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Accueil du site > Forum technique > Voiles, carènes, gréements -forum- > Choix du textile d’un génois

Rubrique : Voiles, carènes, gréements -forum-

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Choix du textile d’un génoisVersion imprimable de cet article Version imprimable

Publié Janvier 2012, (màj Janvier 2012) par : NADOB  image   

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QUESTION

Je souhaite changer le génois sur enrouleur de mon voilier de 36 pieds. Les voiliers français (j’ai bien dit français) me font 3 propositions dans des textiles différents :
- dacron, dimension polyant 360 g au mètre carré,
- dacron haute ténacité 330 g (7. 46oz) polypreg (référence Fibercon apparemment avec un tissage serré), supplément de prix environ 10 % ,
- coupe triradiale en mylar dacron DCX (prix de 30 % au-dessus de la première proposition)

Je m’interroge sur les matériaux proposés. Ma seule question est celle de la résistance dans le temps de ces 3 génois, le propos n’étant pas de faire de la régate mais d’utiliser cette toile en croisière dans la durée. Laquelle sera plus solide dans le temps et résistera mieux aux enroulements déroulements, usage intensif en été….

Étant complet béotien dans ce domaine-je n’ai en tête que la phrase de Me Panisse : « voulez-vous une voile ou une culotte pour Madame ? »- je serai ravi d’écouter les avis éclairés

UP


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17 Messages de forum

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  • 11 janvier 2012 23:40, par Pil-Poil écrire     UP

    Pour les tissus, je ne sais pas, il faut être dans le bain du jour pour s’y retrouver entre les diverses nuances.

    Par contre, la coupe tri-radiale augmente clairement la durée de vie et minimise les déformations en faisant travailler la trame du tissu dans le sens des efforts et non pas en diagonale du tissage.

    Lorsque j’ai fait faire mes voiles (Elvström) le voilier proposait une coupe bi-radiale (au lieu de tri-radiale) pour le génois pour limiter le surcoût au motif que pour le génois les efforts « en diagonale » portent surtout sur les deux point bas : écoute et amure à l’étrave. Le haut de la voile forme un angle de tissus assez faible et les efforts sont peu diagonaux pour des laizes droites dans le haut de la voile.

    Enfin, c’est juste mon unique expérience pour un croiseur de bonne taille (12 mètres). En dériveur de compétition, les problèmes étaient différents car la vitesse était le seul but.

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  • 12 janvier 2012 10:56, par Sergio écrire     UP

    Bonjour Nadob,

    Pour ce que j’en sais (à vérifier auprès d’un pro), le Dacron dure plus longtemps mais se déforme. Pour une meilleure tenue, des maîtres voiliers recommandent de DC qui se déforme moins, mais dure moins longtemps.

    Catégorie supérieur il y a l’hydranet qui est assez nettement plus cher. Le Dacron haute tenacité me paraît un bon compromis pour un usage « estival ». La coupe tri-radiale peut compenser la tendance à la déformation.

    En général le récupérateur de creux est compris dans la prestation. Il est intéressant, lorsque l’on change de voile d’avant, de se poser également la question de la taille. Les voiliers de série sont sur-toilés la plupart du temps. Un moindre recouvrement permet d’avoir un bateau plus raide et qui marche mieux dans le médium, sachant que dans les petits airs nous sommes souvent au moteur...

    A+ Sergio

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  • 13 janvier 2012 08:52, par NADOB écrire     UP  image

    Bonjour,

    À lire vos réactions et conseils - merci à vous - je me suis dit qu’un bon compromis résidait dans une voile Dacron avec une coupe tri radiale. Malheureusement après avoir contacté mon interlocuteur en la matière, j’en arrive à la conclusion que cela n’était pas possible à des coûts raisonnables. J’ai cru comprendre qu’il y avait le monde des régatiers qui avaient du performant moins solide dans la durée et relativement coûteux et le monde des croiseurs avec des caractéristiques inverses…
    En un mot je vais me tourner sans doute vers un génois classique Dacron en négociant des renforts sur les axes le plus menacés.
    Décidément, la voile c’est toujours un compromis entre le souhaitable et le possible et finalement c’est ce que nous aimons n’est-ce pas ?

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    • 13 janvier 2012 09:03, par Sergio écrire     UP     Ce message répond à ...

