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Accueil du site > Forum technique > Mon projet > La petite électronique m’intéresse > Antifouling à ultrasons simple

Rubrique : La petite électronique m’intéresse

Dans cette rubrique on trouvera également :    (1 articles)

Antifouling à ultrasons simple

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Antifouling à ultrasons simpleVersion imprimable de cet article Version imprimable

Publié 3 avril, (màj 3 avril) par : samdam  image   

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Mots-clés secondaires: électronique , organisation_voyage

Fabrication et essai d’un système d’antifouling à ultrasons simple.

Introduction

Je partage mes informations pour aider ceux qui souhaiteraient fabriquer eux même ce système, j’espère aussi pouvoir ainsi comparer les résultats, et à terme voir ce qui pourrait être amélioré.
Les compétences requises sont à la portée de tout bricoleur en électronique (lire un schéma, soudures simples...), il faut toutefois noter que la programmation du composant programmable (PIC, qui n’est plus disponible préprogrammé), demande l’installation d’un outil et des logiciels associés, et donc un minimum de connaissances sur leur utilisation (ce que j’ai appris facilement grâce aux tutoriels en ligne voir ci-dessous). A noter aussi que la plupart des informations nécessaires sont uniquement disponibles en anglais.
Enfin, il est très important d’insister sur la présence de pics de tension de plusieurs centaines de volt pour alimenter le transducteur : un tel système mal réalisé ou mal mis en œuvre pourrait être potentiellement très dangereux pour des bricoleurs qui n’auraient pas les compétences pour une fabrication et une mise en œuvre sécurisée (tant pour la protection des personnes que pour les autres équipements électroniques à proximité).

Revue synthétique des systèmes existant :

Des systèmes d’antifouling à ultrasons sont proposés en vente depuis longtemps, mais l’aspect commercial et le manque de documentation ne permettent pas de considérer les résultats annoncés comme objectivement fiables.
Sur les forums nautiques où le sujet est abordé, les retours d’utilisateurs de ces systèmes commerciaux sont très variables : certains sont très satisfaits et d’autres dubitatifs, mais le manque de critères objectifs ne permet pas de conclure, surtout que l’efficacité semble dépendre très fortement du type de coques, et du soin apporté à l’installation, et d’autant plus que certains systèmes sont vendus en kit à installer soi même, et que certains intervenants n’ont pas forcément les compétences techniques nécessaires pour une mise en œuvre correcte.

  • Cependant, quelques retours d’expérience beaucoup plus documentés et sérieux ont été récemment publiés en ligne, en particulier les deux articles de Eric Bretscher en 2018 : Ultrasonic antifouling system
  • Enfin, après une petite bibliographie, la lecture d’une publication scientifique sérieuse associée à la Brunel University en 2016, a finit de me convaincre de l’intérêt potentiel de ces systèmes : ijetmr.com

Ayant la possibilité de fabriquer un de ces systèmes à bas coût, j’ai donc décider de profiter d’un tour de l’atlantique nord pour tester ce système en conditions réelles sur mon voilier aluminium de 9m.

Choix du système :


Lors de mes recherches sur les systèmes existant, j’ai constaté que certains systèmes commerciaux reprennent le même schéma de base que celui publié dans les revues Silicon Chip en sept 2010

De plus toutes les informations nécessaires à la fabrication sont détaillées dans EPE sept 2012, et il est aussi possible d’acheter un kit avec le circuit imprimé et tous les composants fournis, à un prix beaucoup plus abordable que les autres systèmes disponibles à la vente.
Ayant quelques connaissances en électronique et souhaitant pouvoir éventuellement faire évoluer mon système, j’ai choisi de n’acheter que deux circuits imprimés et le magazine EPE de sept 2012 (le deuxième article d’EPE oct 2012 ne traite que de l’installation et n’est pas indispensable, d’autant plus que le collage avec une colle « souple » ne semble pas très adapté), et j’ai acheté les composants sur des sites de vente en ligne classique :

Achats :

