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Accueil du site > Articles > Cartographie > Images satellites Compléments à la Cartographie

Rubrique : Cartographie

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Images satellites Compléments à la CartographieVersion imprimable de cet article Version imprimable

Publié 25 mai, (màj 25 mai) par : lysigee  image   

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Mots-clés secondaires: sécurité , cartographie , logiciels

Images satellites Compléments à la Cartographie


Aujourd’hui, les cartographies numériques sont de plus en plus nombreuses. Mais quelque soient leurs qualités intrinsèques, elles ont quasi toutes un même défaut, d’abord leur mise à jour plus ou moins régulières, et l’affichage du relief et des caractéristiques des côtes.
Un trait de côte ne nous donne pas suffisamment d’informations sur la nature d’un mouillage ou sur les infrastructures d’un port.
Les vents locaux dépendent fortement du relief de la côte :
  • passer un cap comme le cap Tainaros (Matapan) haut de 100m au bout d’une presqu’île montagneuse de 300m n’est pas la même chose que passer le cap d’Agde (mais je ne sous-estime pas les difficultés de la météo dans cette région)
  • mouiller sous une falaise au débouché de deux vallons, ce n’est pas la même chose que mouiller devant une grande plage.

Les cartes nautiques nous donnent peu d’informations sur ces éléments.
Mais les images satellites peuvent nous y aider, soit seules, soit intégrés et géolocalisés dans un logiciel de navigation

Les outils en présence

Google Earth

Google Earth est un logiciel développé par la société Google, permettant une visualisation de la Terre avec un assemblage de photographies aériennes ou satellitaires. Utilisé seul il permet de visualiser un lieu, en le recherchant soit par son nom, soit par ses coordonnées géographiques. Je ne rentrerais pas dans toutes ses fonctionnalités.

Mais il faut faire attention à la date de production de l’image qui n’est peut-être pas la plus récente. Google Earth privilégie, et on peut comprendre, la clarté de l’image. Pour nous, nous préférerions la dernière image pour avoir les dernières modifications.

  • Un exemple, le port de Kourissia sur Kea. L’image la plus claire date de 2005, mais il existe une image de 2011 moins lisible incluant un allongement de la jetée.

Bing Satellite

Bing Satellite fournit aussi des images satellites. Il est comparable à Google Earth, avec sans doute moins de fonctionnalités annexes (par exemple importation ou exportation de fichiers kml) . Son utilisation seule n’a pas d’intérêt particulier par rapport à Google Earth.
Son intérêt est son intégration plus poussée dans certains logiciels de navigation, nous verrons plus loin.

Google Maps

Tout le monde connait Google Maps pour se diriger sur la terre ferme. Mais Maps peut aussi avoir une utilité dans nos périples. Non pas pour naviguer, mais comme Google Earth, pour voir les infrastructures à terre et de visualiser des commerces, des restaurants, des routes, et même des chemins pour se balader à terre.
En reprenant l’exemple de Lindos, on peut voir des restaurants, l’arrêt des bus, et deux sites remarquables, l’Acropole, mais aussi au nord le tombeau de Cléobule, l’un des 7 sages de la Grèce antique.
Ces informations peuvent nous aider à choisir un mouillage entre deux possibilités : savoir qu’il y a une boulangerie (ou un pub à bière selon les besoins) pas trop loin d’un mouillage peut être un critère de choix.

Comment utiliser les images satellites

On peut utiliser ces outils de plusieurs façons :

  • seul, sans être intégré à un logiciel de navigation,
  • intégré à un logiciel comme une carte particulière,
  • intégré à un logiciel en tant que calque, en visualisant sur la même image les deux types d’infos

Utilisation “seule” non intégrée

C’est l’utilisation courante, la plus connue, même en dehors de la navigation. L’inconvénient c’est qu’il faut être connecté à Internet. L’avantage c’est qu’elle ne nécessite pas de manipulation complexe.
L’utilisation est alors restreinte à la visualisation, et il n’y pas de lien avec la navigation, la position du bateau, et il faut jongler avec les deux outils pour naviguer avec sécurité.
Dans cet exemple de Lindos, magnifique lieu sur l’île de Rhôdes, la question est « doit on mouiller dans l’anse Est ou dans l’anse Nord ». La cartographie Navionics ne nous donne pas vraiment d’infos. Et même si la plupart des guides vont indiquer l’anse Est, (car c’est vrai l’anse Nord est plus sujette aux rafales qui descendent des falaises et le fond est de sable mou et de roches), l’image va permettre de décider s’il faut mouiller près de la plage pour voir les belles naïades, ou au nord pour être au calme. L’alignement des parasols m’a fait choisir le mouillage nord
ndlr : dans certains cas, la qualité des images permet de rechercher des emplacements de fonds de sable

