 m, où l’on relève une température de 16°c en Mer de Marmara contre 9°c en Mer Noire.
    Selon les travaux océanographiques de l’amiral Makharrof le simple fait de leur différence de densité provoque une différence de hauteur d’eau de 43 cm, entre la Mer Noire, plus haute, et la Mer de Marmara, provoquant un courant d’eaux légères de surface depuis la Mer Noire, vers la Mer de Marmara. Et, par compensation, comme pour des vases communicants, un courant d’eaux salées profondes depuis la Mer de Marmara vers la Mer Noire, la quantité d’eau sortant de la Mer Noire, en surface étant le double de celle qui y entre en profondeur. Il y a donc bien une écoulement des eaux de la Mer Noire vers la Méditerranée.
    Que deviennent les eaux très salées amenées en Mer Noire par le courant profond du Bosphore ? Elles se mélangent en Mer noire, fortement alimentée en eaux fluviales, pour provoquer une salinité moyenne de 20 à 22/1000 gr.
    Dans l’expérience des vases communicants, l’équilibre se produit rapidement. Pour entretenir le courant, il faut l’intervention d’une cause permanente. Cette cause en Mer Noire est provoquée par le déversement d’eaux douces, de grand fleuves : Danube, Don, Dniepr. On estime cet apport entre 228 et 350 milliards de m3 (les années pluvieuses). A quoi il faut rajouter les précipitations atmosphériques du bassin (1m/an). On a calculé qui si la Mer Noire était complètement fermée, le seul Danube ferait monter son niveau de 30 cm/an.
    Ces énormes quantités d’eau, compensant largement l’évaporation, entretiennent de façon permanente le courant du Bosphore.
    Ce courant de base n’est pas constant, mais peut être influencé en été par le Meltem, soufflant régulièrement depuis le NE/NW et générant une surcote du niveau d’eau en chassant la houle vers l’entrée nord du Bosphore, seule issue possible. Par la même occasion, le Meltem chasse au sud du Bosphore, en Mer de Marmara la mer vers le sud, fait baisser mécaniquement son niveau et… par Upwelling fait, accessoirement remonter des profondeurs les eaux froides et de plus forte densité.
    On peut aussi penser qu’en été, toujours par Meltem établi, les hautes pressions d’établissent en Mer Egée et en Mer de Marmara, la Mer Noire restant sous l’influence des basses pressions, voire de petits centres dépressionnaires. Si 1 hPa = 1 cm de niveau d’eau, le delta entre la Mer Noire et la Mer de Marmara peut couramment atteindre une quinzaine de cm.

[2] règles annoncées dans les objets, et précisées sur les informations éditées par les ENC’s (S57 et S63)

    • Traffic Separation Scheme Lane part (TSSLPT)
    • Objet : INFORM Traffic Separation Scheme And Navigation Through the Strait of Istanbul
      • A) All vessels passing through the Strait of Istanbul shall navigate within the established Traffic Separation Schemes in compliance with the Rule-10 of the International Regulations for Preventing Collisions at Sea.
      • B) For detailed information refer to Turkish Straits Navigation Guide.
      • C) All vessels navigating at the approaches and through the Strait of Istanbul shall contact to the Vessel Traffic Services Center via VHF channels given below. Working
        • Sector Tuerkeli Channel 11
        • Sector Kandilli Channel 12
        • Sector Kadiköy Channel 13
        • Sector Marmara Channel 14
        • Pilot Channel 71
      • D) Foreign warships passing Through Turkish Straits are subject to the Montreux Convention dated 20 July 1936.
    • Cet avertissement s’adresse probablement aux cargos et tankers utilisant le détroit, ne doit pas concerner les petis ferries caboteurs et les plaisanciers à voile ou à moteur

[3] Définition du sens conventionnel de balisage, qui doit être indiqué dans les documents nautiques appropriés :

  • Soit le sens général que suit le navire venant de la haute mer lorsqu’il s’approche d’un port, d’une rivière, d’un estuaire ou d’une autre voie d’eau.
  • Soit, dans les conditions qui le justifient, le sens défini par les autorités compétentes. Ex : Preveza port au milieu d’un canal. Voir ce lien
    http://reglementation-polmer.chez-a...

[4] (E. Oberhummer, « Bosporus 1 », RE 5, 1897, col. 741-757, d’après Denys de Byzance et Pierre Gilles) À partir de l’adresse http://www.archeo.ens.fr/spip.php?a...

[5] Polybe explique également (IV, 44) :
« Atteindre Chalcédoine par mer est une entreprise ardue, tandis que le courant vous porte, bon gré mal gré, vers Byzance. En voici une preuve : lorsque, venant de Chalcédoine, on se dirige vers Byzance, il est impossible de naviguer en droite ligne à cause du courant qui traverse le détroit. Il faut d’abord longer la côte jusqu’à Bous et à l’endroit appelé Chrysopolis. À partir de là seulement, on se laisse aller dans le sens du courant, et l’on est entraîné irrésistiblement vers Byzance. »
Aujourd’hui, le quartier d’Istanbul ayant pour nom Kadıköy occupe l’emplacement de Chalcédoine, Bous c’est Üsküdar et l’accostage sur Byzance se situait à l’actuel Imenönü
Source :

[6] Les CM 93 2014 indiquent pour leur Objet « RESARE » l’attribut « CATREA 17 » signification : l’objet RESARE = « restricted area » et son attribut CATREA = category area et 17 = une zone dans laquelle la vitesse d’un navire doit être réduite afin de réduire la taille du sillage qu’il produit. voir http://www.teledynecaris.com/S-57/a...

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