      Hello Nadob,

      Je ne saurais trop vous recommander de discuter de ce point avec plusieurs maîtres voilier. (Un coup de Google et quelques coups de téléphone).

      Pouvez-vous nous dire quel est le surcoût pour une coupe tri-radiale Dacron ?

      A+ Sergio

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      • 20 février 2012 17:48, par Piou écrire     UP     Ce message répond à ...

        Bonjour,
        J’ai fait dernièrement le stage Voilerie de STW, il semble en effet que la coupe triradiale ne soit plus de mise avec le dacron, ce matériau n’étant pas « tenu » dans le biais. C’est pourquoi on ne te le propose qu’avec le mylar, que je ne saurais trop te conseiller. Bien sûr avec un « taffetas », voire 2 ( un de chaque côté) pour protéger le Mylar des UV. C’est un peu + cher . +15% dans mon cas(solent de 33m2) mais beaucoup plus stable en forme et plus durable que le dacron . J’ai vu chez Jade Voiles à Pornic ( lieu du stage) des voiles de Dufour 385 en « Mylar/2taffetas » qui avaient 4 ans de grande croisière (A/R France- Brésil avec retour par les US) et qui étaient neuves !
        Au stage, on parle une matinée entière des différents tissus... difficile de te résumer ce qu’il m’en reste en 10 lignes ! Mais il n’y a pas que ça ! Rien qu’en Dacron, il y a 3 qualités et des tissus de 4ème au premier choix dans chaque ! Alors MEF ! La finition aussi est primordiale ( renforts et bandes d’usures) et le système de rattrapage de creux aussi ( éviter les simples « bout » cousus le long de l’étai ).
        N’oublies pas qu’une bonne voile, non déformée, te fera aller plus vite ( tu peux t’en foutre !) mais te fera moins gîter ! D’où l’intérêt de la stabilité de forme. Et j’ai trop fréquenté des voiles faites en Tunisie ou en Grèce qui ne tenaient pas plus de 2-3 ans au lieu de 10 ans mini...
        Essaie de contacter Christophe chez Jade Voile à Pornic( tel : 02 40 82 51 28 ), il est super sympa et compétent, mais c’est sûr que si tu vas le voir, tu achèteras ses voiles !
        Bon courage pour ton choix ! Moi, je vais prendre du « Starlight » mais c’est 45% + cher...
        Cordialement
        Piou

        Répondre à ce message

  • 25 juin 2012 11:15, par arnaultcalibar écrire     UP  image

    Bonjour, je crois que l’intérêt d’une voile d’avant pas trop déformée est surtout de pouvoir continuer à remonter au vent dans la brise, du style aller d’une ile à l’autre dans les alisés musclés sans y passer des jours, ou se dégager d’une côte...Ce qui veut dire effectivement ne pas gîter trop, ce qui est plus un symptome qu’un défaut.
    Je me suis laisser dire ( article Voiles et Voiliers) que le mylar était sujet aux U.V. et à la chaleur tropicale, que le dacron ou équivalent se déformait très vite, mais ne bougeait plus trop après, et que le mieux était l’hydranet, mais avec un surcoût de 30%, avec la certitude de garder des voiles non-déformées plusieurs années, pour le même prix que pas mal de « gadgets » électroniques, ou motoristiques en tous genres, aprés tout, c’est de voiliers dont on parle et avoir des voiles dignes de ce nom devrait être une priorité, c’est du moins mon point de vue. Mais il est vrai qu’en la matière, on ne fait pas toujours ce qu’on veut.
    Qu’en est-il des voiles faites en Asie(?) à des prix défiant toute concurrence, quelqu’un a-t-il eu une experience ??
    Bon vent à tous !

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  • 28 juin 2012 23:19, par Nicodefreja écrire     UP

    Bonjour,
    Mon premier post ici ..... :-)
    Mylar, Cuben, carbon, c’est des trucs à laisser aux régatiers ou aux propriétaires de voiliers vraiment rapides, donc qui veulent tirer au maximum sans regarder trop à la longévité.
    Pour les croiseurs, on veut de bonnes voiles performantes qui durent longtemps, et qui gardent leurs performances dans le temps (le dacron cross cut, ça creuse au bout de deux saisons, et ça reste creusé pendant 15 ans !).
    La première des choses à regarder, c’est la coupe : triradiale à coup sur, c’est inimaginable ce que ça fait une belle voile performante. Ensuite le tissus : hydranet pour les grands voyageurs, mais le DC est une bonne alternative. Ce sont les tissus que je connais.
    Il y a une bonne adresse, c’est Sailonet, voilerie par internet. Derrière, c’est Technique Voile, voilerie réputée, qui peut apporter les retouches dans son réseau, et le fabricant c’est Seamtech en Tunisie, voilerie que je connais très bien, et qui est très bonne. Pas la peine d’aller en Asie.
    J’ai mes voiles en hydranet triradial d’Elvstrom qui est aussi ici, mais je recommanderai malgré tout Sailonet, Technique Voile et Seamtech, donc le DC.