JPEG - 258.3 ko
l’éventualité de la proximité de la plage
JPEG - 157.4 ko
Le choix de la tranquillité

Superposition d’une image à la place d’une carte (ou d’une partie de carte)

mode opératoire

Le principe est de géoréférencer une image satellite et de la transformer dans un format de carte lisible par votre logiciel.
Dans ce cas, l’image satellite prend la place de la carte initiale. On a plus de détail sur la côte, mais on perd un élément crucial : les sondes, la nature du fond, les obstructions. Un autre inconvénient est que l’image georéférencé est celle faite à la date de création de la carte, et donc que les modifications faites depuis cette date ne sont pas visibles.
En revanche, sur le même écran on peut voir le détail de la côte et la progression du bateau
Cette utilisation présente un intérêt primordial quand les cartes de la région sont imprécises, voire inexistantes.

JPEG - 31.3 ko
Cartographie brute
JPEG - 122.9 ko
carto brute plus calque GE

Exemple : je n’ai pas la carte de l’entrée du golfe du Morbihan. Avec l’image Google Earth ça fait une différence !

Nous ne décrivons ici que ceux que nous connaissons et maîtrisons. Sans doute d’autres logiciels de navigation possèdent cette fonctionnalité. Toute contribution sur d’autres outils serait appréciée et intégrée.


Scannav
Scannav présente l’intérêt d’avoir un atelier de cartographie, qui permet à partir d’une image, soit carte papier scannée, soit, dans le cas qui nous intéresse, d’images satellites Google Earth. Le mode opératoire complet est disponible dans l’aide de Scannav. Très rapidement :

  • Sélection dans Scannav de la zone à “cartographier”
  • lancement automatique de Googel Earth
  • géo-référencement de l’image dans l’atelier de Scannav
  • chargement de la carte

Les cartes obtenues sons sous le format Snmap, lisibles aussi sous Adrena. Un des avantages de Scannav est quand même de conserver l’affichage des objets de navigation, traces, waypoints, etc

Exemple du mouillage de Kalotaritissa sur Amorgos

OpenCPN

  • Création de carte par GE2KAP
    Solution cartographique proposé par le canadien Paul Higgins, permettant de fusionner des cartes CM93 approximatives avec une image Google earth précises, de façon à utiliser un trait de côte exact. Ces cartes étaient éditées au format KAP. Pratiques dans les régions exotiques sans cartographie fiable, leur fabrication nécessite une parfaite synchronisation entre la reconnaissance de la zone à cartographier, et l’exécution en « batch » (automatisation en exécution séquentielle des commandes Google).Il suffisait que Google change l’ordre de ses commandes, ou intervertisse un menu, pour provoquer l’échec de l’opération. Il existe aujourd’hui d’autres solutions de copies, à partir d’un site russe, mais nous estimons que face à l’abaissement du coût des cartes officielles, le jeu n’en vaut pas la chandelle.
  • Options disponibles
    Ces cartes réalisées entre 2012 et 2016 sont toujours offertes sur PTP. On peut y accéder soit en ouvrant le lien de la géolocalisation dans la page d’accueil de PTP, de répondre OK à l’invite Google, puis de cliquer sur une des icônes en forme de globe terrestre pou télécharger une carte ou un lot, à la demande.
    On peut aussi y avoir accès par ce lien http://www.plaisance-pratique.com/-...
    Il faudra les décompresser. Ces cartes ne sont pas des outils réglementaires, et vous ne devez pas vous servir en navigation. Ces cartes sont lisibles par tous les logiciels lisant des formats .kap, en particulier OpenCpn et Scannav
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Passes de Uçagiz (Turquie) carto CM93 v2 98
JPEG - 331.6 ko
Passes de Uçagiz (Turquie) carto CM93 + GE2KAP

Wheather4D
Weather4D Routage & Navigation ne superpose pas le planisphère BING sur la carte marine, mais il peut l’afficher à la même échelle dans deux écrans contigus.
Merci à Francis Fustier pour l’information et les images