  • - Revue EPE sept 2012 et 2 circuits imprimés : 31€ (circuits 2x9.14 + revue 5.5 + frais de port 4.8 = 28.6£)
    PS : pour des raisons de copyright, dans le doute je ne publierai pas d’extraits de cette revue. Tous les schémas, liste de composants, et informations nécessaires, sont par ailleurs accessibles en ligne, mais je recommande d’acheter la revue (l’autre revue Silicon Chip ne semblait plus disponible, de toute façon il me semble que l’article est parfaitement équivalent puisque rédigé par les mêmes auteurs L. Simson et J. Clarke). Je peux éventuellement fournir en message privé les fichiers pour réaliser les circuits imprimés, si ceux ci ne sont toujours plus disponibles comme c’était le cas lors de ma dernière commande.
  • - Principaux composants : (prix et références données à titre d’exemple, des équivalents sont facilement disponibles ailleurs mais sans doute à prix plus élevé)
    • Transducteur 40kHz : 22€ Ultrasonic-Piezoelectric-transducer
    • 5 x transformateurs précablés : 24€ transformer-customized. En fait 1 seul nécessaire, mais ce modèle vendu par 5 évite de devoir bobiner soit même, si autre référence il faudra bien vérifier que le bobinage correspond au schéma de EPE ).
    • Programmeur PIC et adaptateur : 14€ Adapter-Universal-Programmer
    • L’ensemble des autres composants dont la liste est donnée dans EPE se trouve probablement facilement dans n’importe quel magasin d’électronique pour moins de 20€ en prenant tout en double par sécurité.

Soit un coût total de l’ordre de 110€ (avec au moins 1 de chaque composant en rechange, sauf le transducteur et le programmeur PIC)

Réalisation et vérifications :


Je ne détaille pas la fabrication de la carte électronique, qui consiste uniquement à souder les composants sur le circuit imprimé en suivant les schémas très bien expliqués dans EPE, plus un peu de câblage et la réalisation d’une boite de protection (ou boite disponible pour quelques € sur aliexpress, personnellement j’ai utilisé des chutes de plaques en epoxy épaisseur 2mm, prévoir aussi un interrupteur déporté si l’emplacement est peu accessible). Pour des raisons de sécurité déjà évoquées, la réalisation doit être particulièrement soignée et il convient d’être très prudent lors des tests (présence de hautes tensions), mais ceci ne prend pas plus de 2h pour une personne sachant souder des composants simples.
Le plus délicat est la programmation du PIC (enfin pour ceux qui comme moi ne connaissent pas bien), mais on trouve facilement les ressources en lignes pour apprendre, par exemple Voir youtube . J’ai essayé de programmer ma propre version du microprogramme (afin de pouvoir essayer d’optimiser les plages de fréquences), mais n’ayant pas eu le temps de finir avant la transat, j’ai finalement opté pour la version fournie sur le site EPE
Lors des premiers tests j’ai eu un problème car le fusible 3A grillait systématiquement dès la mise sous tension. J’ai réglé ce problème en passant à un fusible retardé 4A, et en ajoutant une inductance (petite ferrite avec 30 tours de fil cuivre, en série sur le fil d’alim +12V juste après le connecteur), afin de limiter l’appel de courant. Par contre lorsque j’éteins le système, il y a encore un pic de tension qui se propage sur le circuit 12V du voilier et perturbe certains équipements sensibles (par exemple cela fait rebooter mon raspberry). Ceci devrait pouvoir se régler avec des filtres (condensateurs et ferrites), mais comme j’éteins rarement mon système, cela ne me gène pas ainsi.
Pour vérifier le bon fonctionnement, comme indiqué sur EPE il est pratique d’avoir une radio AM (voir photo : on entend les « burst » qui perturbent la radio), j’insiste à nouveau sur le danger potentiel des hautes tensions du transducteur et ses câbles, non isolés à ce stade.