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    • 29 juin 2012 05:53, par yoruk écrire     UP     Ce message répond à ... Animateur

      Génois : creux et rattrapage de creux.
      En Egée, le problème du génois, c’est celui du près… Mon génois de 20 ans, (fidèle et conservateur..) passablement défoncé, ne me pose aucun problème du petit au grand largue, seules allures que l’on puisse mener convenablement ici, à cause de l’état de la mer.
      On peut toujours remonter au vent dans le très mauvais clapot égéen… mais, quel intérêt ??? On n’est généralement pas venu pour faire souffrir l’équipage, le bateau…ou le génois !!!
      En fait le génois n’est pas vraiment fait pour, et on se rend compte rapidement qu’outre le type de matériaux, la configuration du gréement compte autant, si ce n’est plus… L’idéal, ici, étant un gréement de cotre, avec génois et trinquette (bômée, l’idéal), et un genaker pour les calmasses…
      En attendant, je me retrouve avec un génois de 55 m², encore utilisable au près jusqu’à F4 ; après, dès que l’on roule un peu, c’est l’horreur…
      Va falloir changer. Quelqu’un a-t-il des conseils sur les ‘’rattrapeurs de creux’’
      Michel

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      • Ben personnellement et sur les conseils (que je trouve avec le recul très avisés !) d’Elvstrom, comme j’ai une trinquette à poste en sac que je n’hésite pas à sortir (c’est très facile), et un enrouleur à point d’amure tournant, après leur avoir promis juré craché que je n’utiliserai pas le génois au delà de 20 nds de vent, ils m’ont fait un génois super maxi (145 %), sous grammé par rapport à un génois standard enrouleur, et sans rattrapage de creux.

        Ce génois est une pure merveille ! J’ai navigué pendant 20 ans avec des voiles creuses (avant sur des bateaux de loc puis avec le mien), je me demande encore comment j’ai fait. Le bateau est radicalement changé. Un grand bonheur dans les réglages, des performances (très) largement au dessus de ce que j’avais avant, et finit les bords carrés qui se terminaient au moteur ! Du coup j’ai laissé tomber le gennaker, et acheté un très grand spi assymétrique, vu qu’on peut se permettre le luxe d’attendre d’avoir du portant léger pour les traversées

        Ca fait mal au budget quand on franchit le pas , mais avoir de vraies bonnes voiles, ça change la vie !

        Évidement, cette configuration n’est valable que pour les gréements en tête. Et pour les gréements en tête, il me semble important d’avoir un bon génois.

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        • 15 mars 2013 22:28, par nico écrire     UP     Ce message répond à ...  image

          bonjour a tous,
          questions un peu naive..qu’appel ton le DC ?le dacron ?et pour le greement en tete cela se fait beaucoup pour le genois ?tete de mat j’imagine ?
          merci pour votre patience..

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          • Oui, tant l’Hydranet que le DC sont des Dacrons, mais n’ont pas la même sructure de construction : l’ Hydranet est un Dacron laminé tissé comportant des fibres de Spectra dans sa structure, tandis que le DC est un laminé sandwich composé de couches de matériaux différents :

            http://allpurposecrouesty.com/Lamin...

            http://allpurposecrouesty.com/Hydra...

            On accorde plus de longévité à l’Hydranet que le DC (7 ans pour le DC et 10 ans pour l’Hydranet), en réalité cela me semble vrai pour du grand voyage, mais pas sur pour un bateau qui navigue 4 ou 5 mois par an et qui prend soin d’hiverner ses voiles correctement.

            Dans mon intervention du mois de juin je parlais du DC simple, mais c’est en fait le DCX auquel je pensais, représentant à mon sens une alternative techniquement aussi bonne, mais d’un budget un peu inférieur, à l’Hydranet que les voileries facturent fort cher :

            http://www.dimension-polyant.com/fr...