Intégration par calques

Cette technique n’est possible que si le logiciel de navigation l’a développé.
Nous ne parlerons que de deux outils que nous utilisons et maîtrisons, Navionics et Scannav

Navionics
Navionics Boating HD mers et lacs permet une superposition satellite avec la fonctionnalité Sonachart Shadin (comme à son habitude Navionics ne cite pas l’origine de ses images satellites). On peut l’activer par le choix Menu/Carte
On peut aussi choisir une image satellite Bing

JPEG - 208 ko
Navionics superposition Sonachart Shading
JPEG - 256.6 ko
Navionics superposition Bing

Scannav
Scannav gère aussi des calques WEB, de 3 types : Bing Satellite, Open street Map et ArcGis.
L’activation de ces calques est immédiate. Elle n’est pas limitée à un zone de téléchargement ou à un type de cartes, mais valable pour toutes les cartes des différents formats chargées dans Scannav. Cela peut-être particulièrement utile pour des cartographies un peu anciennes et peu précises comme celles de type Maptech.
On peut choisir la qualité, et la transparence.
Un aure avantage, c’est qu’une fois l’image satellite téléchargée automatiquement en ligne, De plus ces calques sont accessibles en ligne quand on est connecté à Internet, Scannav va garder l’image et on pourra y avoir accès hors ligne pour tous les calques qu’on a pu visualiser.

Conclusion

D’autres logiciels comme Time Zero ou Navionics Platinum +, montrent parfois le relief d’une côte en 3D. Mais la couverture de ces cartographies 3D n’est pas exhaustive et l’objectif, à mon sens faciliter la reconnaissance d’un point avec la vision qu’on peut en avoir du pont, est différent.
Bien évidemment, ces images satellites ne peuvent et ne doivent pas servir à la navigation proprement dite, et ne doivent être qu’un complément à l’outil principal d’un marin : ses yeux.

UP


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8 Messages de forum

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  • 25 mai 15:26, par yoruk écrire     UP Animateur

    Merci Robert, et... bravo

    Un dernier rappel, concernant le curseur d’image d’archive. Il n’indique pas nécessairement la date de prise de la photo satellite. C’est un index qui ira rechercher la photo dont la date est la plus proche. La véritable date s’affiche dans la barre des données géodésiques en bas à droite de l’écran Google earth

    Répondre à ce message

  • 25 mai 21:18, par yoruk écrire     UP Animateur

    Trace à décompresser pour la démo qu commentaire suivant

    Répondre à ce message

    • Démo d’enfer
      Pour tester une trace dans une zone pourrie (ici, entre O. Ammou et Avlaki en OthonoÏ)

      • Récupérez une trace à tester au format KML, lisible par Google Earth (la trace est jointe au commentaire précédant, il faudra la décompresser)
      • Double cliquez sur passes_avlaki.kml
      • Google earth (si vous l’avez déjà) se charge tout seul
      • Et charge automatiquement la trace

      Après, vous vous faites votre avis sur la fiabilité de la trace (vous pouvez changer sa couleur par l’option des propriétés)

      JPEG

      Répondre à ce message

    • Et dans le fichier à décompresser on trouve un fichier .GPX
      Le format GPX est une format d’échange quasiment standard avec la plupart d’autres applications ou appareils GPS, en import ou en export.
      En particulier c’est ce format que j’utilise pour échanger waypoints, routes et traces entre Scannav et OpenCpn, et routes entre Scannav et Saigrib. pour préparer ma tablette android avant chaque navigation importante, comme secours en cas de problème PC
      La trace de Yoruk dans Scannav. avec indication de cap fond et vitesse.
      Robert _

      JPEG

      Répondre à ce message

      • La trace de Yoruk dans Scannav

        Quand il faut manger son chapeau, le breton ne barguigne point... Effectivement je rame ici en comparaison de l’option Scannav montrée par Robert.
        C’est toujours un problème de cartographie limitant OpenCPN. Du moins en Grèce, où OeSenc n’a pas trouvé de fonds de cartes satisfaisant en Grèce. Ils l’ont fait de manière précise en Italie, en France, en Espagne... Mais en Grèce je suis obligé de sortir mes CM93 2014, pas trop fausses (même très précises) mais, manquant de détail. Voir la copie jointe.
        On s’en tire avec les Navionics pour android, en appoint pour les atterrages. J’ai conservé ma trace navionics de l’époque que je mettrais au commentaire suivant un peu plus tard.

        JPEG

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