Installation à bord :


Contrairement aux recommandations de EPE, mais en accord avec les remarques de E. Bretscher sur le risque d’une mauvaise transmission des ultrasons en utilisant une colle « souple », j’ai opté pour coller le transducteur au plus près de la coque, avec une bonne colle epoxy bi-composant plus rigide, en isolant le transducteur de la coque par un disque de 0.2mm d’épaisseur en PEEK (plastique mécaniquement très résistant, de l’epoxy aurait pu convenir mais j’avais des chûtes disponibles). En fait, mécaniquement l’idéal serait, en plus du collage, de souder directement sur la coque la « vis à souder » fournie avec le transducteur (c’est le système utilisé sur les cuves de nettoyage à ultrasons), mais outre le fait que cela nécessite un outil spécial de soudure par point difficile à se procurer, ceci mettrai une des bornes du transducteur en contact électrique avec la coque. Ce ne serait en principe pas gênant puisque la sortie HT du transformateur est isolée de l’entrée 12V, mais cela me semble trop risqué sur un voilier aluminium particulièrement sensible à d’éventuels problèmes d’électrolyse en cas de fuite de courant, il est donc prudent de laisser « flottante » toute la partie HT.
J’ai collé directement le disque en PEEK sur le transducteur, noyé le transducteur et les connexions de ses fils d’alimentation dans un gobelet plastique rempli de silicone isolant (mais sans déborder sur la base avec le disque isolant qui sera collé sur la coque), puis j’ai collé l’ensemble sur l’aluminium de la coque, fraîchement mis à nu et nettoyé sur le diamètre du transducteur (pour permettre une bonne accroche). L’emplacement est sur une partie très plate de la coque (au milieu d’un bouchain), vers le dernier tiers selon la longueur (un peu sur le côté car au niveau du moteur). De plus le collage a été réalisé avec une colle à séchage rapide, en appuyant fortement pour garantir une bonne jonction la plus fine possible transducteur / disque isolant PEEK / coque. Bien entendu il faut veiller à ne pas introduire de bulles, et vérifier après séchage que la résistance entre le transducteur et la coque est > quelques 10kΩ. (idéalement avec un megohmètre permettant une mesure sous tension >500V). Ensuite l’ensemble est noyé dans un tube PVC rempli de silicone isolant, de façon à garantir une bonne étanchéité en cas de présence d’eau dans les fonds à cet endroit.

Le boîtier est dans un recoin en hauteur, protégé de l’humidité. Le câblage vers le transducteur est en coaxial haute-tension (mais d’autres câbles plus classiques conviendraient, pourvu qu’ils soient bien isolés et protégés de l’humidité et des chocs ou écrasements).

Pour vérifier le fonctionnement, en plus de l’astuce de la radio AM précédemment évoquée (je vois d’ailleurs aussi des signaux qui perturbent la clé SDR que j’utilise pour l’AIS et les méteofax !), une fois collé sur la coque j’entends suffisamment les petits bruits caractéristiques qui me rappellent que le système fonctionne (ce n’est pas gênant et je me suis habitué, toutefois pour les oreilles sensibles je recommande d’éviter de mettre le transducteur proche d’une couchette).

Résultats préléminaires :

Bien entendu, au moment du départ vers les Canaries en octobre 2018, j’ai quand même remis mon antifouling habituel (2 couches trilux33), puisque je ne m’attendais pas à ce que le système à ultrasons soit suffisant, mais plutôt qu’il renforce et prolonge l’effet de l’antifouling classique.
Bilan provisoire, après 6 mois de fonctionnement, dont 3 dans les eaux chaudes des Antilles : (malheureusement je ne pourrai pas mettre de photos avant la prochaine mise au sec).
Pour résumer, même si c’est ma première transat et que je n’ai pas de point de comparaison, je dirai que l’effet n’est pas miraculeux, mais pas non plus négligeable, en fait cela correspond tout à fait à ce que décrit E. Bretscher :