            Pour les gréements en tête ou fractionnés (9/10ème, 7/8ème, .....) : jusque dans les années 2000 pour les sloop on ne trouvait que des gréements en tête, qui donne un rapport de surface de voile de (en gros, très schématiquement) 1/3 pour la GV et 2/3 pour le génois. Aujourd’hui, on trouve principalement (pour quelle raison technique autre qu’un effet de mode, je ne sais, peut être à cause de mats plus reculés sur le pont ?) des gréements fractionnés où c’est plutôt l’inverse, ou bien 50/50

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  • 17 mars 2013 11:13, par Thira écrire     UP  image

    Quelques points pour contribuer au sujet :
    1 - Taffetas - Mes voiles précédentes étaient de très bonne qualité, Incidences, en sandwich, avec taffetas de protection. Cependant, je ne reprendrai plus cette technologie. Les voiles avaient déjà des traces de moisissures après 3 ans, lorsque j’ai acheté le bateau (elles n’avaient pas été particulièrement choyées par le précédent propriétaire, c’est vrai). Après 8 ans, le taffetas commençait à partir en lambeau. Les voiliers disent que des progrès ont été faits, avec un meilleur collage, une meilleure étanchéité etc... Je n’ai pas pris le risque.
    2 - Triradial - Un argument de mon voilier est que l’on peut adapter le grammage de chaque pièce de tissu en fonction de l’effort auquel elle est soumise. Cela permet au final d’alléger un peu la voile, là où les efforts sont moindres. Avantage surtout pour le génois(diminution des poids sur l’avant), moins pour la GV.
    3 - Bandes de rattrapage de creux (en mousse dans mon cas) : Le génois partiellement roulé a une bien meilleure allure.
    3 - Hydranet - C’est ce que j’ai choisi. Le tissage du grade « triradial »est spécial, plus serré et réseau spectra plus dense.
    Jacques

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    • 26 novembre 2013 15:25, par Zakouski écrire     UP     Ce message répond à ...  image

      Hello Thira. C’est bien toi qui a un C40S identique au notre (FLORES) ?
      Nous devons changer notre GV d’origine incidences aussi. Elle se délamine au niveau des trois ris, bateau de 2004, ayant navigué 8 ans, environ 5 à 6 mois par an.
      On hésite sur le choix du tissu aussi, et du voilier.
      Notre bateau est aux Canaries à Lanzarote. le voilier recommandé sur la zone est à las Palmas et s’appelle Alisios, on attend son devis et on va faire aussi le tour des voiliers au salon.
      On hésite à commander une voile à distance (en France ou en Asie) en prenant les mesures nous_mêmes. Qui a refait ta GV ? as tu la fiche technique ? quelles caractéristiques as-tu retenu ?
      Flores

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      • 26 novembre 2013 18:00, par Thira écrire     UP     Ce message répond à ...  image

        A Zakouski
        Oui, oui, c’est bien moi.
        Ma voile (Incidences aussi) présentait les mêmes symptômes...avec une délamination prononcée de la tête de la voile.
        J’ai choisi l’Hydranet qui était présenté comme proche de la qualité du sandwich précédent, sans les risques de moisissures. Hydranet triradial pour le génois, hydranet 9oz standard pour la GV (ce ne sont pas les mêmes grades). Pour la GV, l’hydranet Triradial coutait 20% plus cher que l’hydranet cross cut, lui même 40% plus cher que le Dacron 9oz.
        GV donc en cross cut ,full batten, 3 ris. Reprise du nerf de chute au mât, ce qui évite de faire le singe en bout de bôme quand le vent forcit et que le bateau gîte.
        Les 2 premiers ris restent « automatiques » avec des poulies sanglées sur la voile, le 3ème avec une oreille de chien. Les lattes sont plates (rondes initialement). On a pu récupérer les chariots de guindant et le rail sur le mât.
        J’ai fait faire les voiles en France, chez Midi-Voiles, à Cogolin (au fond de la baie de St Tropez), que je connaissais. Voiles cousues, pas de collage.
        Il a pris les mesures sur un C40s aux Marines de Cogolin (Thira était en Turquie à l’époque), je n’ai pas d’autres cotes que celles du manuel du bateau.
        A ta disposition pour d’autres informations, si je peux...
        Jacques

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