JPEG - 78.7 ko
Photo améliorée (Adobe Lightroom)
  • Présence d’un léger film d’algues, mais moins abondant que sur d’autres voiliers similaires croisés, et qui s’enlève très facilement simplement en passant la main (ce qui me prend 5 min toutes les 2 ou 3 semaines)
  • Pas de grosses concrétions, anatifes, ou autres coquillages difficiles à enlever. Les quelques anatifes, que j’ai uniquement vu lors de mon premier mouillage suite transat, se sont probablement installées pendant la transat, où j’ai eu quelques jours de calme à très petite vitesse, et pendant laquelle j’ai éteint mon système par peur de perturber les cétacés (en fait maintenant je ne pense pas que ça les gène car j’ai vu des dauphins s’approcher et passer plusieurs fois sous la coque alors que mon système était allumé).
  • Une fois ces quelques anatifes enlevées, et mon système allumé presque en permanence depuis, je n’ai plus eu quoi que ce soit de bien accroché sous la flottaison, depuis 3 mois en zone tropicale. Seules quelques algues s’accrochent un peu au niveau de la ligne de flottaison.

Il est donc encore un peu tôt pour conclure, mais je trouve ces résultats très encourageant.

Par contre , comme E. Bretscher, je suis assez étonné que le transducteur semble être efficace sur presque toute la longueur de la coque : les disparités que j’observe sur le léger film d’algue sont manifestement dues à l’éclairage pas symétrique lors des derniers mouillages prolongés (les alizés imposant une orientation moyenne avec un côté plus ensoleillé), mais la zone autour du transducteur n’est pas particulièrement plus propre. C’est d’autant plus surprenant que en plongée j’entends très bien le son du transducteur vers l’arrière où il est placé, et le son s’affaiblit quand je m’en éloigne vers l’avant, où l’effet devrait donc être moins efficace. Je n’ai aucune explication à ce phénomène, je note cependant que certains évoquent l’hypothèse que les ultrasons n’agiraient pas directement sur le film biologique, mais faciliteraient la diffusion des molécules actives de la peinture antifouling vers la surface, je ne sais pas si cette hypothèse tient la route, mais peut être que cela permettrai d’expliquer que même des vibrations très faibles loin du transducteur aient quand même un effet.

Conclusion et perspectives :

En attendant d’avoir plus de recul, et le bilan d’une inspection détaillée lors de la prochaine mise à sec, qui sera l’occasion d’une 2ème partie de cet article avec éventuellement quelques améliorations (mais pas avant plusieurs mois), je dirai que même s’il n’empêche pas la formation d’un léger film d’algues, et ne peut donc permettre de se passer d’antifouling classique, ce système (en tout cas mon système tel qu’il est installé, avec un collage soigné sur une coque aluminium à bouchains), a au moins l’énorme avantage d’éviter la présence des anatifes et autres concrétions difficiles à enlever.
Je ne peux me permettre d’éteindre mon système avant la transat retour en juin, ce qui permettrai de valider définitivement son efficacité si les anatifes et algues plus tenaces revenaient en éteignant le système, mais en fin d’année sabbatique (octobre 2019), à l’occasion je ferai sûrement l’essai.

Il est probable que ce système puisse être beaucoup amélioré : outre l’ajout de 1 ou 2 transducteurs (la remarque de E. Bretscher sur les résonances entre plusieurs transducteurs me semble particulièrement pertinente), j’envisage ainsi de remplacer le balayage en fréquences actuellement gérée par le microprogramme PIC difficile à modifier, par mon raspberry, ce qui permettrai de modifier les fréquences plus facilement (malheureusement le langage python que j’utilise n’est pas assez rapide, il faut que je passe à un autre langage et ceci me demandera du temps). Avec un raspberry on peut même imaginer optimiser les fréquences automatiquement en utilisant 3 transducteurs : 2 en fonctionnement émetteur normal, pendant que le 3éme en fonctionnement récepteur sert de « micro » pour enregistrer les meilleures combinaisons de fréquences des 2 émetteurs, puis on permute les rôles de façon à optimiser à l’endroit du nouveau transducteur « micro ».

Bref n’hésitez pas à proposer en commentaires ou messages, des explications théoriques qui permettraient de mieux comprendre le fonctionnement de ce système, et surtout des améliorations pratiques, en particulier je serai enchanté si une personne pouvait m’aider à migrer vers une gestion par raspberry. Je n’ai aucune prétention sur ce système qui n’est qu’une réalisation essentiellement issue des instructions de la revue EPE, et cet article ne fait que rassembler des informations trouvées ailleurs. Donc je serai ravi d’être copié, et j’espère même dépassé par d’autres systèmes plus aboutis, pourvu qu’ils puissent être à leur tour librement copiés et partagés :)

PS : je précise que lors de mes prochaines étapes (Anguilla, BVI, Bermudes), je risque de ne pas pas avoir de bonnes connexions internet jusqu’aux Açores vers fin mai / début juin, je m’excuse par avance si je ne suis pas très réactif les prochaines semaines, mais je pense que j’aurai au moins quelques connexions par des hotspot wifi, mettons au moins une fois tous les 3 semaines.

Samdam avril 2019

UP


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15 Messages de forum

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  • 3 avril 13:06, par yoruk écrire     UP Animateur

    Bienvenue Samdam et merci de cet article

    Répondre à ce message

  • 3 avril 20:37, par pacolarame écrire     UP Animateur

    Bonsoir,

    pour la fabrication de cet appareil , bravo.

    Pour ma part, incompétent, j’ai installé !l y a 7 ans, le système australien Jaycar ( c’est probablement, si j’ai bien compris, à peu près le même , quel que soit la marque) , acheté 350 euros au Royaume Uni (Pour info, il était vendu en kit à monter dans les 110 Euros).

    Monté sur un OVNI, il fonctionne 6 à 8 mois par an, sans souci. J’ai fait avec ce système un aller retour en Grèce et Turquie en 2012, suivi de 5 ans dans les Caraibes et Amérique , dont beaucoup de temps dans des eaux basses et épaisses genre Guyane, Guatemala ou Intracostal Waterways US.

    Je suis à plusieurs reprises intervenu sur un fil , qui semble interrompu, mais toujours en ligne ( https://stw.fr/fr/forums/cafe-du-po... ) et ai écrit notamment en 2013 :
    " je peux continuer mon retour au bout de 15 mois d’utilisation non stop sur un Ovni.
    Mon premier retour est au dessus sur une coque très sale.
    Le bateau est sorti de l’eau en méditerranée en septembre, 2 à 3 couches de trilux 33. ( 8 kg pour 12 m). Actuellement aux Caraibes après avoir trainé dans des eaux sales comme les ports du Maroc, la Guyane et Caraibes depuis fevrier.
    Le bateau est ressorti la semaine dernière .
    Le système a fonctionné non stop ( système australien Jaycar)

    Le système fonctionne , clairement est efficace. MAIS, il convient de moduler :
    - la diminution de fixation de la faune est considérable, mais pas totale, notamment depuis un mois. Cependant, les quelques berniques partent très facilement et sont très petites.
    - la flore : une belle barbe à la flottaison qui part très facilement à la raclette. Sur la carène et l’hélice , une couche fine restée une simple mousse pendant 8 mois. Depuis quelques semaines une tendance a l’encroutement.

    Donc, certainement pas la solution miracle, la carène n’est pas nette , mais un progrès considérable par rapport à la situation sans ultrasons ou la coque se salissait beaucoup plus vite et surtout fixée beaucoup plus sévèrement.
    Pas de souci avec la conso. Peu visible.
    Pas de nuisance.
    Nous avons même hébergé dans le safran pendant un mois un petit poisson de récif monté à bord aux Vierges et gardé jusqu’aux Saintes.

    F."

    Nous sommes en 2019. J’utilise toujours le système, pas la panacée totale, mais une efficacité évidente, au moins sur un bateau en alu. Aucun souci. Consommation étalée sans problème , au moins par les panneaux solaires -hors le cas critique de la traversée prolongée, mais comme il est à ce moment inutile , il suffit de l’arreter , au profit du pilote- Jusqu’à ce jour en complément de 2 couches de Trilux 33, remplacé cette année par du Sibelius.

    Donc, mon retour est très cohérent avec ce qui est rapporté.

    Francois.

    Répondre à ce message

    • Merci François pour ce retour très complet qui correspond à fait à ce que j’observe pour l’instant (mais avec moins de recul).
      110€ il y a 7 ans : maintenant s’il était encore à ce prix ça ne vaudrait pas la peine dacheter et programmer les composants plutôt que de prendre directement ce kit Jaycar, mais il est actuellement à 240$ (+ taxes j’imagine ), et en plus pour moi l’idée c’est d’essayer d’améliorer.
      Y a t’il des zones plus affectées que d’autres ? Ce qui m’interpelle le plus c’est que l’efficacité ne semble pas ou peu diminuer avec la distance au transducteur, peut être que c’est plus le cas sur un 12m ? (Moi 9m)

      Répondre à ce message

    • Puisque tu évoques l’intérêt de couper l’alim du système pendant une traversée pour réserver toute l’énergie au pilote on peu en déduire que la conso n’est pas si nulle que ça.
      Avez-vous une estimation de la consomation quotidienne ? mesurée comment ?

      yves.
      PS : merci pour ces interventions, et bravo.

      Répondre à ce message

  • 4 avril 19:36, par pacolarame écrire     UP Animateur

    Bonsoir,

    - effectivement,je n’avais pas fait attention, mais l’effet est homogène sur toute la carène, Et inversement, je n’ai pas remarqué de grand rond très protégé à l’aplomb des transducteurs

    On peut penser que la micro vibration se transmet sur toute la coque. Il semble , à lire la littérature , que les bateaux alu bénéficient plus particulièrement de cet effet, peut être par la construction, lisses et tôles soudées ? Les bateaux acier, je ne sais pas. La littérature concernant les bateaux résine, est beaucoup moins claire, polluée par des parti pris ou des postures évidentes à la lecture.Concernant les bateaux en bois, il semble que certains bateaux reconnaissent un effet positif, mais je n’ai rien lu de fiable -hors des publicités, bien sûr-

    Ce qui tombe bien pour les bateaux alu, ceux ci étant pénalisés ( question de point de vue, certes) par l’interdiction « en principe » d’antifoulings généraux, particulièrement ceux contenant des sels de cuivre.

    - la consommation estimée au moniteur me parait d’environ , 0,5 A heure. Donc, peu sur une nuit, mais quand la consommation totale, pilote, feux de route, AIS émetteur , radar le cas échéant est critique ( à partir de la 2eme nuit), un minimum de frigo , j’ai tendance à écrémer tout le non nécessaire. ( Ceci pour ne pas démarrer le moteur et recharger) .

    F

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    • Merci François pour ces précisions, effectivement a priori l’alu est idéal

      Répondre à ce message

    • La remarque que l’effet est homogène sur toute la carène me fait réfléchir sur le mode d’action des ultra-sons :

      — sont-ce les vibrations perpendiculaires à la surface de la coque (telles qu’elles sont transmises par le(s) transducteur(s) attaché(s) à cette coque) qui empêchent la flore/faune marine de s’accrocher ? Peut-être pas, car les vibrations perpendiculaires s’atténuent assez rapidement, même sur une coque métallique, dès que l’on s’éloigne du point de fixation du transducteur d’autant plus qu’il y a des membrures et autres pièces qui rigidifient la coque et augmentent la masse et, surtout, que la surface de la coque s’éloigne fortement du plan perpendiculaire actif du transducteur dès que l’on se déplace vers la proue, la poupe ou la quille. (Vibrations parallèles à la coque à l’endroit de la quille ?)

      — ou sont-ce les vibrations, indépendamment de leurs directions ? Les vibrations se propagent très bien dans l’eau, ce qui pourrait expliquer l’effet homogène remarqué. Dans ce cas, mettre des transducteurs à l’extérieur de la coque serait une solution pour les bateaux construits en bois ou en polyester avec âme.

      Petite note : pour transmettre l’énergie vibratoire à la coque efficacement, il faut que le transducteur soit attaché rigidement à la coque mais, dans ce cas, le transducteur travaillera avec une plus grande dépense d’énergie qu’un transducteur dans l’eau à l’extérieur de la coque qui pourra plus facilement travailler à ses fréquences de résonnance.

      Notez que je n’ai pas trouvé grand-chose dans la littérature scientifique sauf un article sur la protection de l’objectif d’une caméra sous-marine par projection d’ultra-sons.

      Une question ou peut-être une requête : y-a-t’il des observations d’une influence bénéfique, même faible, sur le voisin de ponton d’un bateau équipé ou sur le ponton lui-même et, si vous êtes équipé d’un système ultra-sonique, pouvez-vous prendre le temps de faire l’observation ?

      Répondre à ce message

      • Pour les références scientifiques il me semble que le papier que je cite est sérieux (http://www.ijetmr.com/Articles/Vol3... ), même si pour comparer il manque des détails comme la puissance moyenne ( on sait juste que le générateur a une puissance maximale de 300w pour 2 transducteurs mais qu’ils utilisent « beaucoup moins », sans qu’on sache si c’est comparable avec nos <10w). Pour l’effet éventuel sur les voisins, bonne question mais de mon côté je peux rien dire vu que je suis presque toujours à l’ancre.

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    • bonjour pacolarame, puis-je te demander combien de transducer tu as installé pour ta longueur de coque ? 2 ?

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  • 6 avril 11:09, par pacolarame écrire     UP Animateur

    Deux . Sur 12 metres.

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  • 28 juin 12:44, par samdam écrire     UP  image

    Bonjour, petite mise à jour après la transat retour :
    Après 9 mois depuis le dernier antifouling, je constate beaucoup plus d’algues (et plus longues), et quelques petits coquillages, et surtout plus fortement fixés par endroits, et difficiles à enlever : lorsque je « nettoie » la coque (toutes les 3-4 semaines), je dois maintenant parfois utiliser une spatule, alors que auparavant tout partait à la main.
    Cette dégradation a été progressive depuis les Bermudes, puis Açores et maintenant Galice ; à noter que la transat retour correspond à une forte diminution de la température de l’eau, mais je m’attendais plutôt à ce que cela réduise les algues.
    Le transducteur semble toujours fonctionner normalement.
    J’attribue cette dégradation à la perte d’efficacité de l’antifouling, normal après 9 mois (peut être aussi un peu du au fait que je nettoie un peu moins souvent, mais il y a clairement une croissance plus rapide) . Ceci confirmerai que le système à ultrasons n’est qu’un complément à l’antifouling classique qui reste indispensable.
    J’essaierai de faire des photos, sinon à la sortie de l’eau dans 2 mois.

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  • 1er octobre 23:26, par samdam écrire     UP  image

    Quelques images au moment de la sortie de l’eau après 1 an de vadrouille :
    La coque est plutôt propre, mais j’avais du beaucoup gratter après presque 2 mois à l’ancre en Galice (eau très riche, bateas pour les moules), avec cette fois quelques coquillages et algues bien accrochées qui ont nécessité une spatule métallique.
    Après un coup de karsher je constate qu’il ne reste plus beaucoup d’antifouling de l’année passée (il était violet, et je vois beaucoup le rouge d’il y a 2 ans)
    Mon impression reste la même : ce système à ultrasons renforce l’effet de l’antifouling sans s’y substituer, il n’empêche pas les algues mais elles sont faciles à enlever juste en passant la main. Par contre cela ne suffit plus une fois que l’antifouling est dégradé. Mais cela reste très intéressant puisque dans mon cas je n’ai eu presque aucun coquillage durant les 7 premiers mois de mon tour atlantique, et que ensuite cela restait très raisonnable moyennant un coup de spatule tout les 20 ou 30 jours.
    J’ai l’espoir d’améliorer l’efficacité en ajoutant des transducteurs, en augmentant la puissance, et en optimisant les fréquences. J’essaierai de tester ça cet hivers.
    (autre photo à suivre)

    JPEG

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